Titre: Ma tante et moi.

Auteur: Baka-Yohko

Source: Harry Potter

Disclamer: Dante est à moi! Faut payer pour l'avoir!

Notes: Bon, bon, bon! J'ai trouvé ce système sympatoche alors je l'utilise. Pour chaque centaine de reviews, un one-shot! Je vous ai fais celui-la pour les cent premières, d'autant que le bac approchant, je n'aurais sans doute pas le temps d'écrire plus.

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Premier one-shot : Dante Nott.

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Monsieur Nott n'avait jamais beaucoup aimé le benjamin de la famille. Trop petit, trop féminin, trop pleurnicheur, trop timide, trop peu prometteur.

Pour la majorité des gens, les Nott avaient une très mauvaise réputation.

De mangemorts notoires, bien entendu, mais d'autres affaires courraient à leur propos... de sacrifices humains, de sortilèges prohibés, d'infanticides et autres joyeusetés du même acabit. Car, plus encore que les Malfoy et les Black, relégués au rangs d'enfants de coeur, les Nott étaient malades à la simple idée que leur sang soit "pollué" par celui de sorciers non purs. Les autres familles -notament celles suscitées- conscentaient à fermer les yeux sur une incartade lorsque la consanguinité menaçait de faire des ravages dans l'arbre familliale, bien que Lucius n'avourait en aucun cas que sa grande tante était mariée à un né moldu.

Certainement pas les Nott.

"Une lignée de tarés, au sens propre et au figuré", vous dirait n'importe quel sorcier bien éméché par une vingtaine de bierre-au-beurre. On ne pouvait passer sur les sautes d'humeurs du chef de famille, comme sur les crises d'hystèrie chronique de l'aînée de la branche principale. On ne s'étonnait pas de voir le nombre de fausses couches que traînaient les femmes Nott depuis des générations. Ni le nombres d'enfants pourtant arrivés à terme qui n'étaient jamais présentés hors de la salle de travail. Ce qui alimentait d'odieuses rumeurs de nourrissons horriblement malformés enterrés vifs dans un coin du cimetière famillial, ou de fantômes de bébés assassinés qui hantaient le château ancestral à la façons des contes moldus. C'est-à-dire avec assez de ressentiment pour vouloir faire du mal à ses habitants.

Aussi on ne s'interrogeait pas sur la faible natalité produite par la famille principale.

Cela arrangeait d'ailleurs certains descendants, puisque l'héritage n'avait pas à être divisé de beaucoup, ce qui assurait aux Nott le rang de troisième fortune d'Angleterre.

Monsieur Nott était un homme longiligne, raide dans son maintient et dans ses principes. Rien n'egayait son visage taillé à la scerpe et ses yeux bleus clairs demeuraient constament assombris par quelque vieux souvenir nécrosé. Madame Nott était une grande dame figée dans une expression faciale de vide absolu. Parfois, quand le temps et le lieu s'y prêtaient, il lui arrivait de sourire à ses enfants. Un tout petit sourire, rescapé d'une enfance presque heureuse avortée au moment où on lui avait expliqué en un mot qu'elle n'était rien d'autre qu'un mariage potentiel avec une famille influente. L'honneur de la famille, hé?

On avait jamais vu Madame Nott sourire à son époux. Les deux adultes s'évitaient cordialement autant que leur château imense le permettait.

Les quatre enfants de la famille Nott étaient tous blonds aux yeux bleu, marque de fabrique datant d'une alliance matrimoniale avec les Malfoy deux décénies auparavant.

La fille aînée souffrait de démence passagère, ce qui ne l'avait guère empêché de se trouver un bon parti chez les Crabbe. Elle était tout à fait supportable, une fois qu'on lui avait fait avalé ses potions calmantes à coup de stupéfix, et Astria était somme toute assez puissante. Tibère, le second, était "normal" et ses capacités magiques exceptionelles lui avaient ouvert les portes du bureau des auror en tant que bras droit de Rufus Scrimgeour, actuel chef dudit bureau. Cependant Tibère avait une idée très droite de ce qu'être un sorcier signifiait et celle-ci ne rimait pas avec "tuons des moldus et des sang de bourbe dans la joie et la bonne humeur, mes amis, Merlin reconnaîtra les siens". Ce qui faisait que le jeune homme talentueux n'était pas en très bons termes avec le reste de la famille, outre sa mère et son plus petit frère.

Le cadet, Athalaric, avait par contre été pris en main dès l'âge de raison. Petite fierté de ses parents, l'adolescent s'était juste montré un peu décevant quant à ses capacités magiques. Rien d'insurmontable, et monsieur Nott s'était empessé de lui enseigner des mantras et des sorts plus obscurs. Il ne serait jamais aussi brillant que ses aînés, mais il convenait pratiquement à la vision qu'un Nott se faisait de l'enfant "comme il faut".

Le benjamin, lui, avait néanmoins été une source de problèmes et un véritable défi pour monsieur Nott. Il n'aimait pas lire les grimoires de magie noire qu'il déposait à son attention dans sa chambre, préferant se plonger dans les vieux romans que sa soeur avait abandonné au fond d'un placard, jouait avec les chiens de garde et les dressait à son avantage en leur apportant de la viande, collectionnait des babioles sans importance, aimait confectionner des couronnes de fleurs pour sa mère et partir dans de longues promenades solitaires qui ne le voyaient rentrer que le soir. S'il était parti essayer des mauvais sorts sur les bergers qui faisaient paître leurs troupeaux aux alentours de la propriété ou lançer des cailloux sur les animaux de passages, monsieur Nott aurait volontier passé l'éponge. Il fallait bien que jeunesse se fasse.

Mais, quitte à s'en arracher les cheveux, il dut vite se rendre à l'évidence.

Dante était une veritable mauviette.

Il était sincèrement gentil -même si ça ne lui rapportait rien!-, se mettait à pleurer dès qu'on élevait la voix devant lui, et pire, ne démontrait pas le moindre talent magique. Monsieur Nott aurait presque envoyé le gosse bouler entre les pattes d'un loup-garou affamé si cela avait pu décoincer ce qui n'allait pas.

Mauviette et visiblement un crakmol.

Ulcéré, mais ne pouvant pas faire visiter les catacombes du château à son dernier né sans qu'on se pose raisonnablement des questions indiscrètes sur une disparition louche, le chef de famille envoya le gamin à l'autre bout du monde, priant pour que l'offence faite à la famille soit oubliée. Le Japon était, après tout, un pays rempli de créatures malveillantes.

Le cousin au quatrième degré à qui il l'avait confié n'était pas connu pour être lucide toute la journée et, malgré le fait qu'il soit un homme très respectable, avait tendance à noyer ses responsabilités dans l'alcool. Tandis donc, que Monsieur Nott père souhaitait de toute son âme que son engeance se fasse becquetter par quelque monstre, Dante apprenait à vivre dans un monde où aucune réglementation pour la régulation des créatures magiques n'existait.

Il n'était pas rare le soir de croiser, pour ceux qui pouvaient les voir, des fantômes de suicidés errer en pleine rue, des esprits malins, d'autres facétieux, certains carréments hostiles.

Il n'y avait pas réellement d'écoles comme Poudlard, au mieux on naissait dans une famille de magiciens et on était instruit là, au pire on apprenait sur le tas en achetant des bouquins dans les librairies magiques uniquement accessibles aux sorciers. Si on les trouvait. A Tokyo, le monde magique se résumait à "le plus coriace survit". Vu le nombre de bêtes néfastes, le principal job était tueur de monstres -ce qui pouvait rapporter gros si on survivait au trois premiers mois. Mais là encore la population de nés moldus était limitée car ceux qui se découvraient un pouvoir se faisaient immanquablement attaquer par des monstres, à moins de faire preuvre de beaucoup, beaucoup, beaucoup de talent. Après il s'agissait d'attirer l'attention d'un mentor ou de continuer à zigouiller des bestioles qui s'en prenaient à vous.

Heureusement pour Dante, il était tombé sur le premier cas. Il était poursuivit par des femmes en kimono dotées de cous incroyablement longs quand, acculé au mur, il avait utilisé sa magie instinctive en carbonisant net l'un des monstres. Seulement, les autres rokuro kubi qui l'accompagnaient ne l'entendient pas de cette oreille et comptaient bien le dévorer pour venger leur soeur. Une chasseuse était intervenue pour le sauver des crocs de ces horreurs et avait été obligée, bon grès mal grès de prendre en charge l'éducation magique du marmot de six ans.

Quand, plusieurs années après, il avait usé de magie à la maison, et que son tuteur n'était pas saoul -fait très rare-, ce dernier l'avait distraitement signalé à sa mère -qui prenait de temps en temps des nouvelles. Madame Nott avait, pour la première fois de son mariage, litteralement menacé son mari se sévices permanents si leur fils ne revenait pas immadiatement en Angleterre.

Il va sans dire que le jeune Dante, alors âgé de quinze ans, se serait bien passé d'autant de sollicitude et qu'il serait volontier resté sur son île, loin d'une famille qu'il n'avait pas vue depuis presque dix années. Mais sa mère était une serpentarde et quand elle désirait quelque chose, elle l'obtenait dans l'heure. Monsieur Nott n'avait plus regardé son épouse de la même façon après cette histoire.

Dante avait bénéficié d'un an de remise à niveau puisque sa connaisance de la magie européenne s'arrêtait à celle qu'il avait eu à six ans, et s'il semblait évident pour son père que Dante était toujours aussi peu "Nott" au moins était-il rassuré sur son potentiel magique. Le garçon était désespérement gentil, mais très bon sorcier.

Sauf en métamorphose.