Salut, le chapitre 6 est enfin dispo.

Alycia Panther, ta review m'a beaucoup plu. Je suis contente que tu sois aussi réactive à l'histoire.

Axelanderya, juste waouh. Ta review m'a vraiment fait plaisir. C'est vraiment sympa de prendre du temps pour conseiller une débutante. En effet, les fautes sont un gros problème. Soit c'est de l'inattention soit je ne m'en rends pas compte. J'essaye de mon côté de faire le moins de fautes possibles. En ce qui concerne le manque de suspense concernant le pairing c'est ma première fic donc mon histoire n'a pas forcément une trame scénaristique très aboutie.

Pour la recherche d'un beta-lecteur, si tu es intéressé ce serait avec grand plaisir. En tout cas, tes conseils sont pris à leur juste valeur et sont fortement appréciés.

Thor94, ta patience est enfin récompensé. Une de tes questions trouvera enfin une réponse.

Mathiewpr, je te remercie de me suivre depuis le début. Je suis contente que l'histoire te plaise et que tu continue à la suivre. Et le saucisson vaincra toujours =)

Chapitre 6

Flash-back

Je suis devant la porte et m'apprête à rentrer. J'annonce ma venue.

- Waf.

- Salut ptit chien.

Je suis accueilli par un immense sourire qui lui mange la moitié du visage. Il est tellement mieux quand il sourit. Il a l'air un peu absent, j'en profite pour me faufiler dans son pieu. Il regarde dans le vide, je lui lèche le bras pour le faire revenir sur terre. Il me sourit puis relève la tête vers la porte. Je me tourne dans la même direction pour finalement…me voir dans une pose décontracté à la porte.

- Alors, t'as retrouvé ton ptit copain ? dit le nouveau venu moqueusement.

Je dois avoir une bonne tête de con avec les yeux exorbités et la gueule ouverte. Heureusement Naruto est trop absorbé par mon moi humain pour me voir faire cette expression ridicule surtout pour un chien. Je suis toujours aussi bluffé par la ressemblance qu'il peut avoir dans mes gestes et mimiques. Maintenant qu'il sait parler, même moi je me laisse avoir.

- Tu verrais le grand couillon, il est complètement crevé. Ça l'a achevé d'essayer de rattraper le ptit couillon.

La sale enflure, il en profite pour me vanner au passage. Je me mets à grogner. Merde si je réagis à ces piques, même s'il est blond il risque de se rendre compte que quelque chose cloche. Je lui jette un coup d'œil discrètement. C'est bon, il n'a pas l'air d'avoir capté quoi que ce soit.

- Bon je m'rentre, il se décolle de la porte et s'apprête à partir. Je te laisse avec ton ptit copain, pas de bêtises.

Haha, ce regard furieux est trop mignon. Il pourrait faire fuir aisément une crevette anorexique. Akamaru doit certainement penser la même chose puisqu'il part en rigolant comme une baleine. Niveau blague sur les animaux du monde marin je pense que je suis bon, je vais m'arrêter là.

Oulà j'ai dû louper un épisode. Pourquoi il pleure aussi soudainement ? Même s'il n'y pensait plus, il n'a pas dû encore digérer ce qu'il s'est passé un peu plus tôt. Il se retourne et se couche sur le flanc, dos à moi. Je saute par-dessus lui et me blottis contre son torse. Je lui lèche doucement le cou. Il me serre un peu plus contre lui et me caresse tendrement. Peu à peu son rythme cardiaque ralentit, il est en train de s'endormir. Je reste quelque minute pour être sûr qu'il est bien au pays des rêves puis je rentre chez moi.

OoOoOoOoOoO

Je me réveille chez moi à nouveau humain. J'ai passé une super nuit de sommeil. Même si j'ai fait un rêve particulièrement niais où j'étais en mode chiot et je courais dans les champs avec Naruto et Akamaru. On aurait cru la petite maison dans la prairie. J'en ai la nausée rien que d'y repenser. Mais bon, ça m'a permis de recharger mes batteries je devrais pouvoir tenir ma forme animale plus longtemps. Je décide d'aller rendre une petite visite à Naruto. Il est encore tôt mais au moins s'il dort encore, il croira que je suis resté toute la nuit. Je n'ai plus qu'à me glisser subtilement entre ses bras et l'illusion sera parfaite. Du moins s'il dort réellement. Je passe devant ma salle de classe, Iruka et Kakashi sont là en train de discuter. Il est temps que j'ai une discussion à propos de Naruto avec ces deux-là. Je toque à la porte.

- Sensei, je peux entrer ? Il faut que je vous parle, dis-je dans l'encadrement de la porte.

- Bien sûr, entre Kiba, me répondit Kakashi et se tournant face à moi.

- Qu'il y a-t-il ? s'inquiète Iruka.

- C'est à propos de ce qu'il s'est passé hier avec Naruto.

Je m'avance vers eux, Kakashi est face au bureau. Iruka est derrière, assis sur son fauteuil.

- Oui, on s'en doute.

- Tu as pu tirer quelque chose de Naruto ? Iruka à l'air très intéressé par la réponse.

- Non mais il y a quelque chose qui m'intrigue. Pourquoi il ne s'est pas défendu ?

- Kurenai nous a dit qu'ils étaient plusieurs. Il a dû avoir peur.

- Justement ses pouvoirs aurait dû prendre le dessus et le protéger.

- Dans la plupart des cas, c'est vrai. Une émotion forte comme la peur fait ressortir les pouvoirs instinctivement, m'explique Kakashi.

- Mais ce n'est pas vrai pour tout le monde. Pour certains c'est la colère qui est le déclencheur. Malheureusement la peur bloque ce phénomène naturel dans ce cas-là, complète Iruka.

- Je ne savais pas ce genre de chose. C'est pour ça qu'il ne s'est rien passé, réfléchis-je à voix haute. Mais il aurait pu utiliser sa magie consciemment, dis-je en les regardant tour à tour.

Ils se regardent. Ils me cachent quelque chose, je le sens.

- Le souci de ce type de magie est qu'elle est plus dure à contrôler. Naruto ne l'a jamais contrôlée et je doute qu'il y arrive un jour, m'informe Kakashi.

- Comment ça ?

- Il s'est passé quelque chose de grave quand il était plus jeune. Sa magie s'est déclenchée et il n'a pas gardé le contrôle, Iruka me dit ça, les yeux dans le vide.

- Il s'est blessé ? m'alarmais-je.

- Non mais pour ceux qui se trouvaient à proximité de lui, ça s'est mal fini. Très mal fini.

Il ne les a pas tués quand même ? Quelque chose me dit qu'ils ne me diront rien de plus. Ça a l'air d'être un sujet sensible surtout pour Iruka à en juger par la tronche qu'il tire.

- C'est pour ça qu'il ne s'entraine jamais ? questionnais-je.

- Tout à fait.

- Mais s'il ne s'entraine pas, il ne pourra jamais avoir le contrôle. Vous l'en empêchez ?

- Non c'est lui qui ne veut pas. On le pousse à essayer mais le souvenir de ce qu'il s'est passé cette nuit-là le bloque, me répond Kakashi.

Ça s'est donc passé le soir. Pouvoir démoniaque ? Non je ne pense pas, mais c'est quoi alors ? Ça a vraiment dû être traumatisant si ça le bloque comme ça.

- Donc il ne l'a plus jamais utilisé ?

- Non il a trop peur des effets. C'est également pour ça qu'il s'isole.

- Hein ? Mais c'est quoi le rapport, Iruka sensei ?

- S'il est seul, il n'a pas de raison de s'énerver et ainsi il blesse personne, me répond à la place Kakashi. C'est bien ce que je pensais. Même sous son attitude blasée, il s'inquiète vraiment pour les autres.

- Mais dit moi, ça te préoccupe ? je sursaute, surpris de la question d'Iruka.

- Je.. bah.., balbutie-je avec une parfaite élocution digne des plus grands Molière et en rougissant à peine.

Kakashi détourne la tête pour pouvoir se foutre de ma gueule tranquillement.

- Et sinon à part ce bafouillement ? dit-il avec un sourire moqueur et une lueur goguenarde à peine cachée par son bandeau.

Il se fout vraiment de ma gueule ! Je reprends contenance du mieux que je peux.

- Ça me préoccupe pas, je m'inquiète.

- C'est pas un synonyme ? dit-il en faisant semblant de réfléchir.

Il faut que je trouve un moyen de prendre la tangente assez rapidement si je ne veux pas me faire cuisiner.

- Merci de m'avoir répondu, je vais aller voir s'il va un peu mieux.

- C'est ça change de sujet, me fait remarquer Iruka avec une lueur sadique.

Il serait presque inquiétant comme ça. Je recule lentement vers la porte face à leur aura maléfique. Il faut que je trouve une diversion et vite.

- Na..Naruto. Qu'est-ce que tu fais là ?

Ils se retournent machinalement. J'y crois pas que ce truc aussi bidon ait marché. Une seconde d'inattention, c'est largement le temps qu'il me faut pour effectuer mon repli stratégique. Ils se reconcentre sur moi mais trop tard, j'ai déjà déguerpi.

- C'est ça va rejoindre ton blondinet… qui ne dit rien consent.

- Euh il est déjà parti Kakashi.

OoOoOoOoOoO

Après avoir échappé aux deux êtres diaboliques qui me servent de profs, je suis enfin dans le couloir qui mène à l'infirmerie. Akamaru trottine à côté de moi quand d'un coup il se stoppe et grogne sourdement. Je regarde dans la même direction que lui et voit la porte de l'infirmerie ouverte ainsi que des mouvements à travers les fenêtres. Je suis Akamaru se ruer là-bas. Naruto est plaqué face au mur et un garçon à la chevelure de corbeau le maintient en place. J'arrive à sentir sa peur d'ici. J'aperçois que son pantalon n'est plus vraiment à sa place d'origine puisqu'il est à mi-cuisses.

- Il est temps que je finisse ce que j'ai commencé, dit-il d'un ton pervers tout en entreprenant de descendre son boxer.

A ces mots, je sens la rage monter en moi. Ma transformation est quasi immédiate. Akamaru grogne et aboie avec un air menaçant, Sasuke se retourne. On se jette sur lui mais il active son sharingan. Il contre parfaitement tous nos mouvements. Naruto est recroquevillé dans un coin. A cette vision, ma rage monte d'un cran et je sens un net changement. J'atteins le plafond et j'entends grogner à deux centimètres de mon oreille. Je me tourne vers l'origine du bruit et j'en reste pantois. J'ai fusionné avec Akamaru, on est un gigantesque chien blanc à deux têtes. Malgré cette découverte, je suis toujours énervé et je compte bien finir ce que j'ai commencé. Sasuke fait moins le malin, je fonce sur lui et nous traversons plusieurs murs pour finir dehors. Bordel, ça fait mal je me relève tant bien mal. Sasuke est dans un sale état mais ce n'est pas ce qui me préoccupe le plus. La douleur de la traversée m'a fait redevenir humain. Je saisis Sasuke au col.

- Si jamais tu t'approches, toi comme tes petits copains, de Naruto tu sais ce qui t'arrivera, grondai-je.

Je lui flanque un bon coup de poing histoire de bien lui finir le portrait. Je me redresse, le bruit a attiré les seuls deux profs présents à cette heure. Je me faufile à travers les ouvertures que j'ai créées afin de rejoindre le ptit blond au plus vite sans me faire repérer.

Il est toujours recroquevillé, il n'a pas bougé. Par chance le plafond ne s'est pas écroulé malgré l'immense brèche dans le mur gauche. Je décide de me transformer, c'est la meilleure approche que je puisse faire. Tiens c'est curieux, j'ai l'impression d'être plus grand. Ma colère a dû me permettre de monter d'un cran dans ma maitrise. Je suis un peu plus petit qu'Akamaru mais je suis passé au stade adulte. Le grand couillon est déjà à côté de lui et se frotte doucement à lui. Ce qui le fait sortir sa tête de ses genoux. Il se serre contre lui et le caresse. Je m'approche d'eux et imite Akamaru mais de l'autre côté de Naruto. Il pivote la tête, il est stupéfait.

- Kimaru ? hésite-t-il.

C'est à moi qu'il parle ? Je crois qu'oui puisqu'il m'observe. Ça doit être le nom qu'il m'a donné. Il faudrait peut-être que je fasse quelque chose au lieu de le fixer bêtement. Je lui lèche le cou pour lui dire que c'est bien moi malgré le changement de taille. Il se jette à mon cou et j'ai droit au même traitement que mon jumeau blanc. Nous sommes interrompus dans ce moment de réconfort par trois personnes. L'une d'entre elles est portée car dans son état ce n'est pas possible de marcher. Vous vous doutez certainement de qui je veux parler. Ils l'installent dans le lit le plus proche. Nous grognons à sa vue et Naruto se replie sur lui, même s'il a bien vu qu'il n'est pas apte à lui faire quoi que ce soit.

- Désolé Sasuke mais il va falloir attendre que Kurenai arrive pour te soigner, lui dit l'argenté de manière neutre. Comment peut-il rester aussi calme, il est le contraire parfait d'Iruka qui bout intérieurement. Il a préféré voir comment va Naruto sinon je crains que son poing ne décide tout seul de dire bonjour à la joue de ce cher Sasuke. Ce n'est pas moi qui m'y opposerai. Pendant qu'il discute de son état de santé, Kakashi me fait signe de le suivre. Je m'éclipse furtivement et le suis dans le couloir.

- Tu n'as pas quelque chose à me dire ? me questionne-t-il.

Je lui fais ma tête de chiot innocent alors qu'il tient encore entre ses pattes le coussin éventré.

- Cette tête ne marchera pas avec moi, dit-il les bras croisé, tu comptes redevenir humain ou tu préfères que je sorte la laisse ? À en juger par son expression, je préfère ne pas tenter le diable et obtempérer. Non seulement mon chiot est devenu un chien dans la pleine force de l'âge, ma métamorphose est d'autant plus rapide et me coûte moins d'énergie. Je suis donc redevenu moi-même en un rien de temps.

- Prêt à te mettre à table ?

- J'ai pas tellement faim.

Même lui est accablé que j'ai osé un jeu de mots aussi mauvais. Je me gratte la tête exprimant ainsi ma gêne. Il choisit de passer outre ce calembour des plus grotesques et poursuivre mon interrogatoire.

- Alors ? insiste-t-il en marchant lentement vers moi pas après pas. Il est franchement flippant. Je recule jusqu'à être bloqué par le mur. Malheureusement, lui peut toujours avancé. Il s'arrête à deux pas de moi et me fixe droit dans les yeux, les bras croisés sur son torse.

- Tu as pensé que les salles à proximité de l'infirmerie avaient besoin d'un relooking et que d'ajouter une ouverture de chaque côté de la pièce apporterait plus de luminosité ?

Il faut vraiment qu'il arrête les émissions de déco.

- Plus sérieusement, qu'est-ce qu'il s'est passé ?

- Quand je suis arrivé ici, la porte était grande ouverte et ce.., je tape du poing sur le mur, ce connard était déjà là.

En temps normal, il m'aurait repris sur mon vocabulaire mais même lui n'as pas l'air de trouver un autre adjectif.

- Il est venu recommencer ce qu'il a fait hier ?

- Non, l'apaisement se voit sur son visage, il est venu finir ce qu'ils ont commencé.. pour finalement laisser place à la colère.

- Le sale petit merdeux, s'insurge-t-il. Alors c'était bien lui, tu sais qui sont les autres ?

- Non, on a la confirmation que c'est lui seulement parce qu'il est revenu. Mais je peux le faire parler pour qu'il dénonce ces complices si vous voulez, grinçais-je en faisant craquer mes phalanges.

- Je crois que tu en as assez fait, me dit-il en m'adressant un clin d'œil, d'ailleurs comment sont apparu ces trous ?

- Sous le coup de la colère, ma magie s'est libérée et j'ai fusionné avec Akamaru.

- Tu as quoi ? me demande-t-il éberlué.

- On s'est transformé en un immense Akamaru à deux têtes. J'ai toujours eu l'impression qu'on ne formait qu'un mais pour une fois c'était réel. J'avais mes pensées mais également les siennes et je pense que c'était semblable de son côté.

- C'est vraiment incroyable comme métamorphose. Je suppose que les trous sont dus à votre passage ?

- Exactement, Sasuke peut en témoigner il a vu les travaux de près.

Il a un petit sourire à cette phrase mais qu'il cache rapidement. Après tout, c'est un de ces élèves, il doit se montrer impartial.

- Bon je ferai mieux d'aller réparer tes bêtises.

Je rigole nerveusement en me grattant l'arrière de la tête.

- Tu me devras une faveur, finit-il en s'éloignant vers les brèches. Mon rire se bloque dans ma gorge. Je suis coupé dans mes réflexions par Iruka.

- Monsieur est demandé ou plutôt le chien en l'occurrence.

- Ok, j'y vais.

Mais je me fais intercepter par une main qui me remet à ma place précédente.

- J'aimerai avoir quelques détails sur le nouvel aménagement des salles, tu voulais plus de luminosité ?

J'en reste pantois. Ils regardent les émissions de déco ensemble ou quoi ?

- Kakashi sensei a tous les détails, espérant ainsi esquiver la leçon de morale.

- C'est bien parce que Naruto veut te voir au plus vite.

Ça serait sympa qu'il est envie de me voir moi aussi et pas seulement le chien. Mon Dieu, je deviens jaloux de moi-même. Je me dirige donc vers la porte avant de me refaire plaquer contre le mur. Je pense que mon dos a suffisamment fait connaissance avec le mur pour aujourd'hui.

- Et ne pense surtout pas m'échapper pour ta leçon de morale.

Et merde.

Cette fois c'est bon, il est parti rejoindre le prof aux cheveux argentés. Je vais pour me transformer mais une ombre passe devant mes paupières closes.

- Kiba ? s'étonne un certain blond. T'aurais pas vu Ki.. euh le ptit chien ?

C'est moi où il ne veut pas me dire qu'il lui a trouvé un prénom.

- Il est plus si petit que ça maintenant.

- Oui, c'est vrai. C'est pas normal d'ailleurs, marmonne-t-il.

- Tu sais les chiens comme Akamaru ne vivent pas comme les autres, ils grandissent plus vite afin de maitriser leurs pouvoirs plus rapidement.

Bon théorie bidon mais elle a l'air de marcher. C'est sûrement le cas de Ki.. de l'autre chien.

J'ai failli me faire griller sur ce coup. J'ai camouflé mon erreur en toussant, il n'a pas l'air d'avoir réagi. Il faut vraiment que je fasse gaffe.

- Bon, on a fini.

Pu..rée, ils sont obligés d'apparaitre dans mon dos comme ça.

- Vous pouvez rentrer chez vous, dit Kakashi content de m'avoir fait peur.

Nous prenons le même couloir pour sortir, nous croisons Kurenai sur le chemin.

- Bonjour messieurs, vous venez au lycée même le week-end ?

- Non, se justifie Iruka, nous venions voir Naruto. Par contre, il semblerait que nous n'étions pas les seuls.

Il a un regard pour moi.

- Sasuke vous attend, l'informe Kakashi.

L'incompréhension se lit sur le visage de l'infirmière.

- Sasuke ? Que veut-il ?

- Lui rien mais son corps aurait bien besoin de vos soins.

- Que s'est-il passé ? dit-elle la mine consternée.

- Lui aussi a voulu faire un petit coucou à Naruto et..

- Et il a fini dans le mur, reprit Kakashi.

- C'est Naruto qui en est la raison ? demande-t-elle en me fixant lourdement.

Quelque chose me dit qu'elle se doute que je suis impliqué.

- Vous savez très bien qu'il en est incapable, nous ne savons pas ce qu'il s'est passé.

Hein ? Venant d'Iruka ça ne m'étonne pas qu'il cherche à me défendre mais venant de Kakashi ça m'inquiète. Déjà que je lui en dois une à moins que ce soit aussi compris dans le forfait pour la réparation des murs.

- Que fait tu là Kiba ? se renseigne-t-elle.

- Je suis venu voir Naruto, haussement de sourcils surpris de sa part, et récupérer Akamaru qui à veiller sur lui.

Naruto tente de dire quelque chose, je sens qu'il va me contredire. Je le chope en passant mon bras derrière sa nuque.

- C'est pas tout ça mais on aimerait bien profiter de notre week-end.

Je me tourne et entraine Naruto avec moi vers la sortie.

- Enfin dehors..

- Euh tu peux peut-être me lâcher ? dit-il avec son air blasé habituel.

- Ah.. oui, je rougis imperceptiblement puis enlève mon bras. J'ai faim, j'irai bien manger quelque part. Tu veux venir ?

- Non, j'ai pas très faim.

Il se fait violemment contredire par son ventre qui exprime son désaccord à grands renforts de grognements.

- En effet, tu n'as pas faim, dis-je avec mon célèbre sourire moqueur. Allez viens, j'ai découvert un petit restau qui fait des ramens pas mal.

Je crois déceler une étincelle de joie dans ces yeux azur, j'ai tapé dans le mille on dirait. Le trajet se fait dans un calme digne d'une cérémonie funéraire. Je tente des débuts de conversation mais elles sont vite avortées. C'est dur de parler avec pour seule réponse des « ouais » ou des « hum ». On arrive devant le stand de ramens, on s'installe sur les tabourets à disposition.

- Salut Naruto, salut Kiba.

On se regarde mutuellement. Apparemment il connait.

- Comme d'habitude ? propose la serveuse.

- Oui, merci Ayame, on répond en cœur.

Elle se tourne vers Teuchi.

- Deux ramens au porc papa. Ça faisait longtemps que tu n'étais pas venu sans tes deux profs, quelque chose les a retenus ? s'intéresse-t-elle en se mettant face à nous.

- Oui ils avaient encore à faire au lycée.

- Tu n'es pas très bavard aujourd'hui. Où est passé ta bonne humeur habituelle ?

J'ai loupé un épisode ou elle ne parle pas du même Naruto.

- Tu as de la chance s'il te parle. Moi c'est le maximum de mots que j'arrive à lui soutirer en une journée en comptant les onomatopées.

- Ah bon, dit-elle étonnée, c'est un vrai moulin à paroles d'habitude, on a même du mal à l'arrêter parfois.

Il est trop occupé à tester toute les nuances de rouge foncé sur son visage pour nous répondre. Heureusement pour lui, nos bols arrivent détournant notre attention. Il pique du nez dedans et n'en sort qu'une fois fini. Sa vitesse est telle que je reste figé face à lui, mon morceau de porc à deux centimètres de ma bouche entrouverte.

- Heureusement que tu n'avais pas très faim, dis-je en lui frappant le dos amicalement. J'y suis peut-être allé un peu fort, il a failli se casser la gueule de son siège.

- Partant pour un deuxième les garçons ?

- Je voudrais bien Ayame mais je n'ai pas assez, dit le blond dépité.

- Je te l'offre, j'en prends aussi un deuxième.

- Ça marche, deux autres papa.

- Non c'est gentil mais..

- Mais rien du tout, ça me fait plaisir. Si tu veux avoir la conscience tranquille, dit-toi que tu me devras quelque chose, finis-je avec un clin d'œil coquin. Je retrouve enfin l'expression que j'affectionne particulièrement chez lui. Celle de la tomate bien mûre.

- Vous vous connaissez depuis longtemps ? intervient la jeune femme.

- On est voisin en classe.

- Tu aurais pu l'emmener ici plus tôt Naruto, reproche en boudant la serveuse.

- Il n'aurait pas pu, déjà parce que c'est moi qui l'ai emmené de force et surtout que j'ai été transféré il n'y a pas longtemps.

Le second service arrive coupant momentanément Ayame dans ses questions. Nous discutons de tout et de rien en finissant notre bol, Naruto intervenant rarement. Nous réglons puis partons. Le blond tente de s'éclipser en douce mais c'est sans compter sur Akamaru qui le retient en tirant sur son pantalon.

- Il semble qu'il ne veut pas te laisser partir, dis-je en le faisant arrêter de baver sur son pantalon. On pensait aller à la clairière, tu veux venir ?

Il réfléchit, surement à un moyen de s'enfuir, mais à en juger son air déconfit, il n'a pas dû trouver.

- Euh d'accord.

- Mon Dieu, ton enthousiasme m'aveugle, dis-je en me couvrant les yeux.

Pas un sourire sur son visage juste un sentiment de profonde exaspération tout comme un Akamaru.

- C'est parti, dis-je en passant mon bras sous sa nuque. Il tente vainement de se dégager mais je suis tenace. Il abandonne assez rapidement et se laisse entrainer vers sa potence. Nous arrivons assez vite, lui a toujours sa tête de condamné à mort.

- Ça te fait vraiment chier d'être avec moi ? dis-je avec le regard dur et en enlevant mon bras.

- Non mais.., il fixe le sol.

- Alors pourquoi t'est comme ça ? lui aboyai-je en l'agrippant par le teeshirt.

- Lâche-moi, dit-il en criant et en se dégageant de ma poigne.

Il a du caractère finalement, ça me plait. Nous nous fixons quelque instant en chien de faïence avant que je lui assène la question qui tue.

- Pourquoi t'as pas réagi comme ça face à Sasuke ?

Je m'attends à ce qu'il m'envoie chier mais au lieu de ça, il s'enfuit. À non je ne crois pas, ça ne se passera pas comme ça. Je me lance à sa poursuite et l'immobilise au sol.

- Réponds moi pourquoi tu t'es pas défendu ? m'impatientais-je en évitant les coups qu'il me donne.

- Ça te regarde pas, crache-t-il en me balançant un coup de genoux qui frôle mes bijoux de famille.

Il profite du coup de chaud que j'ai eu pour se libérer de mon emprise. Finalement ça ne marche pas très bien puisqu'il a juste le temps de se retourner avant que je ne l'immobilise à nouveau. Il est complètement vautré sur le ventre, moi à quatre pattes au-dessus. Je bloque ses jambes avec les miennes ainsi que ses bras que je maintiens au-dessus de sa tête. Il est totalement paralysé. Ma tête est proche de la sienne, je m'apprête à parler mais quelque chose me bloque. Un murmure. Je regarde la moitié de son visage visible l'autre étant dans l'herbe. Sa pupille est fendue comme celle des chats et l'iris est rouge sang. Il grogne et j'aperçois une canine qui m'a l'air bien grande et pointu pour un humain. Un mouvement m'attire l'œil sur son crâne. Des oreilles ont poussées similaire à celle que j'avais quand je ne maîtrisais pas encore la transformation. La seule exception est la couleur de la fourrure qui est couleur abricot. Bordel, qu'est-ce que c'est ce délire ? Je sens quelque chose me chatouiller le ventre, je baisse le regard afin d'identifier la menace. Son teeshirt bouge dans tous les sens comme s'il y avait quelque chose en dessous. Les coutures commencent à céder. Je recule précipitamment et j'en tombe sur le cul dans le sens propre comme figuré. Naruto est dressé devant moi son teeshirt partiellement déchiré. Mais le plus inquiétant outre l'aura animale qui émane de lui est les huit queues orange qui fouettent l'air dangereusement dans son dos. Ce serai ça son pouvoir ? Je n'ai pas le temps de plus réfléchir à la question que je le vois se mettre à quatre pattes et foncer sur moi dans cette position.

OoOoOoOoOoO

Bon je ne sais pas si on peut qualifier la fin de sadique ou non. On en apprends un peu plus sur Naruto et ça augmentera dans le chap suivant.

Vous êtes de plus en plus nombreux à lire ou à relire et ça me fait vraiment plaisir. Et si jamais quelque chose n'est pas clair ou si vous avez une amélioration à apporter, les reviews sont là pour ça ;)

A plus.