Titre original : Dead Line
Auteur: Meganekko
Traductrice: Naeloj
Bêta : Konosuke
Disclamer: Tout appartient à Hiromu Arakawa et à Meganekko…La vie est dure
Résumé : Lorsqu'Edward se fait enlevé par des tueurs en série, Roy est le seul qui puisse le sauver. Mais va-t-il le faire avant minuit ? RoyEd
Naeloj : ceci n'est pas la version corrigée (enfin si, mais par moi seulement), donc il doit rester deux ou trois zones mal écrites... Ma chère Konosuke étant surbookée, elle ne pouvait pas corriger pour ce week-end alors que je vous l'avais promis! Donc, je remplacerais ce chapitre par sa version corrigée une fois qu'elle l'aura fait!
Bonne lecture!
Konosuke, retardataire finie... : Me voila enfin. Oui, je suis overbooké. Mais, j'essaye de prendre le temps de faire ca. Surtout que j'aime beaucoup ce job! ) J'espère que c'est pas trop tard.
L'Ultimatum
7. Ghost
(Fantôme)
Lentement, Roy se réveilla, s'assit et secoua la tête. Des nuages noirs tourbillonnaient devant ses yeux. Il tourna la tête et découvrit qu'il était dans son bureau. Il vit la montre de l'Alchimiste d'Etat ouverte sur le sol, et se demanda pourquoi il faisait si sombre dans la pièce. Tremblant, il se leva, traversa la pièce et ouvrit la porte en acajou. Il entra dans le bureau de ses subordonnés. La plupart des officiers étaient présents, incluant Havoc, Hawkeye, Fuery et, à sa surprise, Hughes.
«Maes? Ne devrais-tu pas être au Département d'Investigation? » s'étonna Roy en fermant la porte derrière lui. « Est-ce que vous avez trouvez Edward? »
« Colonel » Le Lieutenant Hawkeye se plaça devant lui et plaça la main sur son bras, « Peut-être devriez-vous vous asseoir. »
« Pourquoi ? Qu'est-ce qui ne va pas? » Il observa chaque personne dans la pièce mais tous les officiers évitèrent son regard. Riza qui l'accompagna jusqu'au canapé.
« Il est presque 1h30, nous... il est trop tard. » dit-elle en s'asseyant sur le canapé avec Roy.
Un choc perça le cœur de Roy tel un épieux le transperçant, plongeant au plus profond de son esprit.
«Non, il n'est pas mort. Il ne peut pas l'être. Vous mentez! Où est-il? » demanda le Colonel en s'adressant à Hughes.
«A la morgue. Place 92. »
« Non, non, non, non! Pourquoi ne m'avez-vous pas réveillé? Pourquoi ne m'avez-vous pas - » Des larmes interrompirent sa question, reflétant étrangement la lumière de la lampe du bureau de Fuery. « Il est mort? Il est mort? C'est impossible!! Il est trop fort, il ne peut pas mourir! »
« C'était seulement un humain, Monsieur. » dit vivement Riza. « Mais vous l'êtes aussi, évidemment. Je me demande s'il aurait aussi commencé à pleurer comme vous » ajouta-t-elle après avoir réfléchi.
Hughes la coupa : « Non, Edward était plus fort que cela. Il ne se serait pas effondrer pour une si petite chose »
« Aussi petite que sa mort, tu veux dire. » rit Havoc en faisant rouler sa cigarette sur ses lèvres.
« Tu ne devrais pas dire "petit" en parlant d'Edward » contra Hughes en souriant largement.
Roy le regarda, des larmes coulaient sur ses joues.
« Comment peux-tu dire cela? Comment peux-tu plaisanter alors qu'il est mort? »
« Ce n'est pas de notre faute. » fit remarquer Riza qui se leva et épousseta ses genoux. « Pourquoi devrions-nous nous sentir coupable alors que vous êtes le responsable de sa situation? »
« Tu es coupable pour nous tous, pourquoi veux-tu qu'on le soit aussi? Tu es un sacré numéro! » commenta Hughes, faisant rire toute la pièce. L'homme aux yeux onyx se leva, courut jusqu'à la porte et sortit, laissant son cœur décimé derrière lui alors qu'il essayait de fuir les rires de ses amis insensibles.
« Edward! je suis désolé! »
« Ce n'est pas assez pour me ramener. »
Hésitant quant au chemin à prendre, Roy se retrouva face à face avec une version transparente de l'adolescent blond.
« Edward! Je n'ai pas pu...J'aurais dû- Je suis tellement désolé!! » murmura-t-il, le souffle coupé comme si ces poumons ne fonctionnaient plus.
« Et tu ne m'as même pas dit que tu m'aimais. Tu m'as laissé mourir sans me le dire. Maintenant, je ne le saurai jamais vraiment. »
« Mais c'est vrai! Tu sais que je t'aime!! »
« Vraiment? Si tu m'aimais, tu ne m'aurais pas laisser mourir, n'est-ce pas? »
« Je...Je n'ai pas réussi, mais je t'aime. »
« Mais c'est trop tard. Adieu Roy.»
Le fantôme d'Edward s'évanouit et Roy tomba à genoux, la tête entre les mains. Sa vision s'obscurcit, comme si des nuages noirs dominant le monde.
Il est mort...
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21h07
« Roy!! Réveille-toi!! Allez!!»
Roy fut réveillé de son sommeil artificiel par la voix très inquiète de Hughes. L'homme à lunettes secouait l'homme aux cheveux noirs, espérant susciter une réaction.
Dans les vapes, le Colonel ouvrit les yeux et découvrit l'air désolé de son ami.
« Oh merci mon dieu! » soupira Hughes. Respirant profondément, il se saisit du menton de Roy et approcha son visage du sien.
« Roy, tu m'entends? Hoche la tête si tu peux. »
Roy s'exécuta lentement, sa tête bougeait comme s'il était sous l'eau. Ses yeux grands ouverts étaient vitreux. Hughes était convaincu que Roy pensait toujours rêver. Il pleurait, des traces salées avaient marqués les côtés de son visage.
« Edward? » marmonna l'homme à moitié conscient, sa tête tomba dans le creux des bras de son ami.
« Non Roy, Roy! C'est moi. Réveille-toi. Allez!!»
Le Colonel se redressa d'un seul coup, « Quoi! Quelle heure est-il? » Ses mots se mélangeaient ensemble, presque inintelligible pour l'homme aux yeux verts.
«C'est à peine 21h. Qu'est-il arrivé? »
« Je vais bien, je veux juste savoir les nouvelles à propos d'Edward. Sais-tu où il est?» murmura Roy, découvrant qu'il arrivait à parler doucement.
« On a commencé les recherches avec la nouvelle équipe du quatrième laboratoire. Grâce à Scieszka, nous avons localisé quatre endroits où pourrait être Edward. Nous espérions les limiter à trois, mais vu l'état actuel des choses, nous devrons déplacer quatre équipes de recherches pour chacun des emplacements. »
Roy sentit une bouffée de protestation monter à l'intérieur de lui, retenue intérieurement par le relâchement de sa mâchoire. Pourquoi n'étaient-ils pas entrain de le chercher? Ils n'avaient pas besoin de se la jouer à la film d'action où la victime était sauvée au moment où elle allait mourir! Ils devaient faire tout leur possible pour le trouver au plus vite! Pourquoi attendait-il?
L'homme à lunettes remarqua les traits contractés sur la figure de Roy.
« Roy, que c'est-il passé? Qui t'as fait cela? »
« Militaire...c'est un militaire. » Il s'assit et continua, « Est-ce que quelqu'un a appelé? Y-a-t-il de nouveaux indices? »
« Il y a bien les seringues de drogue que nous avons trouvées à côté de toi, sur le sol. Mais ce n'est pas une preuve suffisante pour trouver qui t'a attaqué.»
« Je voulais dire à propos d'Edward.» Même avec sa petite voix traînante, Hughes pouvait entendre que la voix de son ami tremblait lorsqu'il prononçait le nom de l'adolescent.
« Rien depuis le paquet que tu as reçu. »
« Comment le connais-tu son existence? »
« Le Lieutenant Hawkeye m'en a parler. Et de la montre d'Alchimiste aussi qui - » Hughes regarda la familière montre sur le sol, restée accrochée au tapis à cause du sang qui avait sécher. Elle était encore ouverte, révélant la gravure d'Edward.
DON'T FORGET 3. OCT. 10
« Le 3 octobre? C'est demain, non? » se demanda Hughes tout haut, attendant une réponse de Roy.
« Oui, c'est le jour où ils ont brûlé leur maison.»
Hughes resta silencieux quelques temps. « Où peut-il rentrer après cela ? Il n'a pas de foyer. C'est ce dont il a besoin, Roy. Un foyer et quelqu'un qui l'aime. Tu sais ce que cela signifie? »
« Oui, je sais. Je vais le trouver. Et je serais là pour lui que je le mérite ou non.»
« C'est le bon esprit. Maintenant, est-ce que tu peux te lever? »
Hughes souleva Roy lui passant un bras sous ses aisselles pour le soutenir et le fit se lever avec précaution.
« On doit...» commença Roy avant de s'arrêter et de trébucher.
« Woah, hé, tu es toujours entrain de combattre une drogue paralysante.»
« Je suis réveillé maintenant. Je dois voir ce que vous avez trouver. »
Hughes prit Roy par la taille et le soutint pour sortir du bureau.
« D'accord, allons au Département des Investigations. »
Roy s'accrocha à l'épaule de Hughes, les rires de son rêves résonnaient encore dans sa tête alors que des larmes piquaient la surface des ses yeux.
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21h04
C'est un militaire??
« Sais-tu qui je suis, FullMetal?» dit le leader en examinant son rang militaire qui ornait son uniforme.
Edward resta silencieux, l'observant, étudiant son visage avec précision, essayant désespérément de se souvenir de quelqu'un qui lui ressemblerait. La plaquette indiquait que son nom était Tremblay, ce qui était logique puisque c'était l'oncle de Cael Tremblay.
« Dois-je le prendre pour un non? »
« M-militaire... Un travail interne...» murmura le blond, goûtant son sang à chaque mot.
« Bien sur, je ne sors pas beaucoup. Je suppose qu'être un Général me donne l'avantage d'être un bâtard pour de bon.» Tremblay tapota sa plaquette, « Ce n'est pas bien de ne pas faire attention à ses supérieurs, tu aurais dû être capable de dire qui je suis. »
« Ca ne fait rien. » grogna Edward qui grimaçait à chaque fois qu'il parlait, devenant plus que jamais conscient de son corps. Il était à nouveau nu, et cette fois, il ne voyait aucun de ses vêtements.
Il passa en revue l'endroit où il se trouvait, roulant son regard à droite jusqu'à voir la fille qui avait été enlevée. Elle était au moins épargnée dans sa pudeur, ses habits étaient déchirés et sales mais étaient toujours présents. Au moins, elle n'étais pas nue, pensa Edward, même s'il n'en avait rien à faire. Des larmes débordant de ses yeux fermés.
'Je me souviens de cet état...' pensa-t-il, ' On a peur, mais on a toujours l'espoir que quelqu'un va nous sauver. J'espère qu'elle va l'être.'
« Oh, la nouvelle fille... Hmmm, qu'allons-nous faire de toi? » Le Général Tilas Tremblay bougea sa chaise, se leva et la regarda dans un effort simulé.
« C'est n'est pas très drôle d'en avoir deux à la fois. C'est comme s'ils étaient une équipe.»
Cael se déplaça imperceptiblement, inconfortable, en se mordant les lèvres.
T-Shirt Bleu, formellement connu en tant que X, s'accroupit à côté d'Edward, faisant voleter ses cheveux avec son souffle.
« J'aimerais bien jouer avec celui-ci, si c'est pareil.»
Tremblay haussa les épaules et désigna la fille. « Elle doit voir, j'ai un téléphone à faire. Cael! » La subite interpellation fit sursauter l'adolescent, « Attache-là contre ces caisses. Fais-le de façon à ce qu'elle voie X passer du bon temps. Ouvre-lui les yeux de force s'il le faut. »
Cael souleva brusquement la fille par les bras, la trainant à moitié, il l'amena vers les caisses qui allaient devenir le mur où elle serait suspendue.
Edward ferma les yeux, ses dents commencèrent à claquer lorsque X courut chercher ses 'jouets'. Sa langue pouvait traverser le petit espace où une dent manquait. Il sentit la gencive à vif, encore ouverte où une dent était récemment tombée, presque amusé par le petite succion qui en résultait.
Les fils de fer devenait extrêmement gênant. Chaque fois qu'il bougeait, même lentement, cela le coupait encore plus. Le traitement des chaînes était désormais appliqué à la fille, elle pouvait essayer de s'échapper, ce métal était incassable.
Cael murmurait à l'oreille de la fille, sans doute des plans pour s'échapper, de belles images de liberté dépeintes par la voix teintée de doute de l'adolescent.
La fille semblait le croire, comme Edward l'avait fait auparavant.
« Bonjour, pourrais-je parler au Colonel Mustang? C'est en rapport avec l'affaire sur laquelle il travaille. Merci, c'est très aimable à vous. »
X revint à ce moment-là, transportant un étrange assortiment d'aiguilles et de couteaux, et interrompit Edward dans l'écoute de la conversation de Tremblay.« Je les aimes. » dit-il simplement en les plaçant sur le sol à côté de sa victime. Il regarda impatiemment Tremblay, ses yeux allumés par une anticipation avide. Le leader secouait de temps en temps la tête alors qu'il écoutait la personne qui parlait à l'autre bout du fil.
« Tu veux lui parler? D'accord, c'est toi qui l'auras voulu! »
Sadiquement jovial, le militaire se leva et apporta le téléphone là où Edward était étendu, dans son lit de sang. Le combiné fut placé à côté de lui, de façon à ce qu'il puisse entendre la voix cassée, désespérée de Roy dire son nom.
Que puis-je dire? Que dois-je dire? Je vais mourir, qu'est-ce que je veux qu'il sache? Que je... Oui, il doit le savoir. Je dois le lui dire avant de mourir. Il a le droit de savoir.
« R-Roy? Tu sais que je t'aime, n'est-ce pas? » souffla-t-il, étouffant ses pleurs. Ils recommencèrent après une courte pause, mais le combiné lui fut vite enlevé lorsque le leader retourna vers le bureau, criant au téléphone.
« Voila! Il l'a admit! Il t'aimes, et-donc-il-doit-en-payer-le-prix!» chantonna-t-il, prononçant chaque mot séparément. Il fit signe à X de commencer sa joyeuse activité, baissant sa voix d'un ton pour qu'Edward ne puisse plus rien entendre.
Une aiguille plongea dans le muscle souple de son bras, tandis que la brûlure de l'acier glacé se répandait dans son corps.
Il commença à trembler sans aucun contrôle, alors que le 'poison', supposait-il, se déversait dans ses vaisseaux sanguins. La fille hurla, essaya de fermer les yeux lorsqu'X s'amusa avec un couteau, coupant la chair du tibia d'Edward, comme s'il était entrain de peler un carotte. Le couteau se taillait un chemin à travers la chaire, coupant toujours plus près de l'os.
Edward se joignit aux plaintes de la fille, remplissant l'entrepôt d'un chœur de cris. Les larmes allèrent de pair avec les cris alors que le garçon tomba, et que la fille regardait la peine qu'X infligeait au blond immobilisé.
Tremblay raccrocha le téléphone, après avoir dit une dernière chose, crachant son dégout:
«Commencer à crier et pleurer comme s'il nous l'avions déjà tué. Un fils de pute faible. »
Il plaça ses mains derrière sa nuque, laissant le sond mélodieux des cris emplir son esprit tout en respirant profondément par le nez.
Il se tourna pour voir la scène qui se passait derrière lui, souriant lorsqu'Edward trembla sur son lit de mort. Les quelques morceaux de chair coupé par X tombèrent sur le sol dans 'splatch' humide qui fit avoir un mouvement de recul à la fille qui avait les yeux fermés et la tête tournée. Cael avait posé sa main sur son épaule, semblant pour tout le monde l'avoir sous contrôle. En vérité, c'était un geste de soutien.
Une légère couche de sueur brillait sur le visage d'Edward alors qu'il ne bougeait plus.
« C'est pour ce que ce bâtard de Mustang m'a dit. C'est de sa faute si tu souffres maintenant. Et ensuite, tu dis que tu l'aimes? Vous me rendez malade vous deux!» Il se tourna vers la fille qui le fixait de ses yeux vert horrifiés. « Connais-tu Roy Mustang?»
Elle acquiesça, trop apeuré pour répondre autre chose.
« C'est de sa faute si tu es ici! Quand tu es sortie avec ce monstre, tu as été marqué en tant que cible! Roy Mustang va venir ici, et ensuite, il va mourir! Je viens juste de lui donner le dernier indice! Et je sais qu'il a un équipe d'"enquêteurs" qui l'aide! Je les tuerai aussi! »
Tremblay s'était progressivement rapproché du corps d'Edward, et lui criait dessus. « Tu es mort, Edward Elric.» dit-il d'une voix monotone.
Je sais.
Un grand merci à : Sabine02, kiku-chan, jonzac, Kaijuu-sama et shika
Savez-vous qu'au 8e chapitre la version anglaise (enfin, canadienne ) avait déjà 100 reviews...Alors bougez-vous le popotin )
Gateau & Cookies pour les revieweurs!!
Naeloj
