Bonjour chers lecteurs, premièrement merci pour les reviews, sachez que je les lis tous et avec grand plaisir! Je sais que certaines sont impatientes de lire des rapprochements entre Edward et Aveline (si vous savez ce dont je veux parler...;)) Et bien, ça s'en vient bientôt, mais j'essaie d'y allez doucement. La romance arrive souvent trop vite! Et Aveline n'est pas une proie facile... Bref,vous serez servit en temps voulu!

Bonne lecture!


CHAPITRE 6 : partie deux

« Chasse Aux Trésors »

À mon réveil ce matin là, une odeur de viande et des crépitements me réveillèrent. Je me frottai les yeux vigoureusement tandis que je rejoignis rapidement la source de chaleur afin de me réchauffer. Je remarquai que des vêtements étaient éparpillés sur le sol afin qu'ils sèchent. Attendez!?...Est ce que!?…Lorsque je levai mes yeux endormis je découvrai Kenway torse nu au bord du feu.

« Bon matin mademoiselle » Il semblait joyeux, je ne sais pour quelle raison. Il était si imprévisible, jamais on ne pouvait prédire son humeur changeante. Il retira le petit animal calciné qui était embroché au dessus du feu. Pendant ce temps je ne pus m'empêcher d'observer son corps couverts de tatouages, j'ignorais qu'il en avait d'ailleurs.

« Qu'est-ce que c'est? lui demandai-je essayant de me changer les idées.

- Du lièvre, j'espère que vous appréciez » Puis il me tendit un morceau de viande.

« Je n'y ai jamais goûté » lui avouai-je. Il semblait surpris.

« Alors? me demanda t-il impatient de savoir mon opinion.

- C'est bon » dis-je en acquiesçant. Je fus prise d'un frisson soudain, ce qui attira l'attention du capitaine.

« Enlevez tout, faites comme moi laissez ça sécher sinon vous aller attraper un rhume, affirma t-il.

- Pardon? je lui fis répéter. Je n'étais pas certaine d'avoir bien compris.

- La chemise, retirez-là, vous n'en avez pas besoin de toute façon » Et voilà, ça recommençais, son humour pervers était revenu. De plus, il disait cela sur un ton totalement neutre. Comment faisait-il?

« Non, justement, voyez-vous j'en ai besoin! fulminai-je, ne croyez pas que je vais me mettre toute nue devant vous capitaine Kenway!

- Ce n'est qu'une question de temps…bredouilla t-il, mais assez fort pour être audible.

- J'ai entendu ça…lui répondai-je tac au tac.

- Tant pis pour vous! Ne venez pas vous plaindre que vous êtes malade par la suite » affirma t-il en souriant. Pendant ce temps il se rhabilla tranquillement.

Après notre déjeuner, nous nous remirent en marche.

Il fallut peu de temps avant que le soleil accablant des Caraïbes fasse irruption et sèche mes vêtements. Le chemin était aussi dense. Kenway s'arrêta un instant afin de consulter la carte. En la regardant, il affirma qu'on devait se rendre jusqu'à l'orée de la plage. Qui se trouvait à l'opposé de l'île.

Une curieuse effluve vint jusqu'à mes narines.

« Qu'est-ce que c'est cette puanteur! m'exclamai en agitant ma main devant de mon appareil olfactif.

- Soyez prudente, nous sommes près d'un marais, dit-il, faites gaffe aux crocodiles…

- N'essayez pas de me rassurer capitaine Kenway… » lui fis-je part en le dépassant. Au passage je le bousculai d'un petit coup d'épaule.

De nombreux tronc d'arbres jonchaient le marais verdâtre. Au dessus de nos têtes des moustiques dansaient. Lorsque je m'assurai qu'aucun animal dangereux ne se présentait, je débutai la traversée. Le pirate me suivait en étant sur ses gardes.

xxx

Après avoir eu les pieds dans la boue, marché sur des troncs d'arbres, glissé, grimpé et sauté nous prîmes une pause près d'une petite chute d'eau. Elle se déversait dans un lac ceinturé d'énormes pierres grises. La végétation paraissait plus verdoyante autour de celle-ci que dans la forêt. Les fines gouttelettes de la source d'eau se posaient avec caresse sur la verdure. L'endroit n'en paraissait que plus enchanteur.

Les deux mains jointes je recueillit le précieux liquide. Je portai l'eau à mes lèvres que j'y trempai avec délice. Elle était pure et désaltérante. Kenway était accroupi à mes pieds s'aspergeant le visage d'une seule main. L'autre se trouvait sur son épée à sa taille. L'éloignant de toute incommodité dut à sa longueur impressionnante. Tout ça me rappela qu'il ne m'avait pas remis toutes mes armes. Je n'avais qu'en ma possession le couteau de mon père. Et en terrain inconnu tel que celui-ci je ne souhaitais pas tomber sur des braconniers. Tout compte fait, mieux valait rester près du pirate.

La vision du capitaine dans cette position me donnais fortement envie de le jeter à l'eau. C'était si tentant après tout ce qu'il m'avait fait endurer…Puis d'un petit coup de genou je le fis basculer très aisément dans le petit lac. Il se retrouva trempé complètement. Je ne pus réprimer un rire. La tête hors de l'eau son expression se situait entre la surprise et la perplexité. Il tenta de nager jusqu'à moi en prononçant sans me sermonner :

« Très amusant Aveline… »

Je me rapprochai du bord, en faisant gaffe aux roches aspergées d'eau, les mains sur les hanches, un rictus aux lèvres. Cette situation loufoque était plutôt amusante. Pour une fois je me sentais en position de pouvoir. Ce sentiment était agréable je ne l'avais pas ressentit depuis un moment déjà.

Il me tendit sa main et me jeta un regard sérieux. Debout, le niveau d'eau lui arrivait facilement en haut du nombril.

« Je ne sais pas si je devrais faire ça… » lui dis-je en regardant ailleurs. Cet instant était trop délectable pour qu'il se termine à l'instant.

Il laissa tomber ses bras sur ses flancs.

« Je retire mes mots vous n'êtes pas mignonne mais une malicieuse jeune fille…

- Vous devez me le demander poliment, souvenez-vous, n'êtes vous pas un gentleman?...

Il réfléchit sur mes mots et il reprit :

- …S'il vous plaît… Aveline… fit-il en relevant ses commissures. Puis il me tendit sa main à nouveau.

Je secouai la tête. Ignorant son geste.

« Ce n'est pas tout, je veux des excuses également »

Il lâcha un gros soupir et il se lança comme si ça lui demandait un effort surhumain.

« Très bien, je suis désolé » dit-il simplement.

J'approchai mon visage vers l'avant et je lui tendis mon oreille lui faisant répéter. Je doutais franchement de sa franchise.

« Pardon, pouvez-vous le répéter un peu plus fort, je ne suis pas certaine d'avoir bien compris…

- Je suis désolé Aveline, pour tout ce que j'ai pu faire » dit-il, cette fois parut plus sincère.

J'acceptai ses excuses d'un signe de tête. Avant que j'ai pu approcher mon bras afin de l'extirper de l'eau. Il m'attrapa brusquement par celui-ci et je tombai directement dans le lac. Je ne pu retenir ma surprise. Les yeux grands ouverts je recrachai l'eau de mes poumons sans trop de difficulté.

Ce fut à son tour de se marrer. À présent, nous étions tous les deux mouillés de la tête aux pieds. Encore sous le choc, mes doigts étaient solidement agrippés au vêtement de Kenway. La proximité me le permettant.

« Salaud! Qu'est-ce qui vous prend!? » l'insultai-je en toussant de nouveau.

Je ne m'étais seulement pas rendu compte de ce que je faisais. Jusqu'à ce que son silence abrupt détourne mon attention vers lui. Je lu sur son visage un air étonnamment doux. Ses cheveux et sa barbe blonde semblaient briller sous les rayons du soleil, qui plongeaient directement sur nous. Tout ceci contrastait intensément avec ses cicatrices qui lui donnaient une apparence sauvage, voire virile. Il me tenait dans ses bras, mon corps était bien appuyé contre le sien. Je ne pouvais pas effectuer un seul mouvement.

« Si seulement vous pouviez m'enlacer de la même manière dont vous avez saisi fortement mon chandail la nuit dernière… » chuchota t-il dans mon oreille.

Son souffle me fit frissonner. Je fronçai les sourcils, de quoi parlait-il? Je n'avais que très peu de souvenirs de la nuit dernière excepté mon cauchemar…

« Et j'espère que ça vous a plu capitaine parce que ça ne se reproduira plus! » lançai-je en le repoussant par ses épaules. Cela mit fin à notre courte étreinte.

Je sortis du bassin et malgré le fait que je ne le voyais pas je sentais un sourire se dessiner sur son visage.

xxx

Le reste du chemin s'effectua en silence jusqu'à ce que nous arrivâmes à la plage opposée de l'île.

« Je crois qu'il s'agit de celui-ci, dit-il en pointant un énorme rocher à l'orée du bois.

- Comment pouvez-vous en être sûr? Vous n'avez même pas regardé la carte.

- Je sais que vous en êtes incapable mais faites moi confiance pour une fois Aveline… » Puis il se dirigea vers l'endroit en question.

Automatiquement au compte de trois nous soulevâmes le rocher de son emplacement initial en le glissant sur le coté. J'observai les gestes du capitaine et je l'imitai. Nous nous mîmes à creuser, mes ongles se remplissaient de terre au fur et à mesure que nous creusions. Plus on s'enfonçait profondément plus la terre se transformait en glaise. Subitement, nous heurtâmes un objet dur. Nous continuâmes jusqu'à ce que le capitaine en sorte un petit coffre brun foncé. En le nettoyant grossièrement, on pût distinguer qu'il était en bois sculpté et qu'il était orné d'immenses roses. Je regardais ce petit objet avec admiration. C'était une œuvre d'art extraordinaire. Je n'en revenais pas à quel point il avait été si facile de dénicher cette chose, apparemment le capitaine avait un sixième sens.

Soudain à travers le jacassement des oiseaux et le fracassement des vagues, j'entendis le son d'un pistolet s'enclencher. Nous nous retournâmes à l'unisson et je reconnus avec dédain l'homme au nez cassé. Il tenait son pistolet en joue contre moi et le capitaine. Il était entouré de deux autres hommes. Nous nous levâmes doucement pour ne pas l'énerver davantage.

« Bonjour miss, comme on se retrouve…chanta t-il à mon intention, et capitaine... dit-il en se retournant vers mon compagnon. Il sourit de toutes ses dents ce qui me fit froid dans le dos.

- Qu'est ce que tu veux Hammond!? L'insubordination est peine d'emprisonnement à bord du Jackdaw…mentionna le capitaine d'une voix ferme.

- Bla bla bla… trêve de bavardage! Ce que je veux se trouve dans tes mains, menaça l'homme, donne-moi le coffre et ta belle s'en tirera sans égratignure… » Hammond pointa son arme dans ma direction. Le capitaine et moi échangeâmes un regard. Comment cet homme avait pu prendre connaissance de l'existence du coffre. Il avait sans doute fouillé dans les affaires du capitaine.

Deux hommes sortirent de la forêt et m'attrapèrent par derrière en immobilisant mes bras. Pour m'éloigner de Kenway. Je réussit à flanquer un coup de pied dans les parties intimes de l'un de mes agresseurs mais l'autre me força à m'agenouiller. Il était d'une ossature spectaculaire et le crâne dégarni, pourquoi les hommes sans cheveux étaient tous bâtis comme des taureaux?

« Arghhh…. grommelai-je. Sa poigne était forte et il me traitait avec brutalité.

- Sale pute! » me cria enfin l'homme que j'avais frappé. Il me gifla et me tint en joue. Toute cette agitation alarma le capitaine qui avança d'un pas, les mains sur ses pistolets.

- Tsut tsut tsut… » dit Hammond en secouant la tête. Il redirigea son pistolet vers celui-ci. Kenway fut contraint d'accepter la nouvelle condition.

« Donne-moi le coffre » répéta t-il à Kenway. Ses yeux bleus croisèrent mes yeux bruns. De façon évidente un mélange d'angoisse et de frayeur se lisait sur sa figure. Cette façon d'agir ne lui ressemblait pas.

La situation venait hors de contrôle. Cet attentat venant de ses propres hommes était impardonnable. Ils n'étaient que des traitres. La seule solution était d'acquiescer à leurs demandes. Je n'avais aucune envie que quelqu'un se fasse blesser dans cet échange. Je lui fis un petit signe de tête.

Après un court moment d'hésitation, il lança le coffre dans les airs vers Hammond. Ce qui eut pour effet de détourner son attention. Pendant qu'Hammond se rua sur l'objet, en un éclair, le capitaine sortit ses deux pistolets et abattit les deux hommes à ses cotés. Je tentai de me lever, mais sans crier gare, je reçus un violent choc à la tête ma vision se brouilla, je portai la main à ma tête, J'étais pétrifiée de voir qu'elle était couverte de sang. Et tout devint noir…