Hello la compagnie !

I'm back avec un chapitre tout chaud pour vous. Je tenez d'ailleurs à dire un grand merci à Bea qui , malgré une période difficile, répond toujours présente pour la correction et en plus va plus vite que son ombre. Merci également à So, Lu et Cha qui me conseille à chaque doute.

Je tiens également à vous remercier vous tous, enfin vous toutes pour êtres plus exact. Les reviews étaient en chute libre mais sur le dernier chapitre, vous avez battus les records de cette histoire et c'est juste GEANT. J'espère juste que ça continuera ! lol

Normalement tout le monde a eu droit à une petite réponse et à un teaser.

Désolée si je vous ai fait flipper avec ma petite blague de fin de chap la dernière fois. Il ne faut pas croire tout ce que je dis ! MDRR En tout cas y'a eu un sacré vent de panique et vous savez quoi ? Ca m'a super touché de vois que vous teniez autant à cette histoire. Thank you !

Je change de fic l'espace d'un petit message : la playlist de Collisions est dispo depuis hier soir sur mon blog ( http : / / drifics . blogspot . com ). Celle d'impulsions est en préparation, je vous la poste bientôt.

Vous trouverez également la bannière du chapitre, fait par les doigts de fée de Ninie, sur le blog.

Bon je vous laisse découvrir ce nouveau chapitre. D'ailleurs petite nouveauté, il y a un bout de POV Edward intégré. Ceci restera occasionnel mais j'en intégrerais de temps en temps quand je trouverais ça nécessaire à l'histoire (au lieu de faire des bonus au compte goute comme sur Addiction).

Bonne lecture.

~x~

Chapitre 6 : Deuil

La douleur que provoquait la succion à la base de mon cou s'intensifia avant de disparaître brutalement. Mon corps sans vie heurta le sol alors que je me débattais intérieurement pour une dernière goulée d'oxygène.

- Bella…

L'instant suivant tout devint noir.

POV Edward

DU SANG !

J'enfonçai mes crocs dans cette chair tendre et parfumée.

DU SANG !

L'odeur entêtante de ce suc délicat incendiait tout mon corps. Je le désirais. Il m'appelait, me chantait. Il me le fallait à tout prix.

J'avalai une gorgée, puis deux. Goulument. Voracement. Aspirant fortement cette fabuleuse ambroisie dont je me délectais avec avidité. J'en voulais plus. Encore et encore. Chaque lapée ravivait l'incendie qui me ravageait la trachée plutôt que de l'estomper.

ENCORE PLUS DE SANG !

Il était bon… Si savoureux… Exquis nectar qui s'écoulait lentement dans ma gorge assoiffée.

- Edward arrête ça. Tu la tues ! EDWARD !

Je grognai et d'un violent coup de bras j'expulsai l'importun qui voulait me voler ma proie. C'était la mienne. A moi ! Et je la viderais jusqu'à la dernière goutte.

- C'est Bella, Edward. Tu es en train de tuer Bella. Arrête !

Des mains enserrèrent mon cou et me tirèrent en arrière.

- Regarde-là ! Bon sang Edward !

Je relâchai mon gibier, prêt à réduire en miette celui qui me dérangeait pendant mon succulent repas, laissant le corps à l'agoni s'échouer au sol.

- Seigneur Edward… Tu l'as… Non ! Qu'ai-je fait ?…

Je grondai de toutes mes forces, guidé par cette soif brûlante qui me ravageait, prêt à bondir pour éliminer ce dangereux adversaire qui voulait me voler ma délectable ripaille, avant de croiser un visage familier. Je me figeai net dans mon élan, ravalant péniblement l'envie dévorante qui me rongeait.

Ces yeux… Cette bouche… Ces cheveux…

Le regard exorbité de ma victime étendue sur le sol me terrassa alors que son corps convulsant, cherchait désespérément à avaler un peu d'air avant de s'éteindre totalement.

- Bella…, soufflai-je.

J'avais devant moi le corps blafard de mon âme sœur que la vie venait de quitter.

- NON ! Hurlai-je.

Elle était là, inerte, sans vie. Je l'avais tuée. Bella… J'avais tué mon seul et unique amour. Je m'élançai vers elle à l'instant même ou Alice s'agenouillait devant sa dépouille.

- Reste loin d'elle ! Gronda-t-elle en me propulsant plusieurs mètres en arrière d'un simple coup de poing.

Je la rejoignis tout aussi vite, en maintenant toutefois une distance de sécurité entre elle et moi. Alice, accroupie devant le corps inanimé de Bella, amorça une série de pressions sur sa cage thoracique immobile. Le craquement lugubre qui suivit me tétanisa. Les côtes de Bella, malmenées par la réanimation de fortune qu'Alice lui prodiguait, cédèrent. Je fermai les yeux face à ce spectacle intenable.

- Allez Bella, aide-moi.

Et tout ce que j'entendis en retour ne fut que le bruit de ses os qui s'effritaient.

- Alice…

Je n'avais même plus la force de parler. Ce sang qui m'avait redonné vie et qui s'écoulait à présent dans mon organisme était le sien. Je le lui avais volé. Pire, je l'avais agressée et tuée pour l'obtenir. Je n'étais qu'un monstre et je me dégoutais.

- Son cœur bat encore Edward. Faiblement. Imperceptiblement. Mais il bat !

Un élan d'espoir se répandit alors dans mes veines. Je m'approchai, ignorant le regard noir de colère et d'angoisse qui me foudroyait.

- Bella. Je suis désolé Bella. Bats-toi, soufflai-je.

- Il faut que son cœur résiste jusqu'à ce que le venin l'atteigne. Sans ça, on ne pourra plus rien faire. J'espère juste que tu lui en as assez injecté car elle ne tiendra pas longtemps comme ça.

J'attrapai sa main étendue au sol et la serrai délicatement dans les miennes tout en priant des dieux auxquels je ne croyais pas de bien vouloir la sauver. Incapable de regarder son visage sans vie, je portai mes yeux sur ses doigts fins qui dépassaient de mes mains. Ils étaient meurtris, ensanglantés. L'un de ses ongles était même arraché. Elle avait du se débattre de toute ses forces face à mon attaque et je ne m'en étais même pas rendu compte. Je n'avais agi que par pur instinct animal face à une proie particulièrement alléchante et je l'avais dévorée. Comment avais-je pu ainsi l'agresser ?

Et Bella ne réagissait toujours pas. Il n'y avait aucun signe visible d'une probable transformation. Elle restait inerte, seulement secouée par l'acharnement d'Alice sur sa poitrine.

- Elle n'a pas assez de venin dans son organisme, constata Alice.

- Donne-lui-en. Ne la laisse pas mourir s'il te plait.

- Je ne peux pas. Il ne reste pas assez de sang dans son corps. Si je la mords, je la tuerai à coup sur.

Et alors que tout espoir était en train de me quitter, un infime gémissement franchit les lèvres entrouvertes de Bella. Alice et moi nous regardâmes. Je n'avais pas rêvé, elle l'avait également entendu.

- C'est ça Bella, bats-toi ! s'exclama Alice qui arrêta son massage cardiaque.

Bella gémit encore. Plus fort cette fois-ci. Les battements de son cœur se firent plus assurés, plus puissants. Elle reprenait vie sous nos yeux alors que son organisme débutait une lente et douloureuse transformation.

Pendant un bref instant j'oubliai les conséquences de mes actes. Bella allait « vivre » et c'est tout ce qui importait, même si je savais qu'au fond de moi, jamais je ne pourrais me pardonner.

Un hurlement effrayant de douleur déchira le silence qui avait repris ses droits dans cette étendue sauvage et le corps de Bella se cambra sur le sol rocailleux où il reposait.

La mutation venait de commencer.

~x~

POV Bella

Peur. Douleur. Tristesse. Effroi. Tout se mélangeait, s'embrouillait.

Et puis plus rien. Que silence et néant, rien d'autre.

J'étais seule, perdue.

Je flottais dans un océan invisible et vaporeux. Plus rien ne m'était perceptible. Ni sensation. Ni odeur. Ni son. Mon corps lui-même semblait avoir disparu. Comme si mon âme l'avait quitté pour voguer dans les limbes obscurs du néant qui m'entouraient. Plus de peur. Plus de douleur. Plus rien. Seul ce brouillard apaisant et réconfortant restait encore présent, m'accompagnant dans les méandres de cette noirceur inconnue qui me cernait.

Agréable anesthésie qui se brisa à l'instant précis où mon corps engourdi fut dévasté par les flammes de l'enfer me lacérant de part en part. Chaque parcelle de mon corps reprit vie, brutalement, férocement. Le néant avait fui pour ne laisser place qu'à la torture d'une profonde brûlure qui me léchait de l'intérieur. Ce feu qui s'infiltrait en moi insidieusement me terrassa en un instant.

J'hurlai. Violent, sourd, le son explosa au fond de ma gorge, pâle reflet de cette affliction qui me rongeait.

Ce feu vivace s'insinua peu à peu dans chaque recoin de mon être, le parcourant de veine en veine, m'embrasant de la tête au pied en une poignée de secondes. Le brouillard apaisant que je chérissais tant se dissipa en un instant, me laissant seule face à cette souffrance intenable qui se faufilait toujours plus profondément en moi.

J'hurlai à nouveau. Je n'aurais pas pu m'en empêcher même si je l'avais voulu. Je ne contrôlais plus rien, même plus mes cris hystériques de douleur.

La mort était-elle donc si douloureuse ? Le fait de mourir n'était-il pas suffisant pour qu'il faille encore souffrir le martyre pour atteindre la délivrance ? A moins qu'il n'y ait pas de délivrance…

Et si ce feu, ces flammes étaient en fait celles de l'enfer ? Ma damnation éternelle pour toutes les erreurs commises dans ma vie ? Et si je devais subir ce châtiment pour l'éternité ? La peur déjà omniprésente en moi s'intensifia. J'étais terrifiée, apeurée et complètement perdue.

Des tonnes de question se bousculaient dans ma tête mais j'avais bien trop mal pour y réfléchir. Tous mes muscles se débattaient pour échapper à ce bûcher auquel j'étais ligoté.

- Pitié… Je brûle…

Et j'hurlai encore.

Des images floues et indéchiffrables, me parvenaient brièvement lorsque mes paupières s'ouvraient sans que je ne les contrôle.

Combien de temps s'était-il écoulé depuis le début de ce calvaire ? Je n'en avais absolument aucune idée. J'étais sûre d'être morte et de devoir souffrir ainsi pour l'éternité. Pourtant une partie de moi était encore en vie. Mon cœur battait toujours, lentement, beaucoup trop lentement même, mais il battait.

Mais dans ce cas là pourquoi ?

Mon cerveau embrumé, douloureux et fatigué fit enfin le point et je compris.

- NOOON ! Hurlai-je.

Une vague d'effroi me traversa de part en part. Tout me revient. Alice, l'Alaska et Edward. Je revis alors son attaque défiler devant le voile opaque qui obscurcissait mes yeux. Au ralenti. Je me rappelais de la douleur ressentie lorsqu'il avait d'un coup sec déchiré la fine peau de mon cou, la sensation de ses dents froides et vénéneuses lorsqu'elles entrèrent dans ma chair à vif, la pression de sa langue sur ma peau à chacune de ses lapées mortelles…

Tout me revenait.

Edward m'avait tuée. Ou presque.

Cette douleur, ce n'était pas celle de la mort. Non. Mais c'était bien celle de ma damnation éternelle.

Je devais me rendre à l'évidence, je me transformais. J'allais devenir l'une des leurs… Dans quelques jours ou quelques heures la Bella que j'étais serait morte et je deviendrais un vampire.

- Pas… veux pas… brûle…

C'en était donc fini de ma vie, de ma fille… Je ne la reverrais plus jamais. Elle me croirait morte et je n'aurais plus aucune chance de l'approcher. Je l'avais perdue à jamais.

- Non… Al… Alicia…

Mon bébé.

Plus de câlins, plus de baisers, plus de tendresse, plus d'amour, plus rien. On allait lui apprendre ma disparition. Ma puce allait être malheureuse… Qui prendrait soin d'elle ?

Seigneur, qu'allait-il lui arriver ?

Comment pourrais-je supporter de la savoir loin de moi ?

Plutôt mourir que devoir vivre sans elle. Pourquoi Edward m'avait-il fait ça ?

Les flammes qui me consumaient s'amplifièrent et une nouvelle et profonde salve brûlante me terrassa, m'éloignant de toutes réflexions cohérentes. Le feu irradiait partout à l'intérieur de mon corps. Aucune parcelle de ma peau n'était épargnée. Je me débattais, hurlais, implorais que l'on m'achève sur le champ pour faire cesser cette atroce agonie.

- … feu… pitié… mal… mourir… veux mourir… pitié… Aaahhh !…

Les mots franchissaient mes lèvres sans aucune cohérence, mélangés à mes cris et mes pleurs.

J'entendais des bruits, des voix autours de moi, sans pour autant les comprendre. J'étais seule face au brasier, face à mon supplice.

Mais quand cela prendrait-il fin ? Trois jours. Je savais qu'une transformation prenait trois longues journées, mais depuis combien de temps la mienne avait-elle commencé ? Chaque seconde sur ce bûcher résonnait pour moi comme l'éternité.

Une flamme plus puissante que les autres me lécha le visage et j'hurlai à m'en arracher la gorge.

J'étais à bout de force, de volonté… de tout.

La seule chose qui me faisait tenir était le visage de ma fille qui me souriait. Mon cœur, ma vie. Elle était tout pour moi et je ne la reverrais sans doute plus jamais. Elle allait pleurer ma perte, seule quelque part, alors que je serais encore là. Pourrai-je un jour la revoir ? Mon enfant, ma chair et mon sang… Comment exister sur cette terre sans pouvoir la prendre dans mes bras ?

Je repoussai ces idées noires et me concentrai sur elle. Je fis défiler dans ma tête mes souvenirs d'instants heureux, vestiges de ma vie humaine sur le point de s'achever.

Tout d'abord le jour de sa naissance où en un clin d'œil toutes mes craintes et toutes mes peurs avaient disparu. La première fois que je l'avais prise dans mes bras. Son premier gazouillis, son premier sourire, ses premiers pas, son premier « maman »… toutes ces premières fois qui resteraient gravées en moi à jamais. Tous ces instants à nous où je la berçais dans mes bras, où je la chatouillais le matin pour la réveiller, tous ces petits bobos que je m'empressais de lui faire oublier avec un baiser… Tous ces moments qui me seraient à présent interdits, volés, arrachés violemment et pour l'éternité.

La verrai-je un jour devenir adulte, grandir, se marier, avoir des enfants à son tour ?

Un autre cri déchira ma gorge, mélange de tristesse et de douleur, alors que les flammes ardentes consumaient peu à peu chaque part de mon humanité.

- Arrêtez… pitié… arrêtez…, implorai-je. Je brûle… Aaaahhhh ! Je brûle… pitié…

Au-delà des flammes, je sentis une pression sur mon visage, comme deux mains qui s'y posait. Je me débattis, suppliant une fois de plus qu'on arrête mon supplice.

- Bella.

Les sons, jusqu'alors contenu dans un seul et même brouhaha incessant, sembla légèrement se diluer. Une voix, encore trop lointaine et étouffée pour que je la reconnaisse, arriva à mes oreilles.

- Bella, je suis désolée, entendis-je. Je sais que ça fait mal mais ça va bientôt s'arrêter. Je te promets que ça sera bientôt fini.

- J'ai mal… pitié… stop…

- Jazz essaie encore.

- Ca ne fonctionne pas, je suis désolé Alice mais je ne peux rien faire.

Alice. Jasper. Je n'étais plus seule à présent.

- Alice, murmurai-je entre deux lamentations douloureuses.

- Je suis là Bella. Je suis près de toi.

- Arrête ça… pitié … tue-moi, sanglotai-je.

- C'est bientôt fini Bella. Il faut laisser le processus arriver à son terme.

Le brasier en moi s'intensifia, se décupla et me foudroya brutalement. J'hurlais encore et encore, ne pouvant retenir mes cris qui s'échappaient de ma gorge comme pour trouver une délivrance.

- Pitié ! Suppliai-je.

Mes doigts s'agrippèrent de toute leur force à la surface sur laquelle j'étais posée – un lit sans doute, mais cela pouvait-il être possible alors que je me trouvais au milieu de nulle part ? Mon rythme cardiaque jusqu'alors tellement lent que je croyais mon cœur en train de s'éteindre augmenta dangereusement. Mon visage se crispa et seuls des râles de souffrance parvinrent à franchir la barrière de mes lèvres maintenant close.

Tous les muscles de mon corps se bandèrent. Même le plus infime se tétanisa sous cette souffrance atroce qui me sillonnait, traversant mon corps de part en part, ne laissant aucune brèche susceptible de m'apaiser.

Non, aucun apaisement, juste de la souffrance encore et encore.

- Carlisle ! Gronda une voix non loin de moi.

Des bruits de mouvement, de pas sans doute se rapprochèrent.

- Ca sera bientôt fini Edward, le rassura-t-il.

Edward était là lui aussi. Je ne sus si apprendre sa présence me réconfortait ou bien me révulsait. Mais j'occultais très vite cette information, me concentrant sur le plus important : la fin de mon calvaire qui me semblait durer depuis des siècles.

Pourquoi le temps ne passe-t-il vite que quand les choses que nous vivons sont agréables ?

Une nouvelle vague incandescente me rongea et ma respiration rapide et erratique se coupa.

Faite que cette douleur cesse !

Je voulais sombrer, je voulais que tout s'arrête et quitter cette terre au plus vite. La mort ne m'avait jamais paru aussi tentante et accueillante qu'à cet instant. Seul le visage souriant de ma fille me retenait encore ici et me permettait d'endurer cette torture.

Alicia.

Mes pensées se tournèrent vers elle et je sentis peu à peu la douleur quitter mes pieds, puis mes mains.

Cela allait-il enfin prendre fin ?

Plus la douleur quittait les extrémités de mon corps, plus mon cœur lui s'emballait de plus belle. Il battait à une vitesse folle, tellement rapidement que je le sentis vibrer dans ma cage thoracique. Que se passait-il ? Etait-ce normal ? Encore et encore des questions auxquelles je n'aurais pas de réponses.

- Ecoute son cœur, dit une voix familière non loin de moi. C'est la fin. Elle n'en a plus que pour quelques heures maintenant.

Des heures. Seulement des heures et ce supplice prendrait fin. Je me sentis tout à coup soulagée et relâchai involontairement le contrôle de mes muscles tétanisés. Mais le répit fut de courte durée. Les flammes se concentraient maintenant dans ma poitrine, malmenant mon cœur, dernier vestige de mon humanité.

Apres une interminable attente, les flammes avaient quitté mon corps, se concentrant uniquement dans ma cage thoracique, boule de feu incandescente centralisée sur mon cœur.

Ce dernier accéléra encore et encore ses battements jusqu'à ne plus être qu'un seul et même son continu. Mon corps s'arqua sous la puissance dévastatrice qui faisait rage en moi, mon dos se décollant de la surface moelleuse ou il reposait. J'hurlai de toutes mes forces, accompagnant de ma voix le dernier battement de mon cœur. L'apogée dura quelques interminables secondes où tout en moi n'était que feu, souffrance et douleur. Puis soudain le vacarme dans ma poitrine s'arrêta, emmenant avec lui les flammes et la souffrance. Seule ma gorge resta en feu. Mon corps se relâcha et je retombai sur le lit.

Le silence.

Plus de bruit, plus de battement, plus de cris, plus rien... Que du silence.

Puis je me mis à discerner des sons plus lointains comme le bruissement des feuilles dans la forêt environnante, ou encore le chant des oiseaux à l'extérieur. Je pouvais entendre des bruits infimes qui étaient jusqu'à présents interdits à mes oreilles humaines.

Mes doigts, encore crispés, relâchèrent leurs emprises sur l'étoffe qu'ils serraient jusqu'alors. Je les laissai glisser imperceptiblement sur cette surface lisse me rappelant de la soie, malmenée et déchirée par endroit. Comment pouvais-je deviner cela par un simple effleurement?

Un mouvement près de moi me sortit de mes réflexions et je me figeai.

- Bella ?

Cette voix je la connaissais. Elle m'était si familière et pourtant me semblait si différente.

- Bella c'est fini.

Je laissai alors mes paupières, closes depuis des jours, s'ouvrir enfin. Le spectacle qui s'offrit à moi me coupa le souffle, maintenant inutile. Je discernais chaque minuscule imperfection de la peinture au dessus de moi. Tous ces détails, qu'une fois encore je n'aurais pas pu voir si j'étais en vie.

- Bella.

Une main effleura ma joue et tous mes sens se mirent en alerte. Mes muscles se bandèrent et je me recroquevillai sur moi même. Sans même réfléchir à ce que je faisais, je sautai d'un bond du lit qui fût mon bûcher personnel et me réfugiai contre le mur derrière moi.

- Elle a peur, lança une voix sur ma droite.

- Du calme Bella. Nous ne te ferons aucun mal.

Je sentis une vague apaisant m'atteindre mais je n'y portais pas attention. Je restais concentrée sur la personne qui venait de me parler. Je connaissais ses traits par cœur et pourtant je restai sans voix face à la vision qu'il m'offrait aujourd'hui.

Alice, le visage inquiet, me scrutait avec appréhension.

- Bella, tout va bien. Je sais que c'est déstabilisant mais tout va bien.

Mes yeux détaillèrent chacun de ses traits fins et discrets, l'or en fusion de ses pupilles, la blancheur de sa peau... Tout en elle prit une nouvelle grandeur, identique et pourtant si différente.

- Pourquoi ne réagit-elle pas ? demanda une voix que je reconnus comme celle de Carlisle.

Je sentis des mouvements autour de moi. Mes sens se mirent en alerte et rapidement je fis un tour de la pièce du regard. Ils étaient tous là. Tous, sans exception. Mais un seul retint mon attention. En retrait au fond de la pièce, légèrement vouté en avant, le visage encore marqué par le manque de sang, Edward m'observait silencieusement.

- Je ne sais pas, répondit Alice. Jazz ?

- Mon don a agi, elle n'a plus peur.

- Bella. S'il te plait, dis quelque chose.

Alice fit un pas vers moi et ma réaction fut immédiate et instinctive. Mon corps se crispa, mes jambes fléchirent et je m'accroupis. Mais le plus surprenant fut le grognement sourd qui s'échappa de mes lèvres. J'étais prête à bondir et à l'attaquer si elle amorçait le moindre mouvement vers moi.

- Alice, ne la provoque pas, intervint Carlisle. Elle ne se contrôle pas. Reste en retrait.

- Et bien, on dirait que la petite Bella est devenue agressive, plaisanta Emmett sur ma gauche.

Un autre grognement sortit de ma gorge. Mes yeux balayèrent la pièce et mon cerveau enregistra la position de mes ennemis. Oui, à ce moment précis, je les considérais tous comme mes ennemis.

- Bella, regarde-moi. C'est moi, Alice.

Je croisai à nouveau l'or de ses yeux et je me relaxais légèrement.

- C'est bien. Tu ne crains rien.

Je quittai ma position défensive et me redressai. Je remarquai alors pour la première fois ma tenue, une robe fine noire en coton qui ne m'appartenait pas.

- Je sais que tu te sens perdue Bella, reprit-elle. Je sais que tout ceci n'aurait pas du se produire. Je suis désolée. Tu allais mourir, il m'a semblait préférable de laisser le venin agir.

Je sentis mes jambes tressaillir sous ses paroles, pourtant je ne quittais pas des yeux Edward au fond de la pièce. Ses yeux carmin me détaillaient avec crainte, je pouvais le lire dans son regard. Je laissai mon regard s'ancrer aux siens, le soutenant durement. Mes sentiments ressurgirent brutalement, réveillant une multitude d'émotions contradictoires et virulentes.

- Ses émotions sont en branle, les informa Jasper tout essayant de stabiliser la tempête qui faisait rage en moi.

- Edward, parle-lui, commanda Carlisle depuis l'autre côté de la pièce. Elle t'écoutera peut-être. Rassure-la.

Je vis ses lèvres former la première lettre qu'il allait prononcer et je perdis le contrôle de mon corps.

- Tu m'as tuée ! Grondai-je en bondissant sur celui que j'avais un jour aimé.

~x~

Hum hum… on ne cri pas. Je sais, j'ai encore coupé là où il ne faut pas, mais c'est pour ça que vous m'aimez non ? :P

Alors, pronostic ?

Pour que Bella va-t-elle décapite Edward : Taper 1

Pour que Bella démembre Edward : Taper 2

Pour que Bella le lapide : Taper 3

Faites vos jeux, le résultat qui aura le plus de suffrage sera sélectionné ! lol

Donc comme vous avez pu le constater, Bella n'est pas encore morte… Et n'est pas près de l'être. J'espère que vous êtes satisfaite par ce revirement de situation. En tout cas, je veux tout savoir sur vos ressentis, avis, opinion…

Je n'ai pas encore commencé le prochain chapitre. Il vous faudra un peu de patience pour avoir la suite. Je dois d'abord m'occuper d'un certain dîner en compagnie d'un sexy salaud )

Un petit teaser en réponse à vos reviews.

Passez un bon week end.

Bizzz

Dri