Note de l'auteure : Je l'ai écris vite en fin de compte, j'étais inspirée ) Bonne lecture !
Disclaimer : Rien de rien ne m'appartient-
Sherlock ne bougea pas de suite une fois rentré, son cerveau fonctionnant à toute vitesse, il était en train d'analyser chaque infime détail qu'il pouvait relever. Ses pleines capacités lui avait manqué ! Quand il se mit à analyser le chat, il se dit qu'il fallait peut-être qu'il arrête. Il n'était pas venu pour ça. Il releva la tête vers Molly qui le regardait, patiemment, attendant simplement qu'il reporte son attention sur elle. Elle le connaissait trop pour chercher à l'interrompre. Il lui sourit tranquillement, constatant qu'il lui était reconnaissant de ce genre d'attitude. C'est au moment où il constata ça qu'il décida de cesser de lutter contre les réactions qui lui venait.
Nouvelle expérience : il verrait ainsi quelles seraient ses réactions et ce qui les déclenchaient. Elle l'invita à venir s'installer à la cuisine, comme ils en avaient l'habitude et elle se mit à lui préparer un thé, comme toujours aussi. Il réfléchit un instant sur cette curiosité qu'il avait déjà relevé. Il avait horreur de la routine et des habitudes trop tracées mais avec elle, cela ne l'avait jamais énervé ou agacé. Il n'avait jamais su dire pourquoi.
Molly regarda Sherlock qui ne disait rien, l'observant elle aussi, guettant toute possibilité de faille sur ce visage si fermé depuis toujours. Le problème était qu'elle avait du mal à être complètement objective contrairement à son visiteur, parce que elle, l'aimait et que c'était un facteur à évidemment prendre en compte avant de pouvoir tirer une quelconque conclusion. Elle posa les deux tasses sur la tables, le thé prêt et vint s'assoir à côté de lui.
« Tu aurais de quoi manger ? » Cela faisait des jours qu'il n'avait presque rien mangé. Il savait bien que c'était un comportement nouveau chez lui. D'habitude ça ne le gênait pas justement, ça risquait de l'étonner et ça faisait partit de l'expérience.
« Bien sûr ! » Elle lui sortit rapidement quelques petites choses qu'elle savait être au goût de Sherlock. Elle achetait régulièrement ce genre de choses, espérant un jour le partager avec lui. C'était une de ces choses totalement irrationnelle et stupide qu'elle aimait faire, tout comme l'attendre de toute façon… Mais voilà que depuis son retour… elle n'aimait pas faire ça –constater ce genre de choses alors que ça s'était toujours mal finit– mais là, les faits y étaient : Sherlock semblait plus proche d'elle qu'il ne l'avait jamais été.
Sherlock dégusta pour ce qui lui semblait être la première fois depuis une éternité un semblant de repas. Son cerveau continuait à fonctionner à plein régime, décryptant, enregistrant, liant ses réactions aux gestes. Il était certain de ressentir du plaisir à être là. Il hésitait en revanche à tenter quelque chose qui ne cessait de lui effleurer l'esprit doucement. Comme les vagues, l'idée venait puis se retirait et revenait ensuite, plus avant, plus audacieuse pour se retirer à nouveau. Terminant de manger, il se décida. Il se leva alors qu'elle était en train de ranger. Ils n'avaient pas échangés plus de quelques phrases mais après tout, les deux étaient conditionnés pour vivre en silence.
Il s'approcha d'elle et Molly se retourna, ayant finit de ranger, elle sentit Sherlock à une distance relativement dangereuse pour son équilibre. Déjà qu'un mètre était peu pour elle alors 30 cm ! Il savait ce qu'il voulait tester, et c'était justement tellement inutile qu'il avait besoin de comprendre ce que ça pouvait lui apporter, ce qui expliquerait le désir qu'il ressentait. Il leva son bras et porta sa main jusqu'à la joue de la jeune femme, la l'y posa et caressa délicatement ces quelques centimètres carré de peau qui lui semblait aujourd'hui plus respectables encore que le corps entier de La femme.
Il sentit son propre rythme cardiaque accélérer à ce simple contact qui fut pourtant bref. Molly tressaillit, apprécia un centième de seconde puis sursauta, se demandant ce qui pouvait bien lui prendre. Car après tout, c'était impossible n'est-ce pas ? « Sherlock ! Qu'est-ce… ? »
Sherlock avait étrangement, profondément conscience qu'en agissant ainsi il pouvait la blesser, pourtant une intuition plus forte encore le poussait à aller plus avant. Il avait pourtant l'habitude de se baser sur l'observation avant les « intuitions » mais de toute façon, les deux coïncidaient en l'occurrence. Il voyait que Molly avait apprécié mais que la peur l'avait fait réagir. « Pourquoi as-tu peur ? »
Cette dernière le regarda, presque blessée, mais comprenant en le regardant qu'il était sincère et cherchait vraiment à comprendre pourquoi elle avait peur. Molly avait vraiment l'impression que cette fois, c'était elle qu'il cherchait à tester, pas n'importe quelle femme, mais elle ! Son rythme cardiaque s'accéléra encore. « Réflexe. » Elle énonça les véritables faits comme Sherlock aimait les connaître.
« Puis-je ? » demanda-t-il, puisqu'il semblait important qu'elle soit avertie au préalable. Sherlock n'avait pas saisit la profondeur de la réaction de Molly, tout simplement parce qu'il n'envisageait pas qu'elle puisse espérer une relation avec lui. Il ne l'avait jamais envisagé d'ailleurs. Jusque là il avait simplement constaté qu'elle lui était tout de même précieuse et qu'elle réagissait plus souvent positivement lorsqu'il la complimentait.
La tête lui tournant, Molly acquiesça. Depuis des années, elle aurait donné sa carrière pour un moment comme celui-ci. Sherlock posa à nouveau sa main droite sur sa joue gauche, Molly ferma instinctivement les yeux. Il dû sans doute « apprécier » l'expérience car elle sentit soudain l'autre main se poser entre sa joue et son cou, ses doigts jouant avec sa peau. Ses sourcils se froncèrent, ce n'était pas normal de ressentir les choses si fortement pour un simple contact !
Sherlock regarda Molly, mémorisant la moindre de ses expressions tout en faisant de même avec les siennes. Il s'était involontairement rapproché et sentant son corps basculer, se pencher en avant, il se recula soudainement et retira ses mains un peu trop brutalement comme s'il venait de se brûler. Elle ouvrit les yeux et il frotta ses mains et poignets, comme s'il venait de se blesser. Pourquoi ces réactions de « comme si » ?
Il ne savait pas quoi dire, quoi faire et décrétant le terrain dangereux, il voulut partir. Il se retourna et elle ne pu retenir la question qui contenait toutes les autres qu'elle énonça d'une voix basse : « Pourquoi, Sherlock ? ».
Pour une fois de trop dans sa vie, il n'eut pas de réponse immédiate. Malheureusement c'était dans ce cas que les personnes autour de lui souffraient. D'habitude il se dépêchait de trouver la réponse pour qu'il n'y ait pas d'autre cas, ne se souciant guère des victimes précédentes. Mais là, c'était différent, il devinait et déduisait qu'au plus tôt il lui faudrait se confronter à cette question. De plus, il lui devait la réponse, il avait trop de respect envers elle pour la laisser sans réponse –comme je fais avec John–.
« Laisse-moi du temps. Je n'ai pas toutes les données. » Il quitta l'appartement sans se retourner.
