Voila, j'envoie le nouveau chapitre tant attendu (bon, un jour, j'arrèterais vraiment de me jeter des fleurs, promis !) Rien de bien exceptionnel dans ce chapitre, puisqu'ils se contentent de voyager... Nous ne parleront pas de leurs conditions de voyage, histoire de laisser la surprise... Vous serez de nouveau obligés d'attendre la suite (mauvaise nouvelle) mais j'avancerais cette fanfic rien que pour vous dans les jours qui suivent. Merci encore et toujours pour vos rewiews motivantes, et bonne lecture !!
Chapitre 7 : Un nouveau départ (Roy)
Quelques heures plus tard, je fus tiré de mon sommeil miraculeux par claquement violent d'une porte.
- Debout les morts ! Une longue journée nous attend ! Vous avez un quart d'heure pour vous préparer ! Fit Hawkeye d'une voix claironante qui me vrilla les tempes.
Tout en me demandant vaguement comme elle faisait pour avoir une pèche pareille, je tapotais le plancher à côté du lit, en quète de mes vêtements. Je finis par retrouver ma chemise, que j'enfilais à la hâte en remettant les deux derniers boutons. J'avais réussi, par un effort surhumain, à me relever, mais mon mal de crâne était revenu en force, et je me sentais encore un peu vacillant. La faim, sans doute...
J'enfilais mon jean noir avec une lente circonspection quand une chose se laissa tomber sur le plancher à côté de moi, glissa sur une de mes chaussettes et tomba sur les fesses avec un gémissement sourd. Les autres éclatèrent de rire en voyant la mine déconfite d'Edward, et moi même, je me sentis de meilleure humeur face à cette ridicule entrée en scène.
- Edward, on ne joue pas les super-héros quand on n'a pas les yeux en face des trous ! Fit remarquer Breda, provoquant une nouvelle salve de rires.
- Je cherche pas à être un héros, grogna-t-il en se relevant avec une grimace, nettement de mauvaise humeur.
- Voilà que notre matou s'est encore levé du pied gauche ! Ajouta quelqu'un d'autre.
- Chuis pas un chat ! cracha-t-il.
- Et comment !
Après avoir rassemblé le matériel nécessaire à plusieurs jours de voyage, (à savoir des couvertures et des vivres en abondance) participé à un petit déjeuner joyeux où tout le monde tenta de faire boire du lait à Edward et où Fuery s'illustra dans l'art de renverser les pichets de jus d'orange, nous avons repris nos bagages et nous sommes sortis. Bien qu'il ne soit même pas six heures, il ne faisait pas froid. La journée promettait d'ête chaude et ensoleillée. Une journée idéale à passer toute entière dehors. Nous avons rallié l'arrêt de bus de la veille et attendu quelques minutes de voir arriver celui de la bonne ligne. Puis, pendant le long trajet du bus, Falman se sentit barbouillé et descendit à un des arrêt pour aller vomir au creux d'un buisson. Quelle idée avait-il eu de lire ce livre sur Ilix pendant tout le trajet, aussi ? Je ne pouvais pas non plus lui jeter la pierre, puisque cela promettait d'être plutôt utile par la suite. Il était bien le seul à s'occuper de savoir si on allait pouvoir commnuniquer avec les autres ou pas...
Enfin, nous avons trouvé notre nouveau moyen de transport, qui se trouva être...des chevaux et des mulets. J'ouvris des yeux ronds, tenté de dire que si on devait trouver un âne de plus, il ne fallait pas compter sur moi, et de faire demi-tour sans attendre ; mais je savais bien que c'était impossible. Que je ne pouvais pas faire demi-tour, que j'étais obligé de faire cette mission, et d'aller jusqu'au bout de celle-ci, même si cela incluait de se rendre ridicule.
L'homme qui nous vendait ces montures nous conseillait au fur et à mesure pour leurs cavaliers. Riza écopa d'un « alezan » caractériel dont elle s'accomoda toutefois très bien grâce à une discipline de fer, Breda d'un « hongre bai » plus placide nommé Bigadin, et Falman se retrouva face à un noble sac d'os à la robe gris perle... Astromg, lui se vit confié à un « percheron » aux sabots grands comme des assiettes, ce qui pourtant n'étonna personne. Havoc eu un jeune « palomino » plein de vie pour qui il se prit immédiatement d'affection, et Fuery avec un « double-poney » à la robe noire et à la crinière ondulée qui quand elle tombait sur ses yeux, lui donnait des airs de femme fatale. Moi, je me retrouvais avec un grand et bel étalon noir, qui me poussa de quelques coups de museau pour voir si je n'avais pas un morceau de sucre avec moi.
Je lui tendis les mains en signe d'impuissance, puis les retirais vivement quand il essaya de goûter mes doigts. A ce moment-là, ma monture fit un écart, et je dus rattraper son licol pour l'empécher de s'enfuir. La raison ? Edward était en train de hurler avec colère à proximité.
- NON, NON ET NON ! C'EST MORT ! VOUS ALLEZ QUAND MEME PAS ME FAIRE MONTER UNE MULE ! s'indigna-t-il. POURQUOI SERAIS-JE LE SEUL A ME COUVRIR DE RIDICULE QUAND LES AUTRES ONT DES CHEVAUX ?
- Parce que tu es p...
- QUI EST TELLEMENT MINUSCULE QU'IL N'ATTEINT MEME PAS LES GENOUX D'UN CHEVAL ! N'Y PENSEZ MEME PAS ! JE PEUX TRES BIEN ME DEBROUILLER SUR UNE GRANDE MONTURE !
Le vieil homme, les oreilles sans doute bourdonnantes, regarda d'un air ébahi le blondinet haletant et rouge de colère. Il n'avait sans doute jamais été confronté à un cas aussi extrème. Ne sachant pas quoi dire pour réussir à convaincre ce nabot buté que c'est pour son bien qu'il dit ça, il haussa les épaules et apporta un cheval d'une taille tout à fait respectable, orné de belles taches brunes sur la croupe. Je sursautais et tournais vivement la tête en entendant mon nom, mais en l'occurence, « Mustang » était le nom de sa race. Je me grattais la tête et jetais un coup d'oeil à ma monture personelle qui semblait être encore inquiète. Je lui tapotais l'encolure en murmurant quelques mots réconfortants. Puis nous avons chargé les mulets de nos bagages accroché les sacs de nourriture sur leur flancs et les couvertures roulées sur la coupe et le dos, avant de charger les chevaux de notre propre poids.
Après s'être hissé difficilement sur la selle, je tentais de m'habituer à cette sensation de balancement à chaque mouvement du cheval, tout en essayant de ne pas rire trop fort en voyant comment Ed avait toutes les peines du monde à se hisser sur sa monture, faute d'atteindre l'étrier. Pendant ce temps-là, le vieux resserait un peu les sangles, prodiguait des tonnes de conseils pour soigner les chevaux et réglait nos étriers en nous ordonnant de les garder à la pointe du pied, ce qui ne me semblait pourtant pas pratique. Il critiquait nos postures d'un oeil expert, visiblement inquiet de confier ses chouchous à un tel ramassis de crétins incapables de faire du trot enlevé.
Enfin, il s'occupa de Ed, dont la colère et la honte se remarquait par le simple fait que son visage avait à présent la même couleur que son manteau. Il lui fit la courte échelle et l'autre nain de jardin pu enfin se retrouver sur la selle. Aussitôt cela fait, il se pencha légèrement de côté pour regarder le sol. On voyait sur son visage une once de regret. Un shetland était certes ridicule, mais il se serait senti moins loin de sa terre natale...Je ne pus m'empécher d'avoir un sourire sarcastique.
Finalement, nous étions près à partir. Nous avons talonné nos montures et la caravane s'est tranquillement ébranlée. Les chevaux s'avancèrent d'un pas des plus placides, avec un pas balancé plutôt agréables. Après quelques minutes juchés sur la selle, on s'habituait à sentir les muscles ondoyer sous nous, et cela devenait même très agréable. Je jetais un coup d'oeil au chemin qui se déroulait devant nous. Vers l'étranger. Vers Ilix. Nous étions arrivés au point de non retour Désormais, on ne pouvais plus reculer. Etais-je la douceur du temps ou bien la beauté du paysage baigné de lumière vers lequel nous avancions, où encore une irréprésible bonne humeur venue de nulle part, je ne savais ; mais je découvrais alors que je n'en avais même plus envie.
Je jetais un oeil à notre troupe avec Havoc et Hawkeye à sa tête, puis derrière moi où le vieil homme nous voyais disparaître avec ses braves bêtes, une expression d'inquiètude parfaitement visible sur le visage. Edward était déjà à la traine, n'osant sans doute pas contrarier sa monture. Si ça commence ocmme ça, on va le perdre en cours de route, pensais-je. Tout en pensant que ce ne serait pas un gros problème, je tirais légèrement sur le mors pour faire ralentir mon cheval avant de me retourner vers lui.
- Ramène-toi Fullmetal, on va pas t'attendre.
Il fit claquer ses rènes en gromelant, et son cheval marcha d'un pas un peu plus vif. Sans m'occuper plus longtemps, je donnais un léger coup de talons à mon étalon qui repartit d'un pas vif pour rejoindre la tête du convoi.
- C'est parti !
J'entendis un bruit de chute derrière moi. Déjà ? Il perd pas de temps ! Je fis demi-tour pour rattraper le cheval du nabot par la bride. Ledit nabot, vautrée dans une plaque de boue séchée, leva les yeux vers moi avec l'air de quelqu'un qui déteste le monde entier...C'est triste à dire, mais ça ressemblait pas mal à son expression habituelle.
- Tu ne t'es pas fait mal ? Demandais-je par reflèxe plus qu'autre chose.
- NAN ! Répondit-il avec un air de colère noire.
- Qu'est-ce que tu attends pour remonter, alors ? Dis-je avec un soupir hautain. Ah, c'est vrai que tu n'y arrives pas tout seul !
