Me voilà de retour ! J'ai été très occupé ces deux dernières semaines, entre les cours et ma mère sur le dos pour l'ordi j'ai eu beaucoup de mal à terminer ce chapitre, ou du moins à le retranscrire sur l'ordi.
Une nouvelle facette du passé de mes personnages vous est dévoilée ^^
J'espère que ce chapitre vous plaira !
Un grand merci pour vos reviews et les mises en alertes, ça me fait toujours énormément plaisir !
Marie : Merci beaucoup pour ta review, j'espère que ce chapitre te plaira tout autant !
lyllou : Tu ne comprend pas tout ? C'est normal, lol. J'espère que ce chapitre éclairera un peu ta lanterne.
Alice : Oui, Bella a du caractère, heureusement ! Comment est-ce qu'elle ferait la pauvre ^^ Merci beaucoup pour ta review. Voilà ton petit "remontant" pour le début des cours, lol.
P.G : Oui, je ne suis pas douée pour l'espagnol écris :s Je ne sais pas encore si je vais refaire des passages... Surement des mots, mais Eleazar n'est pas un personnage très bavard ^^ Merci beaucoup pour ta proposition mais je ne sais pas comment te contacter, dit m'en plus ;)
Mline : Merci beaucoup !
Audrey : Encore un immense merci pour tes reviews régulières ! Elles me font énormément plaisir ^^ Pour le dialogue Edward/Bella, ça arrive dans... deux ou trois chapitre ;) patience. Encore merci. Gros bisous
acroatwilight : Heureuse que ça te plaise !
Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, je ne fais que m'amuser avec !
-Qu'est-ce que vous venez faire ici les jeunes ?
Il s'avance vers un établis et dépose les poulies sur ce dernier, toujours dos à nous. J'entends alors la porte claquer, me faisant sursauter. C'est Garrett qui vient de quitter la pièce nous laissant seuls, mon frère et moi, avec Emmett. Ce dernier s'affaire à son travaille sans faire attention à nous, attendant certainement notre réponse. Je me tourne vers Anthony, cherchant dans ses yeux une explication plus valable que « Théophile nous fait faire le tour du navire ». Mais mon petit frère ne daigne pas croiser mon regard, regardant avec attention le pirate s'agiter devant l'âtre du feu brûlant dans la cabine. Le colosse sa saisit d'une sorte de pince et attrape un morceau de ferraille poser sur une petite table pour le jeter dans les flammes.
A côté de moi, Anthony fait un pas, puis deux avant de répondre enfin d'une voix claire et assurée :
-Nous venons chercher quelques explications sur votre rencontre avec Edward et notre frère.
Un rire nerveux s'échappe des lèvres d'Emmett qui délaisse son travaille pour se tourner dans notre direction, plantant son regard noir dans celui d'Anthony. Il fait quelques pas boiteux pour se retrouver à notre hauteur et nous fait un sourire avenant. Puis il se saisit de ma main moite et m'entraine à l'autre bout de la pièce pour me faire asseoir sur l'unique chaise présente dans la cabine. Lui et Anthony s'installent à même le sol à mes côtés se regardant avec attention avant que le pirate ne commence de sa voix profonde :
-Vous devriez savoir que la curiosité est un vilain défaut, surtout venant d'une demoiselle…
-Avez-vous donc besoin d'une meilleure explication que mon poignard dans la cuisse pour comprendre que je me fiche pas mal de savoir s'il sied aux hommes que je sois curieuse ! je m'exaspère en le foudroyant du regard.
-Bien sur… il me répond songeur en fixant sa jambe bandée d'un œil navré.
-Mais je vous en pris, poursuivez, je lui souffle.
Le pirate pousse un soupir en frappant dans ses grandes mains callées par le travail.
-Je veux bien vous raconter tout ce que vous voulez, mais pour ce qui est des raisons qui ont poussé Edward à vous… à se faire passer pour mort. C'est une histoire en lui et vous. Mais pour le reste… j'espère que vous n'êtes pas pressés de repartir.
Il rit avant de reprendre plus sérieusement :
-Je vais commencer par le commencement, en 1679, j'avais 18 ans. J'étais le plus jeune forgeron de la cours d'Angleterre, et le plus renommé. Le Roi lui-même faisait forger ses armes chez moi. Il faut dire que j'ai eu le meilleur maître qui puisse exister… J'étais heureux, j'avais la vie dont j'avais toujours rêvé. Car j'ai du travailler dur pour arrivé à ce niveau, mes parents n'étaient personnes et je n'étais (je ne le suis toujours pas vraiment d'ailleurs) pas sérieux et enclin à la concentration. C'est mon mentor, Alistair, qui m'a permis de trouver la seule chose dans laquelle j'arrive à rester concentrer et ou je me sente plus homme qu'adolescent dans ma tête. Il m'a tout appris de la forge, des secrets qui permettent à une arme d'être indestructible et à rester presque constamment tranchante. Je pouvais rester des heures à le regarder travailler le fer avec ses grandes mains abimées par le labeur, c'était un orfèvre dans son domaine, un magicien. Mais il nous quitta la veille de mon 16ème anniversaire… Nous devions terminer une armure sur laquelle nous travaillions depuis trois mois. Mais il ne l'a jamais vu finie… Paix à son âme.
« Grâce à mon maître j'étais le plus demandé et le travail ne manquait jamais. Je restais à la forge nuits et jours, ne m'accordant aucune journée de repos. Sans le savoir, je côtoyais l'homme qui allait devenir l'un de mes plus proches amis, Edward. Le Docteur Cullen et lui venaient de temps à autres chez moi pour faire réparer une arme ou un outil du médecin. Je m'entendais déjà bien avec Edward, le trouvant différent des jeunes de la Cours, il était moins arrogant et souriant. Il discutait avec tout le monde, courtisans ou serviteurs. Mais ces deux années, celles de mes 17-18 ans, il s'absentait beaucoup, Carlisle m'a dit un jour qu'il allait en France. Ce n'est que plus tard que je sus que c'était pour vous Bella. Mais je m'égare… »
Il secoue nerveusement la tête comme si il redoutait se moment de l'histoire plus que tout.
« L'année de mes 18 ans donc, le Sir Newton est venu frapper à ma porte au petit matin. La rue était déserte et même la veuve d'en face n'était pas levée. En entendant les coups portés au bois fragile du battant je me suis demandé qui pouvait bien me demander à cette heure. J'ai ouvert et me suis retrouvé nez à nez avec Newton, le visage fatigué et les traits tirés, mais il avait toujours cet air hautain et fière qui sied si bien aux nobles. Je l'ai laissé entrer, appréciant l'air frais qui s'engouffrait avec lui dans la forge à la chaleur étouffante. »
Il fait un grand geste de la main pour englober la pièce dans laquelle nous nous trouvons comme pour l'utiliser de témoin.
-Heureusement que j'ai la fraicheur de la mer pour maintenir une chaleur supportable ici. Mais où en étais-je ?
-Vous ouvrez au Seigneur Newton, je lui réponds souriante.
-Ha oui, bien sur !
« Newton est entré dans la forge sans plus de politesse qu'un bref signe de tête. Il à jeté un regard plein de mépris sur les lieux et en à fait de même pour moi avant de renifler bruyamment.
-Vous-êtes Emmett McCarthy ? Qu'il me demande.
-Oui mon Seigneur, je lui réponds ironiquement.
-C'est le Roi qui m'a conseillé de venir chez vous. Aussi aimerais-je connaître vos capacités.
-Tout ce que vous désirez Sir.
-Je veux une lame. Digne des plus tranchants glaives Romains et aussi solide que si elle sortait des forges de Vulcain. 4 pouces environs, ni trop longue ni trop courte. Je l'attends pour dans deux semaines. Soyez dans les temps. »
« Je n'ai pas besoin de vous décrire à quel point j'étais angoissé. Il me fallait le meilleur métal que je pouvais me procurer et il n'arriverait par la mère que cinq jours plus tard. De plus, Sir Newton était, et est toujours, un haut dirigeant et un proche du Roi, je n'avais pas droit à l'erreur. Pendant ces deux semaines je n'ai accepté aucune autre commande. Je travaillais encore plus qu'à l'ordinaire. Au bout du temps qui m'était impartis j'avais forgé la plus belle et la plus solide des armes que je n'en ai jamais faîtes de toutes mon existence. Newton vint le soir même, bien après la tombée de la nuit et me paya une grosse somme d'argent. Je n'eu plus jamais affaire à lui, je me suis tout de même demandé pourquoi il venait si tôt ou si tard, comme si il ne voulait pas qu'on le voit venir ici. Cela me rendait un peu nerveux, je sentais qu'il y avait anguille sous roche. Et si j'avais su ce qu'il comptait faire de cette arme, jamais je ne me serais donné autant de mal pour la forger. »
« En effet, quelques jours plus tard, on a annoncé l'assassinat d'un ministre, poignardé dans le dos. On identifia la lame comme ayant été forgée par moi et on ne chercha pas plus d'explication, surement que cela était plus facile d'atteindre une petite personne comme moi plutôt qu'un Grand comme Newton. J'ai été condamné à la pendaison. Je suis resté trois jours à pourrir dans un cachot humide, à attendre que mon heure arrive, redoutant le moment de monter sur l'échafaud. Mais une idée germa dans mon esprit, une idée d'évasion. »
« Au matin du quatrième jour, des gardes ont ouvert les lourdes grilles et m'ont fait sortir d'un pas trainant. Ils n'étaient que deux est semblaient être de jeunes recrues. J'ai fait le faible durant deux ou trois mètres, m'assurant que nous étions seuls et je l'ai ai assommé à l'aide de mes points. J'ai couru sans savoir où j'allais mais j'ai fini par retrouver la lumière du jour. »
« J'ai marché deux semaines entières vers l'Ouest. Quand enfin j'ai aperçus le scintillement de la mer sous le soleil, je me suis promis de ne plus la quitter. Elle est ma sauveuse et celle qui m'a permis d'échapper à la vilité des hommes. Je me suis fait engager à bord d'un navire marchand et nous sommes partis vers l'Amérique du Sud. Je n'ai pas beaucoup parlé avec les hommes de l'équipage, seulement avec un vieil homme qui m'apprit tout ce que je sais de la navigation, c'est-à-dire pas grand-chose. »
Il sourit à sa remarque, ses yeux se perdent un instant dans le vide, comme si il revivait ces instant de cavales avec un sentiment de nostalgie profonde. Anthony et moi attendons patiemment que le pirate revienne au moment présent pour poursuivre son récit. Je sens que mon frère est tout autant que moi captivé par le forgeron, sa voix grave et ses traits sérieux contrastent avec le pirate légèrement puéril et rieur que nous avons vu sur le pont. Comme si il changeait de comportement en étant dans sa forge, redevant adulte. Je reporte mon attention sur ce dernier en l'entendant soupirer.
« Hélas, cela ne dura pas longtemps, le navire fut attaqué par un navire pirate et tous périrent, sauf moi. Ils me proposèrent de rester avec eux et j'ai accepté. Jamais je n'avais ressenti ce sentiment de liberté, j'étais libre et rien ne pouvait nous arrêter. Mais pourtant j'avais cette petite voix qui me disait que je ne voulais pas cela, je voulais être libre mais pas tuer des gens pour de l'argent. Non, ce que je voulais c'était pouvoir vivre sans contraintes. »
« Quand j'ai posé, pour la première fois, le pied sur les îles du Galápagos, je ne pensais pas rencontrer Edward Cullen, que tout le monde croyait mort. »
Il plante son regard dans le miens et souffle d'une voix triste.
-Je vous ai vu à ses obsèques. J'ai été invité et l'image de votre visage en larmes m'a marqué pour toujours. Il y avait tellement de douleur dans vos yeux que…
-S'il-vous plait ! je le coupe, continuez et ne me parlez pas de cela, c'est déjà assez dur.
Ma main se crispe sur celle d'Anthony qui sert ses doigts autours des miens, comme pour m'empêcher de tomber. Je souffle difficilement et parviens à reprendre le dessus sur la douleur lancinante de mon cœur. Emmett me regarde avec un air désolé avant de me demander :
-Si vous voulez revenir plus tard vous…
-Non, ça ira. Je vous en pris, poursuivez.
« Bien, nous avons donc accosté sur l'une des îles et nous sommes entré dans une auberge. L'air sentait l'alcool et le tabac, on pouvait voir des nuages de fumées remonter de la cave par des bouches d'aérations. J'ai laissé mes compagnons s'attablé dans le fond de la salle tandis que je me laissai tomber sur un tabouret devant une petite table basse. J'ai commandé une bière, je m'en souviens comme si c'était hier, puis une deuxième et une troisième. Je tiens biens l'alcool et j'avais encore toute ma tête quand un jeune homme est venu s'asseoir en face de moi, la tête baissé. Nous ne nous sommes pas regardé pendant un long moment, le temps de deux bières supplémentaires pour moi et une pour lui (N/A : l'alcool est à consommer avec modération). Quand il a enfin relevé son visage du fond de sa choppe, j'ai pu croiser son regard vert et je l'ai tout de suite reconnu, malgré ses traits tirés et sa barbes de cinq jours. Il m'a regardé comme si il savait qu'il me connaissait mais qu'il ne me remettait pas, je lui ai sourit et lui ai demandé d'une voix que je voulus douce :
-Qu'est-ce qui vous ai arrivé Mr. Cullen ?
Il m'a lancé un regard perdu avant de me répondre faiblement :
-Excusez-moi, mais je ne sais si j'ai eu l'honneur de vous avoir déjà rencontré.
-Ho, mais si ! Je suis Emmett McCarthy, forgeron.
Je lui ai tendu ma main et il s'en est saisit en me souriant.
-Bien sur, cela me revient maintenant, qu'il m'a dit.
Et puis, je dois vous le dire, l'image de votre visage le jour de l'enterrement mets revenus à l'esprit et je n'ai pu laisser la colère prendre le dessus sur moi.
-Qu'est-ce qui vous a pris de partir ainsi ? Ne savez-vous pas la douleur que vous avez infligez à Mlle. Swan ?
Ses yeux se sont voilés et il m'a raconté son histoire. Je suis obligé de passer sous silence cette partie de l'histoire, c'est à Edward et non à moi de vous raconter cela. »
Il passe sa main dans ses cheveux et se lève pour se diriger vers un tonneau. Il se saisit d'une grande louche et boit longuement de grandes gorgées d'eau. Il revient finalement devant nous et se rassoit en nous souriant. Il reprend plus calmement :
« Nous parlions depuis déjà un certain temps quand un jeune entra en coup de vent dans l'auberge. Ses cheveux blonds lui tombaient devant les yeux qui semblaient effrayés. Il a jeté un regard circulaire sur la pièce avant de se laisser tomber à côté d'Edward. Comme se dernier plus tôt auparavant, il ne nous a pas regardé, gardant ses yeux fixés sur le planché. Avec Edward nous nous sommes regardé et nous avons engagé la conversation :
-Salut, j'ai dit, je m'appelle Emmett McCarty, et lui c'est Edward Cullen.
Il a relevé son visage dans notre direction et m'a répondu d'une voix tremblante :
-Jas…Jasper Whitlock… »
« Je ne sais pas comment, mais il y a un truc qui s'est tout de suite passé entre nous. Jasper nous a raconté son histoire et nous en avons fait de même Edward et moi. Mais là encore Jasper sera le mieux placé pour vous parler de cela. Nous nous sommes découvert la même envie de liberté et nous avons décidé de former un équipage. En deux jours, ce dernier était au complet et le navire acheté. Nous sommes partis et nous avons navigué huit mois durant avant d'accoster dans un port d'un pays du nord de l'Europe. »
« La petite ville portuaire était calme mais nous pouvions sentir cet odeur de danger qui flotte dans l'air des endroits dangereux. Tout l'équipage s'est rendu dans un bar sauf moi et Démetri. Ce dernier pour chasser sa proie préférée : les femmes, et moi pour apprécier la terre ferme sous mes pieds. Il faisait nuit noire et un froid à vous geler sur place. Je marchais en grelottant, les mains enfoncées dans les poches de ma veste et la tête rentrée dans le col de ma chemise. Je ne sais pas si vous avez connu ces froid d'hiver où votre souffle se cristallise dés sortis de votre bouche, où l'air semble vous couper de par en par. J'étais en plein dedans. »
« J'ai tourné à l'angle d'une petite rue quand j'ai entendu des bruits de pas précipités. Je me suis plaqués conte le mur froid, me dissimulant dans l'ombre. Au bruit des pas, ils étaient deux, un poursuivant et un poursuivit. J'ai attendu un instant, pour voir s'ils venaient vers moi. J'ai alors perçut, entre le fracas des pas sur les pavés, des sanglots étranglés par un souffle erratique. Toujours caché dans l'ombre de la lune, j'ai vue passer devant moi une jeune femme aux cheveux d'or suivit de très – trop – près par un homme à la carrure imposante. »
« Sans plus réfléchir je me suis jeté sur lui, le plaquant contre le sol à demi gelé par le froid. Nous avons roulé sur les pierres froides échangeant coup de point contre coup de pied. Bientôt, j'ai sentis le goût du sang envahir ma bouche et un liquide chaud couler le long de mon coup. Je me trouvais en mauvaise posture, en dessous de mon adversaire. Ce dernier s'apprêtait à me donner le coup fatal quand un bruit sourd retentis et que l'homme s'effondra sur moi. »
« La minute de surprise passée, je pu voir la jeune femme assise à côté de moi en pleure, une pierre à la main. Elle portait une robe blanche qui ne lui couvrait ni les bras ni les jambes, je pouvais très bien voir la différence entre ses frissons du aux pleures et ceux du au froid. Je me suis redressé, faisant rouler le corps de l'homme et donnant ma veste à la jeune déesse aux cheveux d'or. Elle m'a sourit à travers ses larmes, je crois que jamais je ne pourrais oublier ce sourire. Après avoir mis le vêtement elle s'est évanouit, trop faible pour continuer à lutter. Je l'ai prise dans mes bras et je suis retourné à bord du bateau, la déposant dans la cabine d'Edward. M'assurant qu'elle dormait, je suis allé chercher ce dernier et Jasper. »
Emmett pousse un soupir en secouant la tête. J'ai l'impression que cela lui en coute de nous raconter toute son histoire et je me sens comme gênée. Je me tourne vers Anthony mais ce dernier me fait non de la tête, comprenant ce que j'ai à l'esprit. Je n'ai pas le temps de protester car le pirate reprend :
« Quand nous sommes revenus à bord du navire, la déesse était réveillée. Elle eu un mouvement de recule en nous voyant tous les trois et se cacha derrière les draps de la couche. Elle commençait à trembler quand je demandais aux garçons de m'attendre dehors. Ils sont sortis, me laissant seul avec la jeune femme. Elle m'a regardé avec des yeux apeurés avant de se calmer, elle m'avait reconnu. A la lumière de la lampe, je pu voir que son beau visage était couverts de bleus, ainsi que son cou, ses bras et ses poignets. Je lui ai demandé son nom, elle m'a répondu avec un accent du Nord qu'elle s'appelait Rosalie. Ma Rose… »
Une fois de plus, le regard du pirate se perd dans la contemplation du planché, quittant le moment présent. Je me demande alors si cette demoiselle est toujours vivante, vu la façon nostalgique avec laquelle il parle d'elle. Mais il ne me laisse pas le temps de plus y réfléchir car il poursuit :
« Nous avons parlé pendant une heure entière. Elle a aussi beaucoup pleuré, m'expliquant comment l'ami de son frère avait abusé d'elle. Je ne sais toujours pas ce qui l'a poussé à se confier ainsi à moi, mais cela à créé des sentiments très forts entre elle et moi. Avec l'approbation de Jasper et d'Edward, ainsi que tout l'équipage elle est restée avec nous… »
-Et ? demande mon frère alors que le pirate semble avoir terminé son récit.
-Et, notre histoire est loin d'être terminée, mais d'autres personnes y entre et Jasper sera le plus à même de vous raconter la suite.
Sur ces dernières paroles il se lève et nous tourne le dos, s'emparant des poulies que Garrett lui a apporté. Anthony suis son mouvement et se redresse, m'entrainant dans son geste.
-Merci beaucoup Emmett, je souffle avant de me faire entrainer par Anthony dans le couloir.
Tandis que nous marchons dans le long couloir sombre, je repense au discours du pirate ainsi que tous les propos des membres de l'équipage. Ils semblent tous êtres de pauvres gens qui sont là pour recommencer une vie loin de l'injustice des hommes, mais pourquoi des personnes si honnêtes peuvent-elles vivre avec un homme tel qu'Edward, qui se fait passer pour mort aux yeux de tous en brisant le cœur de ses proches pour ses reconvertir dans la piraterie ? Cette question me tourmentait depuis le début de notre voyage.
Quand nous retrouvons la lumière du jour sur le pont, la journée est déjà bien avancée et la nuit commence à tomber sur le navire. Nous sommes accueillis par Théophile, plus existé qu'à l'ordinaire. Son sourire éblouissant me fait oublier mes soucis alors que je le prends dans mes bras. Il ri devant ma démonstration sentimentale et me rends mon étreinte sous le regard surpris d'Anthony.
-Ne l'avez-vous pas trouvé fantastique ? nous demande alors notre petit frère. On dirait un autre Emmett quand il est en bas !
-Oui, j'ai aussi trouvé, lui répond Anthony. Il a été captivant !
-Et attendez d'entendre Jasper ! Son histoire est encore plus incroyable !
-Et si tu nous laissais souffler un peu Théophile, hein ? je demande en souriant.
-Vos désir son des ordres ma chère sœur, il me répond en se baissant devant moi.
Il fait alors mine de nous quitter, à notre plus grand soulagement mais attrape la main d'Anthony au dernier moment, l'entrainant avec lui dans une course effrénée.
-Mais toi tu n'as rien demandé ! Cri-t-il à l'adresse de son frère qui le suis le sourire aux lèvres.
Je me retrouve alors seule sur le pont. Je m'approche du bastingage et m'appuie sur ce dernier en contemplent la mer. Le bruit des conversations et du ressac de la mer me cache les pas qui se rapprochent de moi et je ne me rends compte de la présence à mes côté que lorsque je vois deux mains se joindre au dessus de l'océan agité. Je ne tourne pas les yeux, reconnaissant ses doigts longs et fins, la chaleur de son corps près du miens. Mon regard se fixe sur l'étendue infinie de l'eau azur, fuyant l'homme à quelques centimètres de moi. Que faire, rester là ? Fuir ? Crier ma colère et mon désespoir ? Je ne sais pas, je suis perdue, comme à chaque fois que je suis prêt de lui.
-Pardonne-moi Bella…
Sa voix, si douce et entrainante. Son ténor, celui marqué au fer rouge dans mon esprit. Je devrais céder devant cette supplique, je devrais lui pardonner et me jeter dans ses bras…
Allez Bella, ça t'éviteras de souffrir d'avantage
Mais bien sur ! Vas-y, tombe dans son piège, encore une fois !
Mais il est si…
Evidement ! Il le fait exprès, reprends-toi Isabella et tiens bon !
Je secoue la tête et me tourne vers la cause de tous mes cauchemars, plongeant dans ses prunelles émeraude au risque d'y rester à jamais.
-Non Mr. Cullen ! Pas avant d'avoir plus d'explication sur toute cette mascarade ! Pas avant d'avoir compris la raison de toute cette souffrance !
Je le quitte une nouvelle fois en colère mais fière de ne pas avoir cédée. En cet instant une petite part de moi espère secrètement que lui aussi ressent tout ce que j'ai enduré alors que je le croyais mort.
-Bella !
Alec s'approche de moi, l'air inquiet. Je lui fais signe que tout vas bien et m'assois à ses côtés sur une marche en bois du pont. Ensemble nous regardons le soleil se coucher sur la ligne d'horizon. Mais je vois également – dans le coin de l'œil – une silhouette courbée entrer dans sa cabine.
Une petite victoire pour aujourd'hui, mais que nous réserve l'avenir ?
Nooooooon ! Pas taper ! Dans le prochain chapitre, on en sais plus sur mon Jasper d'amuuuur 3
J'espère que ça vous a plus !
Gros bisous à toutes (et à tous ?)^^
