Bonjour mes amours!

Alors avant tout, un immense pardon pour ce retard! J'ai été très malade, il a fallu que je me repose et entre cela et mon boulot, cela a été un peu la galère! Je vous promets que cela ne se reproduira plus! :) Merci de votre patience et encore pardon! *rougit*

Un nouveau grand remerciement pour votre indulgence et vos commentaires, vous êtes toujours incroyablement au top! *love*

Alors ceci est l'avant-dernier chapitre, et je pense que vous allez être contents, enfin, j'espère... *croise les doigts* (il est assez rated M, pour ceux que cela gêne...)

Et pour le dernier chapitre, j'avais une petite surprise: je vais vous laisser décider quel sera le dernier vice! :D Vous m'envoyez vos idées, et je choisirai soit celle qui revient le plus souvent ou celle qui m'inspire le plus! :P Hop, hop, hop, à vos inspirations! :)

Rien ne m'appartient.


- Non, je ne peux pas...

Ses mots accèdent à mon cœur comme un poignard acéré. Le rejet se métamorphose physiquement en une brûlure piquante et insupportable, consumant mes entrailles. Je pensais que... Je m'écarte, ardemment blessée. Mais ses mains agrippent brutalement mon col.

- Non, Emma, ne pars pas... Je... J'en ai envie. Très envie. Vraiment. Mais, je... Je ne peux... Non, je ne veux pas faire cela saoule...

Je plonge mon regard dans le sien, émerveillée. Ses yeux noirs me détaille tendrement. Je n'en reviens pas. Parce que je n'aurai jamais cru vivre cela, pas avec Regina en tout cas. Et pourtant... Mon ennemie m'offre quelque chose que je n'ai que très peu connu. Le respect. Mon désir s'intensifie.

- Je peux au moins t'embrasser ?

Elle rit doucement, un son cristallin qui me fait trembler de bonheur. Elle s'approche de moi et dépose ses lèvres sur mon front avec une douceur que je ne lui soupçonnais pas. Je savoure ce contact, comme une droguée réclamant sa dose de cocaïne. Nos respirations rauques et ardues rythment nos battements de cœur. Je lève la tête, cherchant désespérément le baiser qui me délivrerait de ce désir fou. Mais, elle plaque sa main sur ma bouche, m'empêchant d'aller plus loin. Frustrée, je grogne légèrement. Elle sourit mais ne cède pas. Elle me fixe intensément, elle a envie de moi, je le sens, et cette maîtrise d'elle-même me rend folle.

- Je vais dormir, je commence à avoir mal à la tête.

- C'est une excuse sérieuse ?

Elle sourit, amusée par mon obstination immature.

- Non, c'est une excuse bidon, mais, disons que... Je ne veux pas perdre le contrôle de la situation.

Je tente à nouveau de l'embrasser. Elle parvient à étouffer mes lèvres à quelques millimètres des siennes. Si le désir s'empare clairement de ses pupilles, elle semble tout aussi décidée à faire cela dans les règles.

- Emma, s'il te plaît...

Je soupire, résignée et mélancolique. Je n'ai pas envie de la quitter. Le besoin de me blottir contre son corps reste ancrée en moi.

- D'accord.

- Merci...

Déçue, je la laisse se lever et rejoindre son domaine privé. Avant de disparaître derrière les murs de sa chambre, elle se retourne.

- Au fait, Emma... Je n'ai pas couché avec eux.

Enfin... Mon cœur se gonfle de contentement et de soulagement. Je souris, rassurée. Mes traits étincellent d'adoration. Elle rigole doucement et franchit le seuil. Dès lors qu'elle ferme sa porte, je pousse un léger cri de joie et m'écroule dans le canapé. Je me sens comme une adolescente, exultant au milieu d'une meute de papillons survoltés. Storybrooke est loin, tellement loin, et je n'ai plus envie de m'en rapprocher. Je veux rester avec elle, avec Henry. C'est de la folie, mais l'alcool embrouille mes pensées raisonnables. Apaisée et heureuse, je ne peux empêcher mes paupières de s'alourdir et me laisse bercer dans un sommeil chaleureux et accueillant.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Toute la journée, je n'ai attendu que ce moment d'intimité. Mon angoisse, ma nervosité mêlée à mon excitation assèche ma bouche et tétanise mes membres. Je veux comprendre ce qu'elle veut. Elle a peur, je le sens. Je perçois ses gestes fébriles, ses hésitations, son trouble. Tandis qu'Henry vient d'aller se coucher, elle œuvre silencieusement en cuisine entre vaisselle et nettoyage de la cuisine. Elle m'ignore et évite volontairement tout contact avec moi.

- Regina... A propos d'hier soir...

Je me tais. J'ai peur que tout n'ait été qu'illusion perpétré par l'alcool. Je ne veux pas qu'elle m'échappe.

- Regarde-moi.

Ses mouvements se figent. Lentement, elle se tourne vers moi. Ses yeux se couvrent d'un voile de désir et de peur.

- Qu'est-ce que tu attends de moi ?

Elle ne dit rien. Pour toute réponse, elle pose lentement son torchon, éteint la lumière de la cuisine, nous plongeant dans une obscurité tamisée. Elle s'approche timidement de moi et retire sa veste. Et elle me prend la main et me conduit dans sur le canapé, sans un mot. Je m'accroche à chacune de ses attentions. Je me plie à chaque geste, chaque mot, chaque souffle. Je suis tellement angoissée à l'idée qu'elle disparaisse, qu'elle me laisse esseulée, avec mes désirs incompréhensibles que je suis comme un pantin empêtré dans ses fils, attendant l'intervention de son créateur pour s'épanouir. Regina se racle la gorge et murmure maladroitement.

- Il y a un truc... disons... tabou que j'ai toujours souhaité faire...

- Oui ?

- J'ai toujours voulu faire cela avec... avec une... femme.

- T'en as jamais eu l'occasion ?

- Si... Mais... Je voulais quelqu'un dont... j'avais vraiment... envie...

- Une forte bouffée de chaleur me prend. Je ris nerveusement.

- Tu as envie de moi ? Moi, la fille de ta pire ennemie, la mère biologique de ton fils, celle que tu as essayé d'évincer pendant des mois et des mois ?

Une expression de stupeur passe sur son visage. Elle semble chercher ses mots. Elle se lance puis se ravise. Je meurs d'envie qu'elle me fasse un compliment, même léger. Je tuerai un ogre à mains nues pour entendre Regina me déclarer que je suis belle.

- On peut haïr quelqu'un et trouver cette personne sexuellement attirante !

Ce n'est pas gagné... Je me doutais que ce ne serait pas aussi évident. Je tique brusquement. Son ton est sec. Comme si elle tentait de lutter contre le trouble dans lequel elle nageait.

- Sexuellement attirante ?

Pourtant habituée à ce type de réflexions, je suis très vexée d'en être réduite à un simple outil de plaisir. Cela dénote complètement avec le respect qu'elle m'a témoigné hier. Et je ne peux m'empêcher d'en être blessée.

- Regina, je ne suis pas un outil, un sex-toy ou je-ne-sais-quoi...

Je m'apprête à partir quand elle me retient.

- Non, Emma, je... je suis désolée... Je ne suis pas très douée avec... tout ça...

Je me rassois. Et contemple ses pupilles. Elle semble en proie à une guerre interne, ne sachant trouver sa place entre la nervosité, le désir et la perplexité sur ces sentiments naissants. Cela me touche plus que je ne le pensais. Mon camouflet passée, je prends une lourde décision : me laisser aller. Je ne pense pas aux conséquences. J'ai envie de la sentir et je sais qu'il faut que je fasse le premier pas. Parce qu'elle est trop complexe et qu'elle n'offrira rien si elle ne sent aucun retour possible. Je commence donc à déboutonner ma chemise. Elle reste stoïque un instant mais le désir lui fait vite recouvrir ses esprits. Elle m'arrête d'un doux mouvement.

- Non... Laisse-moi faire...s'il te plaît.

Sa voix n'est qu'un murmure. Je frémis. Ses doigts glissent sur chaque bouton qu'elle détache lentement. Ma respiration s'accélère, anticipant le plaisir. Elle écarte chaque pan de mon vêtement. Je l'aide et retire ma chemise. Son regard passe de l'appréhension à l'émerveillement. Jamais personne ne m'avait regardé de cette façon. Je me sens mise à nu émotionnellement. Elle caresse doucement mon torse, mes hanches, mon cou. Ses mains restent timides et hésitantes, ce qui rend le contact incroyablement doux. La chair de poule recouvre mon corps partiellement dénudé. Sans doute prise au dépourvu par les émotions que ce toucher lui procure, elle retire ses doigts de mon buste et plonge ses yeux dans les miens. Amusée et attendrie, je dégrafe mon soutien-gorge. Elle détourne précipitamment les yeux. Je ne peux m'empêcher de rire légèrement.

- C'est si choquant que cela ?

- Non, non... C'est juste que... non... Je n'ai pas... enfin... c'est... bizarre... je...

- Regina...

J'attrape son menton avec une de mes mains, une vague de tendresse longeant abruptement les artères de mon cœur. Elle tourne légèrement la tête, captant de nouveau mon regard émeraude.

- Tout va bien... N'aies pas peur...

J'attrape le bas de son t-shirt. Elle ferme les yeux et lève les bras, laissant glisser le tissu le long de son buste ambré. Son vêtement retiré, je la contemple. Elle ouvre les yeux et sourit. Et je fonds. A fond. Sans plus attendre, je dépose mes lèvres sur les siennes. Je pense mourir là, sur cette bouche si sensuelle. Ce sont les lèvres les plus douces que je n'ai jamais embrassé. J'ai l'impression que si le baiser s'arrête, je vais dépérir. J'intensifie l'échange, laissant avidement ma langue rencontrer la sienne. Il m'en faut plus, toujours plus. Elle me répond avec passion. J'entoure sa taille de mes bras et glisse une main le long de son dos. Elle se cambre légèrement. A bout de souffle, elle s'écarte de moi. Presque désespérée, j'attrape sa nuque et plaque ma bouche contre la sienne. Elle s'écarte de nouveau.

- Emma, attends, t'as déjà fait ça ?

Pour toute réponse, je plante mes dents son cou, submergée par la passion. Elle tend sa nuque, me laissant un plus grand accès pour la marquer furieusement. Je l'entends gémir et cela me rend folle. Je déchire violemment son soutien-gorge, qui finit par voler au-dessus de sa tête. Je m'apprête à l'allonger sur le canapé mais elle m'en empêche. Elle pose sa main sur le haut de mon buste, écoutant le battement de mon cœur. Le souffle court, je la regarde faire. Sa main descend doucement entre mes seins, sur mon ventre. Elle défait doucement la ceinture de mon pantalon. Je craque. Le déshabillage se fait tout en sensualité, en découverte timide et intense. Je tremble, l'émotion accaparant chaque mouvement. On se découvre tendrement, laissant l'envie nous consumer. Dès lors que nos vêtements sont retirés, j'explore immédiatement le contact de nos deux corps, curieuse et torride. Allongée sur elle, écoutant la moindre de ses émotions, le moindre souffle, ressentant la moindre parcelle de sa peau, ses seins, ses hanches, je caresse, touche, effleure, savourant délicieusement son corps divin. Lorsqu'elle fait de même, je me sens défaillir furieusement. Ses gestes langoureux et cajoleurs me font perdre la tête. Notre découverte charnelle dure plusieurs longues et douces minutes, un moment d'une tendresse folle qui me fait planer, qui m'emprisonne dans un tourbillon de sensualité presque violent. Au fur et à mesure, ses gémissements me font comprendre qu'il est temps. Je la pénètre tout en douceur. Je suis émerveillée. C'est la première fois que je fais cela. Je ressens cette peur de lui faire mal, de ne pas être à la hauteur, qu'elle ne ressente aucun plaisir, de ne pas trouver le point juste. Une fois en elle, je n'ose aller plus loin, ni faire de mouvement. Je suis terrifiée. Je me mets à trembler. Elle le sent. Elle me câline doucement et porte sa bouche à mon oreille.

- S'il te plaît, Emma.

- Je la regarde, à la fois inquiète et fascinée.

- Je n'ai jamais fait...

- Shhhh, tu vas être parfaite, je le sais.

- Et si...

- Emma, j'ai besoin de toi. Je t'en supplie...

Ses protestations m'achèvent. Je me lance d'un long mouvement de va et vient. Ses ongles s'accrochent à mon dos, ses soupirs m'encourageant. Je me sens faillir. C'est absolument incroyable. Je ne peux m'empêcher de la regarder. Ses traits se déforment petit à petit sous le plaisir. Mon intimité s'humidifie à une vitesse effrayante. Je ne peux m'empêcher de gémir légèrement. Nos deux corps s'épousent merveilleusement, comme s'ils ne faisaient qu'un. Nous bougeons dans une même impulsion. Nous ne laissons aucune parcelle de nos peaux brûlantes libre de tout contact. Nos deux corps se plaquent désespérément l'un contre l'autre. Je savoure cette étreinte comme jamais. Nos lèvres se rencontrent dans un baiser acharné. L'air commence à nous manquer. Mais qu'importe, seul notre rapport compte, seules nos émotions subsistent. Sous l'impulsion de la passion féroce, mes doigts en elle se font de plus en plus insistants, ses gémissements à mes oreilles devenant de plus en plus sonores. Je ne pensais pas réussir à lui faire un tel effet, mais j'en suis assez fière. Je prends confiance en moi et je laisse ma deuxième main vagabonder sur son sein, sa hanche, sa cuisse. Je soulève subitement cette dernière, approfondissant un peu plus la pénétration. Elle passe sa jambe autour de ma taille et me mord la lèvre. Un goût de sang vient s'immiscer dans notre baiser mais je n'y fais pas attention. Plus rien n'importe que son plaisir. La passion qui nous anime me rend folle. J'insiste, insiste, insiste jusqu'à lui faire perdre toute contenance. Au bout de plusieurs minutes, elle se cambre. L'orgasme l'envahit. Afin de faire durer son extase, je continue de la découvrir, de plus en plus intensément. Elle souffle mon prénom d'une voix rauque et puissante qui m'éblouit. Pensant qu'elle en a fini, je m'apprête à retirer mes doigts. Mais elle m'arrête, appuie sur le dos de ma main pour que j'accentue la pénétration. Sa voix rauque résonne sensuellement dans mes oreilles.

- Non... Res... Reste... Pl... Plus fort... Emma...

J'écarquille les yeux devant l'insatiabilité de mon amante. Je ne peux m'empêcher de rire, satisfaite. Mais avant même que je ne puisse esquisser un nouveau mouvement, elle me bascule et se retrouve sur moi. Elle m'embrasse passionnément. Sa main glisse subtilement vers mon entrejambe et elle insère deux doigts en moi, sans peur. Je suis impressionnée par son toucher si assuré. Rapidement le plaisir m'envahit, sans même que je puisse le contrôler. C'est irrésistible. J'imite son mouvement de va et vient. La situation devient vite incontrôlable. Entre nos gémissements, nos baisers, les pénétrations de plus en plus rapides et intenses, le plaisir qui monte comme une adrénaline, mon corps s'envole à des milliers de kilomètres au-dessus du ciel. J'ai du mal à réaliser que je suis en train de faire l'amour à Regina Mills, la mère adoptive de mon fils, celle qui m'en a fait tant bavé. Toutes les barrières sont tombées. Et lorsque nous jouissons à l'unisson, quelque chose se crée. Dans nos yeux qui se cherchent, qui s'apprivoisent silencieusement, il ne s'agit plus de sexe, de désir, mais quelque chose de plus intime, de plus profond, quelque chose que l'obscurité, que l'éloignement de Storybrooke, que l'abandon mutuel accompagnent dans son épanouissement timide.

Tandis qu'elle repose sa tête contre mon buste et qu'elle retire une mèche blonde devant mes yeux, je ne peux empêcher cette vague de tendresse m'envahir.

- Tu ne t'en vas pas, hein ?