CHAPITRE 7 :
Hermione maudissait Slughorn, non mais quelle idée ?! Son professeur de potion avait trouvé de bon goût d'organiser un bal de Noël dans ses appartements la veille de leur départ en vacances ! Si l'idée n'était pas mauvaise, les conséquences étaient désastreuses.
Depuis qu'elle avait reçu l'invitation, soit deux jours plus tôt, elle évitait comme elle le pouvait Cormac McLaggen qui s'était mis en tête de s'y rendre avec elle pour cavalière. Il la harcelait tous les jours, même plusieurs fois par jour, pour avoir sa réponse.
C'est pourquoi elle se trouvait à l'instant présent en train de longer un couloir, dans l'espoir de lui échapper. Elle était tellement occupée à surveiller ses arrières qu'elle en oublia de regarder où elle allait et faillit rentrer dans quelqu'un de plein fouet. Mais en percevant une présence à proximité, elle eut la présence d'esprit de vérifier et découvrit, avec surprise, Crabbe et Goyle, les deux brutes de Malefoy, qui se tenaient droits et impressionnants devant elle. Sans en comprendre la raison, elle sentit un malaise la gagner et redouta la suite des événements. Elle les avait toujours pris pour des idiots qui servaient d'hommes de main à leur chef, mais là, seule face à eux, elle les trouva plus redoutables que jamais. Elle tenta de les contourner, mais comme elle s'en doutait, ils ne l'entendaient pas de cette oreille et l'en empêchèrent.
– Je voudrais passer s'il-vous-plaît, tenta-t-elle d'une voix qu'elle voulait assurée mais qui s'avérait plus tremblante qu'autre chose.
Leurs expressions lui firent comprendre que ce n'était pas dans leurs intentions. Sans se concerter, ils avancèrent vers elle alors qu'Hermione reculait inconsciemment jusqu'à se retrouver acculée contre le mur. Elle commençait à avoir sérieusement peur, le couloir était désert et personne ne viendrait la sauver de ces deux brutes qui semblaient, pour elle ne savait quelle raison, lui en vouloir.
– Notre Prince voulait qu'on attende avant de s'occuper de toi, commença Goyle.
– Mais, nous on veut pas attendre ! Tu vas payer pour t'être moquée de nous et encore plus de lui ! la menaça Crabbe en sortant sa baguette, imité par son copain.
– Et pour t'être mêlée de ce qui ne te regarde pas !
Le cœur d'Hermione battait de plus en plus vite, elle était paralysée de peur. Sa tête lui disait de sortir sa baguette et de se défendre, mais elle n'arrivait pas à effectuer le moindre mouvement. Tout le courage des Gryffondor l'avait quittée et elle se sentait honteuse. Alors qu'elle fermait les yeux et retenait son souffle, résignée, elle entendit des pas et son nom qu'on hurlait. Elle se décida à ouvrir les yeux pour voir les deux molosses s'enfuir en courant et Cho Chang, sa sauveuse, se diriger vers elle. Hermione n'avait jamais été aussi heureuse de la voir !
Hermione s'autorisa à respirer de nouveau et posa ses mains sur ses genoux. Être restée en apnée comme elle l'avait fait lui avait donné le tournis. Elle resta comme ça un moment, essayant de se remettre des récents événements tandis que Cho arrivait à sa hauteur. Hermione se releva avec un léger sourire et lui fit face.
– Ça faisait un moment que je te cherchais, lui annonça la Poufsouffle.
– Ah oui, et pourquoi donc ? demanda Hermione qui ressentait une immense reconnaissance envers sa camarde.
– Je voulais te parler de Cédric.
Le sourire d'Hermione se figea. Elle avait un mauvais pressentiment quant à ce qui allait suivre. Elle ne laissa pourtant rien paraître.
– Très bien, je t'écoute.
– Arrête ton petit numéro, conseilla Cho qui avait désormais un air sérieux et méchant.
– Pardon ?
– Tu sais très bien où je veux en venir ! Cédric n'en a rien à faire de toi.
– Tu te trompes, il tient à moi ! Il me l'a dit ! s'exclama Hermione qui commençait à douter.
– Peut-être, mais qu'en tant que petite sœur, rien de plus. Alors arrête de lui tourner autour, tu perds ton temps.
Hermione resta muette à l'entente des paroles de Cho. Ce qu'elle avait redouté s'avérait être exact. Contente de son effet, Cho décida de l'achever.
– Ah, et au cas où tu ne le saurais pas, Cédric m'a demandé de l'accompagner au bal de noël. Convaincue ? Et puis franchement, entre nous, tu crois vraiment qu'un garçon comme Cédric aurait pu s'intéresser à toi ?
Cho partit en rigolant, laissant une Hermione blessée et dépitée. Elle était complètement perdue, tout ce qu'elle avait cru était faux. Cédric s'était joué d'elle, lui faisant croire qu'elle comptait pour lui, mais il n'en était rien ! Hermione se sentit soudain lasse, cette journée était l'une des pires qu'elle avait connu !
Harry cherchait désespérément Hermione. Il devait absolument lui parler de la dernière idée brillante de ce cher professeur de potions. C'est à croire qu'il voulait sa mort ! Harry commençait à perdre patience quand il aperçut Cédric au bout du couloir. Peut-être que lui aurait vu Hermione et pourrait le renseigner. Il accéléra mais s'arrêta brusquement en apercevant la personne avec qui il parlait : Cho Chang, leur ex commune. Il hésita un instant mais se résigna. Il put ainsi entendre un bout de leur conversation.
– … je te promets que c'est vrai ! C'est elle-même qui me l'a dit ! assurait Cho.
– Et tu sais avec qui ? demanda Cédric qui semblait soucieux.
– Non, désolée. Mais je peux me renseigner si tu veux…
– Non c'est bon, laisse tomber. Mais merci quand même.
Harry ne comprenait pas de quoi ils parlaient, mais après tout cela ne le regardait pas.
– Ça te dirait de m'accompagner au bal de Slughorn ? proposa Cédric à la jeune asiatique. Cho apparaîssait ravie alors qu'Harry était choqué.
– Avec grand plaisir Cédric ! accepta-t-elle avec un grand sourire.
– Très bien. On se retrouve dans la salle commune à dix-huit heures trente.
– Pas de problème !
Cho finit par s'éloigner avec un dernier sourire pour Cédric. Harry la regarda partir, toujours dans l'incompréhension. Il était presque sûr que Cédric irait avec Hermione, alors pourquoi le demander à Cho ? Il se ressaisit et reporta son attention sur Cédric qui avait le regard dans le vide.
– Hum, toussota Harry.
Cédric remarqua seulement sa présence.
– Tiens, Harry, salut.
– Salut Cédric. Dis-moi, tu n'aurais pas vu Hermione par hasard ?
Le visage de Cédric s'assombrit à l'entente de ce prénom.
– Non, je ne l'ai pas vue. Tu m'excuses, je dois y aller.
Cédric s'éloigna d'un pas rapide et Harry resta planté là, perplexe. Mais qu'est-ce qu'il se passait entre eux ? Il soupira et décida d'aller vérifier le seul endroit où il pourrait la trouver : la bibliothèque.
Mais son attention fut attirée par des hurlements provenant d'un couloir adjacent au sien. Il sortit sa cape d'invisibilité qui ne quittait plus sa poche et, une fois dissimulé, se dirigea vers la source du bruit. Il découvrit Malefoy accompagné de ses gorilles de services. Malefoy semblait très en colère contre eux et, bizarrement, Crabbe et Goyle étaient… apeurés ? Cette idée fit sourire Harry, comme si deux colosses comme eux pouvaient avoir peur de Malefoy. Mais il ne poursuivit pas cette idée et se concentra sur le discours du blond.
– Vous n'êtes qu'une bande d'imbéciles ! hurlait le Serpentard. Le but est de détourner son attention de moi et vous, vous trouvez judicieux d'aller la menacer ! En mon nom en plus ! Bravo, je vous félicite, maintenant elle ne va plus me lâcher ! Heureusement que vous n'avez pas eu le temps de lui faire de mal, sinon j'aurais eu le dirlo sur le dos ! Vous n'êtes que des nuls ! Dégagez de ma vue avant que je ne vous le fasse regretter !
Ils ne se firent pas prier et déguerpirent à toute vitesse. Harry reprit la direction de la bibliothèque tout en réfléchissant à ce qu'il venait d'entendre. A qui ces deux brute s'en étaient-ils pris ? Sa réflexion s'arrêta là car il découvrit enfin le fruit de ses recherches : Hermione. Elle était, comme il l'avait pensé, à la bibliothèque, assise à une table, en pleine lecture. Harry se laissa tomber sur une chaise aux côtés de son amie mais elle ne daigna pas lui accorder un regard. Il ne s'en formalisa pas : il savait que quand elle lisait, même un tremblement de terre ne pourrait détourner son attention.
– Dis Mione, tu as reçu l'invitation de Slughorn ?
– Hein hein, marmonna-t-elle comme réponse.
– Et tu vas y aller ?
– Hein hein.
– Et tu as un cavalier ? Parce que je me suis dit qu'on pourrait y aller ensemble.
Hermione releva brutalement le nez de son livre et fixa son ami.
– On s'y rendrait en ami. Comme Ginny y va avec Michael Corner et que Cédric y va avec Cho, aucun de nous ne peut s'y rendre avec la personne qu'il veut.
Devant le silence de son ami, Harry se sentit soudain mal à l'aise.
– Tu… ne savais pas… pour Cédric et Cho ?
– Si, marmonna Hermione.
– Mais comment c'est possible ? Je viens tout juste de l'apprendre !
– Il faut croire que les bonnes nouvelles vont vite ! rétorqua-t-elle sèchement.
Harry comprit qu'il ne valait mieux pas insister.
– Alors, tu es d'accord ? Pour venir avec moi ?
– J'aurais adoré Harry, et j'aurais dû y penser avant ! se fustigea-t-elle. Mais j'ai déjà un cavalier pour la soirée…
– Ah bon ! s'exclama-t-il, de plus en plus surpris. Et qui est-ce ?
– Ce sera une surprise !
Harry balayait la pièce du regard. Slughorn avait, pour l'occasion, décoré ses appartements et il reconnaissait à peine les lieux. Slughorn était même allé jusqu'à engager, avec l'accord du directeur, des élèves pour faire le service. Harry se sentait gêné de se faire servir par ses camarades. C'est pourquoi il cherchait désespérément Hermione qui n'était visiblement toujours pas arrivée. Lui était venu avec Luna Lovegood, mais elle l'avait abandonné pour aller parler à l'invité de la soirée : un vampire. Harry avait rapidement croisé Cédric, avec Cho au bras, et lui-même semblait guetter quelqu'un, la même personne que lui, à n'en pas douter. La curiosité d'Harry avait été piquée au vif au sujet du cavalier d'Hermione, encore plus quand elle lui avait dit qu'elle voulait lui faire la surprise.
Il réfléchissait toujours à l'identité du mystérieux cavalier quand il vit Ginny, ne pouvant plus détourner son regard d'elle. Elle était vraiment magnifique dans sa robe noire. Il en était presque rendu à baver à sa vue quand il remarqua que la jeune femme regardait vers l'entrée avec un sourire fier. Il suivit son regard et ouvrit de grands yeux.
Hermione était enfin arrivée et elle était vraiment très belle. Elle portait une robe rouge qui lui arrivait au-dessus des genoux et portait des escarpins de la même couleur. Ses cheveux étaient coiffés en de magnifiques boucles qui lui tombaient sur les épaules. Elle avait une touche de mascara et de rouge à lèvre (rouge) qui lui donnait un côté femme sensuelle qu'on ne lui avait encore jamais vu. Elle avait un grand sourire qui fit plaisir à Harry. Ce dernier reporta son attention sur le fameux cavalier et ses lèvres formèrent un grand « O ». Elle était sublime et au bras de… McLaggen !
Ce dernier arborait un sourire fier et toisait tous ceux qu'il croisait. C'est à ce moment qu'Harry comprit l'expression « faire le paon ». Mais pourquoi donc Hermione était-elle venue avec cet énergumène ? Harry remarqua alors que tout le monde les regardait avec intérêt : certains surpris de les voir ensemble, d'autres éblouis par la beauté d'Hermione. Le seul qui n'avait pas l'air charmé était Cédric. Il fronçait les sourcils. Harry ne comprenait pas son attitude : c'est lui qui avait invité Cho au lieu d'Hermione !
– Ah, Miss Granger, vous voilà ! s'exclama Slughorn. Et avec M. McLaggen de surcroît ! Je crois que je peux dire sans me tromper que vous avez un goût certain pour les joueurs de Quidditch !
Il lança un clin d'œil complice au nouveau « couple » et McLaggen bomba le torse de fierté alors qu'Hermione se contentait de sourire. Son cavalier l'amena vers le buffet et lui proposa à boire. Pendant que les autres convives retournaient à leur occupation, Harry se diriga vers son amie.
– Hermione, tu es vraiment sublime !
– Merci ! Je le dois à Ginny ! lui répondit Hermione, rayonnante.
Harry comprenait mieux le regard qu'il avait capté plus tôt. Il se tourna vers Cormac et lui adressa un faux sourire.
– Je peux te l'emprunter un instant ?
– Oui mais fais vite, je ne veux pas perdre un instant en sa compagnie !
Il accompagna sa réplique d'un clin d'œil à sa cavalière, donnant la nausée à Harry. Il entraîna rapidement Hermione dans un coin tranquille pour pouvoir parler en toute intimité.
– McLaggen ! s'exclama-t-il dès qu'ils furent à l'abri des oreilles. Tu es venue avec McLaggen ! Mais pourquoi tu as fait ça ?
– Je pensais que Cormac était la personne la plus apte à rendre Cédric jaloux.
– Oh…
Harry comprenait mieux : Hermione avait été vexée par le choix de Cédric et avait voulu se venger. Il la comprenait parfaitement et vu l'expression de Cédric quand il les avait découvert, le plan d'Hermione avait très bien marché.
– Mais fais attention à toi, Hermione, il est… spécial.
– Ne t'en fais pas pour moi. Bon je dois te laisser, il doit m'attendre.
Elle sortit de sa cachette et rejoignit son cavalier. Elle parla avec lui pendant un moment, sous l'œil attentif d'Harry et celui encore plus de Cédric, malgré les tentatives de Cho pour attirer son attention. Cormac s'approchait de plus en plus d'Hermione, lui murmurant quelque chose à l'oreille qui la fit rire. Mais Harry, qui connaissait bien Hermione, savait que c'était un rire faux et qu'elle faisait ça dans le but de faire enrager un peu plus Cédric.
Elle s'éloigna finalement de son cavalier et se dirigea vers Luna avec qui elle entama la conversation. Harry voulait les rejoindre quand des éclats de voix provinrent de l'entrée. Harry, comme tous les convives, tournèrent la tête pour voir de quoi il en retournait. Harry eut un grand sourire en voyant Rusard tirant par le bras un Malefoy qui se débattait.
– Professeur ! commença Rusard. J'ai trouvé cet élève qui rôdait dans les couloirs. Il prétend avoir été invité.
– C'est bon, j'ai menti, avoua Malefoy en dépoussiérant ses vêtements. Je voulais rentrer en douce, vous êtes content ?
– Je ne veux pas de problème la veille des vacances ! expliqua Slughorn. Soyez le bienvenu à ma soirée, jeune homme. Vous pouvez repartir Argus. Comment se porte votre grand père ? demanda le professeur en reportant son attention sur Malefoy.
Harry détourna le regard, il s'en moquait pas mal de la famille Malefoy. Hermione, fronçait légèrement les sourcils : elle ne croyait pas un mot de l'excuse de Malefoy. Mais alors, que faisait-il dans les couloirs à cette heure ? Elle ne put poursuivre ses interrogations car elle fut interpelée par Luna.
– Tiens, Hermione. Je te l'offre.
– Qu'est-ce que c'est ? demanda Hermione avec un sourire mais méfiante tout de même.
– C'est un sucre d'orge. Toi qui es d'origine moldue, tu dois connaître.
Le visage de la concernée s'illumina. C'était une sucrerie qu'elle affectionnait beaucoup, pleins de souvenirs étaient liés à ce bâton de sucre.
– Merci beaucoup Luna, la remercia-t-elle en la prenant dans ses bras.
– Tu ne le manges pas ?
– Euh, j'ai toujours eu quelques difficultés à les manger convenablement.
– Justement, c'est ça qui est drôle. Mangeons-en un ensemble, proposa la blonde.
Hermione réfléchit puis, décidant qu'elle n'avait rien à perdre, accepta. Elles déballèrent donc leurs sucreries de leurs emballages avant de les déguster. Mais là ou Luna croquait le bonbon, Hermione le suçotait de peur de s'abîmer les dents, réflexe d'une enfant de dentistes. Quand Luna mordit et que le bonbon, ou ses dents, émit un drôle de bruit, les deux filles rirent attirant l'attention des autres invités. Mais elles n'y accordaient aucune importance, trop heureuses de pouvoir profiter de ce moment de pure innocence.
Hermione reprit donc sa dégustation. Elle posa ses lèvres sur la sucrerie qu'elle fit glisser lascivement et sensuellement sur toute sa longueur. Elle ne semblait pas remarquer toute la sensualité dont elle faisait preuve par ce simple geste et l'effet qu'elle produisait aux personnes de sexe masculin. Elle retira le sucre d'orge de sa bouche et exerça une pression et une aspiration plus importante que les précédentes. Malgré ses efforts, une légère goutte de salive dégoulina le long du bâton de sucre. Quand elle le remarqua, Hermione sorti sa langue et la posa sur la dite goutte avant de la remonter tout le long du sucre d'orge qu'elle reprit en bouche.
Harry, qui lui aussi avait assisté au geste involontairement érotique de son amie, se décida à détourner les yeux. Mais il remarqua qu'il n'était le seul à avoir remarqué la scène : McLaggen, Cédric et même Zabini et Malefoy regardaient Hermione avec étonnement pour certain et désir pour d'autre. En tant qu'ami, Harry se sentit obligé de faire quelque chose. Il se dirigea vers les deux filles et fit semblant de bousculer Hermione qui lâcha la sucrerie qui tomba au sol.
– Oh excuse-moi Mione ! Je suis désolé, je n'ai pas fait attention !
– Ce n'est pas grave Harry, ne t'en fais pas, le rassura-t-elle, sans se douter qu'il venait de lui être d'une grande aide. Je reviens, je vais me chercher quelque chose à boire, tout cela m'a donné soif !
« Si seulement elle se doutait ! » pensa Harry.
Hermione arpentait le buffet à la recherche de la boisson qui lui fallait. Mais elle alors qu'elle ne regardait pas, elle se fit bousculer.
– Oh pardon ! s'excusa-t-elle. Je ne faisais pas attention et… Ah c'est toi. Finalement non. Je retire ce que je viens de dire : je suis nullement désolée !
Elle venait en effet de reconnaître Malefoy qui la détailla d'une façon qui la mit mal-à-l'aise. Devant le mutisme inhabituel du blond, elle continua son chemin, intriguée. Cédric profita de l'occasion pour l'approcher.
– Salut, l'aborda-t-il.
Hermione releva la tête, mais quand elle découvrit l'identité de son interlocuteur, son visage ce crispa et elle reporta de nouveau son attention au buffet.
– 'Soir.
Cédric était dépité devant son attitude si inhabituelle et décida d'attaquer directement le sujet qui lui tenait à cœur.
– Je croyais que tu n'étais pas intéressée par McLaggen.
– J'ai changé d'avis, lui répondit-elle sans le regarder. Cormac est très gentil et beau garçon.
Cédric ne répondit rien et Hermione décida d'enfoncer le clou.
– Et puis, as-tu vu sa musculature ? lui demanda-t-elle en regardant vers Cormac qui ne se tenait pas loin. Il est bâti comme un Dieu !
Cette fois-ci, Cédric ne put réprimer une grimace.
– Alors il n'y a que ça qui t'intéresse ?!
– Bien sûr que non, s'indigna Hermione, tu me prends pour qui ?! Ce n'est qu'un atout de plus, et puis, quand il me dit qu'il me trouve belle, il est sincère lui !
Cédric passa du dégoût à la stupéfaction et l'incompréhension.
– Je ne comprends pas…
– Ne me prend pas pour une idiote, je déteste ça, assena-t-elle en rivant son regard au sien. Si tu ne voulais plus me voir, il suffisait de me le dire au lieu de te servir de Cho !
– Hein ? Si je suis venu avec Cho c'est parce que tu avais déjà quelqu'un ! Je comptais te demander de m'accompagner !
– Arrête de me mentir ! C'est Cho qui m'a dit que tu lui avais demandé avant même que j'accepte d'y aller avec Cormac. Et de toute façon, je ne vois pas en quoi ça te concerne avec qui je sors ou non ! Sur ce je te laisse, je dois rejoindre Cormac. Bonne soirée et bonnes vacances !
Sans rien ajouter, elle le délaissa pour rejoindre Cormac. Cédric soupira, pourquoi tout était-il toujours aussi compliqué, surtout avec cette fille?
Cet échange n'avait pas échappé à un certain blondinet qui ne put réprimer un sourire de satisfaction. Il s'était attendu à se faire harceler et menacer par Granger à cause de la bêtise des deux crétins, mais il n'en était rien. Elle semblait avoir occulté la chose, bien trop préoccupée avec il ne savait trop quoi avec Diggory qui avait subi la colère de la lionne à sa place.
Il était ravi, il allait pouvoir poursuivre sa mission sans que le problème Granger ne revienne lui mettre des bâtons dans les roues. La nouvelle année à venir s'annonçait réussie.
