Harry Potter et le poignard subtil.

Disclaimer : Vive Harry Potter ! Vive A La Croisée des Mondes ! Et Vive leurs auteurs !

Réponses aux reviews :

Le saut de l'ange : Merci ! merci beaucoup ! ha ! pour l'aliéthomètre j'ai galéré ! j'ai recherché le plus de symboles et de significations possibles dans les trois tomes, puis je me suis attelé à la tache ! contente que ça t'est plu !

Ewilan 59 : Lyra se retrouver dans l'autre monde ? Ha ha ! on touche un point sensible ! Je suis muette comme une tombe pour l'instant ! Lol, désolé je n'en dit pas plus, mais la réponse est implicite ! Merci pour ta review !

Simoi : Merci beaucoup pour ta review ! Je continue, je continue : héhéhé, la preuve ! lol

Coukkie : désolé pour la longueur du chapitre ! Je m'en suis rendue compte, mais je savais pas quoi écrire de plus sur Lyra. Merci beaucoup beaucoup pour ta review en tout cas !

Gnafon : Le chapitre suivant c'est pour tout de suite et merci pour ta review !

Aejismur : merci pour ta review !

Lyra Parry : merci merci pour ta review ! j'espère que la suite te plaira !

Chapitre 7 :

Le bon vieux Poudlard….

- Ron ! Harry ! Levez vous bon sang ! On va louper le train !

La voix de Ginny tenta de s'introduire dans leurs oreilles, mais rien n'y fit. Harry Potter et Ron Weasley malgré un vague « on arrive, on arrive… » qui ressemblait plus à un grognement qu'à une réponse, replongèrent dans les bras de Morphée. Avec un soupir exaspéré, Ginny renonça à les secouer pour les faire se lever et quitta la pièce.

Alors que chacun s'affairaient pour terminer de préparer sa valise, tout en avalant un toast et en enfilant ses chaussettes, Ron et Harry, étrangers à tout ça, se faisaient attendre et continuaient à dormir. En bas, c'était un concert de bâillements intempestifs, de récriminations et de recherches infructueuses qui se déroulait sous les yeux inquisiteurs de Mrs Weasley qui surveillait attentivement le contenu des valises. Ainsi on entendait souvent des exclamations du genre :

- Ginny Weasley ! Tu vas me faire le plaisir de prendre plus de pulls pour l'hivers !

Ou bien :

- Fred et Georges Weasley ! Je vous interdit de glisser ça dans les bagages de votre sœur ! hurlait elle à l'adresse des jumeaux qui bien que non concerné par le départ à l'école de Poudlard qu'ils avaient quittés, s'échinaient à glisser des doxys dans les valises qui jonchaient le sol du hall, c'est à dire celles d'Hermione, de Ginny et de Dedalus Diggle.

Ou encore :

- Hermione, ma chérie, tu es sûre que tous ces livres ne vont pas peser trop lourds dans ta valise ?

Oui, c'est un fait, Molly Weasley, véritable œil de lynx, voyait tout, pensait à tout, vérifiait tout. Ce fut elle d'ailleurs qui eut l'honneur de réussir à faire se lever Le Survivant et son meilleur ami. Braillant à leur rendre le sommeil plus insupportable que l'activité matinale, elle réussit à leur arracher un mouvement. Quelques secondes plus tard, ils s'enfuyaient en courant, poursuivis par un balai ménager barrissant d'indignation, en direction de la cuisine où les attendaient leur petit déjeuner.

Leur repas une fois, vite avalé, vite digéré, ils se précipitèrent à l'étage, prirent leur valises déjà prêtes, Merlin en soit loué, au vol, et regagnèrent le hall où tous les attendaient, parés des pieds à la tête. Enfin, ils sortirent pour se diriger vers la gare à un kilomètre de là.

Quel étrange cortège que celui que ces gens là formaient ! A la queue leu leu, valises et cages de hiboux en mains. On voyait parmi eux, un gigantesque chapeau melon destiné à caché un œil bleu électrique capable de voir à travers les capes d'invisibilités, murs et autres obstacles, une touffe impressionnante de cheveux violets vifs, un chapeau haut de forme vert émeraude accompagné d'un chemisier orange, d'un short fleuri et de hautes bottes de jardins, et plus de personnes rousses réunies qu'aucun moldus n'en avaient jamais vu en toute une vie. La seule personne qui paradoxalement semblait, pour des yeux moldus, être avec ses vêtement ordianires quoique partiellement élimés, la seule personne normale du groupe était en réalité un loup garou. En gros, il y avait Maugrey Fol Œil, Remus Lupin, Dedalus Diggle, Nymphadora Tonks, Molly Weasley, Arthur Weasley, Ginny Weasley, Ron Weasley, Harry Potter et Hermione Granger. Ces quatre derniers, d'ailleurs, resté à l'écart, semblaient absorbés dans une conversation très sérieuse.

- Alors comme ça, Voldemort recherche William sous le nom de Porteur ? demanda Ron. Mais porteur de quoi ?

- D'un objet je suppose, suggéra Hermione.

- Oui, et apparemment c'est quelque chose qui lui tient beaucoup à cœur, confirma Harry, une arme semblerait-il...

- Une arme ? Mais ce n'était pas la prophétie l'arme ? demanda Ginny.

- On dirait que non. Will a donné un paquet à Dumbledore, à la fin de la réunion.

- Au fait, à propos de paquet, interrompit Ron, vous savez pourquoi Dedalus Diggle a emporté ses bagages ? Il prend le train avec nous ou quoi ?

- Oui, c'est le nouveau prof de Défense contre les Forces du Mal, informa Ginny.

- QUOI ? s'exclamèrent les trois autres en cœur.

- Oui, vous ne le saviez pas ? C'est Mondingus Fletcher qui me l'a dit. Bref pour revenir à cette arme, est ce que quelqu'un à une idée de ce que cela pourrait être ?

- Attention, avertit soudain Hermione, elle arrive.

En effet Mrs Weasley s'avançait vers le groupe pour voir ce qui se tramait. Aussitôt, la conversation dévia sur les Buses que Ginny aurait à passer cette année.

- Tu vas voir comme c'est une année difficile, petite sœur ! s'exclama Ron, avec un enthousiasme exagéré.

- Oui ! renchérit Hermione, il faut réviser dur.

- Et encore ce n'est rien à coté de ce qui nous attends ! s'écria Harry. On a les Aspics dans deux ans !

- Oui, acquiesça Ginny. Et si les Buses sont importantes, elles ne sont rien à coté de ces examens là !

Satisfaite, Molly les écouta quelques secondes puis rejoignit le groupe d'adultes. Le quatuor put reprendre ses théories.

- Je ne comprends pas comment ma mère peut nourrir autant d'indulgence et si peu de méfiance quand on parle des études avec autant d'enthousiasme ! commenta Ron.

Les autres haussèrent les épaules négligemment.

- Tu disais Ginny ? demanda Hermione reprenant le cours de leur discussion.

- Cette arme… Vous pensez que c'est une véritable arme ou une espèce de métaphore comme pour la prophétie l'année dernière ? Car une prophétie c'est pas vraiment une arme…

- Tout dépend des informations qu'elle contenait. Certaines révélations sont de réelles bombes nucléaires.

- Des quoi ? demanda Ron

- Des bombes nucléaires. C'est une arme moldue capable de raser une ville entière.

Ron avala difficilement sa salive.

- Des villes entières ?

- Oui, des villes entières.

- Mais c'est dangereux !

- Sans vouloir te vexer, une arme est rarement inoffensive !

- Mais, je veux dire, si ils font un essai dans un endroit désert…C'est possible, n'est ce pas ?

- Oui, je suppose…

- Ils pourraient raser Poudlard ! Puisqu'ils ne savent pas que ça existe !

Hermione se tut. Ce fut Ginny qui répondit.

- Les services secrets du ministère de la Magie, surveillent tout ça… Ils contrôlent certains agissements abusifs du gouvernement moldus.

- Comment ? s'exclamèrent les autres en cœur.

- Mais comment sais tu tout ça, si cela concerne les services secrets ? interrogea Ron, suspicieusement.

- Ça ne vous arrive jamais de discuter avec Mondingus Fletcher ?

- Pas autant qu'à toi, c'est sûr… Mais par Mélusine, comment est il au courant? Il n'a jamais travaillé là bas ! D'ailleurs, il n'a jamais travaillé du tout… ajouta t-il après une courte réflexion.

- Il a eut des ennuis avec le ministère il y a quelques années… A cause de certains objets volés… Bref, il a du se glisser dans les départements des services secrets, ou le département des mystères si vous préférez, pour échapper aux aurors. Il m'a aussi dit qu'il avait appris bien d'autres choses qu'il était bien peu prudent de révéler. Il n'en a pas dit plus.

Un léger silence suivit ces paroles.

- Il va falloir que je surveille tes fréquentations, petite sœur, lâcha enfin Ron.

Ginny lui lança un regard meurtrier mais n'eut pas le temps de répondre, car Harry se lança sans prévenir dans une discussion animée sur le Quidditch, discussion à laquelle, Ron répondit aussitôt avec un enthousiasme presque abusif : Molly Weasley s'approchait du quatuor.

- Pour en revenir à l'arme, reprit Ron alors que sa mère s'éloignait, des informations n'ont rien de bombes nuclétaires !

- Nucléaires, Ron, le reprit Hermione. Et pour ta culture générale, les informations sont parfois dotées de pouvoirs extraordinaires ! Rappelle toi d'Ombrage, l'année dernière : toutes les fausses informations qu'elle a réussit à faire passer ! Elles nous a rendu la vie impossible !

- C'est bien ce que je disais, reprit Ginny, c'est métaphorique !

- Tu crois qu'elle était dans le paquet que Will a donné à Dumbledore ? demanda Hermione à Harry.

- Je ne sais pas. C'est plausible, non ? ça expliquerait pourquoi l'Ordre lui manifeste tant d'importance.

- Il n'a que 14 ans ! Et c'est un moldu. Non, ça n'a pas de sens.

- Justement, cela doit être quelque chose de très important pour qu'ils intègrent un gamin sans pouvoirs magiques, comme ça dans l'ordre.

- Peut être que Voldemort veut acquérir une arme de moldu, suggéra Ron. Un patch holley, peut être ?

- Un pistolet, corrigea Hermione excédée. Et non, je ne pense pas que ça soit ça. L'avada Kedavra est bien plus efficace que ce joujou moldu, tu peux me croire.

- Joujou moldu ? sursauta Ron. Mon oncle a faillit se tuer avec ça un jour qu'il cherchait à comprendre comment ça marchait ! Il le tenait à l'envers et le coup est parti en rasant son oreille !

- Je voulais simplement mettre en valeur que ce n'est rien en comparaison avec un sortilège impardonnable.

Ils n'eurent pas le temps d'argumenter plus : le cortège arrivait à la gare.

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- Prend bien soin de toi Harry chéri, dit Mrs Weasley en l'embrassant. Toi aussi Hermione. Et soyez sage surtout. Ginny ! Qu'est ce que tu glisse dans la valise de ton frère ?

- Rien, rien…

- Comment ça « rien » ? demanda Mrs Weasley distraitement en détournant la tête pour vérifier qu'aucun moldu ne regardait dans leur direction.

Ron jeta un coup d'œil dans ses bagages en lançant un regard assassin à sa sœur.

- Qu'est ce que tu veux que je fasse de cette pomme de terre ? chuchota t-il à sa sœur avec un air furieux.

- C'est une MMPU, tu te souviens ? Ça pourrait encore servir …

- Quoi ? et pourquoi tu met ça dans mes valises ?

- Parce que ça risque de pourrir et que je préfère que cette réaction organique se déroule dans tes bagages plutôt que dans les miens.

- Quoi ? Reprends ça tout de suite !

Ginny ne répondit pas et se contenta de s'élancer en avant et de passer à travers la barrière magique qui menait au quai. Son frère se lança aussitôt à sa poursuite sous le regard amusé d'Harry.

- Harry ? Je peux te parler deux minutes, lui demanda soudain Lupin en l'entraînant à l'écart.

Harry lui jeta un coup d'œil interrogateur, et Lupin repris :

- Tu te souviens probablement que je t'avais promis de te dire la raison de mon retard à la gare ?

Harry acquiesça en silence et Lupin sortit un sac de toile de sa cape.

- La banque de Gringotts n'est plus très sûre, ces temps ci, commenta t-il. Les gobelins se divisent entre partisans de Voldemort et alliés de Dumbledore, et il m'a fallu attendre longtemps pour accéder à mon coffre.

Il tendit le sac de toile à Harry.

- Voilà, repris t-il, j'étais allé récupérer ceci. C'est là où il avait été mis après la mort de…enfin, la mort de Sirius. Je crois qu'il te sera plus utile qu'à moi, ajouta t-il avec un léger sourire triste.

- C'est la deuxième moitié du miroir de Sirius, c'est ça ? demanda Harry d'une voix rauque, en prenant le paquet.

- En effet, c'est bien ça. Je crois qu'il est inutile de te demander d'en prendre soin, tu le fera par toi même. En revanche je crois qu'il serait intelligent de te demander de ne pas faire d'imprudence cette année en profitant de cet accessoire. Je sais par expérience tout ce que l'on peut faire avec un miroir à double face, ajouta t'il avec un clin d'œil presque imperceptible.

- Vous me connaissez, grimaça Harry.

- Harry ! Tu vas rater ton train ! l'appela Molly.

Avec un vague « à bientôt » à l'adresse de Remus, Harry passa la barrière.

Le quai était animé comme à l'ordinaire. On y voyait tous les élèves se retrouver, échanger des cartes de chocogrenouilles, se raconter leurs vacances respectives avec animation, rire aux éclats, embrasser leurs parents et s'engouffrer dans les wagons en s'invectivant joyeusement. Harry se glissa entre un groupe de deuxième année surexcités, avec Molly, afin de rejoindre Ron, Hermione et Ginny qui les attendait.

- Quelle cohue ! s'exclama la mère de Ron avec un regard réprobateur pour un troisième année qui venait de la bousculer.

- Excusez moi ! S'il vous plait ! demanda soudain une voix.

Molly se retourna, sourcils froncés au maximum. Un jeune femme brune s'avançait vers eux, jouant des coudes, une plume et un morceau de parchemin à la main.

- Vous êtes bien Harry Potter ? continua t-elle en s'adressant à Harry.

Mais avant même qu'il ait pu répondre, Mrs Weasley rétorqua comme une louve dont on agresse les petits :

- C'est bien lui. Vous êtes journaliste je suppose ?

- C'est exact, je…

- Vous vouliez l'interviewer et transformer ses paroles afin de faire vendre votre journal, termina Molly Weasley froidement, ses yeux foudroyants la jeune femme du regard.

- Mais pas du tout enfin c'est insensé ! Je veux juste interroger ce jeune monsieur.

- Vous ne croyez pas qu'il a assez souffert comme ça ?

- Je n'ai aucune intention de le faire souffrir, madame soyez en sûre. Laissez moi donc…

- Arrière ! s'exclama Molly en brandissant sa baguette magique alors que Hermione tirait Harry à l'intérieur du wagon.

Les portes du Poudlard express se fermèrent avec un claquement sec atténuant les vociférations indignées de la journaliste :

- Vous n'êtes qu'une vieille mégère stupide ! Vous ne comprenez donc rien : c'était une occasion inespérée !

Mais ni Harry, ni Hermione ni Ron n'en entendirent plus. Le train démarra laissant la Molly Weasley toute entière à sa dispute avec la jeune journaliste.

- Je me doutais que ça arriverait, commenta Hermione à voix basse à l'adresse de Harry alors que le train prenait de la vitesse et que sur le quai, les passants se remettaient de la puissance vocale déployée. Les journaux ne cessent de parler de toi depuis les évènements de juin. Ils veulent une interview spéciale où tu leur raconterais combien difficile a été ta vie l'année passée où tu as dû subir toutes leurs calomnies. A croire qu'ils ont oublié qu'ils en étaient responsables, conclut elle d'un ton grinçant.

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Hermione et Ron rejoignirent le wagon des préfets et Harry pris un compartiment avec Ginny. Neville ne tarda pas à les rejoindre. Aspirant au calme, Harry posa sa tête contre la vitre pour laisser ses pensées vagabonder en même temps qu'il contemplait le paysage l'air vaguement absent. Depuis la mort de Sirius, il avait besoin de quelques moments de solitude, de tranquillité, sans personne pour lui demander quel était son projet d'orientation ou qu'est ce qu'il voulait manger à midi ou encore pour lui proposer une partie de cartes batailleuses. Il pensa à la prophétie. Il n'en avait toujours pas parlé à personne. Il devrait le faire, pourtant. Et il le savait. Il n'imaginait pas ne pas mettre Ron ou Hermione au courant. Mais à quoi cela servirait il au fond ? Hermione plaquerait sa main contre sa bouche et Ron n'arriverait pas à refermer la sienne, béat de surprise et d'horreur, avant au moins un quart d'heure. Harry l'imagina la mâchoire pendante de saisissement. Comment réagiraient ils ? N'auraient ils pas peur de lui ? De ce en quoi sa présence les mettaient en danger ? Mais aussitôt, Harry repoussa cette idée, honteux de douter à ce point d'eux. Il savait au fond de lui, que ses amis ne l'abandonneraient pas malgré cette révélation. Pourtant, ne le valait il pas mieux pour eux ? N'était il pas dangereux pour eux de fréquenter le garçon de la prophétie ? D'être aussi proche de lui ? Voldemort essayerait probablement de s'attaquer à lui par eux. De lui faire mal par leur perte. Harry serra les dents. Il ne voulait pas ça. Il n'avait pas le droit de les tenir dans l'ignorance. Ils devaient savoir le danger et l'origine du danger qu'ils couraient à rester avec lui. Il devait leur révéler le contenu de la prophétie. Pourtant, depuis toujours Ron et Hermione étaient conscients de ce que signifiait être amis avec Harry Potter, le garçon que le Seigneur des Ténèbres tenait tant à tuer, à voir mort à ses pieds. Et d'ailleurs même si ils ne l'abandonnaient pas, n'essayeraient ils pas de le protéger d'autant plus de Voldemort ? N'essayeraient ils pas de l'empêcher de le combattre, craignant pour sa vie ? Comprendraient ils ? Comprendraient ils qu'il ne pouvait laisser en vie le meurtrier de ses parents, le tortionnaire de tant de vies, alors que c'était à lui, à lui seul, de l'empêcher de nuire ? Il aurait aimé pouvoir en parler avec quelqu'un qui le comprenne. Quelqu'un qui penserait comme lui, qui le conseillerait, qui le soutiendrait dans tous ses choix, quels qu'ils soient…Quelqu'un comme Sirius… Mais Sirius était parti, et jamais, même avant de le connaître, Harry ne s'était senti aussi seul.

Le retour de Ron et Hermione dans le compartiment le tira de ses pensées. Ils étaient accompagnés de Luna qui le nez dans Le Chicaneur manqua de se prendre la porte. Harry étouffa un éclat de rire alors que Luna, à l'évidence inconsciente des dangers qu'elle prenait à lire en marchant, se laissait tomber sur le banc à coté de Neville. Ron et Hermione vinrent s'asseoir à leur tour à coté de Ginny qui riait sous cape au sens propre comme au figuré. Hermione avec un regard dédaigneux pour le journal que lisait Luna, sortit la Gazette du Sorcier de son sac, et l'étala sur ses genoux. Le train continuait son chemin vers Poudlard.

Les élections sont prévues pour début octobre, annonça soudain Hermione en pointant du doigt un article dans la Gazette du Sorcier qui s'intitulait : « Enfin du nouveau au Ministère de la Magie ».

Les autres se penchèrent pour lire sauf Luna qui restait absorbées dans sa lecture du journal de son père. Hermione lu à voix haute :

- « Après deux heures de délibérations dans le plus grand secret, les plus hauts représentants du ministère de la magie, ont enfin pris leur décision : ils ont annoncé hier à notre gazette la date définitive des élections. Une date qui laisse encore un mois entier d'instabilité politique dans notre pays actuellement dirigé, comme vous le savez, par un gouvernement provisoire avec à sa tête Cornelius Fudge que beaucoup voudraient voir « déguerpir au plus vite » selon les propos de Mrs Londubat, mais qui est aussi une date particulièrement proche du fait de l'urgence de la situation dont nous sommes tous conscient aujourd'hui. C'est une date « qui laisse peu de temps aux candidats pour préparer leur campagne électorale », déclare Arthur Weasley, employé du ministère au service de la protection des moldus. D'autres part, les noms des candidats ont été révélés hier, et déjà Amélia Bones est en tête des sondages, suivie de près par Nerfus Pyrrus, dont le prestige en tant que réformateur de nombreux services du ministère n'a toujours pas été entaché malgré les années. On trouve ensuite de nombreuses têtes connues comme Marnie March ou encore – est ce une blague ? Non, apparemment non – Ludo Verpey avec son éternel sourire collé aux lèvres. En voilà un qui a semblerait-il réussit à payer la dette la plus importante jamais vue depuis 1604 avec Fauchay Sansous. Mais non, son elfe de maison m'apprend que c'est en réalité un moyen de gagner l'argent nécessaire pour se libérer des gobelins de Gringotts. Sans doute est-il plus intéressé par l'argent que par le bien être de la communauté sorcière de Grande Bretagne… »

Hermione s'arrêta là alors que la tête de Luna s'élevait derrière eux pour lire par dessus son épaule.

- Ludo Verpey, c'est bien le type mi-moldu mi-elfe qui a réussit à se faire passer pour un authentique sorcier pendant de si longues années ? demanda t-elle.

Les autres se regardèrent consternés et Hermione referma son journal.

- C'est une bonne chose, déclara t-elle.

- Fred et Georges m'ont dit qu'ils iraient voter, commenta Ron pensif. Je n'aurais 17 ans qu'au mois de mars.

- Mais toi Hermione, tu en auras 17 au mois de septembre, non ? demanda Ginny.

- Il paraît que l'école va organiser une journée libre pour que les élèves majeurs puissent voter si ils le souhaitent, commenta Neville. C'est Mrs Marchebank qui l'a dit à ma grand mère, expliqua t-il.

- Hermione, tu pourras voter, conclut Harry.

- Dommage qu'aucun elfe de maison ne se présente ! ricana Ron.

Hermione, jusque là restée pensive, le foudroya du regard.

Enfin, le train arriva à la gare de Poudlard.

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Tous descendirent du compartiment. Harry ne put réprimer un sourire en voyant les hautes tours se dessiner au loin dans l'obscurité. L'air était humide et il resserra sa cape autour de lui, heureux d'être de retour. Tellement heureux qu'il aurait été prêt à faire des câlins à Trévor, le crapaud de Neville. Mais ce n'était pas le moment de devenir gâteux. Ils s'engouffrèrent tous les six dans une diligence.

Le voyage se fit dans le silence. Mais dans un silence qui loin d'être austère, exprimait leur impatience d'être dans la chaleur de la grande salle à se goinfrer de tartes à la citrouille, puis de retrouver la salle commune où il faisait bon rire au calme. Dans la diligence qui suivait la leur, ils aperçurent Draco Malefoy, profondément absorbé dans une discussion avec Crabbe, Goyle et Théodore Nott. Lui ne les vit pas.

Pour l'instant les mangemorts arrêtés sont toujours à Azkaban, commenta Hermione.

- Oui, confirma Harry, pourvu que ça dure.

Hermione hocha la tête.

La diligence stoppa si brusquement que la tête de Harry faillit cogner le mur. Ginny dont la tête avait cogné le mur jeta un regard plein de répréhension au Sombral qu'elle ne pouvait pas voir et dont elle savait qu'il était le responsable. Ils sortirent et entrèrent dans le château, échappant ainsi à la pluie fine très désagréable à laquelle les premières années, eux, ne purent se soustraire, entassés comme ils étaient dans les barques que conduisaient Hagrid. Ils furent accueillis, sans surprises, par Peeves qui semait la panique dans le hall, n'ayant apparemment pas compris que Ombrage était définitivement partie. Le petit groupe pénétra dans la grande salle, où Dumbledore, souriant de toutes ses dents, les attendaient. Le choixpeau dont le sommet se tortillait de plaisir, se préparait à délivrer sa sempiternelle chanson, tandis que le chevalier du Catogan, bondissait allègrement de tableau en tableau, brandissant un drapeau fait d'un horrible tissu écossais mauve tout droit sorti à n'en pas douter d'un tiroir du bureau de Dolorès Ombrage.

Une fois que chacun fut installé, Dumbledore s'éclaircit la gorge et ouvrit les bras en un évident signe d'accueil.

- Bonjour à tous ! Et bienvenue pour cette nouvelle année à Poudlard ! J'espère que les nouveaux venus s'y sentiront bien et que les anciens feront tout pour les accueillir avec les égards et l'amabilité qu'il se doit. J'espère aussi que eux mêmes passerons une excellente année si possible agrémentée de bons résultats ! s'exclama t-il joyeusement. Enfin, n'allons pas dès maintenant aborder les sujets qui fâchent, ajouta t-il avec un clin d'œil, et je demanderais au professeur McGonnagal d'appeler les nouveaux à me rejoindre sur l'estrade afin de procéder à la répartition dans vos maisons respectives. Ensuite, viendra le festin que vous attendez tous.

En réponse, et alors que Amanda Amarter se dirigeait peureusement vers le choixpeau, Ron contempla avidement les plats encore vides dont il savait qu'ils allaient bientôt regorger de l'une de ses principales raisons de vivre : la nourriture. (Pardonnez moi si j'exagère, mais ce préjugé sur Ron Mangeur Acharné est si bien ancré dans mon esprit que je n'ai pu résister. ).

- Tu penses continuer l'AD cette année encore, Harry ? demanda soudain Hermione alors que son interlocuteur regardait pensivement le choixpeau envoyer Herman Devilk à Serpentard.

Il tourna la tête vivement vers son amie.

- Quoi ? Mais, Ombrage est partie ! protesta t-il l'idée ne l'ayant pas effleuré une seule seconde.

- Je sais, et je ne parle pas de continuer dans l'optique d'une entreprise révolutionnaire, mais plutôt en tant que club, répondit elle. Un club légal et dédié à la défense contre les forces du mal.

Ces propos laissèrent Harry pensif.

- Vu la situation, continua Hermione voyant qu'il ne réagissait pas, cela me paraît parfaitement adéquate. Les gens ont besoin de savoir se défendre, insista t-elle.

- Je ne suis pas professeur ! opposa Harry. L'année dernière, j'avais de bonnes raisons, cette année je ne vois vraiment pas l'utilité de…

- Oh ! Arrête ça, Harry, s'il te plait ! On en a déjà discuté, tu le sais bien. Tu es parfaitement apte à nous entraîner à la défense contre les forces du mal. Tu sais mieux que quiconque la différence qu'il peut y avoir entre la pratique, la confrontation réelle à une situation dangereuse et la théorie enseignée par l'école.

- Elle a peut être raison, intervint Ron timidement sans trop se mouiller.

Harry se détourna d'eux.

- On devrait peut être d'abord attendre de voir comment le nouveau professeur de défense contre les forces du mal s'en sort, non ?

Ron jeta un coup d'œil goguenard à la table des professeurs.

- Dedalus Diggle…, laissa t-il échapper avec un rire silencieux.

Harry haussa les épaules, ignorant le sourire amusé que lui décerna Hermione.

Enfin Zordan Zweiz regagna sa place à la table des Serdaigles, et la répartition cessa. Dumbledore claqua négligemment des doigts, et des mets succulents apparurent dans les plats disposés sur les tables. Ron se jeta littéralement dessus sous le regard consterné d'Hermione qui se servit de la choucroute le plus dignement qui soit. Harry étouffant un léger rire, se servit des pommes de terre et ne fit aucun commentaire, songeant qu'un jour ou l'autre, il devrait leur parler de la prophétie. Un jour qu'il savait proche. Demain, peut être ?

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Hop là ! et fin du chapitre 7 ! Vive les vacances qui permettent d'avancer les fics ! (aux dépends des devoirs… oups). Et puis désolé pour le retard aussi. Bref, j'espère que ce chapitre vous aura plu et…joyeuses fêtes et bonne année à tous !