Vos commentaires m'ont beaucoup fait rire. Beaucoup ! Ca flippe dans le coin ? Pour Max...si je dis Février et coeur, ça fait avancer l'enquête ? Merci en tout cas à vous toutes (n'ayant pas vu de mec dans les parages, je mets le pluriel au féminin. Logique, non ?)
Chapître 7 : Torréfaction du SGC
L'angoisse étreignait le Président, Jack et Sam (et vous, ça va ?). Le temps égrenait lentement, très lentement, les secondes, puis les minutes durant lesquelles ils étaient suspendus au moindre signe de vie émanant du SGC.
Puis, ils entendirent vaguement des cris. Des images de corps déchiquetés, de flaques de sang au milieu de la salle de contrôle et d'éclaboussures de matières organiques sur les murs vinrent effleurer les esprits tendus des deux militaires. Alors que le Chef d'Etat s'imaginait déjà devoir expliquer au monde entier que la montagne où était caché le SGC avait explosé...sous l'impulsion de...un acte terroriste ? Non, quand même pas. Voyons...un volcan ? Hum...à voir...
Dans ce suspense insoutenable (sauf pour moi, mais moi, c'est normal car je connais la suite !), la voix d'un homme furieux parvint à couvrir les cris.
« Harriman, faites-moi IMMEDIATEMENT venir le Dr Lee et sa bande d'incapables ! Au pas de charge ! »
Dans le bureau ovale, on entendit très clairement trois gros « OUF » de soulagement. Ils avaient évidemment reconnu le Général Hank Landry.
« Et puis, bordel de merde, c'est quoi cette odeur ? »
Passablement inquiète, Sam se demanda si l'odeur en question ne ressemblait pas à celle d'un œuf pourri. Jack remercia le ciel de ne pas être à la place de Hank aujourd'hui. Et le Président...
« Général Landry ? Vous m'entendez ? »
Ah ben non, Landry ne l'entendait pas. Par contre, il jurait sacrément bien ! Vociférant des insultes à qui était assez fou pour les écouter, il avait oublié qu'il était en ligne avec DC quand le « drame » survint.
Mais en voyant que son téléphone rouge était décroché, la mémoire lui revint. Il retrouva un calme apparent pour parler au Président.
« Monsieur le Président ? Jack ? Colonel ? Vous êtes toujours là ? »
« Oui, Général. Et nous avons tout entendu. »
« On peut même te dire, Hank, que nous venons de passer les minutes les plus angoissantes de...la semaine. Bon sang, que s'est-il passé ENCORE ? »
Landry fut interrompu un instant avant de répondre. Personne n'entendit ce qu'il disait, ni même ce qui lui était dit. Il y avait vraiment un sacré brouhaha autour de lui !
« Si je le savais...il y a eu une explosion dont l'origine semblait être le laboratoire du Colonel Carter et puis une odeur âcre de brûlé est, depuis quelques minutes, en train de nous asphyxier. Carter, une idée ? »
« Vu d'ici, monsieur, je ne saurais dire. Surtout que je ne sais absolument pas ce qu'ont fait le Dr Lee et son équipe. Y'a-t-il des blessés ? »
« Apparemment, non. Selon les premiers rapports qui tombent toutes les minutes, rien de plus grave que quelques coupures ou brûlures superficielles. Mais j'attends naturellement le rapport définitif des équipes médicales. »
Il s'arrêta de nouveau.
«Mais nom d'un chien (Titus ? Rex ? Mirza ?) Siler, on vous paye pour quoi ici ? »
« …... »
« Ben justement, en tant que doublure de Mac Gyver et cascadeur de métier, vous devriez pouvoir nous arranger ça dans un claquement de doigts ! »
« …... »
« Je ne veux pas savoir, Siler ! Ouvrez tout en grand, mais évacuez-moi cette putain d'odeur si vous ne voulez pas pointer au chômage dès lundi ! »
A la Maison Blanche, Sam eut un instant pitié de Siler ; Jack eut un instant pitié de Hank ; et le Président eut un instant pitié de lui-même. Le temps étant de l'argent, celui qu'il était en train de perdre bêtement en cet instant allait lui coûter les prochaines élections !
(Nouvelle aparté de l'auteur qui se tait depuis trop longtemps : je n'aime pas les politiciens. Mais j'aime la politique. Ceux qui la pratiquent dans les hautes sphères doivent mentir et tricher et composer avec trop de choses pour être parfaitement honnêtes. Je n'aime pas les discours électoraux et les pugilats médiatiques. Je n'aime pas le déni systématique des oppositions quand les gouvernements en place tentent de faire quelque chose. Je n'aime pas l'immobilisme des politiciens qui avancent seulement pour faire grimper leurs sondages favorables. Je n'aime pas, je n'aime pas, je n'aime pas. N'ayant pas voté depuis 1988, je suis d'autant plus à l'aise pour les mettre tous dans un grand aquarium et pour oublier de les nourrir. Il y a longtemps que j'ai compris que la politique était affaire de petites gens comme vous et moi, mais que sitôt le mot « pouvoir » entrant en ligne de compte, la mégalomanie que nous avons tous en nous et qui ne demande souvent qu'à s'exprimer dès qu'elle en a l'opportunité, la mégalomanie ravage les belles idées et les bonnes intentions. Pardon pour cette aparté un peu...politique. Mais il faut que vous compreniez pourquoi je ne ménage pas vraiment Hayes.)
«Désolé pour l'attente. Ici, c'est vraiment le branle-bas de combat."
« Nous comprenons fort bien, Général. Et vous avez des dégâts importants ? »
« Je ne crois pas, Monsieur le Président. En dehors de l'odeur et selon le Dr Lee, d'un début d'incendie dans le laboratoire du Colonel Carter, nous n'avons a priori pas de dégâts matériels et humains. »
« C'est le plus important ! Je veux dire...les questions humaines, bien sûr ! » (Mais oui, mais oui...)
Le sang de Sam ne fit qu'un tour rapide dans l'ensemble de son anatomie. A en croire Landry, elle n'avait plus de labo !
« Mon Général, et mon laboratoire ? Il en reste quoi ? »
« Ce sera peut-être l'occasion pour vous d'en changer, non ? »
« Il est détruit ? »
« Je n'irais pas jusque-là mais disons que les réparations vont durer des mois, voire des années car nous n'avons pas le budget...enfin, vous savez, non ? »
Toujours et encore ces fichues histoires de budget !
« Est-ce que le naquadah a résisté au choc ? », s'enquit-elle avec inquiétude ?
« Colonel, je ne peux préjuger de rien mais il a suffisamment résisté pour ne pas nous envoyer tous sur Jupiter. Maintenant, je ne suis pas expert et, vous pouvez me croire quand je vous dis que c'est bien le cadet de mes soucis. Si vous voulez vous assurer qu'il ne va pas nous jouer un sale tour avant votre retour, vous savez ce qu'il vous reste à faire : revenez illico ! De toute façon, je vous appelais au début pour ça. Même si...ma raison initiale est désormais obsolète. »
Elle regarda Jack droit dans les yeux. Elle lui fit comprendre par le regard qu'elle devait partir. Qu'elle le regrettait amèrement mais qu'elle devait partir. Son devoir avant tout !
Jack capta le message et n'en fut pas ravi.
« Hank, tu es sûr que Carter peut une fois de plus tout arranger ? »
« Jack, tu es sûr qu'il y a quelqu'un de plus qualifié qu'elle pour le faire ? »
« Ok, tu as gagné ! Mais bon... »
« Bon quoi ? »
« Bon rien. Je m'incline. »
« Si vite ? »
« Je m'en voudrais de retenir Carter ici pour une histoire de café alors que tout l'Etat du Colorado pourrait rapidement être délocalisé sur Jupiter ! Je pense que ses habitants n'apprécieraient pas trop le changement de décor... »
« Oh tu sais, si cela devait arriver, il n'y aurait plus d'habitants dans le Colorado pour en juger et pour porter plainte contre nous. »
Le Président n'y tenant plus de toutes ces allégations légères alors que l'heure était gravissime, il reprit le contrôle de la discussion :
« Colonel Carter, je vous ordonne de retourner dès maintenant au SGC. Il est hors de question pour moi que je laisse aller plus de 5 millions de personnes sur Jupiter ! »
Jack allait rétorquer que personne n'irait sur Jupiter car les 5 millions de personnes seraient désintégrées avant, quand Landry reçut de nouvelles informations.
« Le Dr Lee vient de m'informer qu'il n'y a aucun danger lié à l'explosion en dehors de l'instabilité du naquadah bien sûr. Il me dit qu'ils ont...QUOI ?...Dr Lee, vous pouvez répéter à haute et intelligible voix pour que le Président, le Général O'Neill et le Colonel Carter vous entendent ? »
« …...et donc...et puis...et voilà ! »
Le Dr Lee, impressionné d'avoir à parler au Président, bafouillait avec une toute petite voix.
« Vous avez entendu quelque chose, à DC ?" , demanda Landry.
« Rien du tout, Général », répondit Hayes.
« PLUS FORT, Dr Lee ! Assumez vos...bêtises ! »
Lee se gratta la gorge.
« Colonel Carter, nous avons suivi vos instructions à la lettre, je tiens à le préciser. »
Sam s'agaça.
« Plus concis, Docteur... »
«J'avais demandé à mon assistant de mettre les trois éprouvettes dans l'ordre que vous aviez énoncé dans la centrifugeuse en réglant la minuterie sur 1 minute et 15 secondes. Il a bien pris les éprouvettes dans le bon ordre mais n'avait pas enregistré le temps. Il a tout calibré sur 2 minutes et 15 secondes. Et donc...voilà. »
« Et voilà ? C'est tout ce que vous trouvez à dire ? »
« Pardon Colonel mais je n'y suis pour rien ! »
« Vous êtes responsable de vos équipes, Dr Lee. Si l'un de vos assistants fait une erreur, c'est à vous de l'assumer. Est-ce clair ? »
« Oui mais enfin, il n'y a pas eu mort d'homme. »
« Pour cette fois ! Et si jamais mon naquadah n'avait pas résisté à l'explosion de la centrifugeuse, vous y avez pensé ? »
Le Président la regardait avec admiration. Quelle femme ! Du temps où il était soldat au Vietnam, il aurait aimé avoir un Colonel de ce genre à servir. Au diable la loi de non fraternisation ! Il aurait même fraternisé avec l'ennemi pour ne pas désobéir à ce Colonel. Quelle femme, non mais quelle femme !
Elle continua à passer un savon monumental au pauvre Dr Lee sans se soucier du lieu où elle se trouvait. Puis, après avoir une dernière fois échangé avec le Général Landry, elle rendit le téléphone rouge au Président pour le mot de la fin (de ce chapitre).
« Très bien Général. Le Colonel Carter sera chez vous dans quelques heures. Et pas de bonne humeur, si j'ai tout suivi. »
« On le serait à moins... »
« C'est sûr. »
Et il raccrocha sur ces mots sibyllins.
Mais que se tramait-il dans les couloirs du pouvoir militaire américain ? Se pouvait-il que les huiles aient détecté un pot de yaourt dans la vinaigrette ? Ils connaissaient tous la chanson qui se concluait ainsi :
« Y'a des allumettes au fond de tes yeux
Des pianos à queue dans la boîte aux lettres
Des pots de yaourt dans la vinaigrette
Et des oubliettes au fond de la cour »
Ce texte dans son intégralité avait fait l'objet d'études poussées par Big Brother, de traductions en traductions et de décodages en décodages.. Depuis, son auteur Jacques Higelin était sous surveillance.
Oui, il y avait bien des oubliettes au fond de la cour et des allumettes dans deux paires d'yeux. Pourquoi tout le monde le savait sauf ceux qui faisaient leurs vinaigrettes avec des pots de yaourt (à la fraise) ? Hein, pourquoi ?
Ben...parce que...
A SUIVRE (sentez-vous les corbeaux au-dessus de vos PC ? Sentez-vous venir l'aura de la fin ? Moi pas. Enfin pas encore. Je vais rallonger un peu mon idée de base...les mots prennent plus de temps à écrire que les images à voir. Lapalisse n'aurait pas dit mieux !)
