Coucou à tous et nous revoilà pour un nouveau chapitre ! J'espère que vos vacances se sont bien passées !
Avant de commencer je rappelle comme d'habitude :
- Que le chapitre peut contenir des petites fautes.
Résumé :Dans un monde où la magie et la science se mêlent, un jeune garçon tente de trouver sa place. À travers le jeu habile des politiciens, les pièges des mages noirs, la perfidie des démons ou encore, l'indifférence de sa famille, arrivera-t-il à se faire reconnaître ?
Mais quand l'amour se joint au devoir, chamboule la raison, y a-t-il une chance de s'en sortir indemne ?
« Toi aussi l'entends-tu, l'impériale de cette symphonie ? Elle me protège et me guide... »
Miyorie Uchiwa : Coucou ! Je suis désolé mais j'ai dû effacer ton commentaire car il n'avait rien avoir avec la fiction, c'est dans le règlement mais ne t'inquiète pas, je l'ai bien lu et je suis fière que tu te mettes à la kpop ! Oui, je connais les groupes que tu as cités...Ils sont géniaux hein ! :)
Petite note rigolote :J'espère que je ne vous ai pas fait fuir avec le caractère (spécial) de Sasuke, mais ne vous inquiétez pas, celui-ci va empirer dans les chapitres à venir XD.
J'ai par ailleurs changé le raiting car la suite de l'histoire va devenir plus «complexe et lourde »
/!\ Je déconseille ce chapitre aux âmes sensibles /!\
Chapitre 6
« Un jour, mon âme s'est égarée dans une forêt. Écorchée douloureusementpar des épines cruelles, mon âme a saigné. Déchirée en lambeaux, elle s'est enfouie pour se protéger. Aujourd'hui, elle se cache encore malgré les années passées, elle ne veut guère revenir. Mélancolie et solitude se sont installées dans cette enveloppe humaine. Je ne suis plus rien, juste une coquille vide...je souffre de cette indifférence en dépit de ce que je laisse voir... »
« Les apparences sont trompeuses »
Debout, le visage impassible, Sasuke contemplait le corps de son serviteur avachi dans la neige. Tel, un pantin, celui-ci était désarticulé, dormant paisiblement sur un tapis écarlate. De fins rayons transperçaient les nuages, chassant la neige à grand pas. Le silence régnait en maître.
Sasuke, dans un long soupire d'exaspération, laissa tomber, à ses pieds, le poignard qu'il tenait et contournant le corps allongé, il prit la direction de la demeure de son oncle.
Cet homme était censé être un garde surentraîné, un espion, non ? alors pourquoi diable s'était-il évanoui à la simple vue de son sang ? Pas que son sort avait le moindre impact pour Sasuke, oh ! loin de là, cependant, il aurait aimé se divertir un peu plus longtemps avec son jouet, pour une fois qu'il pouvait faire quelque chose sortant de l'ordinaire.
Sans un regard pour la personne blessé, peut-être gravement, il quitta le lieu sans une once de remords pour son acte. Il n'irait pas non plus chercher de l'aide, après tout, ce n'était pas lui qui avait empiété sur son espace privé, ni qui l'avait espionné. Son sort l'indifférait totalement, qu'il meure de faim ou de froid lui était égal. S'il n'était pas trop idiot, il retrouverait son chemin, sinon tant pis.
S'occuper des chiens de garde de son père n'était pas dans ses mœurs et ce n'était pas aujourd'hui que cela allait commencer.
Une fois au chaud, dans le hall de sa demeure, Sasuke prit le temps d'enlever ses chaussures et son burnous gris en laine qu'il tendit à la domestique.
- Veillez annoncer à mon oncle que je le rejoins pour déjeuner dans quelques instants, j'ai quelques affaires à régler avant. Formula t-il poliment.
- Bien Sasuke-Sama répondit celle-ci en s'inclinant.
Puis, se retournant avec grâce, il s'engouffra dans un simple escalier de bois, qu'il monta avec rapidité. Entrant en hâte dans une pièce, il ne fit guère attention à l'emplacement d'une table basse qu'il heurta avec sa jambe droite. Une éraflure superficielle diront certains, mais pas pour lui. Cette écorchure légère n'était vraiment pas anodine, surtout à cette jambe. En la regardant, un souvenir bien plus profond refit surface, une blessure ancrée dans son cœur...
Souvenir (P.O.V Sasuke)
Le passé resurgit toujours dans les moments les plus délicats, là où on ne l'attend pas. Il nous surprend et nous entaille le cœur avec sa lame la plus acérée. Il nous fait souffrir et nous plonge dans une mélancolie profonde. On croit en avoir fini avec lui, mais on se trompe. Le passé prend toujours un malin plaisir à ressasser les moments douloureux, comme s'il s'en nourrissait.
Aujourd'hui, il a jeté son dévolu sur moi comme si j'étais le seul à éprouver des tourments.
Je me souviens de ce moment de souffrance comme si s'était hier, à cette époque, je n'avais que six années d'existence, je n'étais qu'un pauvre gamin, ce qui n'avait guère empêché les adultes de me faire souffrir. J'en ai gardé des blessures et maintenant, elles font partie de ma vie et le resteront jusqu'à ma mort. Je ne veux pas oublier ce souvenir car il m'a permis d'ouvrir les yeux sur le monde qui m'entoure.
C'était un beau jour d'été probablement car le soleil brillait sans aucune pudeur aux alentours de la faction du feu. Comme chaque jour depuis ma malheureuse naissance et en raison de ma condition de bâtard, j'avais le droit à un entraînement très spécial à l'écart du clan. Je ne peux pas dire que j'aimais cette attention bien particulière, au contraire. Les heures passées en la compagnie de mon bourreau étaient humiliantes, rabaissantes et surtout douloureuses. Avec le temps, j'avais fini par m'y habituer et j'avais compris que l'amour et la tendresse n'existaient que dans mes rêves les plus fous.
- Je veux te voir souffrir ! Si tu n'es pas capable de résister à la souffrance, c'est que tu n'es pas un homme et que tu ne mérites pas le nom d'Uchiha ! Tu es bien faible et tu me fais honte ! M'avait-il crié de sa voix grave lors d'un entraînement.
Une grimace avait fendu son visage rigide et sévère, ses yeux fixés sur moi tels un charognard avaient reflété tout le dégoût qu'il avait à mon égard. Il savait que mes membres hurlaient de douleur, que je pouvais à peine tenir debout mais il avait continué à me maltraiter encore et encore, jusqu'à l'épuisement.
Sa main âpre avait saisi le col de mon haut, m'avait soulevé sans aucune délicatesse et il m'avait forcé à me mettre en garde sachant que mes muscles étaient endoloris. Je me souviens parfaitement des armes qu'il avait utilisées durant ce semblant de combat : des miséricordes, des instruments qui portaient bien leur nom. Ces armes étaient de très fins poignards à longues lames, utilisés lors des combats rapprochaient, pour blesser mortellement sa victime.
Il m'avait attaqué brutalement et rapidement sans que je ne puisse me défendre à part si on prenait en compte le morceau de bois qui me servait à me protéger. Il m'avait entaillé les bras et le cou, s'était rapproché jusqu'à ce que ma tête soit au niveau de son torse et à ce moment là, son pied m'était rentré dans le ventre avec une telle force que mon souffle en fut coupé. Ma tête avait heurté le sol avec fracas et une douleur insupportable m'avait envahi.
- Tu ne vaux rien. Je viens de t'apprendre qu'on ne baisse jamais sa garde devant un adversaire et tu viens de faire exactement le contraire ! Tu es pathétique. Je commence à comprendre pourquoi tes parents souhaitent se débarrasser de toi. Avait-il ajouté sachant que ses paroles me feraient énormément de mal.
Il s'était alors accroupi, juste à côté de moi. De sa main, il m'avait enserré le cou puis, il m'avait soulevé sans problème comme si je n'étais qu'un simple objet. Ses doigts couvraient, avec rudesse, la totalité de mon cou pareil à un cordage. J'avais, à cet instant, eu du mal à m'approvisionner d'air tellement la douleur était devenu désagréable. J'ai souvenance, que j'avais même laissé échapper quelques larmes car ses doigts étaient appuyés sur les entailles faites précédemment. Ce qui m'avait porté préjudice car mon bourreau était loin d'en avoir fini avec moi.
Un soupir de désapprobation avait fendu l'air et avant de me relâcher, il m'avait adressé des mots blessants que mon petit cœur déjà si meurtri avait eu du mal à encaisser.
- Et maintenant, tu pleures ! Mais qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire de toi ?! Déjà que tu n'étais pas pur, il faut en plus que tu n'aies aucune valeur. Je me demande pourquoi ton père s'obstine à faire de toi un guerrier.
Je me rappelle être tombé à genoux avec honte. Mes poings étaient si serrés que j'avais vu mes jointure devenir blanche. La tête penchée vers l'avant, j'avais constaté que mon corps tremblait sans que je ne puisse l'arrêter.
- Debout ! Avait-il hurlé avec hargne.
J'étais à terre, mon anatomie ne voulant pas bouger, je fus pris d'une violente peur de revoir sa main sur mon corps frêle. Je me revois tenter de me mettre debout en m'agrippant à l'écorce d'un arbre, m'écorchant au passage ma main. Une fois sur mes pieds, j'avais fait deux petits bonds pour tester mon équilibre. Ceci de fait, j'avais encré mes yeux dans les siens et je m'étais mis en position de combat. Bien qu'affreusement pénible, j'avais mordu ma lèvre pour éviter qu'une plainte sorte de ma bouche.
Il avait déposé ses armes à terre et il m'avait demandé d'approcher.
- Approche, nous allons faire un autre exercice. Je vais t'apprendre de nouvelles techniques.
J'avais obéi instinctivement et dès que j'eus été à sa hauteur, il m'avait retourné avec brusquerie et s'était installé dans mon dos, les mains agrippant mes poignets.
Les enchaînements qu'il m'avait montrés étaient complexes et difficilement réalisables à mon âge mais il avait semblé ne pas s'en soucier, me donnant des coups de bâtons à chaque mauvais pas. Les ecchymoses étaient devenues mes amis, ma peau était d'une couleur bleutée et verdâtre.
J'avais eu envie de me rebeller, de lui dire ce que je pensais de ce clan pourri jusqu'aux entrailles mais je n'en avais pas eu la force. L'idée de me battre contre tout un clan de sauvages avait suffit à me faire oublier cette idée bien vite. Aurais-je pu gagner ? Évidemment que non, j'aurais fini entre quatre murs en à peine deux secondes. J'étais un pauvre gamin fragile et perdu, n'ayant aucune qualité, me rebeller n'aurais servi à rien.
J'avais envie de sombrer dans l'inconscience, je n'en pouvais plus, je ne ressemblais plus à un humain mais à une chose torturée durant des heures. En regardant ses yeux, j'avais compris que mon calvaire venait simplement de commencer. Je m'étais remis une fois de plus en position de combat.
- Ne t'avise pas de retomber au sol, siffla t-il, ou je te promets que tu ne te relèveras pas de si tôt. Maintenant, tu vas faire tout ton possible pour éviter les coups que je vais te donner. Compris ?!
J'avais simplement hoché la tête de bas en haut et j'avais regardé attentivement ses mouvements. Un coup, deux coups avec tant de violences que j'eusse cru qu'il m'avait brisé les reins. Je ne pouvais plus bouger et un cri de douleur avait franchi mes lèvres. Les yeux rougis, je m'étais redressé pour lui faire face avec détermination bien que j'eusse pensé que mon heure avait sonné.
J'avais eu a peine le temps de me remettre en place que déjà le vent qui annonçait un nouveau coup sifflait. Je m'étais alors courbais vers l'avant avec dans une grimace, empêchant le bâton d'inscrire une nouvelle fois une marque rougeâtre.
- Continues, ne t'arrête pas, je ne vais plus retenir mes attaques à partir de maintenant. Tiens-toi prêt.
Il avait sauté avec agilité, avait fait un tour sur lui-même si vite que je n'avais eu guère le temps de le suivre de mes yeux. L'arme avait pivoté de droite à gauche, me frappant en pleine tête, au niveau de mon œil droit. La brûlure que j'avais sentie à ce moment, était comparable à celle faite avec un fer rouge sur du bétail, un cri d'horreur avait franchi mes lèvres. J'avais, par la suite, pris ma main tremblante pour tâter mon œil. Je ne pouvais plus l'ouvrir et je ne voyais plus rien. Le trou noir. D'autres larmes avaient dévalé mes joues.
Je savais qu'il ne fallait pas que je tombe donc je m'étais plié en deux dans l'espoir d'avoir quelques minutes de répit, mais je m'étais bien trompé ce jour-là.
Un autre bâton avait filé à toute allure vers ma tête. Au dernier moment, je m'étais penché vers la droite car je connaissais déjà ce mouvement de son poignet et les dégâts qu'il aurait causés. Il avait voulu me frapper à l'arrière du cou pour me paralyser.
- Ne te réjouis pas trop vite, gamin. Ton entraînement est loin d'être fini. Tu vas me faire le plaisir de pendre les shurikens qui sont à côté de l'arbre et de me faire un lancer sans faute vers la cible accrochée au loin.
Les adultes sont stupides, non ? Ce jour d'été, il m'avait obligé à viser un point rouge, sachant que j'avais un œil qui ne fonctionnait pas. Comment voulait-il que je ne rate pas ma cible, surtout à cette distance ? De plus, mes bras n'étaient plus capables de se soulever. C'était peine perdu. Mais j'avais gardé la tête haute. Je m'étais emparé des armes et je les avais lancées avec le peu de forces qui me restait. Aucune avait atteint la cible.
L'homme m'avait regardé avec dédain, le dégoût se reflétait dans ses yeux.
- Je ne vais pas perdre plus de temps avec toi, cela ne sert à rien. Tu n'es rien et tu ne vaux rien. Faible et impur...J'en ai plus que marre de m'occuper d'un gamin comme toi. Ton père sera au courant de tes exploits, m'avait-il dit avec ironie, ce n'est pas la peine de revenir la prochaine fois.
Il avait presque craché les derniers mots et à la suite de sa tirade, il était parti sans même un regard pour moi. Il m'avait laissé seul dans la forêt, blessé et presque inconscient.
Mes jambes, refusant de soutenir mon poids, je m'étais étalé sur le sol, la tête dans la boue. Mes larmes s'étaient déversées à flots, mon corps me faisait plus que souffrir et ne pouvant plus supporter la douleur, je m'étais évanoui au beau milieu du chemin.
Quand je m'étais réveillé, il faisait déjà presque nuit. Le soleil s'était couché, la lune s'était levée. Comme je vous l'avais dit au début, c'est à ce moment que j'ai réalisé que malgré mes efforts, mon clan ne m'accepterait jamais comme un membre à part entière. Je n'étais qu'un souffre-douleur, bon à ne recevoir que des insultes.
Il faisait noir et personne n'était venue à ma rencontre. J'avais disparu quelques heures, mais il avait semblé que mon sort indifférait totalement mon clan. Ma vie ne tenait qu'à un fil.
Je m'étais levé avec énormément de mal, mes muscles me faisaient autant souffrir et j'avais dû prendre sur moi pour ne pas crier encore une fois. J'avais les yeux qui piquaient, le souffle saccadé et ma tête me tournait. J'avançais lentement et avec beaucoup de mal, une main sur mon rein pour me maintenir à peu près droit. Ne faisant pas vraiment attention là où je m'étais les pieds, je m'étais retrouvé en un rien de temps au sol. J'avais trébuché contre une racine, m'ouvrant la moitié de la jambe droite. Je m'étais senti à ce moment lamentable. J'étais noir de crasse, blessé comme si je sortais d'un champ de bataille et mes yeux me piquaient atrocement.
Je m'étais relevé, j'avais continué mon chemin avec lenteur mais détermination. Je ne voulais pas mourir ici comme un chien, non ! Je ne voulais pas leur faire ce plaisir. J'avais de plus en plus de mal à respirer.
Je m'étais appuyé contre le mur qui entourait le clan, les membres de ma famille m'avaient vu blessé, saigné et presque agonisant mais personne ne s'était dérangé pour me porter de l'aide. Non. Ils étaient tous indifférent et impassible. Certains m'avaient bousculé avec brutalité car je leur bloquais la route, d'autres m'avaient jeté des regards noirs comme si ma vie était une tache dans leur arbre généalogique. Mais le plus dur de cette journée fut l'altercation avec mon frère. J'aurais préféré endurer mille souffrances et avoir un frère qui m'aime et tienne à moi que le contraire. Lui aussi me détestait pour une raison que j'ignorais et ce jour-là, je venais simplement de le réaliser. Il m'avait brisé le cœur.
J'étais sur le perron de la demeure, prêt à rentrer quand d'un coup, quelqu'un m'avait bousculé avec violence. J'avais levé mes yeux et j'avais aperçu mon frère et mes deux cousins Eiko et Shuisui. Itachi s'était approché et j'avais cru qu'il avait voulu m'aider...grosse erreur de ma part. Du bout de ses doigts, il avait soulevé mon menton et...je me souviens encore des mots cruels qu'il m'avait adressés.
- Tu es encore en vie toi...Évite de salir la maison avec ton sang, je n'ai pas envie de toucher à cela. Au faite, j'ai entendu les exploits de ta journée, bravo, tu es fort dis donc. Un conseil, évite de sortir du clan, tu ferais tache...
Rapide, simple, sec. J'avais retenu mes larmes avec beaucoup d'effort et je m'étais précipité dans ma chambre. Aujourd'hui, je ne le considère plus comme mon frère, il n'existe plus pour moi. Comment croyez-vous qu'un enfant de six ans réagisse avec de tels mots ? Ou plutôt avec une telle vie ? Il ne m'avait jamais adressé la parole mais je gardais toujours un espoir bien qu'inexistant. Je l'avais considéré comme un modèle...comme un grand frère... Tout ce que je voulais, c'était simplement un peu d'affection et de tendresse mais non ce que j'ai reçu en échange.
Je m'étais, alors, enfermé dans ma salle à bain, pleurant silencieusement par peur de déranger quelqu'un et ne voulant point être frappé à nouveau. Une personne avait toqué à la porte, je n'avais pas répondu.
- Ouvre Sasuke, je sais que tu te caches là. Avait simplement dit la personne.
Ne voulant point d'ennuis, je m'étais levé avec difficulté et je m'étais dirigé vers la porte pour l'ouvrir. Je fus surpris de voir Eiko derrière. Il m'avait regardé attentivement, et il avait poussé un très long soupir. Je m'étais demandé ce qu'il voulait de moi et j'avais même pensé qu'il me voulait peut-être du mal...fort heureusement, cela n'avait pas été le cas. Il s'était approché en me demandant si j'avais mal. Un signe de ma part, et je m'étais retrouvé dans ses bras.
- Je vais te soigner plutôt dans ta chambre, ça évitera de te déplacer après.
Je fus plus que surpris de son attention. Je me souviens m'être demandé le pourquoi de cette soudaine considération. Maintenant que j'ai grandi, je me rends compte que c'est grâce à lui que je suis toujours en vie.
Il m'avait déposé sur mon lit, m'avait demandé de ne pas bouger pendant qu'il était parti chercher les produits pour me soigner.
- Tu es dans un sale état, avait-il chuchoté, je n'aime pas qu'on te fasse du mal.
Mes yeux s'étaient agrandis, j'étais ébahi. Ce fut la première fois qu'une phrase de ce genre m'avait été adressée.
- personne ne m'aime de toute façon, avais-je répondu dans un sanglot, ma vie n'a pas de signification.
Eiko s'était approché, m'avait essuyé les yeux avec son pouce et il m'avait enlacé, un des rares contacts que j'eus avec ma famille.
- Écoute...J'avoue que e ne me suis pas comporté de façon honnête avec toi depuis ta naissance. Ce soir, je viens de m'en rendre compte mais s'il te plaît, ne dis pas des choses pareilles. Ta vie a une signification puisque tu es né...
Je l'avais regardé les yeux brillants pendant qu'il désinfectait mes blessures avec délicatesse et je lui avais demandé clairement :
- Dis Eiko, pourquoi mes parents, mon frère et mon clan ne veulent pas de moi ? Qu'ai-je fait de mal ?
En finissant de bander mes blessures avec soin, il m'avait répondu que c'était à cause d'une histoire ancestrale et de vieilles coutumes barbares.
- Écoute Sasuke, je ne peux pas te promettre que leur comportement par rapport à toi changera un jour, cependant, je peux te promettre qu'à partir de maintenant, ta vie aura une signification. Je t'aiderai à gravir les échelons. Tu as ma parole.
Il m'avait regardé tendrement, il m'avait embrassé le front.
- Je suis au courant de ce qui s'est déroulé dans la forêt cette après-midi et sache que je ne le tolère pas. Ton entraînement n'était pas adapté à ton age.
A ces paroles, ma tristesse était réapparu, mon corps me faisait souffrir. Je n'en pouvais plus.
- Mon père a réagi comment ? l'avais-je questionné.
Il avait arrêté de ranger les produits, il s'était assis lourdement sur le sol, juste en face de moi avant de prendre la parole.
- Pourquoi veux-tu le savoir ? Rien de bon n'en ressortira de cette conversation, laisse tomber.
- Alors, il s'est moqué de moi, avais-je compris avec un pincement au cœur.
Il avait pris mes mains dans les siennes.
- Ce n'était pas vraiment de la moquerie mais ses paroles étaient toutefois blessantes et vu ton état, je pense que cela suffira pour aujourd'hui. Tu ne crois pas ?
J'avais simplement hoché ma tête. J'étais fatigué et Eiko avait du le remarquer car il m'avait allongé dans mon lit et bordé.
- Je demanderai, demain, à ton père de prendre en main ta formation. S'il accepte je deviendrais ton nouveau précepteur. Tu es d'accord ?
- Oui, avais-je dit faiblement.
Il m'avait caressé les cheveux affectueusement.
- Maintenant dors, nous parlerons demain.
Il était en train de partir quand soudain, je lui avais demandé :
- Pourquoi tu m'aimes toi ?
- Parce que tu es spécial, petit Sasuke.
Et il avait refermé la porte. C'était la première fois que je m'endormais avec un sourire.
Fin du souvenir.
Revenant à lui, Sasuke fit une grimace. La pièce était sombre, bien trop sombre. Il avait le sentiment d'être étouffé dans cette salle alors qu'il n'était guère claustrophobe. Cette sensation s'intensifia, il était proche du malaise. Pourtant, la chambre ne présentait aucune anomalie, elle était des plus normale. Sasuke avait un étrange présentement comme si quelqu'un était un train de l'espionner, de le caresser des yeux sans impunité. Une intrusion dans sa vie privée. Son malaise grandissant, il scruta de fond en comble les moindres recoins de la pièce sans y déceler une seule bizarrerie.
La fenêtre, ouverte à sa droite, laissait entrer un vent d'une froideur extrême. S'approchant de celle-ci, il jeta un coup d'œil à l'extérieur. Rien, il n'y avait que la nature à porter de vue, aucune trace de pas dans la neige, aucun bruissement de buisson, le calme. Mais alors, pourquoi avait-il cette étrange impression d'être observé ? Peut-être était-il à cran à cause de ce souvenir ?
Revenant dans le centre de la chambre, il sortit d'une armoire un livre d'une extrême vieillesse qu'il fourra dans un semblant de sac quand soudain, il entendit le parquet craquer. Un léger bruit sec.
Il tourna sur lui-même, il n'y avait personne.
Redoublant d'attention, il se dirigea vers la porte quand un deuxième bruit retentit. Cette fois-ci, c'était celui d'un vase cassé...hors il n'y en avait pas.
Visiblement quelqu'un s'amusait avec ses nerfs. Empoignant le poignet de la porte, celle-ci refusa de s'ouvrir. Réessayant avec plus de forces, il constata avec appréhension qu'on l'avait enfermé dans la salle. Maudits servants! Pesta t-il. Il était hors de question qu'il hurle comme un gamin pour que l'on viennent l'ouvrir ! S'il découvrait l'identité de ce farceur, il irait lui dire deux mots bien placés !
Cherchant une solution pour sortir, comme par exemple une clé, il découvrit fortuitement, dans un tiroir, un paquets de lettre adressé à son oncle et provenant de son père. La dernière était datée d'environ un mois. Chose étonnante car Kagami, son oncle, lui avait précisé qu'il entretenait aucune conversation avec son clan d'origine depuis qu'il était devenu ermite. Lui avait-il menti ?
Normalement, la seule et unique lettre reçut était celle qui demandait son retour. Alors pourquoi, y en avait-il d'autres ?
Sasuke n'eut pas le temps de réfléchir que la fenêtre claqua dans un bruit sourd le faisant légèrement sursauter. Scrutant une fois de plus la pièce, il ne découvrit rien de nouveau. Prenant les lettres, il les rangea dans son sac et il se promit de les lire plus tard, quand cette histoire de fantôme serait réglée. De plus, cela faisait bien plus d'une demi-heure qu'il s'était absenté, il devait donc se dépêcher un minimum pour ne pas avoir à supporter une remontrance de Kagami.
Les minutes s'écoulèrent en silence. Lentement, Sasuke se dirigea vers la porte. Il attrapa la poignet et l'ouvrit sans aucune difficulté comme si son cerveau lui avait joué un tour, auparavant. Avait-il rêvé que la porte était fermée à double tour ou était-ce la réalité ? Quoiqu'il en soit, le couloir était désert, silencieux et sombre. Pas une trace de vie humaine aux alentours. La demeure paraissait vide. Soudain, son malaise reprit et un sifflement se fit entendre.
Allumant une torche accrochait dans le passage, il discerna une ombre sur le mur d'en face. Elle était hybride, mi-humaine mi-serpent...Un naga... Un être mythologique ne pouvant exister dans la réalité. Une créature tout droit sortie des contes pour enfants.
- Reviens...
Le mot parvint à ses oreilles si subitement qu'il avait failli laisser échapper un petit cri. Le frôlement d'une main glaciale dans sa nuque, le fit se retourner vivement, mais personne n'était derrière lui.
- Reviens...Tu seras bientôt à moi...
Cette voix rauque et sinistre lui murmurait le son de mots à peine audible.
Sasuke ferma ses yeux en même temps que son esprit pour ne plus pouvoir entendre ces appels... Presque les mêmes que ceux de ses rêves. Devait-il y voir un lien ?
Rouvrant ses paupières, il n'aperçut point l'ombre, celle-ci avait disparu. Il n'eut pas le temps de se réjouir qu'un mal de tête le prît sauvagement, telle une pierre venant s'écraser contre son crâne. Ce qui se passa ensuite, il n'en eut pas réellement conscience tant son cerveau était embrouillé.
Il lui semblait que les murs tournoyaient, zigzaguaient autour de lui perdant ainsi de leur solidité. . De nouvelles couleurs brillaient d'un vif éclat et prenaient place sur les briques de pierres révélant de minuscules écritures. Au milieu du couloir, une lumière blanche s'intensifia au point qu'il dut fermer ses yeux pendant une fraction de seconde pour ne pas devenir aveugle. Sa vue se brouilla et des larmes de sang coulèrent sur son visage. Sasuke ne put s'empêcher d'hurler de douleur.
Et il sombra.
XXXXXXXXXXXXXXXXXX
Sasuke bougea légèrement, essayant de se relever. Sa tête lui faisait affreusement mal et l'élançait . Il sentait une douleur au niveau des épaules et du bassin mais elle était bien moins présente qu'avant. Ce qui le soulagea. En ouvrant ses yeux et en se relevant, il remarqua son oncle assit juste devant lui, une mine inquiète.
- Tu vas bien mon neveu ?
Ledit neveu le regarda et hocha de la tête pour le rassurer avant de demander :
- Que s'est-il passé ? J'ai affreusement mal au crâne...
Kagami soupira et lui tendit une se releva et alla s'asseoir dans un canapé.
- Tu as refait une crise d'angoisse comme quand tu étais plus jeune. Le renseigna t-il la mine sombre.
- ...
- Ce qui m'inquiète, reprit-il, c'est que cela faisait longtemps que tu n'en avais pas fait...Et celle d'aujourd'hui était particulièrement violente. Un des domestiques a même du t'assommer parce que tu te débattais avec fureur comme si on allait attenter à ta vie.
Son cerveau avait donc imaginé tout ce qu'il avait vécu un quart d'heure plutôt ? Ceci n'était que de simples illusions occasionnaient par une trop grande émotion ?
Ses malheurs répétitifs avaient engendraient des crises d'angoisse assez fréquentes dans la première partie de sa vie, le faisant délirer par moment, surtout quand il percevait une trop grande tension. Se pourrait-il en avoir fait une comme son oncle l'indiquait ? Était-ce à cause de son souvenir douloureux qu'il s'était senti espionné ou à cause de la découverte des lettres ?
- Combien de temps s'est-il écroulé depuis que je suis monté ? Demanda t-il pour se rassurer.
- Il s'est écroulé une demi-heure exactement. Ne te voyant pas descendre, j'ai demandé à l'un de nos servants d'aller voir où tu en étais... Il t'a retrouvé allongé sur le parquet dans ta chambre, tu étais en train de suffoquer et...
- J'étais dans ma chambre ? répéta Sasuke, en lui coupant la parole, surpris.
- Oui, tu étais dans ta chambre...Pourquoi, étais-tu ailleurs ? Questionna Kagami visiblement confus.
Mieux valait ne pas dire qu'il était entré dans sa chambre sans aucune permission et qu'il avait dérobé certaines affaires personnelles...Il ne s'en sortirait sûrement pas vivant... Donc, s'il reprenait depuis le début cette histoire, il était entré prendre le livre convoité, avait découvert des lettres compromettantes et il était retourné dans sa chambre ?...Sasuke pouvait l'avouer, lui aussi était confus de toute cette histoire.
- Avais-je quelques choses sur moi ? Demanda t-il pour être sur, et avez-vous remarqué quelques choses de bizarre ?
- Pas que je sache, tu ne portais aucun objet...Et si c'est pour te rassurer, il n'y avait personne d'étrange dans cette demeure. Veux-tu que j'aille vérifier moi-même ?
- Hn.
L'oncle poussa un long soupir et regarda son neveu avec compassion. Comme s'il lisait dans ses pensées, celui-ci l'interrogea.
- Et si tu me disais ce qui ne va vraiment pas ? J'ai comme une petite idée du déclencheur de ta crise.
Impossible de lui mentir, son oncle parvenait toujours à savoir ses plus grandes peurs et à les soigner avec beaucoup de délicatesses. Sasuke fit un mince sourire.
- Je me suis souvenu d'un moment assez désagréable, avoua t-il.
Kagami se leva et vint s'asseoir à côté de lui.
- Pourquoi se faire autant de mal, Sasuke ? Ce qui s'est déroulé dans le passé est une chose que tu n'oublieras jamais et je le comprends mais le ressasser sans arrêt ne fait pas de bien, au contraire. Tu as vécu des choses que tu n'aurais pas du, mais inutile de les faire revivre. Si j'ai un conseil à te dire, c'est d'aller de l'avant et de ne jamais se retourner.
Voila pourquoi il appréciait son oncle, il avait toujours le mot pour le réconforter, pour lui faire oublier la douleur et le visage de ces salopards qui lui servaient de famille. Mais jamais, il oublierait son passé car celui-ci lui avait permis d'avancer et de s'endurcir.
- Jamais je ne pourrai oublier, mon oncle, cette vie d'avant fait partie de moi et elle me permet d'avancer et le plus important, elle a permis de me forger mon caractère. Je suis ce que je suis grâce à elle...
Son commentaire ne semblait pas lui plaire car il soupira d'exaspération.
- Tes parents n'étaient pas si sévères que ça, Sasuke. Un enfant a souvent tendance à voir en grand, à exagérer en tantinet, de se prendre pour une victime. J'ai vécu moi aussi dans ce clan et je pense le connaître en profondeur...
Sasuke ne pouvait pas en croire ses oreilles. Impossible...son oncle ne pouvait pas dire une chose pareille ! Il avait vécu un enfer et kagami le prenait pour un fabulateur... C'était tellement hilarant qu'il ne put retenir son rire.
- Tu trouves mon commentaire si amusant ?
- Tu ne peux pas savoir à quel point !
Kagami eut l'air choqué par sa franchise, souffla, puis reprit d'une voix posée ou transparaissait néanmoins son mécontentement.
- Je ne crois pas avoir raconté quelque chose d'hilarant... Je pense tout-à-fait les mots que je viens de dire.
- Non, mais je rêve là ! Dit-il d'une voix vibrante d'agressivité, Tu te rends compte seulement de ce que tu viens de me dire ?! Tu viens de me traiter de menteur...Putain ! Je ne peux pas y croire...Il ne se passe pas un jour sans que je repense à tout ce qu'ils m'ont fait subir et toi tu...tu les défends...
- Ne me parle pas sur ce ton, Sasuke ! Je ne suis pas ton égal et tu me dois du respect ! Tonna t-il... J'ai seulement dit que comme tu étais un enfant, tu avais, sûrement, du omettre certaines actions qui t'auraient porté en victime...
- Des actions me portant en victime, cracha le neveu, Je n'ai RIEN fait, absolument RIEN fait pour mériter leurs châtiments ! Je me suis toujours tut, évitant le moindre problème et là, tu m'annonces que MES ACTIONS avaient entraîné leurs coups ?!
Sasuke se leva furieusement du canapé et se posta avec rigidité devant son oncle. L'absurdité de ses paroles le toucha malgré tout.
- Donc, si je me base sur tes idées, mes actions auraient influencé les membres de ta famille ? Est-ce bien cela que tu insinues ?!
- TA famille aussi, Sasuke, j'en ai strictement marre de te reprendre à chaque f...
- NON, coupa t-il vivement, je ne les considère plus comme une famille ! Plus maintenant et je me sens beaucoup mieux rien qu'à cette pensée !
Kagami croisa les bras sur son torse, coléreux.
- Quand comprendras-tu que le problème vient de toi à la fin ! Tout tourne autour de toi, ne l'as-tu jamais remarqué ?! Bon sang, tu es le souci !
Cette attaque verbale le toucha suffisamment pour que Sasuke recule de plusieurs pas. Ses yeux laissaient apparaître sa douleur.
- Je...
Son oncle n'avait sûrement pas voulu faire échapper de telles paroles mais le mal était fait.
- Ne t'inquiète pas, répondit-il acide, je sais très bien que je suis LE problème, l'atrocité à rayer de la carte mais je n'aurais pas pensé que tu me considérais de la même façon. J'avais placé des espoirs en toi...Ils viennent tous de s'envoler. Mais, à partir de maintenant, je saurais qu'il ne faut faire confiance à personne.
- Sasuke... essaya vainement son oncle en se rapprochant.
- NE ME TOUCHE PAS !
Quand il fut assez éloigné de son oncle, Sasuke reprit la parole.
- Ne me dis pas me comprendre car tu n'as jamais rien vécu de tels ! Je n'ai pas arrêté de souffrir, de me maudire...Mais tous ça pour quelles raisons ?! Juste parce que, je ne possède pas ce PUTAIN de souffle ?! Est-ce pour cela que je mérite le titre de bâtard, hein ?! Est-ce pour cela que je me fais violenter ?! Tu ne peux pas savoir...
Sasuke, plus venimeux que jamais, continua sur sa lancée.
- Ton fils chéri n'est qu'un salopard lui aussi ! Un connard indifférent, se foutant royalement de son cousin en détresse ! Parce que, tu sais quoi... il est comme les autres, pourri jusqu'aux entrailles et tu me fais à moi des réflexions...Mais regarde ta progéniture avant de parler !
- Calme toi, tu ne sais plus ce que tu racontes ! Sasuke, je t'en pris !
- J'ai jamais demandé cette place, je n'ai jamais voulu !
- Personne n'a rien demandé ! Tu es né avec cette différence et dans un clan assez conservateur... Mais ne me dit pas que mon frère t'a violenté ! Je ne peux pas accepter ça, comprends-moi... Je connais parfaitement mon frère et ce que tu me racontes est impossible !
- Impossible... pesta Sasuke en ricanant, Tu fais fausse route... Certes, MON père ne m'a jamais violenté physiquement...il tient trop à sa fierté pour cela...mais sur le plan moral, je peux dire qu'il était bien pire car un enfant à énormément besoin d'un père...moi, je n'ai rein eu...juste son indifférence. Et ça, ça m'a marqué ! J'ai toujours voulu surpasser mes limites pour lui plaire...je n'ai eu aucun regarde, RIEN !
Sasuke était essoufflé après cette longue tirade. Le regard sombre, il attendait une réponse.
- Si ton père était aussi indifférent face à toi, il ne t'aurait pas organisé ta Nyuuseki no gishiki ! Ton père tient à toi Sasuke, crois-moi.
Un sourire mauvais au coin de sa bouche, il répliqua :
- S'il a organisé cette cérémonie, c'est qu'il a une idée derrière la tête ! Il ne fait pas ça pour moi, mais juste pour ses intérêts !
Kagami prit sa tête dans ses mains et respira un bon coup.
- La Nyuuseki no gishiki est une très vieille coutume de notre clan. Elle signifie l'appartenance à la famille. Si ton père a décidé d'organiser cette cérémonie, c'est qu'il te considère comme un héritier. Tu seras un membre à part entière !
- Si mon père a décidé de m'organiser cette cérémonie, ce n'est pas pour me considérer comme un héritier mais bien pour se servir de moi pour consolider ses alliances ou ses positions dans la société ! Je ne suis qu'une tache à se débarrasser...
- Tu es borné, souffla Kagami.
- C'est la seule chose que je tiens de mon père...et de toi. Répliqua Sasuke avec un rictus aux lèvres.
- Si tu n'es pas capable de te remettre en cause, Sasuke, c'est que tu ne vaux pas moins qu'eux …Tu as toujours une excuse quelconque pour palier à chaque problème ! Essaye de réfléchir par toi même et non de te défiler ! Je sais de quoi tu es capable et je sais que tu peux devenir quelqu'un d'entier et non de briser, ce que tu es en ce moment.
Ses phrases flottent dans l'air et lui font l'effet d'une douche froide.
- Je n'ai pas à me remettre en cause, mon cher oncle ! Comprends-moi bien, ce n'est pas moi le fautif ! Et si j'étais comme tu le prétends, je n'aurais jamais eu cette place qu'on m'a proposé dans la hiérarchie... Je suis suprême...susurra Sasuke avec un sourire carnassier.
Et voilà ! J'ai voulu faire un tout petit retournement de situation par rapport a la relation Kagami et Sasuke.
Notre cher Sasuke a t-il pété un câble ? Devient-il fou ? XD
Dans le chapitre 7, il y aura beaucoup de révélations, juste pour satisfaire votre curiosité :) six nouveaux personnages feront une apparition et dans le chapitre 8, il se passera quelque chose qui chamboulera encore plus notre petit Sasuke ! (clin d'œil).
Je mets les notes d'auteur sur mon profil ainsi que l'avancement de la fanfic si ça vous intéresse (un mot-clé pour les plus curieux XD)
Allez bisous et à la prochaine !
