Harry et Draco III
Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout est à JKR et je ne tire aucun profit de tout ça.
Avertissement : Ceci est un slash, càd une histoire d'amour entre homosexuels. Homophobes s'abstenir.
Note de l'autrice : Et ben bonjour tout le monde. Voilà le septième chapitre, un Pov Harry que j'ai bien cru ne jamais écrire mais bizarrement, une belle nuit de février, à quatre jours de la terrible St-Valentin (et à théoriquement trois semaines de celle de cette histoire) l'inspiration m'est revenue. Bon, pour ceux qui s'étonnent du manque de conversation entre Harry et Sirius, je m'excuse. C'est avant tout parce que je suis fade d'écrire des dialogues explicatifs qui ne servent à rien alors parfois, mes personnages font d'incroyables déductions ou sont clairement omniscient. Mettez donc ça sur le compte de la magie du monde du Survivant. Autre excuse, la longueur relative d'un chapitre. Je dois en faire 20 à l'origine et pour palier au manque de pages (car je me motive à vous en taper minimum 8 pas chapitre !) je laisse mon imagination divaguer et je suis obliger de revoir tout le déroulement de l'histoire (notez ça se passe TOUJOURS comme ça donc je ne me plains pas, ce sont de jolies petites feuilles bien ordonnées qui finissent au fond d'une poubelle c'est tout) et donc, l'imagination s'envolant, je finis par me retrouver avec 10 pages. Rien de catastrophique c'est certain mais c'est 10 pages qui racontent la moitié du chapitre TT (comme la vie d'écrivain est dure) Enfin, je me démerde donc… Ce petit laïus était totalement inutile vu qu'au final je me donne du boulot sup toute seule et je m'en accomode. Mais je crois que j'aime bien me plaindre.
Si vous n'avez pas lu cette note totalement inutile, voilà le septième chapitre ou plutot le troisième chapitre des aventures de Draco et Harry (ou ils ne se parlent pas beaucoup en fait) mais où l'on revoit beaucoup de personnages secondaires (qui finiront par devenir trop important) et aussi l'arrivée d'un personnage inédit pratiquement made by me
Bonne lecture !
Moi, Harry Potter, le désespéré au point d'accepter des rendez-vous arrangés. J'étais tombé bien bas. Si seulement on avait pu sortir de Poudlard et de Pré-au-lard, j'aurais pu aller trainer dans une boite gay, draguer un peu, baiser beaucoup et il n'y aurait pas eu de problèmes mais non, la vie n'a jamais été simple pour moi et les circonstances de cette vie faisait que j'était contraint d'accepter des rendez-vous arrangés par un Serpentard gay.
D'un autre côté, j'aurais pu simplement arrêter de chercher un gay à me faire et me rabattre sur les filles. En fait, je me demandais souvent, voire très souvent pourquoi je ne le faisais pas. En vérité, je vous le dis, les filles sont trop compliquées. Et elles m'énervaient. Le nombre de filles que j'appréciais se comptaient sur les doigts d'une main : Hermione, Ginny, Luna. Je supportais les filles de l'équipe, je supportais Lavande et Parvati, je ne supportais pas toutes celles qui se mettaient à glousser dès que j'apparaissais. Où dès que quelqu'un comme Malfoy apparaissait. Lui, ça l'amusait beaucoup qu'on glousse à son passage mais moi, ça m'horripilait au plus haut point. Parfois, je devais me retenir pour ne pas leur hurler de la fermer à la fin, c'est vrai, je les trouvais pénibles. Et puis, coucher avec une fille cela semblait tellement différent de coucher avec un garçon (oui je sais très bien que c'est logique, mais je vais m'expliquer). Cela semblait sous-entendre quelque chose de plus. Un sentiment. Conclusion, il me faudrait aimer une fille pour coucher avec elle, et je n'en voyais pas une à aimer. Or, j'avais envie de coucher avec quelqu'un et on me proposait un gay sur un plateau. Oui, d'accord, j'étais désespéré. Mais d'un autre côté que faire quand même vos plus proches amis vous conjurent de trouver un moyen de canaliser votre énergie tellement vous êtes énervé (et énervant) ?
Voilà, j'avais quelques excuses à me répéter en boucle sur le chemin pour ne pas faire demi-tour. Je suivais les consignes strictes de Blaise pour la Salle sur Demande, histoire que nous nous retrouvions le Gay et moi dans la même pièce bien sur. Blaise n'avait pas voulu me dire le nom de l'heureux élu qui allait bientôt se faire le survivant mais il m'avait assuré que le gars était plus que potable et qu'aucun secret ne filtrerait. D'après lui, on pouvait avoir toute confiance en ce Gay. Je n'étais pas complètement naïf cependant et j'avais emmené avec moi une sorte de contrat de confidentialité, un peu du même acabit que celui qu'avait fait Hermione pour l'Armée de Dumbledore. Ok, c'était le même papier, je le ferais signer au Gay m'assurant son silence en lui montrant comme exemple cette chère Marietta Edgecombe.
Enfin, j'entrais dans la pièce et me figeai. Face à moi se tenait, appuyé nonchalamment contre un fauteuil, Draco Malfoy qui regardait l'horloge d'un air énervé. Mon esprit refusa toute analyse de la situation tandis que le regard orageux de Malfoy se plongeait dans le mien. Il devait avoir à peu près la même expression d'horreur sur le visage. Bloquant toujours sur le Comment se fait-il que Malfoy soit dans cette pièce ? Mon cerveau envisagea deux solutions : Partir ou Mourir instantanément. Je rejetai presque à regret la deuxième solution et esquissai un mouvement de fuite. Juste à cet instant mon cerveau se remit en marche et j'analysai clairement la situation. Il y avait deux réponses possibles à ma question. La première était aussi cauchemardesque qu'improbable :
1) Malfoy est le Gay.
Mais Malfoy étant un hétéro pur et dur, et fier de l'être, sa réputation étant ce qu'elle étant, ce n'était pas possible.
2) Malfoy attend quelqu'un ici et à cette heure, comme par hasard. Ce n'est pas moi et tout cela n'est qu'une putain d'horrible coïncidence.
J'optai directement pour la deux. A cet instant précis : Malfoy me dit de sa voix traînante :
- Tu fous quoi là, Potter ?
Je remarquai que l'horreur avait disparu de son visage.
- Je te retourne la question Malfoy.
En fait, nous savions très bien ce que nous faisions là puisque pour avoir accès à cette salle nous avions du tous les deux penser quelque chose comme : « J'ai besoin d'une salle ou je pourrais m'envoyer en l'air sans être dérangé ». Bref, Malfoy était venu là pour baiser une des membres de son fan-club. Je me demandais vaguement si ces filles là gloussaient aussi pendant l'acte.
Mais revenons au problème, Malfoy n'étant pas mon rencard, Merlin soit loué, mon Gay risquait de se pointer d'une minute à l'autre. Au fait, j'étais sacrement en retard alors peut-être était-il passé et reparti ? Ou alors il avait croisé Malfoy et avait fui d'horreur de devoir coucher avec quelqu'un comme ça ?
D'accord, j'étais de mauvaise foi, le Serpent était très loin d'être repoussant. Je l'avais bien déjà maté quelques fois, par le plus grand hasard avant de me souvenir que c'était le corps (très désirable) d'une personne (très détestable) nommée Malfoy et de détourner le regard. Mais mmême si mon Gay était une véritable bombe sexuelle, il ne serait pas plus beau que Malfoy parce que c'était pratiquement impossible. Ce gars là était trop parfait, toujours à soigner son apparence dans les moindres détails. Pire qu'une fille.
- Bon, Potter, au cas où tu n'aurais pas compris, j'attends quelqu'un alors tu dégages vite fait.
Je le fusillais du regard. Mais pour qui il se prenait à la fin, ce crétin ?
- Je ne vois pas pourquoi je devrais dégager, tu peux te taper ta pute ailleurs Malfoy. La tour d'Astronomie est très appropriée, tu sais ?
- La tour d'Astronomie ? répéta-t-il avec une moue de dégout.
Merlin, ce type ne pouvait coucher que dans la soie, j'oubliais.
- C'est plutôt ton genre d'aller te taper la tienne là-haut. J'étais là avant, j'exige que tu foutes le camp Potter.
- Tu exiges ? Sans tes crétins de gardes du corps à côté de toi pour appuyer tes ordres ? Il me suffirait d'appeler Hermione pour que tu déguerpisses à la seconde, Malfoy. Il parait qu'elle a un bon crochet du droit…
J'ignorai son regard brillant de fureur et décalai mon attention sur le hibou qui venait de faire son entrée dans notre salle. Il portait une Beuglante adressé à Malfoy. J'eus un sourire en espérant qu'elle était du rencard de ce débile et qu'il se taperait un beau lapin juste face à moi, en direct. Il sembla se dire la même chose car il me jeta un regard suspicieux et me tourna le dos, comme si cela aurait le moindre effet sur la Beuglante. Il ouvrit et soudain la voix calme de Blaise retentit dans toute la pièce. Il était pris d'un fou rire apparemment.
- Draco… Harry…
Je réprimai un frisson en entendant mon nom, confirmation que mon hypothèse deux était complètement fausse et que je vivais actuellement un cauchemar éveillé.
Remplacez les petits points par des hoquets de rire de Zabini qui ne vivrait plus très longtemps.
- Ne… Me tuez pas, les gars mais chacun… Chacun de vous voulait un gay donc… Il l'a eu ! … Sérieusement, je peux dire… Que malgré les… hum apparences… vous vous entendrez surement très bien au creux d'un pieu… Sur ce, Enjoy !
La voix de Blaise s'éteint. La Beuglante partit en fumée. Malfoy me tournait toujours le dos, mais ça m'arrangeait. J'aurais donné toute ma fortune pour qu'il ne se retourne pas. Moi, je ne pouvais de nouveau plus bouger. Mon cerveau avait complètement beugué en admettant que j'avais un rencard avec Malfoy. Blaise était un homme mort. Mais qu'est ce qui lui avait pris à ce crétin ?
- Potter, tu comptes rester planté là toute la nuit ?
Je constatai, toujours horrifié, que Malfoy s'était retourné et que son visage impassible sondait le mien qui ne devait surement pas être aussi inexpressif que le sien. Analysant rapidement ses paroles j'en arrivai à deux nouvelles foutues conclusions contradictoires :
1) C'était une invitation à rester.
2) C'était une invitation à partir.
Face au dilemme de ma vie, j'essayais de sonder le regard de Malfoy mais c'était mission impossible. Je me forçai à garder mon calme et finis par choisir l'option deux. Je passais certainement à côté de ce qui aurait été le meilleur coup de l'année mais je ne pouvais pas me permettre d'être refoulé par ce lamentable serpentard. Je remarquai alors que l'option 1 : Rester ; était purement Gryffondorienne tandis que l'option deux : Partir ; était fondamentalement Serpentard. Or, je n'étais pas un Serpentard. J'aurais pu mais…
J'étais un crétin de Gryffondor.
Aussi, je choisis de foncer tête baissée, courageux, téméraire et fou à lier.
- C'est une invitation Malfoy ?
Harry détacha presque à regret son regard du blond qui dormait paisiblement à ses côtés. Il ne se demanda pas pourquoi il se sentait l'envie d'observer Draco, il le savait. Lorsqu'il dormait, particulièrement après l'acte (bien qu'Harry ne pouvait pas en juger n'ayant jamais vu le serpent dormir sans avoir couché juste avant) Draco avait le visage paisible, doux, apaisé. Tant de choses si étranges sur le visage d'un Malfoy. Il savait que dès qu'ils seraient en dehors de cette pièce, il ne resterait rien de ce visage calme. Lorsqu'ils sortiraient de cette pièce, ils seraient redevenus Harry Potter et Draco Malfoy, ennemis jurés de Poudlard. Harry commençait presque à se demander s'il ne regrettait pas cette situation.
Il soupira.
La journée avait du être plus éprouvante qu'il ne l'avait admis pour qu'il se mette à penser des choses pareilles. Dès son réveil jusqu'au soir dans cette pièce, la journée n'avait été qu'un long, très long enchaînement de cauchemars. Au figuré comme au propre puisqu'il devait son réveil, ô combien matinal à un véritable cauchemar crée par Voldemort à son attention…
Flash-back et non réminiscence
Ça faisait longtemps, Harry. J'ai entendu parler de ton nouveau surnom. Te voilà devenu l'Elu qui doit me tuer, ne trouves-tu pas cela hilarant ? Cependant les meilleures plaisanteries sont les plus courtes, mettons fin à celle-ci. Si tu es vraiment l'Elu qui doit sauver tous ses pitoyables Sang-de-Bourbes et la race immonde des Moldus, j'imagine que tu vas accepter mon défi. Il parait que tu as une amusante tendance à jouer les héros, Harry.
Voldemort se parlait à lui-même. Harry voyait son visage dans le miroir brisé. Harry était le visage et certainement son horrible reflet dans le miroir. Celui qui avait assassiné ses parents, ordonna sèchement à un mangemort d'amener le prisonnier. Harry ordonna sèchement à un mangemort d'amener le prisonnier. Le mangemort obéit, bien évidemment et revint dans la pièce quelques secondes plus tard à peine, trainant derrière lui un homme en haillons. Harry n'aurait pas pu déterminer son age tant les blessures qui lui lacéraient le visage était nombreuses. Il aurait pu avoir 20 ans, il aurait pu en avoir 60. Au final, peut-être qu'il préférait ignorer l'age de l'homme. Il avait deviné ce qui allait se passer. Et en effet, Voldemort tortura pendant ce qui lui sembla des heures entières le prisonnier, sans pitié avec un amusement visible et vicieux. Harry tortura pendant ce qui lui sembla des heures entières le prisonnier, sans pitié avec un amusement visible et vicieux. Il voulait partir, il voulait quitter ce rêve mais son esprit était bloqué par celui du Lord, il le savait. Pourquoi n'avait-il jamais pris plus au sérieux les cours d'Occlumencie avec ce bon vieux Snape ? Il jura plusieurs fois au cours de la torture d'étudier consciencieusement tout ce qui aurait trait à l'Occlumencie s'il parvenait à s'échapper de ce cauchemar. Enfin, Voldemort ordonna à son mangemort de débarrasser ce corps de sa chambre. Ou Harry le demanda. Il n'arrivait pas à faire la différence entre ses pensées et celles de Voldemort. Entre ses envies et celles du Lord. Il se retrouva à nouveau face à Lui, face à Lui-même en quelque sorte…
Ça t'a plu, Harry ? Non ? Tu vas vouloir que j'arrête ce petit jeu, j'imagine ? Il y a un moyen très simple d'y parvenir. Il te suffit de me rejoindre, ici. Affronte moi, face à face. Mais sans trop tarder, car demain, autre victime, autre torture. A bientôt.
Le rire machiavélique du mage noir l'avait réveillé. Il avait aussitôt remarqué la présence de Ron à ses côtés et les trois autres garçons dans leurs lits tout aussi inquiets que son meilleur ami. Il avait du hurler dans son sommeil. Harry, après avoir repris son souffle, réalisé qu'il était bien dans sa chambre, à Poudlard, loin de l'autre, en sécurité, s'était excusé, avait pris sa cape d'invisibilité et était parti arpenter les couloirs de l'école. Il n'avait pas envie de parler de son rêve ni de ce qu'il impliquait. Il aurait tout le temps de le faire plus tard. Il aurait bien le loisir d'examiner ses deux envies contradictoires qui le taraudaient. L'envie irrépressible de foncer dans la gueule du loup, et la peur implacable de se retrouver face à Lui. Il savait que ce jour viendrait bien sur, chaque matin il se réveillait avec cette pensée mais il avait espéré avoir encore un peu de temps devant lui avant… De mourir ? Avait-il déjà perdu espoir ?
Non, il ne pouvait pas abandonner alors que des centaines de gens espéraient qu'il les sauve. Il ne pouvait pas abandonner en sachant que des gens, même des gens comme Snape, menaient une guerre sans merci contre le Lord.
Il avait donc marché comme un somnambule sans croiser âme qui vive (quelques fantômes, tout au plus). Puis, alors que ses pas l'avaient menés au troisième étage, il avait croisé Sirius. Sirius qui était visiblement très pressé, très fatigué et très négligé. Harry en avait conclu que son parrain avait passé la nuit hors du château certainement en bonne compagnie. Surement cette femme qui était à son cours la veille. Cela semblait si loin ! Il avait ôté sa cape et hélé son parrain. Sirius ne s'était même pas arrêté et Harry avait du allonger le pas pour arriver à son hauteur.
- La nuit était longue ? le nargua-t-il.
Il s'étonnait lui-même de sa capacité à paraître de bonne humeur, à jouer le Tout Va Bien.
- Pour toi aussi, je suppose, répondit Sirius marchant toujours à vive allure.
Il se dirigeait vers ses appartements.
- Je suis sur que ce n'était pas pour les mêmes raisons, dit-il avec une note sinistre dans la voix que son parrain ne sembla pas déceler.
- Ecoute, Harry, j'ai pas vraiment le temps, là. J'ai rendez-vous avec Narcissa, je dois seulement aller chercher Remus et je suis déjà en retard.
- La mère de Malfoy est ici ? s'étonna-t-il.
- Ouais, marmonna son parrain avec un geste évasif de la main, elle donne une sorte de réunion parents-professeurs dans les cachots. Merlin, c'est à l'autre bout du château, elle va me tuer, elle déteste que l'on arrive en retard.
- Ça doit être de famille, sourit le jeune homme. Attends, dans les cachots ? Pourquoi là-bas ?
- Parce que ça se passe dans les appartements de Snape, comme si je ne le voyais pas déjà assez de la journée et comme si mettre Malfoy et lui dans une même pièce n'était pas tenter le diable !
Il avait l'air énervé. Harry répéta, perplexe :
- Tenter le diable ?
- Ils pourraient encore se sauter dessus.
Harry s'arrêta de marcher subitement, laissant Sirius le distancer et prendre un couloir à droite. Il resta planté là jusqu'à ce que son parrain revienne sur ses pas, intrigué.
- Aurevoir quand même ! dit-il faussement énervé avant de re-disparaître.
- Hein ? Ah oui au revoir… réagit-il enfin.
Après un petit moment de flottement, Harry se remit à marcher sans regarder où il allait.
Qu'avait voulu dire Sirius par : « Ils pourraient encore se sauter dessus » ? Parlait-il de bagarres ? Mais c'était improbable, les deux serpentards semblaient s'entendre à la perfection surtout depuis hier. Sauter dessus. Sauter dessus. Se sauter dessus. Pas d'autre traduction possible. Malfoy et Snape… Snape et Malfoy se…
Non, il n'arrivait même pas à le penser. Mais était-ce possible ? Malfoy, si élégant, raffiné, classe et beau, couchant avec ce rat immonde et puant ? DEPUIS QUAND BORDEL ? Et puis comment, où et pourquoi ?
Certainement dans les appartements de Snape et simplement parce que Malfoy se jette sur tout ce qui a une queue entre les jambes, bien sur. Le salopard avec son faute de mieux. C'était quoi Snape, un pénible extra après le Balafré ! Mais quel genre de type pouvait bien désirer et coucher avec Snape ?
Une minute.
Snape était donc gay ! Le monde n'était plus rond, ou quoi ? Snape gay, Malfoy et Snape s'envoyant en l'air dans les cachots et…
Il se retrouva projeté à terre. Avant qu'il n'ait le temps de comprendre ce qui lui arrivait, une voix traînante qu'il reconnut sur le champ lui dit :
- Tu ne regardes jamais devant toi, Potter ?
Tu couches avec Snape, tu couches avec Snape, tu couches avec Snape était tout ce qui lui passa par la tête à cet instant. Bizarrement, il avait envie de le crier à la face du blond mais à la place, il prit la main qu'il lui tendait, se releva, nota que ses pas l'avaient conduit dans les cachots et demanda :
- Qu'est ce que tu fais dans les couloirs si tôt, Malfoy ?
- Potter, sache que je fais ce que je veux, où je veux, quand je veux.
- Et avec qui je veux, rajouta ce dernier sans le vouloir.
Malfoy fronça les sourcils, perplexe. Mais rapidement cette expression s'effaça de son visage et il répondit « oui » avec dédain.
- Tu as un problème avec ça ?
Etrange comment ils se comportaient normalement en dehors de la Salle sur Demande. Comme si rien n'avait lieu, comme s'ils ne couchaient pas ensemble. Avec Snape au moins, Malfoy était sympa. Pire, ils rigolaient même ensemble. Car surprise des surprises depuis hier Snape savait rire et ne s'en était pas privé. Malfoy non plus d'ailleurs vu qu'ils se marraient ensemble en plus de coucher ensemble, il en passait et des meilleures.
Harry haussa les épaules, chercha ses mots et finit par dire, plus fort qu'il ne l'aurait voulu :
- Pourquoi Snape ?
- Pourquoi Snape quoi ? demanda le Serpentard, apparemment perdu.
Harry soupira en passant sa main dans ses cheveux. Il allait le dire, il ne voulait pas le dire.
- Snape et toi ? Qu'est ce que tu peux bien lui trouver à lui ?
Le « à lui » était de trop. Pourquoi avait-il dit : « à lui » ? La phrase aurait eu autant de sens sans. Il maudit sa langue traîtresse.
Les joues de Malfoy se rosirent et Harry y vit avec horreur sa confirmation. C'était donc vrai, Snape et Malfoy couchaient ensemble.
Relativisons.
Il n'en avait rien à foutre.
Vraiment, vraiment, rien à foutre. Après tout, lui aussi Malfoy c'était faute de mieux et il n'avait jamais été question de fidélité. A la limite, il pouvait s'inquiéter d'attraper les crasses de l'autre con mais étant protégé magiquement, il n'y avait aucun problème, n'est ce pas ?
Non, aucune raison de s'énerver. Aucune.
- Donc, c'est vrai, commença-t-il en se raclant la gorge. Toi et Snape vous… Mouais. Les goûts et les couleurs ça ne se discute…
- J'étais saoul, l'interrompit soudainement le blond.
Harry cligna des yeux.
- Pardon ?
- J'étais saoul, c'était un… un accident, répéta Malfoy en se mordant la lèvre.
Harry eut envie d'embrasser cette lèvre mais se rappela que Snape l'avait certainement fait lui aussi et toute envie disparut brutalement. Il releva les yeux vers ceux de son ennemi et…
- C'est ça ta putain d'excuse Malfoy ? T'étais bourré ! C'est complètement lamentable ! Ne t'embarrasse pas, de toute manière je n'en ai rien à foutre. Fais donc ce qui te chante avec Snape, le reste de Poudlard, voire le reste de la terre, sincèrement je m'en tape !
Il esquissa un mouvement pour s'en aller mais Malfoy le retint par le bras.
- Tu n'as pas l'air de t'en foutre.
C'était quoi cette affirmation ? Bien sur qu'il s'en foutait !
- Pourtant c'est le cas, répliqua-t-il sèchement en se libérant.
- Vraiment ?
Malfoy semblait à la fois sceptique et dépité. Mais Harry n'était pas d'humeur à admirer la duplicité du visage de ce petit merdeux de Serpentard.
- Il n'y aucune raison pour que ça m'atteigne, Malfoy.
- Si. Tu pourrais être…
Harry décela une étrange lueur dans le regard acier du jeune homme et recula inconsciemment.
- Je pourrais être…?
Malfoy soupira et détourna le regard.
- Non, rien, laisse tomber. J'ai à faire, Potter.
Et il s'éloigna, certainement vers les cachots du Maitre des Potions pour voir sa mère. Harry le regarda disparaître au tournant d'un couloir, se demandant réellement ce qu'il avait bien pu vouloir dire. Ne trouvant pas, il décréta qu'il s'en moquait et rejoins enfin les dortoirs de Gryffondors en se préparant mentalement à la réunion au sommet qui allait bientôt s'y produire. Connaissant Ron, il avait certainement déjà parlé à Hermione du cauchemar d'Harry et ils devaient être occupés à préparer un petit discours pour lui remonter le moral et le faire parler. Ou ils étaient occupés à s'embrasser à pleine bouche dans un coin de la salle commune. Pour une fois, Harry espéra que ce soit la deuxième option, il n'avait pas du tout envie de parler de ce cauchemar. En entrant dans les dortoirs, il compris tout de suite que ses prières avaient été exaucées. Non, ses meilleurs amis ne semblaient pas d'humeur à le questionner, chacun hurlant le plus fort possible sur l'autre. S'engueulant à pleine bouche ?
…
Les voix de Merlin sont impénétrables.
- Ça suffit Ron ! Si tu voulais tellement que je t'accompagne à ce stupide bal de la St-Valentin, tu n'avais qu'à m'y inviter ! hurla Hermione alors qu'Harry entrait.
Les autres Gryffondors ne prêtaient aucune attention aux vociférations de ses amis. Les disputes entre Ron et Hermione étaient devenues si habituelles que tout le monde avait fini par ne plus les remarquer. Ou s'employait à.
- Et quand ? Dis moi quand ? A peine j'apprends qu'il y a un bal que tu acceptes d'y aller avec Luna ! Je ne passe pas pour un con avec tout ça. Ma petite amie me préfère une fille pour le bal de la St-Valentin !
- Faut-il te rappeler Ron que tu as mis à peine 30 secondes à te trouver une charmante cavalière pour me remplacer ? CavalièrE, Ron ! Tu invites une autre fille et c'est encore TOI qui viens me faire des reproches à MOI !
- Et j'aurais du quoi ? Accepter l'invitation de Zabini ou y aller en solo comme un con, histoire que tu ne te sentes pas trompée, espèce d'égocentrique ? Si tu n'avais pas dit oui à Loufoca, NOUS N'EN SERIONS PAS LA !
Harry voulut intervenir mais Hermione fut plus rapide et gifla le rouquin sans ménagement.
- TU TE MOQUES DE MOI ! hurla-t-elle, SI IL Y A UN BIEN UN EGOCENTRIQUE ICI C'EST TOI !
Elle lui jeta un regard noir tandis que Ron ne se remettait pas de sa gifle.
- Il y a trois jours à peine, tu me faisais clairement comprendre que la Saint Valentin n'avait aucune valeur pour toi ! J'ai bien compris que je pouvais encore attendre pour un geste de toi ce jour là, alors j'ai pris les devants. Fais un peu face à la réalité, Ron ! Si je n'avais pas accepté d'y aller avec Luna, tu ne m'aurais quand même pas invité prétextant que tu n'aimes pas les bals ou quelque chose du même genre, alors cesse de me le reprocher. Trois choses à présent. Un, encore un Loufoca et ce sera le coup de poing. Deux, Kana est une personne vraiment gentille alors elle a intérêt à passer une bonne soirée. Et trois, Harry est là.
Harry recula instinctivement lorsque ses deux meilleurs amis se tournèrent vers lui, les joues rougies par la colère pour Mione, par la baffe pour Ron. Mais leur dispute était déjà presque oubliée car leurs regards étaient graves et inquiets comme il s'y attendait.
- Ça va, Harry ? lui demanda Hermione d'une voix prudente.
Elle était habituée à ses sautes d'humeurs, à force. Il lui fit un sourire rassurant en s'installant dans un fauteuil.
- C'est bon Mione, je sais que Ron t'as dit pour le cauchemar.
Ses deux amis prirent place à ses côtés et en soupirant, Harry leur raconta son pénible rêve.
Deux heures plus tard, il sortait du bureau de Dumbledore. Il lui avait également raconté tout son cauchemar et Dumbledore, qui lisait presque en lui comme dans un livre ouvert, lui avait clairement fait comprendre que l'initiative : « Foncer dans la gueule du loup » n'était pas d'actualité. Harry en avait été à la fois soulagé et inquiété. Voldemort avait clairement promis d'autres victimes et on avait beau dire ce qu'on voulait, Voldemort (surtout quand c'était la promesse d'une mort violente ou de toute chose du même genre) n'avait qu'une parole. Ce qui signifiait qu'Harry, ce soir, rêverait d'un autre crime, commettrait un autre crime en quelque sorte autant dans la peau du mage noir que dans la sienne car si ces personnes mourraient, quoi qu'en dise le Directeur, c'était partiellement sa faute.
Il évita d'y penser le reste de la journée mais ne parvint pas à s'en extraire. Heureusement, il n'avait qu'un seul cours de botanique ce jour là et le professeur Chourave ne sembla pas tenir compte de son apathie alarmante.
Comme Ron et Hermione ne se parlaient plus depuis la fin de leur réunion au sommet (la hache de guerre pouvait s'enterrer quelques heures et encore lorsqu'il s'agissait d'Harry et de Voldemort) chacun était d'une humeur abominable et Harry préféra aller voir Hagrid et Buck par la même occasion. En arrivant à la cabane du garde-chasse, il perçut des rires à l'intérieur et changea de direction, préférant aller saluer l'hippogriffe avant de voir Hagrid, surtout si celui recevait des invités. Bon, il était juste soucieux de ne pas déranger Hagrid et Madame Maxime en pleine séance de chatouilles. Et un peu effrayé aussi. Seulement Buck également avait une invitée. Une jeune femme, qu'il ne pouvait voir que de dos, caressait l'hippogriffe en murmurant des mots qu'Harry n'arrivait pas à saisir de là où il était. La jeune fille était un peu plus petite que lui, une longue chevelure brune aux reflets violets cascadait le long de son dos et de tout évidence, elle n'était pas peureuse du tout à l'idée d'approcher la bête. Harry hésita à la déranger, craignant de l'effrayer et par conséquent d'énerver Buck mais la jeune fille sembla remarquer sa présence et se retourna vers lui. Il ne put s'empêcher de la détailler. Elle avait une peau pale qui contrastait avec sa chevelure, des lèvres qui brillaient d'un rouge saisissant et de grands yeux verts parsemés de petits éclats dorés. Elle lui était à la fois familière et étrangère. Il fut encore plus troublé par cette impression de déjà-vu lorsqu'elle lui accorda un sourire bienveillant. Il reprit ses esprits, envoyant son sentiment étrange dans un coin de son crâne et dit :
- Hum, je ne crois pas qu'on se soit déjà vu.
Elle avait son age, peut-être moins et pourtant, il était certain de ne l'avoir jamais croisé.
- En effet, mais moi je sais quand même qui tu es.
Elle désigna d'un mouvement de tête son front avec un petit rire et machinalement Harry rabattit une mèche dessus. Il n'aimait pas qu'on la regarde.
- Ça n'a rien d'exceptionnel, marmonna-t-il avant de lui tendre une main. Faisons comme si tu n'avais rien vu. Je m'appelle Harry. Harry Potter.
Elle prit sa main entre les siennes.
- Kisa Black, enchantée de te rencontrer Harry.
- Mais pareillement, fit-il avec un grand sourire. Bravo pour l'hippogriffe, d'habitude, Buck n'est pas très sociable avec les inconnus.
- Peut-être que c'est parce que je ne suis pas une inconnue, répondit mystérieusement la jeune fille.
Cet air lui rappela Sirius. Et un peu Malfoy aussi…
- Tu es parent avec Sirius Black ? lui demanda-t-il.
Elle hocha la tête.
- Au second degré je pense. Mon père est un de ses cousins par alliance mais nous nous connaissons surtout à cause de ma mère, c'était la demi-sœur de Remus Lupin.
- Remus a une demi-sœur ? s'étonna le jeune homme.
- Avait, rectifia la jeune fille sans sourire mais sans tristesse dans la voix non plus. Et si nous rentrions, Remus et ma tante Narcissa discutent avec Hagrid ?
Harry grimaça à l'énonciation de « Tante Narcissa » mais accepta quand même de la suivre. En effet, dans la petite cabane du garde-chasse se tenait, assez serrés, il faut le dire, Remus, Narcissa et Hagrid. Ils prenaient le thé en rigolant. Harry fut étonné de voir la mère de Malfoy si différente de la seule fois où il l'avait rencontrée. Plus aucune grimace ne déformait son visage et il devait admettre qu'elle était très jolie. Et que son fils lui ressemblait beaucoup. Il chassa de son esprit Malfoy, sachant trop bien que sinon, l'image mentale de lui et Snape couchés sur un bureau viendrait s'imposer à lui et salua tout le monde. Tout le monde fut ravi de le voir ou revoir. Kisa et lui se serrèrent pour s'installer autour de la table.
- Ça me fait plaisir que tu sois venu Harry ! Tonna Hagrid. Je vois que tu as déjà rencontré Kisa. C'est mon apprentie garde-chasse !
Harry dévisagea le demi-géant en se demandant s'il ne s'était pas cogné la tête dans la porte. Kisa, cette toute frêle jeune fille, garde chasse ?
Bon c'était macho comme idée mais elle n'avait pas la carrure pour… Du moins, ne semblait pas avoir la carrure pour. Elle lui jeta un regard qu'il interpréta comme : « Tu es surpris ? J'ai dompté un hippogriffe pourtant ! » Et il s'excusa silencieusement. Ne pas sous-estimer les femmes. Il ne le savait que trop bien avec Luna et Hermione à ses côtés…
Le reste de la journée défila tandis que l'étonnant groupe bavardait joyeusement dans la cabane. Plus le temps passait, plus Harry se demandait comment Narcissa Malfoy pouvait être justement Malfoy. Elle riait tout le temps, plaisantait avec Remus comme s'il était un très vieil ami, traitait Hagrid avec un grand respect (ce que ni Lucius Malfoy, ni Draco Malfoy n'avaient jamais fait) et ne semblait pas du tout gênée par le manque de confort et la rustrerie de l'endroit. Elle semblait presque sympa.
…
Bon, admettons, elle était très sympathique. Et s'était montrée plus qu'aimable avec lui ; alors qu'il avait quand même mis indirectement son mari en prison…
Evidemment, il décelait chez elle quelques manies de Malfoy (junior) comme la façon de boire du thé avec élégance, de se tenir dans son fauteuil ou même de rire et de parler, sans citer l'humour sarcastique caractéristique de Draco… De toute évidence, ce dernier tenait beaucoup de sa mère également.
- C'est bizarre que Sirius ne soit pas là, remarqua Harry au bout d'un moment.
Narcissa eut un grand sourire.
- Il récupère sa nuit, je crois.
Ah oui, la médicomage, pensa Harry. Il se rappela en passant que son parrain était obligé d'accompagner Snape au bal de la Saint-Valentin. Y avait-il donc quelqu'un qui apprécierait pleinement ce bal, au final ?
La réunion prit fin, Narcissa lui dit au revoir en l'embrassant sur la joue (et non, il ne rougit pas).
- Nous nous reverrons bientôt donc, déclara-t-elle.
Harry lui jeta un regard surpris. Elle sourit moqueusement :
- J'ai cru comprendre que toi et Draco alliez au bal ensemble.
Il eut très envie de creuser un trou et de s'y cacher pour quelques éternités mais courageusement, Gryffondor oblige, il ne détourna pas le regard et dit d'une voix qu'il espérait ferme :
- Ah, oui. C'est un…hum… concours de circonstances, Madame Malfoy, je ne…
- Harry, d'abord pas de Madame Malfoy, dit-elle avec une grimace, et cette histoire ne me dérange pas tant que tu ne pervertis pas plus mon fils qu'il ne l'est déjà.
Il mit un temps à comprendre qu'elle parlait de l'aventure Snape/Malfoy et réprima un frisson à l'image mentale qui s'imposait à lui. Snape avait donc le rôle du pervertisseur dans l'esprit de cette femme. Au final, il ne s'en sortait pas trop mal. Il n'imaginait pas comment Mada… Narcissa lui parlerait si elle savait qu'il couchait avec son fils. Ou avait couché. Il ne savait plus vraiment s'il voulait continuer tout ça. Heureusement, Kisa le tira de ses pensées en lui disant au revoir à son tour.
- Je loge au château, près de l'infirmerie juste à côté des appartements Pompom. Viens me dire bonjour si tu veux, lui proposa-t-elle avec un grand sourire.
- Je viendrais, lui promit-il en lui rendant son sourire.
Narcissa se dirigea vers le portail pour transplaner chez elle. Harry remarqua qu'elle n'avait pas l'air pressée du tout de rentrer chez elle et il en fit part à Remus.
- Elle n'a pas envie de retrouver son horrible belle-mère, je suppose, rigola le lycanthrope en emmenant Harry vers le château.
Sur le chemin, il lui expliqua comment Cassiopée Malfoy, la mère de Lucius Malfoy à l'enfermement de son fils avait décidé de venir squatter le manoir Malfoy pour surveiller sa belle-fille.
- Je ne l'ai rencontré qu'une seule fois mais elle m'a l'air vraiment pénible à vivre. Narcissa la déteste.
- Je n'imaginais pas la femme de Lucius Malfoy comme ça, commenta Harry plus pour lui-même.
- Elle n'a pas toujours été sa femme, Harry, dit posément Remus, toujours plein de sagesse.
- Il faut quand même être atteint pour épouser un Malfoy, dit-il, borné.
- Malfoy n'est pas né mangemort et Narcissa l'aimait.
Harry ne discuta pas. L'amour, encore l'amour. S'il se mariait un jour et que sa femme devenait une mangemorte, amour ou pas, il l'enverrait se faire foutre ailleurs sans ménagement. Même si Narcissa n'avait peut-être pas un bon discernement, elle restait sympathique.
Une heure plus tard, il était de retour dans le bureau de Dumbledore. Il n'était pas arrivé depuis cinq minutes que Snape entra. Harry jeta un regard étonné au directeur mais en voyant le sourire du vieil homme, il conclut que la présence de Snape était prévue. Bizarrement, il garda les yeux rivés sur ses chaussures, se retenant à grand peine d'envoyer son poing dans le visage blafard de ce pervers dépravé qui abusait de tout les gens trop bourrés pour distinguer sa laideur affligeante qui passait à un mètre de lui. Au final, il focalisait tant son esprits sur des pensées haineuses à l'égard de son professeur qu'il argumenta très mal auprès du directoire et finit par se retrouver face à un nouveau cauchemar qui prendrait forme le lendemain soir : Les cours d'Occlumencie en tête à tête avec Snape, le Retour.
Au diner, il se préparait déjà à sa retenue quotidienne avec l'infâme Servilus mais celui-ci ne se présenta pas. Rusard l'informa que Snape avait du partir quelque part précipitamment et Harry comprit qu'il était simplement parti jouer son rôle d'espion auprès de Voldemort.
Le moral au plus bas, il erra un moment dans les couloirs. Il ne faisait plus que ça ces dernières heures, errer comme un somnambule faisant fi du jour ou de la nuit. Pour la deuxième fois, il croisa Sirius. Il avait du bien récupérer sa nuit de débauche car il arborait à nouveau une allure décente et semblait plus disponible pour son filleul seulement Harry n'avait pas envie de parler. Il voulait être seul et il savait où aller pour cela. Il expédia donc son parrain sans remords en répondant à la question « Ça va ? » par :
- Je recommence les cours d'Occlumencie avec Snape, comment veux-tu que ça aille ?
Puis il se dirigea vers la salle sur demande et passa trois fois devant en pensant à cette pièce particulière qui était devenue une véritable seconde chambre à force. La porte apparut et Harry entra. Il se figea en apercevant Malfoy, appuyé négligemment contre un fauteuil à quelques mètres de lui. Harry se rappela soudainement leur rendez-vous. C'était tellement loin hier matin, qu'il avait complètement oublié. Il constata que Malfoy avait l'air contrarié.
- Tu es en retard, dit simplement le blond comme si c'était une évidence mais il rajouta après un silence, je pensais que tu ne viendrais pas.
Harry haussa les épaules. Il ne pouvait pas lui dire qu'il avait complètement zappé le rendez-vous et qu'il était venu seulement pour retrouver la solitude et sa tranquillité.
- Et bien, je suis venu, tu vois.
Il perçut le regard anormal du blond. Il se souvenait avoir décelé cette même lueur dans ses yeux d'acier le matin même. Que signifiait-elle ?
Il n'eut pas le temps d'y penser car quelques secondes plus tard, sa bouche était prise par celle du Serpentard. Bien que conscient que reporter cette réflexion à plus tard n'était pas une bonne idée, il se laissa faire et répondit au baiser.
Fin du flash-back (qui a dit « enfin ! » ?)
Harry jeta un coup d'œil à l'horloge et constata qu'il était presque minuit. Il ne pouvait pas dormir dans le même lit que Draco sous peine de le réveiller en hurlant à la mort. A très grands regrets, il sortit du lit en douceur et se rhabilla en silence. Lorsqu'il fut prêt à partir, il jeta un dernier regard au blond et se sentit coupable de partir comme un voleur. Le serpent ne risquait pas de le prendre bien. En silence, il matérialisa un parchemin et une plume et écrivit un petit mot pour Draco en espérant que cela modèrerait ses envies de meurtres. Enfin, il quitta la salle et se fondit dans l'obscurité du château, se préparant à une nouvelle nuit pleine de cauchemar en compagnie du Seigneur des Ténèbres. Son seul réconfort, minuscule et honteux était la pensée que Snape passerait une aussi mauvaise nuit que lui…
Et il n'était pas du tout injuste envers ce pervers.
Pincez moi, je rêve. Le septième chapitre bouclé à 1 :24 du matin. Oo A ce rythme là, je vais finir par mourir de stress. Une minute de compassion pour mon entourage proche (à savoir Tapie) qui doit se farcir mes désespérances du style « J'arriverai jamais à écrire ce chapiiiiitreuuuuh, snif » et mes grands élans d'euphorie quand je fais peur à tout le monde en hurlant un « DEVINE QUOI TAPIE ! J'AI TROUVE CE QUE J'ALLAIS METTRE DANS LE SEPT ! ». Bref, je lui dédicace ce chapitre à ma tite tapenade à moi parce qu'elle me supporte même quand je pète un boulon. Et également une grande dédicace à Cristina que j'ai initié au Sirius/Severus (.) et qui finira bien par lire cette histoire un jour. Donc ma chère frangine, je te dédie pleinement Kisa Black (et pas Nisa Black) car tu me l'as complètement inspirée (ou plutôt je te l'ai un peu volée mais tu me pardonnes, hein ?)
Enfin, sinon plein plein de mercis et de bisous à tout ceux qui me lisent (et comme vont les chapitres ils doivent être de moins en moins) je m'excuse pour ce chapitre peu marrant, je me suis défoncée comme promis mais la connotation du chapitre sept est définitivement sombre. Faut bien donner une trame à cette histoire, non ?
