Chapitre SIX
"l'amour donné un jour, c'est pour toujours qu'il est donné."
Christian Bobin
Amour,
Une semaine vient de s'écouler et déjà, je n'en peux plus. Au début, la solitude n'était que peu présente, comme si je m'attendais à tout bout de champ à te voir passer la porte comme si de rien était… Et puis finalement, je suis toujours déçue.
Les draps ne sentent plus ton odeur, j'ai peur de ne plus m'en souvenir. Alors lorsque la peur me reprend, je me dirige vers l'armoire et je sors un tee-shirt et l'enfile. Bien sûr, j'ai l'air ridicule mais je m'en moque. J'emmène ce morceau de toi partout avec moi.
Cela ne fait qu'une semaine…
C'est le premier week-end ou nous sommes chez Carlisle et Esmé. Alice et Isabella sont venues me rejoindre dans la nuit et nous avons parlé des heures durant.
Vous nous manquez, un peu plus chaque jour mais nous sommes fortes.
Il est tout juste cinq heurse du matin et nous sommes toutes les trois penchées sur la table de la cuisine à user le papier à lettre de ton père pour vous écrire ces lettres, nous avons décidé de le faire tous les week-ends en plus de vos appels.
Nous sommes toutes aux aguets, prêtes à sauter sur nos téléphones comme des ados accros qui attendent le sms de leurs petits amis… rappelle-moi de ne plus jamais être sarcastique à ce sujet, d'accord ?
Tu me manques Emmett, tellement. Moi qui me plaignais si souvent de ne pas avoir de place dans le lit, je le trouve bien trop grand à présent. Et trop froid.
Mais ça va aller, je te l'ai dit, amour. Nous sommes fortes.
Je t'aime mon amour. Tu me manques encore plus à présent mais seulement quelques heures ne me séparent de ton appel.
Ta Rosalie
