Les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
Désolée pour le retard, je suis vraiment impardonnable.
Voilà la suite.
Bonne lecture!!
Chapitre 6:
Nous sortîmes du café et nous prîmes ma voiture pour aller chez moi. Il me tint la main tout au long du trajet et j'eus du mal à me concentrer sur la route. Arrivés à la maison les filles étaient là et m'attendaient. Elles furent choquées de constater que je n'étais pas seule. Elles affichèrent un grand sourire et je rougis rien qu'en imaginant ce qu'elles pouvaient penser.
- Bonsoir Edward, lança Esmée.
- Bonsoir, répondit l'intéressé.
- Si vous voulez manger quelque chose il reste à manger dans la cuisine, dit Alice.
- Non, ça va nous avons déjà mangé, dis-je, on va monter, à demain.
Je vis un grand sourire s'affichait sur leurs visages. Qu'est-ce qu'elles avaient l'esprit mal placé. On n'allait rien faire Edward et moi. Il me suivit dans l'escalier toujours tenant ma main dans la sienne. Quand on arriva devant ma porte j'hésitai une demi-seconde avant d'entrer. Je fus heureuse de constater que ma chambre n'était pas en désordre pour une fois. Edward ferma la porte et s'assit sur mon lit alors que je tournais en rond dans la pièce.
- C'est normal que je trouve ça bizarre, demandai-je.
- De quoi ?
- Et bien cette situation.
Il sourit et se leva pour venir vers moi. Il me prit dans ses bras.
- Tu sais si tu te sens gênée je peux partir, me dit-il.
- Non, dis-je comme une gamine de 4 ans qui ne voulait pas qu'on lui prenne un de ses jouets.
Je me serrai davantage à lui, me collant à sa poitrine. J'allai m'allonger sur mon lit gardant une de mes mains dans les siennes. Nos doigts étaient entrelacés. Il s'allongea à mes côtés.
- Tu crois que l'on devrait faire quoi pendant nos derniers instants passés ensemble, demandai-je.
Il rit, comme j'adorais son rire.
- A quoi penses-tu ? Me demanda-t-il.
Je rougis, je ne savais pas quoi répondre.
- A quoi pense faire une fille avec un beau mec dans sa chambre, demandai-je.
Il rit de nouveau.
- Alors c'est ainsi que tu me vois, comme un beau mec ?
- Oui, ris-je.
- Je ne préfère pas répondre à ta question, m'avoua-t-il.
- As-tu des secrets ou des choses à m'avouer avant demain, demandai-je.
- Oui, énormément, me dit-il.
- Ah bon ! Lesquels ?
- Je te le dirais demain.
- Demain ?
- Oui après que l'on se soit occupé de ce vampire.
- D'accord.
Je savais qu'il n'y aurait pas d'après, mais je ne voulais pas gâcher ce moment en nous disputant.
- T'as pas faim ? Demandai-je.
- Oui, un peu mais j'ai surtout soif, avoua-t-il.
- Attends je reviens.
Je descendis dans la cuisine mais tombai nez à nez avec les filles.
- Tu cherches quelque chose Bella, me demanda Jessica.
- Si tu cherches quelque chose c'est dans la salle de bain, tiroir du bas, dit Rosalie.
Je la fixai, me demandant de quoi elle parlait. J'ouvris le frigo et je pris une bouteille d'eau. Je pris deux verres dans le placard et deux muffins sur la table.
- Tu as raison ça creuse, tu auras faim et soif après, me dit Angela.
- Pardon ?! Demandai-je.
- Tu sais Bella ce n'est pas parce que tu crois que c'est ton dernier jour que tu ne dois pas garder tes principes, me dit Alice.
Je les dévisageai, je ne comprenais rien, mais de quoi elles me parlaient.
- On sait que c'est ta première fois Bella et on voulait que tu saches que si tu veux parler nous sommes là, me dit Esmée.
C'est bon j'avais compris, elles essayaient de me parler de sexe. Evidemment vu que côté mec j'avais toujours été la plus décalée elles pensaient que je voulais en parler mais ce n'était pas le cas. Moi qui me sentais super gênée avec Edward dans la chambre il y a deux minutes, j'aurais fait n'importe quoi pour ne pas l'avoir quitté. Alors je m'esquivai.
- Non ça va merci, répondis-je.
Je ne trouvai rien de mieux à dire, je pris l'eau et les muffins et je montai les escaliers quatre à quatre.
Arrivée dans la chambre je fermai la porte et m'adossai à celle-ci.
Edward était toujours sur le lit mais il s'était redressé et arborait un sourire. Bien sûr j'aurais dû y penser, il avait tout entendu. Sa super ouïe de loup. J'étais encore plus gênée. Je fis mine de rien et m'installai à côté de lui sur le lit en lui montrant ce que j'avais ramené.
Il avait toujours ce sourire sur le visage et ça m'énervait.
- Peux-tu arrêter de penser à ce que tu viens d'entendre, lui demandai-je.
- Excuse moi, c'est plus fort que moi, rit-il.
Je me tus un instant pour réfléchir.
- T'avais compris depuis le début de la conversation de quoi elles parlaient je suis sûre, demandai-je.
- Oui, et c'est ça qui me fait rire, c'est que toi tu n'ais pas compris tout de suite.
- Oh ! Ca voudrait dire que tu y avais déjà songé, l'accusai-je.
- Disons que ce n'est pas tous les jours qu'une fille m'invite dans sa chambre et encore moins que je sois allongé sur son lit avec elle.
- Ah bon ! Je pensais pourtant que ça t'étais déjà arrivé des tas de fois, avec toutes les filles du lycée qui te courent après.
- Je pensais la même chose de toi jusqu'à il y a deux minutes quand j'ai appris que…euh…ça ne t'étais jamais arrivé.
Je rougis et posai ma tête sur son épaule.
Il tourna sa tête de mon côté et embrassa mes cheveux, puis prit mon menton entre ses doigts pour m'embrasser. Il me sourit et je fus comme transportée. Je m'assis sur ses genoux et me trouvai juste en face de lui. Je plongeai mes yeux dans les siens et m'avançai pour l'embrasser. Il glissa sa main dans mes cheveux et par je ne sais quelle acrobatie il se retrouva au-dessus de moi. Il m'embrassa dans le cou et glissa sa main sous mon T-shirt. Je stoppai son geste et me redressai. Il me fixa et m'interrogea du regard. Je me levai du lit et lui n'avait toujours pas bougé.
Je le pris par la main l'incitant à se lever et je descendis avec lui dehors, toujours en tenant fermement sa main. Nous passâmes devant mes amies mais elles n'eurent pas le temps de dire quelque chose que nous étions déjà dehors. Je montai dans la voiture avec lui et démarrai. Je m'engageai sur la route.
- Tu veux réellement que nous deux ça dure ? Demandai-je.
- Uniquement si toi aussi tu le veux, me répondit-il.
- Alors tue le demain.
Il se tourna subitement vers moi et je sentis son regard sur moi.
- Où m'emmènes-tu ? Me demanda-t-il.
Je m'arrêtai à l'orée d'une forêt et descendis de la voiture. Il sortit de la voiture mais n'avança que de quelques pas. Je vis l'inquiétude se dessiner sur son visage. Je lui tendis la main.
- Viens, dis-je.
Il me rejoignit et nous commençâmes à courir vers un coin plus isolé de la forêt. Nous nous stoppâmes.
Il ne savait toujours pas ce qui l'attendait.
- Très bien, dis-je, si tu veux battre ce vampire, car moi j'en suis incapable, il faut que tu arrives à me battre moi.
Il écarquilla les yeux de stupeur.
- As-tu peur de ne pas y arriver, demandai-je.
- Tu plaisantes, je ne veux simplement pas te blesser.
- Aucun risque, vas-y, mets moi à terre et je considèrerais l'entraînement comme terminé.
- Tu plaisantes, c'est trop simple.
Je ris et le provoquais à m'attaquer. Il fonça vers moi mais je l'esquivai.
- Ca semble plus compliqué que ce que j'avais espéré, rit-il.
Il trembla et se transforma devant moi. Ses vêtements se déchirèrent.
Je vis un rictus se former sur ses lèvres.
Je me transformai à mon tour et il fonça de nouveau vers moi. Je regardai l'heure, minuit, le temps allait nous manquer.
Au bout de deux heures il avait réussis à m'attraper mais n'avait pas su me retenir et je l'avais repoussé à chaque fois. Je regardai de nouveau ma montre et quand je relevai la tête il n'était plus là. Je le cherchai des yeux et je sentis soudain cette attirance pour lui dans mon dos. Il était derrière moi, m'attrapa par les deux bras et me fit faire volte face pour me retrouver face à lui. Je me débattis, pensant arriver à me dégager comme les fois précédentes, mais cette fois-ci je n'y parvint pas. Il me plaqua au sol et je déclarai forfait. Un large sourire se dessina sur son visage lupin. Il me lâcha et m'aida à me relever.
- Félicitation, dis-je, j'avoue que je ne pensais pas que tu y arriverais.
Je fixai le tas de vêtements complètement déchirés.
- Vas chez toi chercher de nouveaux habits, je t'attends en voiture devant.
Il s'exécuta, heureux par son exploit et je le retrouvai sous forme humaine devant chez lui, habillé. Il monta et nous retournâmes chez moi.
Il était cinq heures du matin et le rendez vous n'était que le soir même.
Nous montâmes dans ma chambre, faisant attention à ne pas réveiller les filles et je m'affalai sur mon lit, morte de fatigue, la transformation m'avait épuisée. Edward fit de même sauf que je me soulevai légèrement avec son poids. Je ris.
Je me tournai vers lui et posai ma tête sur son torse. Il caressa mes cheveux.
- Merci, dit-il.
- De quoi ?
- De penser que je pourrais battre ce vampire.
- De rien.
Je me relevai légèrement et lui souris. Il me rendit mon sourire et je m'endormis.
Je me réveillai et regardai l'heure, midi. Je me levai, Edward dormait encore. Nous avions prévenu les parents d'Edward que nous ne travaillons pas aujourd'hui et ça me manquait. J'avais encore le T-shirt du café. Je pris des affaires propres et allai dans la salle de bain prendre une douche. Ça me fit du bien. Je sortis de la douche et m'habillai rapidement, je ne séchai pas mes cheveux. J'aimai les avoir mouillés quand je venais de les laver.
Je retournai dans la chambre où Edward dormait toujours.
Je m'allongeai à côté de lui et posai ma tête sur son torse. A peine une seconde après je fus plaquée sur le lit et il était de nouveau sur moi. Je ne savais pas comment il faisait ça, à chaque fois j'étais surprise.
- Bonjour, me dit-il en souriant.
- Bonjour.
- Comment vas-tu aujourd'hui, bien dormi, me demanda-t-il.
- La meilleure nuit qu'il m'a été donné de connaître.
Il me sourit comme jamais je ne l'avais vu sourire et m'embrassa. Nos lèvres se moulaient ensemble et rapidement nos langues se rejoignirent. Je fis glisser mes mains sur son dos et je ramenais davantage son corps contre le mien, avide de plus de contact. Il commença à glisser sa main sous mon T-shirt mais il stoppa son geste et la retira. Il se redressa et se leva.
- Ça te dérange pas si je prends une douche, me demanda-t-il.
Je restais là allongée, songeuse de ce qui avait failli se passer. Je ne lui répondis pas et gardais le silence.
Il se pencha vers moi, sa bouche à quelques centimètres de la mienne.
- Ca va ? Me demanda-t-il.
Je ne répondis pas. Il s'avança un peu plus vers moi et me reposa la même question. Je lui volai un baiser. Je lui souris et j'enroulai mes bras autour de son cou. Je l'attirai vers moi et il fut de nouveau sur moi.
La porte s'ouvrit, et ce fut Jasper, suivi du reste de la bande et des filles, qui entra. Edward roula sur le côté et s'allongea sur le lit toujours aussi proche de moi.
- Ça vous arrive de frapper, dit Edward d'un ton calme.
- Oh ! Je vois qu'on s'amuse, rit Mike.
- Sortez, dit Edward.
Il se leva du lit et se planta devant Jasper.
- Bonjour Edward, dit Jasper.
- Mais qu'est-ce que vous voulez, demanda Edward.
- On vient te chercher, comme tu ne réponds pas au téléphone on est venu en personne jusqu'ici, il faut qu'on aille s'entraîner.
J'étais assise sur le lit et je les fixai, je n'avais pas réussi à parler tant j'étais énervée et à la fois gênée. C'était peut-être mes derniers moments avec lui et ils venaient me les voler.
- J'ai une meilleure idée, dis-je.
Jasper me dévisagea, me questionnant du regard.
- Vous progresserez plus en apprenant avec nous, nous avons des techniques de combat et de défense différentes, alors il faudrait que chacun d'entre vous passe la journée avec l'une de nous et comme ça nous serons tous prêts pour ce soir, dis-je.
Un large sourire s'afficha sur chaque visage de loups et ils acceptèrent avec joie ma proposition. Même Jasper semblait heureux.
- Bon entraînement, dis-je.
Et je fermai la porte au nez de Jasper.
Edward sourit et me prit dans ses bras.
- Je suppose que c'est toi mon mentor aujourd'hui, dit-il.
- Oui, je t'attends en bas, dépêche toi, souris-je.
Je me levai sur la pointe des pieds et déposai un baiser sur sa joue avant de descendre en bas. Je préparai le petit déjeuner et chaque loup était avec sa Nymphe, tous semblaient parfaitement heureux. Il ne fallut que dix minutes à Edward pour prendre sa douche et enfiler les vêtements propres qu'il avait pris hier. Il avait les cheveux mouillés. Il arriva derrière moi et m'embrassa dans le cou. Ses cheveux me mouillèrent une grande partie du visage. Je pris son T-shirt pour m'essuyer le visage. Il mangea le petit déjeuner que je lui avais préparé et profita de chaque moment où les autres ne traînaient pas dans la cuisine pour m'embrasser.
- Edward tu peux venir deux secondes, demanda Carlisle.
- Oui, répondit-il.
Il partit vers le salon et je montai dans ma chambre préparer nos affaires. Je pris deux jeans à Edward qu'il avait emmené et un pull pour moi. Je savais qu'une transformation soudaine pouvait le faire se retrouver sans vêtement.
Il me rejoignit en haut. Il arrivait toujours derrière moi et je ne l'entendais jamais arriver. Je n'étais jamais surprise d'habitude mais lui y arrivait à chaque fois. Je ne sentis que sa présence quand il me serra fort dans ses bras et posa sa tête sur mon épaule.
- Prêt, lui demandai-je.
- Pour quoi ?
- Pour l'entraînement.
Je lui tendis le sac et il le prit.
- Je t'ai déjà battu hier, je croyais que c'était fini, me dit-il.
- Je n'étais pas en forme hier, ce n'était que le pré-entraînement.
- Je pensais que ce n'était qu'une ruse pour te débarrasser des autres et qu'on allait passer le reste de la journée à faire ça.
Il se pencha vers moi et essaya de m'embrasser mais je reculai.
Je lui lançai un regard de défi .
- Uniquement si tu réussis l'entraînement, dis-je.
Je lui souris et descendis dans la cuisine.
- On s'en va, à tout à l'heure, dis-je à mes amies et à leurs compagnons.
Je sortis de la maison et Edward était déjà dehors.
- On y va, dis-je tout sourire.
Il me rendit mon sourire et je commençai à courir vers la forêt la plus proche, d'abord à pas modéré puis en accélérant de plus en plus, je me transformai. Edward était juste à côté de moi et n'avait aucun mal à me suivre.
Je le perdis de vue et un instant plus tard ce fut un grand loup roux qui était à mes côtés. Il me dépassa et je le rattrapai.
Soudain je sautai sur lui et le plaquai au sol, lui faisant un baiser dans son cou comme pour lui signaler que si j'avais été un Vampire, il serait mort. Je me relevai et recommençai à courir il me suivit et l'entraînement continua.
Le reste de la journée passa beaucoup trop vite à mon goût. Je m'amusai comme une folle. Je ne voulais rien de plus. Lui et moi, c'est tout.
Je regardai l'heure et fis signe à Edward qu'il était temps de rentrer. Il était 19 heures et le rendez vous était à minuit dans la salle de danse. Nous avions prévu de manger tous ensemble, les Loups et les Nymphes.
J'avais dit que le rendez-vous était dans une forêt à plus de cent kilomètres d'ici alors qu'il était à peine à quelques centaines de mètres de la maison, à la salle de danse. Je m'en voulais de leur mentir encore et encore mais je ne voulais pas qu'il leur arrive quelque chose surtout par ma faute.
Il n'y avait personne à la maison, Edward avait fini par reprendre sa forme humaine mais n'avait pas l'air décidé à enfiler un T-shirt. Ça me déconcentrait complètement pendant tout le temps du retour et j'eus du mal à réfléchir correctement. Le reste du groupe ne serait là que dans deux bonnes heures, j'avais reçu un message d'Alice me signalant le décalage de l'heure du repas.
Edward s'installa dans la canapé et je sautai par dessus le dossier pour atterrir juste à côté de lui.
- Alors ai-je réussis l'entraînement, me demanda-t-il.
- Comme tu m'as mis à terre plus d'une dizaine de fois et qu'à la fin j'étais presque épuisée, j'en conclus qu'il a été réussi.
- Tant mieux, je n'aurais pas supporté une autre heure sans faire ça.
Il se pencha vers moi et m'embrassa. Il me fixa un long moment, jouant avec une mèche de mes cheveux.
- A quoi penses-tu, lui demandai-je.
- A rien de spécial.
- T'es sûr ?
Il plongea de nouveau ses yeux dans les miens mais il avait pris un regard sérieux.
- Tu sais ce qui a faillit se passer ce matin et peut-être aussi hier soir, me demanda-t-il, c'est à ça que je pense.
Je compris tout de suite à quoi il faisait allusion, ça m'avait obsédé toute la journée, que se serait-il passé si Jasper n'était pas entré tout à l'heure.
- Je me demande si ce que je ressens pour toi est de même pour toi, dit-il d'un air songeur.
- Pourquoi ?
- Je ne sais pas, c'est juste que je me sens stupide d'être le seul à céder à mes envies plutôt que de retenir mes pulsions.
Je le regardai perplexe. Je ne comprenais pas ce qu'il voulait me dire.
- Tes envies ? Demandai-je.
- Oui, on s'est beaucoup rapproché ces derniers jours en très peu de temps et je pense sans cesse au fait d'aller plus loin.
Je le fixai ne comprenant que trop peu ce qu'il voulait me dire. Je l'interrogeai du regard.
- J'ai envi de toi, me dit-il.
Je continuai de le fixer toujours aussi perplexe.
- Et je me demande si je suis le seul à ressentir cela, me dit-il.
- Pourquoi penses-tu cela ?
- Parce que tu m'as repoussé hier. Je ne t'en veux pas, je comprends que tu veuilles attendre, enfin je le comprenais hier. Mais ton attitude de ce matin m'a fait émettre des doutes.
- Je suis désolé, dis-je.
- Ne le sois pas, je ne te fais pas de reproches, c'est plutôt moi qui devrait me sentir coupable de te demander une telle chose, alors que je devrais le savoir, mais je me sens tellement mal. A chaque fois que je suis avec toi, j'ai vraiment du mal à respecter les limites.
- Alors ne les respecte pas.
Il fronça les sourcils, ne comprenant pas pourquoi j'avais dit ça.
Je m'assis sur lui, en face, et je l'embrassai. Nos langues se rejoignirent rapidement. Il glissa une de ses mains dans mon dos et m'embrassa dans le cou. Je fus allongée sur le canapé et il était de nouveau sur moi.
Mais la porte s'ouvra, laissant entrer mes amies et ceux d'Edward.
Edward se redressa.
- Ne vous gênez pas pour nous, dit Mike.
Il rit. Je me sentis vraiment gênée. Faire ça sur le canapé mais à quoi on pensait.
- Désolé, nous sommes rentrés plus tôt, nous avions faim, dit Jasper.
Edward se leva et me saisit par la taille pour me mettre debout.
- Il n'y a pas de mal, dit Edward, nous aussi, nous commencions à avoir faim.
Je me demandai comment il faisait pour garder son calme et n'être pas le moins gêné du monde.
- Le sport ça donne faim, dit Emmett me faisant un clin d'œil.
Rosalie lui donna un cou de coude dans les côtes.
J'allai vers la cuisine et ramassai le sac de notre expédition. Je sortis le T-shirt d'Edward et lui lançai.
Il me sourit, enfila le vêtement et vint de nouveau à mes côtés.
Pendant tout le temps que je cuisinais, il m'aida. Il ne me lâcha pas une seconde. Il me quitta un instant uniquement parce que les filles réussirent à le chasser.
La soirée se déroula vraiment bien. Vers 23 heures, Jasper décida qu'il était temps de partir.
Alice, Jasper, Rosalie et Emmett dans une voiture, Jessica, Mike, Angela et Ben dans une autre et dans la troisième Esmée et Carlisle. Edward et moi partirons ensemble bien sûr.
Nous avions prétexté un moment de solitude pour partir un peu après eux et ils nous avaient cru. Pas étonnant avec la scène de tout à l'heure. Nous arrivâmes à minuit à la salle de danse. Ça y est, tout allait commencer et finir ici.
Nous arrivâmes les premiers dans la salle, j'allumai les lumières et me plantai au milieu de la pièce. Edward se tenait à ma droite, me tenant la main et la serrant de toute ses forces.
La pièce qui me paraissait si familière habituellement, me semblait aujourd'hui hostile et terrifiante, je n'avais pas peur de mourir ça me paraissait une broutille contrairement à la perte d'Edward. Le perdre, ce serait la pire chose qu'il pourrait m'arriver et je ne pourrais pas vivre sans lui, plus maintenant.
La porte s'ouvrit sans même que j'en entendis son grincement habituel. Il arriva seul, comme je l'avais pensé. Il ne voulait sûrement pas partager mon sang avec ses acolytes. Il voulait être le plus puissant et il l'était. J'étais terrifiée. Edward se rapprocha davantage de moi.
- Je vois que tu n'es pas venue seule Bella, me dit Démétri.
- Non, répondit Edward.
- Je suppose que c'est contre toi qu'il va falloir que je me batte, me ramener un humain Bella, ce n'est pas très intelligent, dit Démétri.
Les yeux d'Edward s'illuminèrent, il lâcha ma main et se transforma.
Je vis le regard de Démétri passait de l'arrogance à la surprise puis par la crainte.
Il ne fallut pas plus de deux secondes à Edward pour l'attaquer. Il projeta Démétri sur la porte qui vola en éclat. Une demi-seconde après ce fut Démétri qui se retrouva derrière lui et qui lui brisa quelques côtes au passage. Le combat ne durait que depuis quelques minutes mais j'avais l'impression que cela faisait des heures et qu'il ne se terminerait jamais. Je n'aurais su dire si l'un l'emportait sur l'autre, je fus surprise de voir que Edward contrôler la situation. Mais soudain, tout changea et Démétri prit le dessus. En deux millièmes de seconde, il avait réduit Edward à néant et ce dernier avait le souffle court. Il était à terre, ne parvenant plus à se relever. Je courus vers lui et me mis à genoux à ses côtés. Je pleurais toutes les larmes de mon corps, ne sachant pas quoi faire devant une telle scène. Je ne pouvais croire cela capable, il avait donné sa vie pour moi et je ne pouvais rien lui donner en retour.
- Alors on dirait que ton loup garou ne t'a pas été d'une grande utilité, il n'a même pas réussi à te sauver la vie, si tu veux je peux te laisser en finir avec lui, me dit Démétri.
Mes larmes cessèrent et la tristesse laissa place à la colère. Je le fusillai du regard.
- Tu ne veux pas, alors je vais en finir et je m'occuperais de toi tranquillement, tu verras tu ne sentiras rien.
La colère m'envahit davantage et ce fut alors une rage intense qui me submergea. Je me redressai et tout commença à trembler autour de moi. Je me transformai. Les miroirs de la salle volèrent en éclats. Démétri qui avait tenté de venir vers nous, recula soudain, les yeux reflétant la peur. Je me penchai de nouveau sur Edward, mes larmes recommencèrent à couler dès que je le vis là inerte. Je le secouai et criai son prénom. Mais rien n'y fit, il ne bougeait plus. Je l'avais perdu et c'était ma faute. Je m'en voulais, s'il ne m'aurait jamais rencontré, il serait en vie. J'apportais le malheur autour de moi et j'avais perdu la seule personne capable de me rendre heureuse. Je souffrais plus qu'il m'ait été donné de souffrir. Les larmes coulèrent davantage, tombant sur le corps d'Edward, il était toujours sous sa forme de loup. Je me penchai et l'embrassai.
Soudain, l'atmosphère changea, je me sentis partir à mon tour, mon énergie me quittait. Je me sentis faible et impuissante. J'étais sur les genoux et je me retrouvai alors allongée maladroitement sur le sol. J'étais mal, faible, je ne savais pas quoi faire. Dans à peine quelques secondes, il se sera occupé de moi et tout sera fini. Je ne réussis que trop mal à me lever et à me mettre sur mes jambes. Je m'écroulai de nouveau à terre et sentis alors une douleur vive dans la main. Des milliers d'éclats de verre provenant de l'explosion des miroirs étaient éparpillés dans la pièce et un de ses morceaux entaillait ma main. Je n'eus que le temps de lever les yeux et d'apercevoir les yeux couleur sang du Vampire qui me fixait. Je le vis foncer sur moi.
Je fermai les yeux, ne voulant pas voir sa soif se refléter dans ses yeux. Je le sentais, j'allais mourir et je regrettais tellement mes erreurs, celles qui allaient m'amener à ma perte et surtout celles qui l'avaient amener à sa perte. J'aurais dû fuir avec lui, partir pour qu'il ne me retrouve jamais, tout quitter avec lui. Il serait en vie et à mes côtés, comme je regrettais de lui en avoir voulu, j'avais tellement de regrets, de remords.
Avis??
Vous avez probablement envie de me tuer à la fin de ce chapitre. Mais je vous promet que la suite sera moins longue à arriver.
A bientôt!!
