Salut salut! alors toujours curieux de connaître la suite :D Je vous remercie pour vos Reviews car elles me touchent vraiment et j'éspère que vous appréciez toujours mes petits OC ^^ Encore merci à toi, chère bêta fidèle ;* et bonne lecture


Chapitre 7 : Entre l'imaginaire et la réalité

Etaïs ne put se relever. Elle avait perdu ? Dans sa propre tête. Elle ne pouvait plus se mouvoir, trop amochée par ses propres attaques. Même si elle se blessait en attaquant son ennemi, lui aussi prenait des dégâts et elle le sentait. Son visage était barbouillé de larmes et de sueur. Elle ne pouvait pas se battre contre lui. Encore une fois, son adversaire avait pris l'apparence d'une autre personne. Celle de son amie d'enfance, Malodie. Elle avait ses longs cheveux roux coiffés avec des couettes. Elle fut saisie au cou puis levée en l'air. Il la frappa au ventre, et elle cracha de l'air.

-Pourquoi me résistes-tu ? S'étonna la petite fille rousse, je ne te veux pas de mal...

-Sors de ma tête...

-Je veux juste que tu viennes avec moi... Je veux que tu reviennes avec moi et papa...

Etaïs déglutit puis attrapa faiblement le poignet de l'autre. Elle le regarda dans les yeux puis lui brûla.

-Ce n'est pas MON PÈRE ! Elle tomba et l'autre la regarda avec des yeux en colère.

-Tu ne me facilites pas les choses... Il se changea en son ancien père, je vais devoir te briser pour te forcer.

-Non, Ro...

Il la frappa encore une fois et elle n'eut pas le temps de toucher le sol avant de recevoir une seconde slave de coups.

-Ou je vais te tuer.

-Pourquoi tu fais ça ? Roman je t'en prie ! cria Etaïs en positionnant sa main devant elle.

-Roman n'existe plus.

Etaïs ne voyait qu'une seule issue. Si elle mourrait, il mourrait dans sa tête. Elle posa sa main sur sa poitrine puis brula le sang affluant vers son cœur. Elle hurla de douleur puis son adversaire partagea sa douleur. Ils se retrouvèrent au sol, face à face. Etaïs le regarda avec haine. Elle le tuerait, c'était sûr à partir de ce jour. Il s'effaça dans la douleur avec difficulté et elle s'effondra. Le blanc immaculé était presque apaisant maintenant. Elle sentait son cœur battre de moins en moins, sa respiration se faire plus difficile et plus lente. Elle avait gagné.


Tony entra dans la pièce accompagné de Bruce. Il fut surpris de voir Peter inactif et bouche-bée devant Bucky, qui tentait tant bien que mal de ramener la jeune femme. Les moniteurs jouaient continuellement les bipes agaçants du cœur arrêté. Bruce s'approcha et Tony le rassura.

-Ce n'est pas Etaïs qui t'as transformé mais autre chose.

Bruce déglutit puis il jeta un œil rapide sur les données.

-Jarvis, le cœur ne bat plus depuis combien de temps ? S'informa Bruce.

-Depuis une minute et trente-deux secondes.

-D'accord...

Il décida d'injecter de l'adrénaline directement dans le cœur. Bucky s'écarta et Bruce piqua, sans réelle précision. Rien. Peter se recula au niveau de la tête d'Etaïs puis il la regarda. Elle semblait si calme.

-C'est la dose qui l'a tué ? S'inquiéta Bucky qui reprenait le massage sous l'ordre de Bruce.

-Non, c'est une défaillance de son système.

-J'avais des constantes stabilisées quand je l'ai ramené ici, réexpliqua Tony.

-Je ne comprends pas. Comment peut-elle passer d'état stable à état critique ? Essaya de comprendre Bruce.

-Euh les gars... tenta Peter.

-Mais Jarvis n'avait descellé aucune lésion grave interne ou externe. Rien de dangereux ou qu'elle ne puisse pas supporter. Tony plaqua ses mains sur son bureau et ferma les yeux. Je ne comprends pas et c'est très rare.

-OH ! S'imposa Bucky, il veut dire quelque chose.

-M-merci... Elle saigne, mais ce n'est pas du sang.

Les deux scientifiques regardèrent un liquide noirâtre s'écouler des oreilles et du nez d'Etaïs. Tony en prit un peu et fut regardé par Peter d'un air bizarre.

-Quoi ? Je prends pour analyser ensuite... s'expliqua son mentor.

-C'est un liquide qu'utilise Hydra pour vous contrôler psychiquement. C'est un bon signe et un mauvais signe qu'il sorte, intervint Bucky.

-Pourquoi mauvais et bon ? fit Tony en déposant son échantillon.

-Il faut vraiment être fort psychologiquement pour le faire sortir sinon c'est que la personne est en train de mourir.

-Peter, injecte une seringue de cinquante grammes d'épinéphrine.

-Mais je...

-Peter vite ! Ordonna Bruce avec sévérité.

Il saisit la seringue en dessous des panneaux de contrôle puis, ne sachant pas où piquer, il la planta dans sa cuisse. Il la retira aussitôt puis lança des regards inquiets à Bucky et Tony.

Bucky arrêta de masser. Si elle ne répondait pas, elle était morte. Ils attendirent. Rien. Bruce soupira puis se frotta le front. Tony s'assit et Peter regarda le corps de la fille. Bucky leva les yeux vers Peter. Il esquissa un pitoyable sourire et lui dit :

-Premier jour, premier mort.

-J-je... Peter fronça les sourcils puis se laissa tomber au sol.

Bucky regarda le corps. Soudain il vit ses deux yeux s'ouvrir et elle prit une grande inspiration. Elle s'accrocha au bras de Bucky puis elle se redressa. Elle paniquait. Il la regarda, surpris. Elle toussa et cracha le même liquide noir. Elle le regarda avec des yeux terrorisés. Il la serra contre son torse. Elle enfonça ses ongles dans la chair de son bras, mais il ne broncha pas. Elle était tétanisée, et il ne connaissait que trop bien ça. Bucky la serra sous le regard des autres, et il espérait lui apporter le réconfort qu'il avait voulu à cette époque.

-Il était là, je l'ai vu... souffla-t-elle dans le creux de son bras.

-Ça va aller, ça va aller.

Bucky lança un regard sur les autres présents dans la pièce. Ils comprirent et sortirent, le laissant seul avec Etaïs.


Bruce attrapa le verre que lui tendait Tony. À deux heures du matin, il tenait piteusement debout. Peter lui, ne buvait pas mais se goinfrait de viennoiseries. Steve rejoint rapidement le trio.

-Attends, elle est morte et elle a ressuscité ? répéta Steve, perplexe après les explications de Bruce et Tony.

-En quelque sorte. Tony servit un verre au Captain et garda la bouteille.

-Et vous dîtes que Bucky a parlé de Hydra ? D'un liquide ?

-Les constantes d'Etaïs ont chuté extrêmement vite. Bruce le regarda. Le produit qu'elle a réussi à extraire de sa tête pourrait être la cause qui a fait sortir « ça ».

-Je vois... Steve leva les sourcils puis inspira fortement. Peter ça va ?

-Je pense que oui, Peter le regarda et baissa les yeux, mais je n'ai pas pu la garder en vie durant le temps que Tony aille chercher Monsieur Banners.

-Ce n'est pas de ta faute Peter. On ne pouvait pas s'attendre à ce que la situation prenne une telle tournure. Steve s'accroupit et lui posa une main sur l'épaule. Tu as très bien réagi en aidant Stark et Banners. D'autres seraient restés sans rien faire.

-Cap, pourquoi vous êtes encore debout ? demanda Tony.

-Je regardais des dossiers, chose peu captivante.

Bruce s'en alla rapidement. Il était fatigué et voulait dormir. Steve, quant à lui, avait décidé d'attendre Bucky, pour voir comment il était. Tony fit un signe de tête puis partit aussi. Peter fit de même.

-Monsieur Stark, où se trouve ma chambre ? Je le savais mais avec tout ça, j'ai oublié...

-En face de celle de Sam, en haut.

-Je vois... et il n'y a que des escaliers ou il y a un ascenseur aussi ?

-Tu me poses vraiment la question ?

-Euh... oui.

-Est-ce-que j'ai une tête à me taper plus de deux cents marches pour aller en haut ? Sérieusement Peter.

-Je demandais juste. Peter sourit et Tony appuya sur le bouton pour appeler l'ascenseur.

-Bonne nuit Peter.

Stark s'en alla à l'opposé de Paker et appela un autre ascenseur. Peter était épuisé de cette journée chargée en première fois.


Etaïs garda les yeux rivés sur la fenêtre de la pièce où elle se trouvait. Elle n'osait plus rien faire pour le moment. Elle aurait dû être morte, non ?

Cependant, elle se sentit comme enveloppée dans une protection chaleureuse et apaisante. Elle ne savait pas s'il s'agissait encore d'un rêve ou de la réalité, deux choses bien trop difficiles à distinguer selon elle. On ne lui faisait pas de mal. Au contraire, on prenait soin d'elle. Quelqu'un lui caressait le dos gentiment, et exerçait une pression, ni trop brusque ni trop faible, pour la maintenir redressée.

Elle ferma les yeux quelque minutes. Etaïs retira ses ongles de la chair de la personne et, avec hésitation, elle leva les yeux. Il s'agissait de l'homme qu'elle avait vu plus tôt. Le même dont Roman avait usurpé l'identité. Elle le dévisagea sans le vouloir, puis il cessa. Elle remarqua en plus qu'il ne portait qu'un pantalon. Il s'éloigna d'elle et elle ne put se mouvoir, comme paralysée.

Etaïs essaya de se retourner pour trouver du regard cet homme. Sa tête la lança et elle faillit tomber sur le sol. On la retint de justesse. Elle frissonna quand la peau de sa poitrine rencontra un morceau de métal. Elle ouvrit la bouche et murmura maladroitement :

-Ne me laisse pas seule...

-Tu n'es plus seule, répondit la voix rauque de cette personne, une voix apaisante.

Il l'enveloppa dans une couverture en laine. Il l'aida à tourner du bon côté pour qu'elle puisse le voir bouger, sans qu'elle ne panique. Il la manipulait avec précaution, comme l'on bouge une poupée de porcelaine.

-Qui es-tu ? demanda-t-elle d'une petite voix sèche.

Il lui tendit un verre d'eau, et elle le prit. Elle ne cessa de le regarder jusqu'à ce qu'il réponde :

-Bucky Barnes.

Etaïs sentit le liquide translucide, par habitude.

-Ici, tu ne risques rien, Hydra ne peut plus t'atteindre. Bucky expliqua en s'asseyant.

Etaïs bu son verre. Elle ne voulait pas lui faire confiance, mais quelque chose dans son regard la rassurait. Le regard d'une ancienne bête sauvage torturée que l'on aurait apprivoisé avec une certaine tristesse qui vacillait ici et là dans ses iris verts. Elle remarqua son bras métallique, dont il semblait ne faire qu'un avec. L'optimisée ne fit que de le dévisager dans un silence. Il brisa le silence en lui demandant :

-Qu'as-tu vu dans ton « rêve » ?

-J'ai vu des gens, Etaïs serra ses doigts autour du verre, en fait ce n'était qu'une seule personne pouvant se transformer en d'autres.

Bucky la regardait. Il ne voulait pas l'interrompre.

-Un optimisé je pense.

-Pourquoi ? demanda Bucky.

-Il... je pensais l'avoir entendu mourir, mais il s'est retrouvé dans ma tête.

-C'était Hydra qui te l'a envoyé. Tu étais sous leur contrôle tant que tu ne te débarrassais pas du liquide dans ta tête.

Etaïs repensa à Roman, comment avait-il pu changer de bord ? Mais plus important, pourquoi n'était-il pas mort ?

-Tu t'es battu n'est-ce-pas ? Quand ils ont essayé de reprendre le contrôle.

-Oui.

Etaïs serra ses doigts si fort sur le verre qu'elle le brisa dans ses mains. Elle regarda ses mains coupées à de multiples endroits. Bucky se leva aussitôt et lui enleva les morceaux de verre.

-Mon ancien père est un optimisé. Etaïs Annonça à Bucky avant de s'endormir profondément dans les bras du soldat.

Bucky eut l'ombre d'un sourire sur son visage. Il la souleva et décida de l'emmener dans sa chambre pour qu'elle se repose convenablement. En sortant du labo, il vit Steve. Le blond se releva et s'approcha de lui.

-Comment était-elle après son réveil ?

-Chamboulée et paniquée. Bucky posa ses yeux sur le visage d'Etaïs.

-Pauvre fille, soupira Steve en se frottant le menton.

-Hydra l'effraie plus qu'elle ne m'a effrayé. Je ne sais pas ce que ce nouveau Zola fait mais il doit être mis hors d'état de nuire.

-Je le sais Bucky, et j'y travaille.


Hugues se massa les tempes. Il venait de voir se réveiller son seul et unique optimisé psychique blessé.

-Monsieur, Roman a subit des lésions plus importantes.

-Hé bien, guérissez-le, ordonna-t-il avec une expression fatiguée.

La femme détacha le jeune homme puis l'allongea sur le brancard. Hugues se retourna et le vit, étendu telle une vermine. Il s'approcha de lui puis eu un rictus mauvais. Il lui saisit la mâchoire et serra fort.

- Écoute-moi bien, sombre petite merde. La prochaine fois que tu foires aussi grandissement je te punirais. Hugues commença à lui brûler les joues.

Roman cria de douleur, il supplia et implora. Hugues arrêta.

-Emmenez-moi cet inutile avorton se faire soigner.

-Oui monsieur.

Roman pleurait et Hugues souriait. Son précieux petit joyau Etaïs était bien plus fort qu'il ne le pensait, et il se sentait tout émoustillé par l'idée d'un jour la contrôler de nouveau et d'atteindre son but.


Alors, alors? C'était bien? ^^ Dîtes moi surtout et puis merci d'avoir lu surtout , et au suivant :*