7 Langage Muet Avec Le Professeur De Potion.

Assumpta se retourna encore vers ce mur si bizarre qu'elle avait traversé et admira la locomotive rouge de Poudlard. Dumbledore était là, elle avait eu la chance qu'il l'accepte, tout en sachant qu'elle vivait avec ses parents et ne pouvait lui dire où était le repère de Voldemort. Elle poussa sa lourde valise à la recherche d'un wagon libre et bouscula un garçon aux cheveux blonds presque blancs, très pâle, ressemblant étrangement à cet horrible Lucius Malefoy, cela devait être son fils, la ressemblance était frappante. Il lui lança un regard méprisant et lui ânonna :

- Tu peux pas faire attention où tu marches !

Deux gigantesques adolescents se tenant derrière, elle ne les avait pas vu et se demandait bien comment elle avait fait pour ne pas les apercevoir tant ils étaient imposants, éclatèrent d'un rire guttural. Il s'agissait sans doute des fils à Goyle et Crabbe. Malefoy changea de regard quand ses yeux la dévisagèrent et il dit :

- Je ne te connais pas toi, tu viens d'où ?

- Durmstang, marmonna-t-elle, honteuse de ses origines dans cette école experte en magie noire.

- Durmstang, répété Malefoy les yeux brillant, on aurai pu s'y rencontrer si ma mère ne pensait pas que c'était trop loin…

- Je sais, on me l'a déjà dit, il parait que Narssisa Malefoy n'est pas très, mmh, maternelle.

- Comment sais-tu ça toi ! Tu es qui d'abord ?

- Assumpta Lestrange.

- Tient, tient, tient, la fille des Lestrange, je vois, la future femme de, mmh, c'est quoi son nom déjà, ah oui ! Flint ? Ouais, on ne pouvait rêver un marri plus mignon !

Assumpta serra les points de colère.

- Maintenant laisse moi passer ! ordonna-t-elle.

- Pas si vite, tu te prends pour qui la nouvelle ? Qui es tu pour me donner des ordres, moi, un Malefoy !

Elle s'approche de lui et lui montra discrètement la marque des ténèbres sur son bras.

- Je suis ça !

- Bien, répondit-il en perdant son envergure, je suppose que l'on se reverra à Serpentard !

- Manquerai plus que ça !

Elle continua son chemin et trouva un compartiment vide d'occupant. Elle s'y assit en espérant une présence en plus. Quelques minutes plus tard une jeune fille blonde arriva en trombe et demanda d'une voix enjouée :

- C'est libre ?

- Bien sûr.

- Je m'appelle Parvati Patil et toi.

- Assumpta Lestrange, enchantée.

Une lueur inquiète traversa ses yeux bleus et elle dit en se tortillant sur sa chaise, visiblement mal à l'aise :

- Oh, mais que je suis bête ! Mon amie Lavande m'attend dans un autre wagon, désolé de te fausser compagnie !

Elle s'en alla le plus vite qu'elle put, Assumpta l'entendit même foncer dans son amie Lavande en lui disant « non vient pas ici, y'a une nouvelle et c'est une Lestrange ». Un cri étouffé, des pas précipités sous des gloussements idiots. Si c'était ça son avenir à Poudlard, rejetée de tous parce qu'elle était la fille de Mangemort malgré elle ! Ses doigts buttèrent sur un morceau de parchemin dans sa poche. Mais oui ! La lettre pour Harry. Elle se leva brutalement pour partir à sa recherche. Elle ouvrit le premier wagon où se tenait Parvati et son amie, probablement Lavande, et deux autres garçons qu'elle ne connaissait pas. Parvati dit d'une voix gênée :

- Tient, Assumpta…

Elle avait bien articulé son prénom et tous les regards se tournèrent vers elle. Elle demanda :

- Vous ne savez pas où est Harry Potter ?

- Qu'est-ce que tu lui veux, demanda courageusement un des garçons.

- Laisse tomber Seamus, murmura Lavande en lui posant une main affectueuse sur le bras.

- Très bien, je vois que vous ne voulez pas m'aider, tant pis !

Elle claqua la porte. Elle entendit les paroles étouffées à travers la porte et colla son oreille.

- Tu crois qu'elle lui veut du mal ? demanda la voix aiguë de Lavande.

- Je ne pense pas, répondit Parvati, la pauvre Harry a l'air anéanti, Tina m'a dit que Séphora avait disparu on ne sais où, on ne sais pour combien de temps, il est tellement triste sans elle !

Assumpta continua son chemin, demandant aux autres s'ils l'avaient vu, personne ne dit rien et la regardait d'un air méfiant. Elle fini par passer devant un compartiment dont la porte était à moitié ouverte. Elle aperçu une jeune fille brune avec beaucoup de cheveux, un insigne de Préfet-en-chef cinglant sur son fez. Elle était blotti dans les bras d'un garçon efflanqué aux cheveux très roux. La fille regardait avec attendrissement son compagnon et admirait une bague en or qui miroitait à son annuaire. C'était sans nul doute Hermione et Ron. Ils lançaient parfois un regard inquiet à l'autre bout du compartiment. Assumpta se pencha un peu et vit un garçon de son âge, avec d'épais cheveux noirs de jais, la tête appuyé contre la fenêtre, ses yeux émeraudes brillant à travers ses lunettes rondes perdus dans le vide. Il se tourna vers la porte et elle pu voir sa cicatrice sur son front, c'était Harry Potter. Il se rendit compte de sa présence et se redressa. Elle respira un grand coup et entra. Avec un toussotement discret elle se présenta :

- Heu, salut. Je, je suis Assumpta, je cherche Harry Potter, c'est toi ?

Il tourna son regard triste vers elle, la blessure de sa rupture involontaire se voyant dans ses yeux verts. Un soupçon brilla à l'intérieur:

- Peut-être bien… Tu vas à Poudlard je suppose, je ne t'ai jamais vu, tu es qui précisément.

- Et bien, je suis Assumpta, je te l'ai déjà dit.

Elle ne voulait pas lui dévoiler sa véritable identité, mais elle ne voulait pas lui mentir.

- Assumpta qui ?

- A, Assumpta Lestrange.

La colère bruma son visage. Il se leva brutalement et asséna :

- Dehors ! Sors d'ici, je n'ai aucune envie de te parler !

- Attend Harry avant de me pousser dehors, j'ai quelque chose pour toi…

- Tout ce que tu veux, c'est te venter devant Voldemort de m'avoir vu !

- Non ! J'ai ça pour toi !

Elle sorti la lettre et la mit devant ses yeux. En noir, il était écrit « pour Harry » dessus. Il s'immobilisa en regardant :

- Qu'est-ce que c'est, une lettre de menace du maître de tes parents ?

- Harry laisse là parler, après tout, c'est peut-être important… murmura Hermione.

- Tu prends sa défense toi maintenant, merci, cria-t-il, c'est aimable pour moi, comme si je n'avais pas assez d'ennuis, il faut que tu protèges la fille de Mangemorts !

- Très bien, dit Assumpta en abatant sa dernière carte, la prochaine fois, Séphora n'aura qu'à faire ses commissions toute seule !

Elle s'apprêtait à partir quand une main la retint. Harry, le regard inquiet, lui demanda :

- Sé, Séphora ? Tu, tu as bien dit Séphora.

- Oui, Séphora, mais vu l'accueil, je suppose que tu ne veux pas de ses nouvelles !

Elle savait qu'il prendrai la lettre sous cette menace. Il balbutia :

- Je, je peux, heu, je pourrai, voi, voir cette lettre.

Elle la lui tendit et le regarda s'asseoir en l'ouvrant fébrilement. Dans l'expression de ses yeux, elle vit l'étonnement :

- C'est, c'est bien elle, c'est, c'est son écriture !

Ses yeux parcoururent les lignes et ils s'embuèrent de larmes. Une d'entre elle coula sur sa joue. Jugeant qu'elle était de trop, elle s'apprêtait à partir quand il l'appela :

- Assumpta attend, comment est-ce que tu as eu ça ?

- Je, je, elle m'a envoyé un hiboux, secrètement, en joignant ta lettre, elle ne savait pas si tu me reconnaîtrais, dans, dans le train, alors, alors elle me la donné à moi, enfin, elle me l'a envoyé !

- Où est-elle ?

- Je, je ne sais pas, elle ne me la pas dit, écrit ! se rattrapa-t-elle.

- Je suis sûr que tu sais où elle est, s'il te plait Assumpta, pour elle et pour moi, même si nous ne nous connaissons pas, dit moi où elle se trouve, j'ai besoin de savoir !

- Je, je l'ignore, moi, moi aussi j'aimerai le savoir !

- Alors dans ce cas, tu peux m'expliquer pourquoi Séphora, si hostile au prétendu sorcier qui m'a privé de mes parents, a sympathisé avec la fille de Mangemort ?

- Ne te fie pas à mon nom Potter ! Un nom de famille, cela ne veut rien dire! Regarde toi ! Etant lié à Voldemort involontairement, tu es son ennemi. Pour moi c'est pareil, ce n'est pas mon sang et mon ascendance qui décide de mon sort, c'est moi qui choisi, j'ai choisi, et si Séphora est mon amie, tu comprendra alors que je suis du même coté que toi !

Elle claqua la porte et partit en courant dans son compartiment. En cour de route elle tomba par terre, et sentit deux bras la soulever, c'était Harry. Il l'aida à se lever pendant que Assumpta s'arranger le plus discrètement possible de cacher sa marque. Il vit son manège, prit son bras avec force et souleva sa manche. Il eut un regard perçant et lui demanda doucement :

- Si tu es du même coté que moi, pourquoi ce tatouage ?

- Tu ne peux pas comprendre !

Elle s'enferma dans son compartiment pendant qu'il tapait à la porte en suppliant :

- Assumpta ouvre moi, je ne suis pas étroit d'esprit, si tu me parles je peux comprendre.

- Personne ne me comprend !

- Ouvre moi !

- Non, va-t-en !

- Assumpta je n'ai qu'une seule question, est-ce qu'il y a un rapport entre Voldemort et Séphora ?

Elle ne répondit pas. Il continua de la solliciter mais elle l'ignora. Il finit par abandonner, réprimander par un préfet qui lui demander ce qu'il faisait en plein milieu du couloir. Le trajet fut paisible après. Elle acheta quelques friandises à la dame qui en vendait. Le voyage fut trop rapide. Elle descendit et se retrouva face à un homme, si c'était un homme, immense. Elle n'avait jamais vu ça. A travers sa barbe broussailleuse, il cria :

- Les premières années par ici, ainsi que Miss Lestrange !

Elle suivit l'ombre du géant jusqu'à un lac où flottaient plusieurs barques. Avec réticence, trois élèves de première année prirent place à coté d'elle en essayant d'être le plus loin possible. Elle vit enfin au bout d'un certain moment le château de Poudlard. Immense avec d'innombrable tourelles, le château se dressait, majestueux. Elle mit pied à terre et rentra dans une minuscule salle où un professeur à l'ai singulièrement agacé et au chignon très tiré les attendait. Elle se pinça la lèvre inférieur et annonça aux élèves les règles de Poudlard. Assumpta écouta d'une oreille discrète, elle connaissait tout ça pour en avoir parlé avec Séphora.

- Miss Lestrange ?

Elle se retourna à l'énonciation de son nom.

- Miss Lestrange, comme vous arrivez directement en 5ème année ici, vous passerez la dernière lors de la répartition.

- Oui Professeur, minauda-t-elle.

Ils entrèrent tous dans la grande salle sous un faux ciel étoilé. Le Choixpeau était posé sur un tabouret et attendait les nouveaux élèves. Il chanta une chanson particulièrement originale et McGonagall déplia un parchemin. Elle appela :

- Aclash Rupert !

- Serpentard !

Assumpta priait intérieurement de ne pas être envoyé là bas. Elle attendait avec une boulle au ventre. A la fin, son nom fut appelé et elle s'approcha lentement, sous les regards brillant des Serpentard, et haineux de certains Griffondor. Elle posa le Choixpeau sur sa tête et l'entendit murmurer :

- Allons, allons, ne sois pas si stressée, je vois beaucoup de choses dans ta tête.

Elle sentit brusquement une grande douleur à sa marque. Elle essaya de masquer la souffrance.

- Tient, tient, tient ! Je sens le mal en toi, je le sens couler dans ton sang, incruster dans ta peau, la fille des Lestrange, je me rappelle d'eux, tous deux à Serpentard, je vais te faire suivre le même itinéraire, je…

- Non, pensa-t-elle fort, je ne suis pas comme ça, si tu te rappelles de mes parents, tu dois te rappeler de Tom Jedusor.

- Exact.

- Il est devenu un très mauvais sorcier, c'est à cause de lui que j'ai cette marque des ténèbres, mais je ne suis pas comme ça, continua-t-elle à penser, je suis autre chose qu'une Serpentard, regarde bien, laisse moi aller ailleurs, n'importe où mais pas là bas ! Je ne mérite pas ça !

- Tu es très sûr de toi, tu me rappelles le jeune Potter. Très bien, si c'est ça que tu veux, ta force de caractère te fera aller à…

- GRIFFONDOR !

Elle baissa les épaules, soulagée, et rejoignit la table des Griffondor où il n'y eut aucun applaudissement. Elle s'assit à l'écart et mangea silencieusement après le discours de Dumbledore. Harry Potter était à l'autre bout de la table, lui lançant parfois des regards, ne touchant pas à une seule miette de son assiette, la lettre de Séphora pliée dans sa main. Après le dessert, elle se leva et partit en cherchant où pouvait bien être la salle commune de Griffondor, mais Harry la rattrapa :

- Assumpta, s'il te plait, répond moi, j'ai besoin de savoir.

Elle aperçu Malefoy qui venait dans leur direction et dit d'un voix forte :

- Laisse moi Potter !

- Potter, elle t'a dit de la laisser !

- Ferme là Malefoy, je ne t'ai pas sonné !

Assumpta rejoignit malgré elle Malefoy, pour être débarrassé des questions embarrassantes de Harry. Harry eut un regard interrogateur, puis il partit sans un mot. Malefoy la poussa contre un mur à l'écart des regards, puis murmura :

- Bizarre que tu sois à Griffondor, c'est bien dommage, dommage aussi que tu sois la fiancé de Flint, moi, tu me plais beaucoup…

Il passa une de ses mains pâles sur sa joue, elle le repoussa et partit en courant.

Cours de Potion. Assumpta avait entendu les autres dire que le professeur était une sorte de tortionnaire. Entendu car personne ne lui parlait. Sauf Harry, cherchant désespérément à savoir où était Séphora. Devant sa détresse, elle eut souvent envie de lui dire la vérité, mais le sort de silence l'en empêchait, la brûlant à sa marque des ténèbres à chaque fois. Elle entra dans la « fosse aux lions » comme l'appelaient les Griffondor. Le professeur Rogue, grand avec des cheveux noirs très gras, attendait derrière son bureau, lançant un regard haineux à Harry quand il passa devant lui. Elle se présenta à lui, il sursauta à l'entente de son nom et lui montra une table de travail tout au bout d'un geste dédaigneux. Elle s'y installa seul, tous les couples de travail étant déjà formé, de toute façon, elle n'avait pas besoin de binôme, elle avait toujours était doué en potion. Il fit l'appel et appela :

- Melle Hopkriks ! Où est-elle encore cella là ! Que voulez vous Potter ?

Harry avait lentement levé la main.

- Séphora n'est plus à Poudlard, vous devriez le savoir non ?

Il avait l'air triste. Rogue eut un sourire mauvais :

- Oui, je le savais, mais j'avais, mmh, complètement oublié le départ inopiné de votre, petite amie.

Il avait prononcé les deux derniers mots ironiquement, Harry se leva brutalement, comme secoué par un électrochoc. Il parla d'une voix où on sentait l'agacement et la fureur :

- Vous le faites exprès !

- Ca se pourrait, répondit Rogue.

- Ne parlez plus d'elle devant moi ! je pourrai prévenir Dumbledore.

- Votre parole contre la mienne, votre insolence contre mon statut de professeur, qui croira-t-il d'après vous ?

- Il m'a bien cru quand à l'innocence de Sirius Black face à votre récit abracadabrantesque , pourquoi pas cette fois ci ? C'est à croire que vous n'inspirez pas la confiance…

Il avait dit ça d'un ton froid, calme, posé, presque en un murmure.

- Taisez vous Potter, votre irrespect envers moi coûtera 20 points à Griffondor, et une heure de retenue, maintenant, asseyez vous et bouclez là, tout le monde au travail, et immédiatement !

Il se rassit tranquillement, comme si ne rien n'était, ce qui sembla être le comble pour Rogue qui contenait sa colère. Assumpta elle, continuait inlassablement de préparer la potion d'allégresse. Il passa devant elle et regarda son travail d'un œil minutieux et déstabilisant. Elle n'y fit rien paraître et il parut satisfait. Soudain, une douleur lancinante la prit au bras, à sa marque, une nouvelle attaque, elle réprima un cri en se tenant le bras mais remarqua quelque chose de suspect. Rogue s'était retourné vers elle et faisait une grimace de douleur. Il se tint le bras malgré lui et remarqua le trouble de Assumpta qui faisait de même. Il se regardèrent dans les yeux un bref instant et les baissèrent, trop honteux pour en dire d'avantage par ce langage muet.

tous les chapitres sont prêts. Je pensais au début en publier un par jour, mais j'ai 0 reviews pour presque 1000 visites... ça veut dire que vous aimez bien l'histoire, excellent pour l'auteur, mais en quoi une review coûte cher? vous savez juste un : " super j'ai aimé "", ou même "^^" nous satisferait grandement.

merci ^^et à demain .

L'auteur et SherryGimlet