Résumé: Après l'éprouvante perquisition, John et Sherlock retournent à l'appartement. Mais auront-ils droit au repos auquel ils aspirent ?

Rating: M pour ce chapitre très exactement, ça y est le rating est justifié. Au cas où certains n'auraient pas compris, cette fic est orientée slash, donc relations homosexuelles, et en l'occurence, on peut dire que nos boys passent à l'action. Si ça ne vous plait pas, merci de passer votre chemin ^^

Genre: Angst (pardon John de te maltraiter ainsi mais je suis une sadique dans l'âme xp), smut évidemment pour le lemon.

Disclaimer: Toujours pas de changement, merci aux propriétaires de passer récupérer leurs animaux de comp... euh leurs personnages en fin de chapitre, le toilettage est offert par la maison.

Note: Bonjour, bonsoir ! Je m'étonne de poster ce chapitre dans les temps, me connaissant pour étant du genre à trainer la patte. Toujours est-il que je vous sers donc le chapitre six tout chaud. Comme je l'ai précisé, le rating M se justifie dans ce chapitre. Je passe maintenant aux remerciements divers et variés.

Tout d'abord donc, merci à vous lecteurs, sans qui cette fic ne serait pas la même. Je vous remercie de l'attention que vous y portez, ainsi que pour le temps que vous passez à la commenter - même une minute suffit à ma joie - cela me touche énormément.

Ensuite, merci à ma bêta, qui prend patiemment le temps de me soutenir. Merci pour tes précieux conseils Celie, je t'adore ! Enfin merci à Celie l'auteur, qui n'aurait pas pu me faire de plus beau compliment qu'en ajoutant sa vision de mon histoire à son recueil de drabbles. J'en ai pleuré et j'en pleure encore de bonheur quand j'y pense. Merci encore une fois aux lecteurs qui ont fait part de leur avis sur ce même recueil et qui m'ont fait sentir que le temps que je passe à écrire, je le passe à quelque chose de bien. Merci infiniment.

Je vous laisse à présent à votre lecture ! =)


Chapitre Six

A Lost Night Interlude

John soupira de soulagement en se plaçant sous le jet d'eau brûlant. Il n'aurait sincèrement pas cru être si fatigué. Il sentit sa gorge se serrer. Il n'aurait pas cru non plus si on lui avait dit qu'il se sentirait si bouleversé par le décès de Mycroft. Et puis voir Sherlock dans cet état le faisait souffrir bien plus qu'il n'aurait pu l'imaginer. Se mêlant aux gouttes ruisselant sur son visage levé vers le pommeau, de discrètes larmes coulèrent le long de ses joues.

Malgré la chaleur moite de la cabine de douche, John frissonna. Il se hâta de faire une petite toilette avant d'enfiler son peignoir. Il passa son pyjama et sortit de la salle d'eau. Il fut un peu surpris de trouver l'appartement plongé dans le noir. Lorsqu'il avait laissé Sherlock dans le salon un peu plus tôt, la télé était encore allumée, de même que le plafonnier de la cuisine. Le docteur se risqua dans l'encadrement du salon pour constater que la lumière blafarde des lampadaires éclairait faiblement un sofa vide.

John se tourna vers les escaliers et monta d'un pas lourd les quelques marches qui menaient à sa chambre. Les derniers jours avaient été plus qu'éprouvants pour ses nerfs. Il referma aussi discrètement que possible la porte derrière lui avant de se glisser entre les draps. Aussi sursauta-t-il lorsqu'entre ces mêmes draps, il sentit une longue jambe frôler la sienne. John se redressa aussitôt sur un coude, cherchant dans le noir à distinguer les boucles sombres :

« Sherlock ? »

Un « oui » faible et misérable lui parvint.

« Tu m'as fait une de ces peurs. » murmura John, le fantôme d'un sourire dansant sur ses lèvres.

« Je peux m'en aller… » répondit Sherlock, amorçant déjà un mouvement pour quitter le lit.

Malgré l'absence presque totale de lumière, John parvint à le retenir par la taille. Le détective était loin d'être une personne tactile aussi John fut étonné de le sentir se blottir contre lui presque immédiatement. Le blond enroula son bras libre autour des épaules frêles.

« Ca veut dire que je peux rester ? » marmonna Sherlock à sa clavicule.

L'ancien soldat eut un petit rire. Il sentit un poids se soulever un peu de ses épaules. Sherlock remua, comme pour trouver une position plus confortable et John sentit un souffle chaud sur sa peau. Il ferma les yeux pour ne penser à rien d'autre qu'à son prochain mouvement, à savoir emmêler ses doigts entre les fines boucles brunes. Pendant un moment, il ne se passa rien. John pouvait entendre la respiration mesurée de son colocataire, des planches craquer quelque part dans la pièce, le moteur d'une voiture qui montait ou descendait Baker Street. Il se sentait bien, il avait envie de s'endormir comme ça mais bizarrement, le sommeil qui menaçait quelques instants plus tôt avait plié bagages. Du coup, son cerveau tournait à plein régime, son corps en devenant une drôle d'extension qui cataloguait tout ce qu'il était possible de cataloguer : le poids du bras du brun posé sur sa poitrine, la finesse des jambes enroulées entre les siennes et surtout la chaleur incroyable que ce corps si mince semblait dégager. John se dit qu'il n'avait jamais éprouvé une telle attirance pour son colocataire, enfin pas de cette façon.

Il s'était fait la réflexion une fois, peu après avoir emménagé avec le détective. Ce dernier était sur une affaire visiblement prenante puisqu'il n'avait pas mangé depuis presque soixante-douze heures. John l'avait vu rentrer plus blanc que blanc et l'avait rattrapé de justesse comme il perdait partiellement connaissance. Et un détective consultant dans les vapes, c'était étonnamment bruyant. Du genre à gémir de façon presque trop sensuelle pendant qu'on le débarrasse de son écharpe et de son manteau. A grogner de plaisir en avalant quelques gâteaux à la crème. Sherlock n'avait bien évidemment pas manqué de remarquer l'effet que cela avait sur son docteur personnel mais il n'en avait pas fait d'autres mentions depuis. Et John faisait de son mieux pour que ses pensées n'interfèrent en rien dans leur relation amicale. Il s'en satisfaisait très bien.

Sauf que là, dans le noir, dans sa propre chambre, il y avait un Sherlock collé contre lui. Et son esprit fatigué ne pouvait pas penser à autre chose, surtout avec ce souffle chaud sur lui. John fit descendre sa main sur la nuque de Sherlock, sans autre intention que de détendre ses muscles engourdis, sauf que le brun sembla interpréter ce geste comme un signal ou un encouragement. Aussi John ne pu s'empêcher de se tendre comme un arc lorsqu'une bouche prit d'assaut la ligne de sa mâchoire. Il tourna aussitôt la tête vers Sherlock, qu'il distinguait à peine dans la pénombre, et regretta immédiatement son geste car ses lèvres se trouvèrent soudainement trop près de celles du brun. Presque bouche contre bouche, leurs souffles se mêlaient tandis qu'ils hésitaient tous deux de la marche à suivre.

Enfin John décida de faire ce qu'il faisait toujours dans ce genre de situation : laisser faire son cœur. D'aucuns diraient instinct mais l'ancien soldat préférait cette appellation. Usant de sa main sur la nuque du brun, il lui fit incliner la tête sur le côté et pressa ses lèvres contre la peau blanche de sa gorge. Il ne s'embarrassa pas de chastes baisers, non. Là, à cet instant, John avait envie de son colocataire et jouer les prudes n'était pas son genre. John embrassa avidement la peau sous ses lèvres, obtenant du corps contre le sien frissons, soupirs et gémissements en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Au bout de quelques minutes de ce petit jeu, une main arachnéenne s'enroula sur sa nuque et le blond abandonna avec un grognement la gorge à présent rose pour gagner la bouche de Sherlock.

Sa langue glissa sur ses lèvres, puis il mordilla tendrement sa lèvre inférieure avant d'introduire sa langue dans cette bouche qui le quémandait. A la grande satisfaction de John, Sherlock, bien qu'un peu maladroit dans sa hâte caractéristique de non-initié, embrassait plutôt bien. Il aimait bien l'idée d'avoir le dessus – pour une fois – sur son horripilant colocataire. En chemin vers l'appétissant lobe du détective, John se rendit compte que ses mains restaient inoccupées. Il répara cet oubli en passant sa main sous le t-shirt, seul rempart entre eux, du brun, zigzaguant au gré des sons que Sherlock émettait. D'abord sur la hanche, à l'endroit de l'élastique de son boxer, où il fut remercié par une petite série de soupirs retenus, puis sur le ventre, gémissements sourds cette fois, avant de faire un très long arrêt sur son nombril, et John fut gratifié d'halètements significatifs.

John se redressa sur un coude et prit le temps de parsemer quelques baisers sur le visage d'un Sherlock grisé. Cette vision plu énormément au médecin militaire, cette créature d'habitude tellement portée sur le contrôle de soi, de ses émotions, qui gisait là entre ses bras, alanguie, tremblante de plaisir et de désir. Délaissant le nombril, il fit remonter le t-shirt jusqu'à avoir accès aux mamelons qui bourgeonnaient et il s'en empara avidement, faisant s'arquer le brun dans un hoquet de surprise et de plaisir mêlés. John eut un sourire contre la chair de son camarade avant de reprendre sa tâche, mordant, léchant et suçant sans cérémonie, passant de l'un à l'autre pour ne pas faire de jaloux.

Avec une lenteur toute calculée, il dériva le long du torse pâle, arrachant au fur et à mesure de sa délicieuse descente des gémissements de plus en plus prononcés, la respiration de Sherlock se résumant à un halètement entrecoupé de grondements profonds et graves qui faisaient énormément d'effet sur ce très cher docteur. Il retira le boxer et l'envoya valdinguer à travers la pièce. Sherlock avait légèrement replié ses jambes dans un geste de timidité, presque prude. Le blond caressa avec envie les cuisses immaculées de ses lèvres, traça son chemin vers l'entrejambe convoitée d'une abondante trainée de salive et s'arrêta à quelques centimètres du but. Il prit le temps d'inspirer profondément, de s'imprégner de l'odeur de son partenaire. Le brun sentait l'orange – parfum du gel douche – ainsi que quelque chose d'indéfinissable, de masculin, presque bestial et cela excita John au plus haut point. Ses doigts effleurèrent la zone sensible qu'est le pubis, savourant la peau agrémentée d'une fine toison qu'il devina brune sous sa paume. Puis fermement, John les enroula autour de la verge de Sherlock et entama un va-et-vient tout en douceur.

John s'empara alors de la verge de Sherlock, ses lèvres l'englobant de manière avide mais d'abord dans un mouvement lent, sans précipitation. L'odeur du brun lui emplissait les narines et il avait sincèrement envie de faire jouir Sherlock mais le blond pensa que c'était peut-être un peu trop brutal. Avec un dernier petit coup de langue sur le gland, John se redressa au-dessus de son supplicié, ce qui provoqua chez celui-ci un grognement de frustration, et l'embrassa. John rompit l'échange et remplaça ses lèvres et sa langue par deux doigts que Sherlock s'empressa de lécher et de sucer avec force soupirs et gémissements. Lorsqu'il les jugea suffisamment humides, il détourna l'attention du brun en s'attaquant de nouveau à ses tétons, ce qui le fit se cambrer dans une position idéale pour faciliter le travail de préparation. Contrairement à ce qu'il pensait, Sherlock se cambra plus encore à l'intrusion du premier doigt. Le jeune homme agrippa une main à la tête de lit tandis que l'autre griffait profondément le dos et la nuque du médecin militaire. Sherlock balançait les hanches, son érection frottant douloureusement contre la verge chaude de John qui introduisit un second doigt. Le blond grogna sourdement lorsqu'il sentit les lèvres du brun se refermer sur le lobe de son oreille. Au bout d'un long, très long moment à s'exciter ainsi mutuellement, John ne tint plus et plaqua doucement le corps pâle sur le matelas et s'avança entre les cuisses tremblantes, les mains posées sur les hanches osseuses pour assurer sa position.

L'ancien soldat eut soudainement conscience du silence de la chambre, et il prit le temps de déglutir. D'une main il guida son sexe vers l'entrée de l'intimité de Sherlock et une vague brûlante, presque étouffante s'abattit sur lui quand l'extrémité du gland entra en contact avec la peau délicate de l'anus. Il eut la sensation que son cœur s'était dédoublé et qu'une partie pulsait dans sa verge et que l'autre battait quelque part entre sa gorge et son cerveau, les oreilles et les tempes tambourinant des battements puissants et rapides. Après s'être rapidement lubrifié de salive, John entama son avancée, poussant doucement mais fermement. Sous lui, le corps de Sherlock était tendu à l'extrême, paraissant même retenir son souffle. Lorsqu'il commença à rencontrer une légère résistance, John poussa un peu trop fort.

En résulta un sifflement de la part du détective et tous deux cessèrent de bouger pendant quelques minutes. John avait l'impression que quelque chose avait changé dans l'attitude de Sherlock mais dans le noir il lui était impossible de voir le visage et les émotions de son partenaire. Il reprit néanmoins sa progression, tout aussi lentement qu'auparavant mais au bout de quelques instants, les mains fines de Sherlock se posèrent à plat sur son torse et une voix chevrotante s'éleva :

« Non… »

Juste un seul mot. Trois petites lettres qui pourtant eurent l'effet d'une claque en pleine figure pour John. Les mains du brun le repoussèrent et Sherlock parvint à s'extraire de sous le corps immobile du blond. Il ne prit même pas la peine de ramasser son t-shirt et son boxer. John regarda la silhouette du détective quitter sa chambre en silence, la démarche incertaine. La porte se referma, grinçant sur ses gonds, et le docteur se retrouva seul avec son désir, sa frustration et le sentiment d'être une personne dégoûtante, répugnante.

Avec des gestes lents d'automate, il tâtonna à la recherche de l'interrupteur de sa lampe de chevet. La lumière orangée et douce lui parut pourtant trop crue, éclairant trop brillamment et violemment la scène d'un crime horrible. Il passa un pantalon et un t-shirt pris au hasard dans son armoire puis défit la literie. John suspendit ses gestes quand son regard accrocha une tâche de sang. Avalant désespérément le trop peu de salive qu'il avait, il ferma les yeux si fort que des points noirs dansaient dans son champ de vision lorsqu'il les rouvrit. Frissonnant de la tête aux pieds, il se hâta de finir sa mission. Enfin John se laissa tomber sur le matelas vide et éteignit la lumière. L'ancien soldat resta là, dans le noir, à réfléchir et à se dire qu'il avait été tout sauf un ami pour Sherlock en cédant à la tentation dans un moment pareil. Il se sentait perdu, et quelque part, il se sentait sale. Et donc, par extension, il avait sali Sherlock. Le brun cherchait le réconfort et tout ce qu'il avait trouvé à lui offrir c'était la dépravation, l'humiliation. John passa la nuit ainsi, immobile, les yeux fixés dans le vide, à refaire sans arrêt la pièce sordide qui s'était jouée dans cette chambre. Les rayons du soleil percèrent à travers les rideaux et John ne savait toujours pas comment il allait pouvoir affronter cette journée et encore moins Sherlock.


S'achève ici ce chapitre, que j'aimerais vous dédier, oui, à vous qui me lisez. Je ne saurais assez exprimer ma gratitude, aussi je vous promets de faire de donner le meilleur de moi-même pour la suite ! Je vous donne donc rendez-vous au chapitre sept. See ya ! n_n