Bonsoir ! Je m'excuse profondément pour le temps que j'ai mis pour vous écrire ce chapitre ! Mais voilà, il est écrit, et je suis à nouveau dans le bain de "Il est temps, Harry". J'espère qu'il vous plaira =)

Bonne lecture, et merci à vous tous pour l'attention que vous portez à ma fiction =) ça me fait chaud au cœur !

Chapitre 6 : Confrontation

Il devait partir. Maintenant. Tout de suite. Pas une seconde à perdre, pas une minute de répit. Voldemort arrivait. L'Enfer arrivait.
Il savait. Ils savaient tous deux. Ils avaient tous deux compris, tous deux accepté. S'il se faisait attraper, s'il se faisait capturer… Il était foutu. Il serait fait prisonnier, destiné à jamais à ramper devant les pieds de son pire ennemi.

Il était comme Nagini, lié à cet homme, lié à ce monstre. Mais il ne voulait pas. Il ne voulait pas !

Alors Harry courut. Comme un damné, comme possédé. Il sortit de la Chambre des Secrets à la vitesse de l'éclair, les précieux crocs dans son sac. Mais peut-être aurait-il dû rester à l'intérieur, dans le calme de la chambre. Car la première chose qui le frappa lorsqu'il en sortit fut l'agitation qu'il vit au loin, en face.

Les couloirs étaient remplis d'élèves, et le brouhaha prédominait. Ils parlaient de lui. Sa présence ici était découverte. Et si les élèves savaient, les professeurs aussi. Rogue, les Carrow… !

Il crut défaillir lorsqu'il sentit une pression sur son bras. Se retournant vivement, dégainant sa baguette, il s'arrêta brusquement en voyant Neville, qui tentait de se faire le plus discret possible.
-Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Comment Il a su ? demanda Neville.
Puis le jeune garçon secoua la tête.
-Le plus important, c'est que tu sortes d'ici ! Mets ta cape !
-Viens aussi dessous ! Tu n'es pas censé être ici !

Harry sortit sa cape et les recouvrit tous deux. Ils durent cependant fléchir un peu les genoux, pour être totalement recouverts. Harry se félicita de sa rapidité, car la seconde d'après, Amycus Carrow arrivait par un couloir adjacent. Il était cherché, il était traqué. Mais malgré le chaos qui régnait dans son esprit, il devait rester silencieux.

Amycus passa à côté d'eux, incapable de les voir.
-Le premier qui voit Harry Potter doit tout de suite le signaler ! Ceux qui tenteront de le cacher seront sévèrement punis ! dit-il d'une voix menaçante.

Harry et Neville échangèrent un regard. Ils attendirent que le surveillant passe son chemin, pour se permettre de murmurer.
-On doit retourner à la Salle sur Demande. Vite !

Mais, malgré l'urgence, ils furent obligés de marcher lentement. En courant, ils savaient que leurs pas auraient résonné dans les couloirs.

C'était indescriptible. Il fallait être rapide, et pourtant si silencieux, si prudents, si lents. Mais leur marche fut stoppée net. Car soudain, une voix se mit à résonner dans le château. Une voix froide et cruelle. Et elle semblait si proche, si près de chacun d'eux. Comme s'il suffisait de se retourner pour le voir.
-Montre-toi Harry Potter ! Je sais que tu es ici !

Harry manqua de perdre l'équilibre. C'était comme si on l'avait frappé. Il était déjà là, il était à Poudlard, pour lui, pour l'horcruxe qu'il était.

-Tout va bien se passer Harry, tenta de rassurer Neville.
Le Survivant voulut lui dire que non, rien n'allait, rien n'irait bien. Pas s'il restait ici, pas s'il restait plus longtemps. S'il se faisait attraper, tout serait perdu. Il ne voulait pas finir Nagini, recherchant le contact et l'approbation de son maître.

Harry et Neville se sentirent soudain violemment poussés en arrière. Un élève venait de les bousculer. Car tout autour d'eux, l'agitation avait grossi, pris une telle proportion ! Pour tous, l'arrivée de l'Elu suivie de celle de Voldemort ne voulait dire qu'une chose : ils étaient arrivés au point culminant de la guerre, c'était maintenant que tout allait se jouer, que Harry Potter était venu affronter le Seigneur des Ténèbres pour tous les sauver.

Ils étaient tellement loin de la réalité.

S'écroulant lourdement sur le sol, Harry et Neville sentirent la cape glisser sur leurs corps, révélant leurs visages et leurs torses.

Le silence s'abattit. Tous les regards étaient tournés vers l'Elu. Ils avaient été découverts.
-Vite ! Il faut partir ! cria Neville.
-C'est Harry Potter !
-C'est lui !
-On est sauvés !

Ils exultaient tous.

Les deux griffondors se levèrent précipitamment –attrapant au passage la cape- et se mirent à courir. La Salle sur Demande, ils devaient y retourner, maintenant !
Ils passèrent un couloir, alors que la voix de Voldemort résonnait encore dans tout le château et que les élèves murmuraient tout autour d'eux.
-Viens me retrouver Harry, viens dans la cour du château !

Et c'était un ordre.

Mais Harry serait damné s'il obéissait !

-Il est là ! cria une voix.
Ils se retournèrent tous deux à cet éclat de voix.

C'était Pansy Parkinson qui les regardait, le visage mauvais. Harry prit une longue inspiration. C'est à ce moment qu'il la vit du coin de l'œil. La sœur Carrow.
-Protego ! lança-t-il alors qu'elle jetait un sort dans leur direction.

Neville dégaina sa baguette, et cria un Expelliarmus. Alecto fit un pas de côté et répliqua avec un Endoloris. Les élèves qui les entouraient s'écartèrent. Ils hésitaient. Devaient-ils intervenir ? Ou laisser le grand Harry Potter s'occuper de Carrow et prendre les choses en main ?

L'Elu maintint son bouclier, puis attira une armure sur Carrow à l'aide d'un accio. Ça n'était pas bon. Il ne devait pas s'éterniser ici. Voldemort viendrait l'y trouver, il en était certain.

Carrow, d'un coup de baguette, fit exploser l'armure, puis ouvrit la bouche, prête à contre-attaquer. Mais aussi soudainement qu'elle s'arrêta, Harry le ressentit.

Au plus profond de son âme, de ses âmes.
Comme un appel silencieux, comme un ordre murmuré.

Il se retourna alors brusquement et se mit devant Neville, comme un rempart. Il brandit sa baguette, l'esprit en alerte mais le regard fier.

Le silence avait repris ses droits, le temps s'était suspendu. Harry sentait la peur émaner des autres élèves, mais il resta concentré. Il se battrait, il ne se laisserait pas dompter. Il était plus que temps qu'il mette les choses au clair avec son maître.

Et ça tombait bien car ce dernier se tenait juste devant lui. Harry pouvait lire l'arrogance sur son visage, comme s'il pensait déjà, comme s'il savait déjà, qu'il avait gagné.

Neville était tendu derrière lui, mais il restait concentré, et tenait en joug Carrow, prêt à les défendre, prêt à attaquer. Harry ressentit un élan de fierté envers lui. Il était loin le temps où Neville courbait l'échine, hésitant, timide. Il était devenu un guerrier.

Mais il n'avait pas le temps de le féliciter. Car Lord Voldemort lui faisait face, le toisant. Il le regardait de la tête aux pieds, comme s'il le redécouvrait. Et d'une certaine manière, c'était le cas. Car il était clair que pour lui, ce n'était plus une histoire de combat entre le Seigneur des Ténèbres et l'Elu, mais plutôt une affaire entre un maître et son horcruxe.

Quelques mètres seulement les séparaient. Voldemort avait un sourire satisfait, et cruel, qui flottait sur ses lèvres. Il se réjouissait, visiblement. Mais Harry restait debout, presque impassible, le regardant intensément dans les yeux.

-Nous voilà enfin face à face, Harry.

Et ce dernier détesta la façon dont Voldemort avait prononcé son prénom. Comme s'il était une chose précieuse, à garder, à mater, à conserver dans un coin secret. Comme s'il lui appartenait. Comme s'il le susurrait, tel le vicieux serpent qu'il était.

« Reste calme, Harry. »

L'attroupement autour d'eux avait grossi, mais ils se tenaient tous à distance respectable. L'Armée de Dumbledore était sortie de sa cachette, alertée, et se trouvait non loin derrière, leurs baguettes sorties. Ils étaient prêts à aider leur ami. Mais ils savaient qu'il ne fallait rien brusquer pour l'instant.

Voldemort fit un pas en avant. Ce fut comme si on avait balancé un seau d'eau sur Harry. Il leva alors encore plus haut sa baguette, un sort au bout de ses lèvres. Tout son instinct hurlait contre le danger qu'il percevait.

Le Lord s'arrêta. Mais pas parce qu'il avait peur, oh non, si l'on en jugeait d'après le sourire qu'il portait, et ses yeux carmins qui étincelaient.
-Tu devrais baisser ta baguette, Harry. Un horcruxe ne devrait jamais menacer son maître, susurra-t-il en fourchelangue.
Certains se raidirent en entendant le Seigneur des Ténèbres parler le langage des serpents. Pour le Survivant, c'était une manière de plus de l'isoler des autres.
-Vous n'êtes pas mon maître ! cracha Harry en fourchelangue aussi.
-Allons, allons ! Toi et moi savons très bien que c'est faux.

Voldemort réduisit encore la distance d'un pas, comme s'il souhaitait apprivoiser un animal sauvage. Harry cessa un instant de respirer. Il devait attaquer ! Mais s'il lançait les hostilités maintenant, il n'avait aucune idée de la tournure que ça allait prendre. Et il n'était pas seul. Si Voldemort s'en prenait à un autre élève, ils savaient tous deux que Harry se battrait pour le sauver.

-Oh, je sais que tu résisteras, siffla l'immonde personnage en face de lui. Mais tu te rendras vite compte que c'est inutile ! Tu devrais t'estimer heureux, je souhaitais initialement te tuer.
-Je préfère mourir que d'être vote chien ! argua Harry.
-Ah, Harry, pourquoi faut-il toujours que tu vois le côté négatif de la chose.
-Mettez-vous bien ça dans le crâne : vous n'avez aucun droit sur moi.

Le rire de Voldemort résonna soudain dans le couloir, faisant frissonner certains étudiants.

-Oh si, Harry ! reprit Voldemort, cette fois-ci en anglais, pour que tout le monde puisse comprendre. J'ai tous les droits sur le monde magique, et en particulier sur toi, mon horcruxe.

Il avait sifflé « mon » horcruxe » en fourchelangue, et Harry ne fit que le haïr encore plus pour cela.

« Maintenant ! » lui cria son esprit.

-Expelliarmus ! lança-t-il sans tarder.
Voldemort para sans difficulté.
-Tu manques à Nagini, tu sais, dit ce dernier sur un ton badin alors qu'il regardait d'un air distrait sa baguette.
Puis le regard carmin se verrouilla sur celui de Harry et il ne voulait dire qu'une chose : « tu as perdu. »

Et Voldemort attaqua. C'était comme s'il envoyait des vagues de sa puissante magie sur Harry, et celui-ci se sentait poussé en arrière, alors qu'il tentait tant bien que mal de les repousser à coup de Protego ou d'Expelliarmus.
-Reculez ! cria-t-il à tous.
La seconde d'après, il dévia sur le côté une attaque du Seigneur des Ténèbres. Le mur explosa sous l'impact, et Harry profita de l'agitation qui secoua les étudiants, des gravats et de la poussière, pour se cacher sous sa cape d'invisibilité, faisant signe en même temps à Neville de rejoindre l'AD.

Quand Voldemort put à nouveau voir clairement, il n'y avait alors plus de trace d'Harry. Il était invisible aux yeux de tous.
-Ton père n'approuverait pas que tu te caches comme un lâche sous ta cape d'invisibilité. Il voudrait que tu m'affrontes comme un homme.

Harry comprit tout de suite ce que tentait de faire Voldemort, mais il ne tomberait pas dans le piège.

-Il voudrait que tu m'affrontes comme lui l'a fait. Bon, on ne peut pas dire que ça lui a vraiment réussi, se moqua Voldemort, ses yeux exprimant tout le plaisir malsain qu'il éprouvait en cet instant.

« Sale enflure » pensa Harry.

Mais il ne réagirait pas à cette attaque. Il y répondrait de la meilleure des manières possibles, de la plus sensée : en réussissant à s'échapper d'ici !

-Si tu ne réponds même pas à mes attaques, je vais m'ennuyer. Mais je sais ce qui pourrait m'occuper.

Et le Survivant sut alors que sa peur allait se réaliser. Voldemort allait viser un autre élève, dans le but de le faire sortir de sa cachette.

La baguette brandie de Voldemort visait un élève totalement pris au hasard. Harry vit qu'il s'agissait de Lavande Brown. C'était purement gratuit, mais ce serait terriblement douloureux pour la jeune fille qui n'avait strictement rien demandé.

Harry se tourna alors vers Neville, et ouvrit légèrement sa cape, dégageant son visage. Le Lord ne pouvait le voir de là où il était, car l'Elu était dos à lui.

« Maintenant ! »
Il n'avait pas prononcé un mot, il avait seulement remué les lèvres. Mais il n'était pas bien difficile de comprendre ce que Harry voulait dire, il n'était pas compliqué de lire sur ses lèvres.

Et Neville attira alors Lavande en arrière, d'un accio. Le sort du Lord frappa uniquement le mur une demi-seconde après.

Harry aurait souhaité que ça n'arrive pas ce soir. Mais il n'y avait plus le choix. Il fallait se battre !

-Armée de Dumbledore ! cria Neville, comme s'il lançait un signal.

Et Poudlard bascula alors complètement dans la guerre.

-Stupéfix ! cria Neville en direction d'Amycus.
Trop surprise, elle n'eut pas le temps de réagir et ne put donc y échapper. Harry se mit à courir en direction de Neville et des autres membres de l'Armée de Dumbledore.
-Vite ! On doit tous fuir ! On ne peut pas le battre maintenant.

Ginny, Luna et les sœurs Parvatil utilisèrent simultanément un protego alors que Voldemort lançait un Doloris en leur direction. Elles reculèrent tous les quatre sous l'impact.

C'était le chaos. Tous les élèves courraient. Des sorts fusaient dans tous les sens. Et l'AD en profita pour se mettre à courir, avec Harry à sa tête.
-Où va-t-on ? demanda Seamus.
-Il faut que je quitte Poudlard ! Il faut qu'on quitte Poudlard ! Vous êtes trop en danger ici ! lui répondit-il.
-Repassons par la Salle sur Demande ! dit Ernie Macmillan.

La cicatrice du Survivant se mit soudain à brûler. La seconde d'après, plusieurs cris éclatèrent. Il se sentit happé dans une lourde et puissante étreinte. Les écailles qu'il sentait contre sa peau lui indiquèrent immédiatement l'identité de celui qui le tenait possessivement.
Ou plutôt celle.

-Va-t'en ! siffla-t-il à Nagini.
Mais le serpent ne fit que s'enrouler davantage.

Seamus, Luna et Neville utilisèrent ensemble un accio et le serpent vola jusqu'à eux. Harry sentit les écailles frotter durement contre sa peau sous la vitesse et la violence. Ses lunettes faillirent tomber. Il les remit en place, et se redressa rapidement.

Le serpent tentait d'attaquer ses amis, les crocs sortis. Harry voulut les aider, d'autant plus que détruire Nagini porterait un grand coup à Voldemort. Ce serait parfait. Mais c'était comme s'il était paralysé. Comme si son âme lui susurrait qu'il ne devrait jamais se battre contre Nagini. Que c'était interdit.

Mais Neville était loin d'être en proie à ce dilemme. Il lança un violent Expelliarmus qui projeta le serpent contre le mur.

Quelque chose remua au fond d'Harry. Mais il n'eut pas le temps de s'y attarder. La main de Michael Corner s'accrocha à son bras, et il fut tiré dans une nouvelle course. La Salle sur Demande n'était plus très loin.

Comme dans un état second, le Survivant les suivit. Incapable de réfléchir, incapable de comprendre.
-Harry !
Il ne comprenait plus. Ses réactions étaient si imprévues, si extrêmes.
-HARRY !

Ce dernier sursauta. Ses yeux mirent un moment avant de se fixer sur Ginny qui se tenait debout devant lui, l'air inquiet. Ginny, sa belle et douce Ginny. Comment réagirait-elle, si elle apprenait qui il était vraiment ? Mais à cet instant, il n'y avait qu'un amour tellement profond et tellement puissant dans les yeux de la jeune fille. Elle avait la main posé sur son bras, et le regardait fixement.
-On est arrivés, Harry, dit-elle doucement.
Il acquiesça, et secoua la tête, tentant de se remettre les idées en place. Ils pénétrèrent ensemble dans la Salle sur Demande, et quand la porte se referma, ils poussèrent tous un soupir de soulagement. Harry se laissa lourdement tomber sur le sol, et tenta de calmer sa respiration.

-Que fait-on maintenant ? demanda Seamus.
-Je vais retourner dans le bar d'Alberforth, et ensuite je transplanerai, répondit Harry.
Le seul problème, c'est qu'il ne savait même pas où aller.
-Mais pourquoi ? Pourquoi ne pas se battre maintenant ? interrogea Terry Boot.
-Ecoutez ! lâcha le Survivant.

Ses émotions étaient si exacerbées. Il était pris dans un tourbillon et il en avait assez !

-Il a créé des choses, des objets, qui garantissent sa survie. Tant que ces choses sont intactes il survivra.
-Et c'est pour ça que toi, Ron et Hermione n'étaient pas venus à Poudlard. Vous vouliez les détruire, dit Neville.
-Mais où sont Ron et Hermione ? demanda Seamus.
Un silence suivit cette question.
-Ils… ils vont bien, assura-t-il.
Seamus ouvrit la bouche, visiblement prêt à insister.
-Et si tu es là, c'est parce qu'il y en a une de ces choses ici ! coupa Neville, qui voyait bien que Harry était mal à l'aise.
-Exactement ! répondit ce dernier. C'est pour ça que prendre le risque de commencer le combat maintenant, c'est inutile. Parce que toutes ces choses n'ont pas été détruites.
-Combien en restent-ils ? demanda Ginny.
-4. J'en ai détruit un ce soir.
-Bien joué ! dit Seamus.
-Bon, Harry, nous, on va rester ici, et on va essayer de trouver cet objet. Tu nous as expliqué ce que tu savais dessus, donc on va utiliser ces infos pour le trouver, déclara Neville.
-Vous avez été découverts ! objecta le Survivant. Ce serait mieux que vous ne quittiez pas la Salle sur Demande.
-Harry ! objecta Seamus. Tu n'es pas obligé de tout faire tout seul. Tu n'y arriverais pas. Nous sommes l'Armée de Dumbledore !

Le Survivant porta les mains à la tête. Il se sentait trop fatigué, blessé au plus profond de son âme –était-ce à cause de la destruction de l'horcruxe ?- il avait besoin de se calmer.

-Bon d'accord, finit-il par dire.
Il n'avait pas la force d'objecter, et ils savaient que ses amis étaient aussi têtus que lui.
-Vous allez vous occuper de Poudlard, continua-t-il. Essayez aussi de protéger les autres élèves alors, si vous acceptez de prendre ces risques.
-L'idéal, ce serait de reprendre Poudlard ! s'exclama Corner.
-Attendez, pas d'action inconsidérée s'il vous plaît !
-Il faudrait qu'on puisse te contacter pour te dire où on en est, et si on a trouvé l'objet, déclara Neville.
-Alberforth. Tous les trois jours, j'irai voir Alberforth, et ce sera lui qui me fera transiter les informations.

Tout le monde acquiesça. Harry s'approcha alors du passage, suivi de ses amis. Il se retourna vers eux, un sourire triste sur le visage. Ils étaient tous si courageux, si braves.
-Bon courage à vous tous. Et merci pour tout.
-Bon courage surtout à toi vieux !
-Ouais, mais tu vas réussir, on a confiance en toi !
-T'es le meilleur !
-T'es le Survivant, montre-leur à cette bande d'abrutis ce que t'as dans le ventre !

Ils parlaient tous ensemble, témoignant leur soutien et leur confiance, affichant leur joie de l'avoir revu, de le savoir à leurs côtés. Les yeux de Ginny se verrouillèrent aux siens, et ils passèrent de longues secondes à regarder. La jeune fille s'approcha ensuite, et Harry n'eut qu'une envie. La serrer contre lui. Et il le fit. Ou bien était-ce elle ?

Qu'importait, au fond ! Tant qu'il pouvait la sentir contre lui, saine et sauve. Les bras de Ginny étaient fermement enroulés autour de son corps, et il se laissa aller contre elle.

Mais ça ne pouvait pas durer. Ils le savaient tous deux. Ils s'éloignèrent, mais le sourire immense que lui adressa la belle rousse suffit à l'apaiser. Il prit alors une grande inspiration, puis finalement tourna le dos à Ginny, et à tous ses amis, et il emprunta le passage. Et alors qu'il approchait du salon d'Alberforth, une pensée le traversa. En apprenant la vérité, il avait décidé de ne pas se sacrifier, de trouver un autre moyen. Parce qu'il avait envie de vivre, parce qu'il pensait le mériter. Cependant, alors qu'il continuait toujours d'avancer, il revit les images de ses amis, tous si courageux; il revit Lavande qui avait été au bout de la baguette de Voldemort et qui avait failli payer le prix de sa présence à Poudlard... Il revit dans son esprit tous ceux pour qui il avait de l'importance. Ils n'hésitaient pas à se mettre en danger pour lui.

Et alors il se demanda si sa survie et ses propres désirs en valaient tant la peine.


Tadaaaa ! N'hésitez pas à me dire ce qui vous a plu ou déplu ! Le prochain chapitre dans 2 semaines, ou moins !