Raaaa et puis zut, j'essaie de m'y remettre pendant le mois qui me reste! (pas à vivre hein, avant mon départ en Australie, lol!) J'ai relu ce chapitre et puis une suite est venue, enfin, après tout ce temps. Mais c'est pas très amusant, désolée, j'essairai de me rattraper humoristiquement plus tard ;) (j'ai repris au niveau du passage de balai, vous verrez c'est là qu'il n'y a plus de jeux de mots foireux! lol)

Merci à celles et ceux (celui? mdr) qui me suivent depuis le lointain commencement de cette fic XD , et bienvenue aux nouveaux!


Disclaimer : Personnages, lieux et univers originellement à JK Rowling. Qu'elle me pardonne ce que j'en fais...


Chapitre 6 : Leçon n°5 : Appâter le sujet

La retenue de Hermione ne devait avoir lieu que deux jours plus tard, elle avait donc tout le temps de préparer la leçon n°5, qui allait enfin pouvoir lui permettre d'entrer vraiment dans le... sujet des choses, sans mauvais jeu de mot. Le sourire qui avait grandi en elle pendant la fin de cours s'épanouissait maintenant sur ses lèvres, alors qu'elle avançait dans les couloirs les bras chargés de livres. Mille pages en moyenne. Une petite distraction pour le week-end.

Au niveau des cuisines, elle croisa Dobby et Winky, l'air un peu dépité, et la dernière semblant avoir quelque mal à marcher dans des bottes qui produisaient un étrange bruit métallique en touchant le sol.

« Winky sououououffre ! »

« Bien fait pour elle ! Dobby avait bien dit des bottes en cuivre ! Mais Winky était pressée et a pris la première chose en ferraille qui passait dans le bureau du vilain concierge ! Des bottes cloutées sur les deux faces ! Winky n'a que ce qu'elle mérite ! Dobby ira pêcher des sardines tout seul la prochaine fois ! »

« Bouhouhou ! »

Mais Hermione ne fit pas attention à ce dialogue insensé, trop pressée de rejoindre la tour des Gryffondor. Une fois qu'elle y fut parvenue, elle grimpa au dortoir en évitant les regards de plus en plus suspicieux de Lavande et Parvati, ferma bien la porte derrière elle, posa les quinze kilos de livres qu'elle transportait sur son bureau, sortit le précieux cahier de sous le matelas (toute fantastique et brillante sorcière était-elle, elle ne se souvenait pas toujours qu'il y avait des moyens bien plus efficaces de cacher un objet que les méthodes moldues) et enfin s'assit sur le lit en refermant les rideaux sur celui-ci. Elle fit apparaître une plume dont l'encre ne s'épuise jamais et commença à écrire.

Leçon n°5 : Appâter le sujet

Après cette remise en confiance, il est absolument obligatoire de continuer à adopter un comportement habituel, voire un peu craintif, afin que le S. ne se doute vraiment de rien et pense que les choses sont définitivement revenues à la normale.

Pour la retenue brillamment obtenue, le port d'une tenue discrètement aguichante sera un choix judicieux. Ainsi on pourra veiller à faire apparaître, sous une robe de sorcier négligemment entrouverte, une jupe d'école légèrement raccourcie et un chemisier une taille trop juste. Ne pas hésiter à laisser deviner une bretelle de soutien-gorge (noir, évidemment) en découvrant un peu l'épaule.

Au début, il est conseillé de laisser la retenue se dérouler normalement. « L'appâtage » devra se faire petit à petit par le dialogue (HUMILITE CONSTANTE ! Hum…) et non par l'attitude, qui risquerait de replonger le S. dans le fiasco (jubilatoire) de la leçon n°3.

Hermione reposa sa plume, hésitante. Elle ne trouvait plus qu'écrire était nécessaire. Ça l'avait amusée au début, et aidée à s'organiser, mais maintenant les idées germaient dans sa tête, affluaient par vagues successives, se développaient. Elle referma le cahier. Elle le rouvrirait pour la leçon 6. Elle avait une idée très précise de ce qu'elle en ferait. Mais pour l'instant...

« Rien ne vaut le feeling. »

o§o

Le soir venu, après une journée de cours psychologiquement harassante et un dîner gustativement aberrant, Severus fut soulagé de retrouver l'austère noirceur de ses quartiers privés. L'endroit était propice à toutes sortes de rêveries d'une autre vie, quelque part loin d'ici, dans un lieu isolé, désert même, où le froid règnerait et le soleil ne brillerait que tous les 29 février. Un endroit où le seul bruit ambiant serait celui des croassements macabres des corbeaux et le sifflement du vent violent qui s'engouffreraient sous les tuiles de son manoir, faisant s'envoler certaines d'entre elles et obligeant Severus à réparer ça le lendemain sous une pluie battante et glaciale, ce qui ne le gênerait pas et l'enchanterait même car ce serait bien tout ce qu'il aurait à faire de la journée, libéré des contraintes de l'enseignement.

Tout à ce songe paradisiaque, Severus se laissa aller en arrière sur son fauteuil, relaxé, profitant d'un instant de paix intérieure… paix de courte durée car ce fut à ce moment qu'on frappa à la porte de la salle d'à côté, à savoir son bureau.

Grommelant dans sa barbe fictive (il avait tout essayé : sort, potion, colle, prélèvement discret sur Rubéus Hagrid, rien n'y faisait, il ne parvenait pas à garder un poil au menton !) , il ouvrit à la volée la porte séparant les deux pièces, puis en fit de même avec celle donnant du bureau au couloir.

Là, l'air de celle qui n'aimait pas qu'on la fasse attendre, se tenait Hermione.

Après cette journée de cours, il l'avait presque oubliée. Presque. Car il se demandait si, un instant plus tôt, la gargouille qu'il avait imaginée moisissant et gelant tout en haut de la plus haute tour de son manoir rêvé n'avait pas un étrange air de ressemblance avec elle…

« Ah, Miss Granger. Vous êtes en avance… Moins deux points… »

Elle regarda sa montre et alla pour répliquer (elle était en fait pile à l'heure) mais elle sembla dissuadée par son regard acéré et, la tête basse, elle entra.

C'était peut-être la centième fois qu'il faisait le coup à un élève cette année, mais c'était toujours aussi drôle !

Tout à sa petite blague qui ne faisait rire que lui, il ne remarqua pas tout de suite que Hermione était allée s'installer dans un fauteuil, les jambes croisées, l'air d'attendre son café plutôt qu'une corvée. S'en avisant, il lui lança un regard digne de ses plus grandes colères contre la Terreur des Chaudrons (il n'osait même plus formuler intérieurement le nom de Neville, de peur que la poisse arrive d'elle-même) et, bien qu'il eut l'impression un court instant qu'elle avait commencé à sourire, elle prit un air confus et se releva prestement, époussetant nerveusement sa jupe. (Est-ce que la nouvelle collection de cette année arrivait au-dessus du genou ? Il ne s'en souvenait plus… Ce n'était pourtant pas faute d'avoir mat… hum !)

Il passa à côté d'elle en lui faisant un signe du doigt.

« Granger, assise ! »

Elle s'exécuta avec un grommellement et il alla prendre place en face d'elle de l'autre côté du bureau. Il la dévisagea un moment, cherchant une éventuelle trace du retour de Bonnie Birkin, mais tout semblait être ordinaire : les yeux vides, les cheveux hirsutes et la bouche bien trop fine (ô apparence traîtresse qui ne laissait présager de son insupportable grandeur réelle !) . Ses yeux se plissèrent légèrement et ses postillons atteignirent presque Hermione quand il parla soudain.

« Bien, vous savez pourquoi vous êtes là, Miss Granger ? »

Elle baissa de nouveau la tête et répondit d'une petite voix qui ne cachait cependant pas son habituel ton de récitation.

« Oui, Professeur Rogue. Inattention, chahut et insubordination à professeur. Je m'en excuse. »

S'il fut surpris, il ne le montra pas. Enfin si on excluait le parchemin qu'il avait froissé et le bocal qu'il avait renversé. Ainsi que son expression abasourdie… Il s'était attendu à plus de rébellion.

« Euh… eh bien oui. Bon, alors, vous allez, euh… »

Pris de court, il regarda discrètement tout autour de lui, cherchant n'importe quoi à lui faire faire.

« Passer le balai, tiens ! »

Si elle ne fut pas surprise, elle le feignit parfaitement. Elle le dévisagea, un peu déconcertée, puis plia de nouveau devant son regard sans concession, et se dirigea vers le balai qui traînait dans un coin de la pièce. Elle se mit à la tâche un peu lentement, et il ne se gêna pas pour lui faire remarquer. La pièce avait été nettoyée de fond en comble par les Elfes de Maison le matin même, mais ça ne lui ferait pas de mal d'appliquer son perfectionnisme à quelque chose d'utile pour une fois. C'est qu'il avait les sinus fragiles dernièrement... Encore un contre-coup d'une éclaboussure de potion de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Approcher-Le-Chaudron ça...

Il s'attela à la correction de copies de 1ère année, ne pouvant se laisser aller à rêvasser devant une élève. Tout se déroula le plus ordinairement du monde, si bien qu'il finit par se convaincre que tout était vraiment revenu à la normale et qu'il en oublia presque sa présence, avec juste le « frot frot » du balai raisonnant en bruit de fond pour lui rappeler.

Après quelques minutes cependant :

« Professeur Rogue? »

« Lui-même... » soupira-t-il.

« Je crois que j'ai fini. »

Severus venait de finir de corriger la copie d'un Poufsouffle qui avait tout juste à son contrôle, aussi se trouvait-il dans un état proche de la contemplation béative et faillit-il permettre à Hermione de disposer. Mais il se reprit en trouvant une faute d'orthographe salvatrice qui lui permit d'ôter trois points au barême.

« Vous croyez? Vous êtes donc capables de m'énoncer toutes les propriétés des plantes les moins couramment utilisées en Potions mais pas de déterminer si vous avez bien accompli un travail de ménage, Miss Granger? Votre formation n'est pas si accomplie que cela... »

« Excusez-moi de ne pas considérer les tâches ménagères comme un élément inhérent à... »

« Suffit, Granger! » la coupa-t-il, et en levant la tête il constata qu'elle baissait la sienne.

Mais il remarqua aussi qu'elle était étrangement débraillée.Sa robe comme l'épaule de sa chemise pendaient sur son avant-bras, elle était encore plus décoiffée que d'habitude et ses chaussettes n'étaient pas au même niveau. Avait-elle lavé le sol en prime?Il n'avait pas fait attention. En tout cas cette tenue commençait à faire travailler la partie perverse de son esprit récemment refoulée, aussi chassa-t-il les idées qui germaient en les remplaçant par les images de l'autre jour. Il n'eut du fait aucun mal à brailler :

« Tenue, Miss Granger! »

Elle rougit et rajusta ses vêtements.

« Excusez-moi, c'est que je mets toujours beaucoup de coeur à l'ouvrage dans tout ce que je fais alors... »

« Je n'ai pas le souvenir que vous ayez finie à moitié nue lors d'un devoir pour autant! »

Elle plissa les yeux et serra les lèvres, retenant manifestement une remarque. Il soutint son regard et elle finit par céder. Elle alla ranger le balai et quand elle se retourna, il crut l'entendre marmonner quelque chose du genre « Vous aimeriez... »

« Je vous demande pardon Granger? »

Elle se racla la gorge et répondit en gardant le dos tourné, prenant son temps pour placer le balai dans le débarras.

« J'ai dit : alors qu'est-ce que je fais? »

Le mensonge était convaincant, il passa. Severus se mit une baffe mentale : il fallait vraiment qu'il arrête de se faire des idées, le dossier du cahier était clos, un point c'est tout. Pense aux boutons, et aux bottes en caoutchouc... Ah ça va mieux!

« Y'a-t-il une éponge devant vous? »

« Non. »

« Des chiffons? »

« Non plus. »

« Une brosse à dents? »

Elle soupira un non, sentant certainement venir le coup. Qu'il asséna avec jubilation.

« Eh bien vous allez pouvoir faire preuve de tout votre zèle en récurant tous les bocaux à la main. »

Il eut la galanterie de lui faire apparaître un seau plein d'eau savonneuse.

o§o

Hermione frottait maintenant depuis un quart d'heure. Ses ongles étaient déjà noirs, ses doigts rougis, et ses nerfs à vif!

Elle avait compris tout de suite que son plan ne ferait pas effet facilement. Rogue semblait s'être hermétisé à toute approche ou allusion. Pas si confiant que ça finalement...

Elle ne savait pas trop comment s'en sortir. Pas facile de séduire quand ses mains n'avaient rien à envier à celles d'un troll...

Mais l'illumination vint finalement de sa pénitence. Alors qu'elle récurait sa troisième rangée de bocaux vides, elle en attrappa un qui ne l'était pas. Au fond, dans un reste de conservateur gluant, subsistait un morceau d'une plante connue mais très rare qui servait à la préparation de potions très élaborées.

« Waow, de l'Aconit! » murmura-t-elle, mais le plus intelligiblement possible. (1)

« Qu'est-ce qu'il y a encore? Vous vous êtes cassé un ongle? »

« Non, j'admirais juste votre Aconit. » dit-elle à voix haute.

« Aconit? »

Elle entendit la chaise crisser sur le sol et quand elle se retourna il était déjà derrière elle, saisissant le bocal. Leurs doigts se frôlèrent mais la seule réaction de Severus fut de froncer les sourcils en examinant la plante, puis d'aller la remettre sur une autre étagère. Il fallait vraiment qu'il ne tourne pas rond en ce moment pour avoir oublié un ingrédient de cette importance. Très bien elle alait profiter de sa faiblesse!

« Est-ce que vous vous en servez pour des potions? »

Il s'était déjà rassit et ne prit pas la peine de lever le nez de ses copies.

« Non, Miss Granger, c'est purement décoratif, vous ne voyez pas? »

« Oh, soupira-t-elle, excusez-moi pour cette question stupide, je voulais juste dire : vous savez faire la potion Tue-Loup alors? »

Cette fois il la regarda, et elle se réjouit de voir qu'elle l'avait encore une fois impressionné par ses connaissances, mais beaucoup moins de déceler un air piqué.

« Evidemment! Pour qui me prenez-vous? »

Un sale pervers imbus de sa triste personne détestée de tous. Hum, toute vérité n'était pas bonne à dire.

« Un Maître des Potions talentueux. Mais je mesure encore plus maintenant l'étendue de votre savoir. »

Elle avait dit ceci sur un ton rêveur, fixant l'étagère à ingrédients et non lui, car elle savait que la flatterie adorative ne ferait que le braquer et qu'il n'y croirait pas.

Il ne répondit rien, aussi sut-elle que ça avait marché. Elle poussa la chance :

« Peut-être... enfin je ne m'attends pas à ce que vous... mais je... »

« Peut-être que quoi? » Ton impatient, mais elle y distingua l'intérêt.

« Hum! Peut-être que vous pourriez m'apprendre? »

Il la regarda avec stupéfaction. Mais une stupéfaction moqueuse. Tant pis, elle était prête à subir.

« Et qu'est-ce qui vous fait penser, de une, que vous auriez droit à des cours particuliers, de deux, que vous avez les capacités d'apprendre une potion aussi complexe? »

Bon, ça n'avait pas été si terrible que ça. Qu'il était manipulable, finalement!

« Eh bien modestie mise à part, je pense être la meilleure élève que vous ayez eu depuis des années, et quel intérêt à posséder un tel art si on ne le fait pas partager? »

« Vous êtes bien présomptueuse... »

« Non, je sais ce que je vaux. »

Il haussa un sourcil. Merlin elle était allée trop loin, il allait la comparer à Harry et lui dire de déguerpir!

« Vraiment? Vous pensez qu'obtenir régulièrement des Optimal lors de contrôles de niveau collège suffit à maîtriser les subtilités de potions requiérant des années d'études supérieures? »

Ce fut à elle de hausser un sourcil. Il marchait! Non, il courrait dedans! Elle pencha légèrement la tête et répondit sue le ton le plus naturel possible.

« Eh bien, avec mes solides bases et un bon professeur, oui. »

« Soit, admettons. (Il fallut à Hermione tout son pouvoir de concentration pour ne pas ricaner devant cet air suffisant.) Et vous allez certainement pouvoir m'illuminer sur la question de pourquoi je gaspillerai mon temps à vous faire profiter de mes connaissances? »

Sûre d'elle.

« Non, ça c'est vous qui allez me le dire... »

Il y eut un silence. Un long silence, pendant laquelle il la scruta intensément. Heureusement elle savait mieux fermer son esprit qu'Harry. Elle commença à se demander si elle n'avait pas un peu trop crû en sa bonne étoile. Mais il rebaissa alors les yeux sur son bureau et annonça :

« Demain , 21 h. Finissez l'étagère et fichez le camp! »

Elle lui adressa un sourire angélique qu'il ne put voir, le remercia humblement, se retourna vers les bocaux, racla encore pendant une demi-heure, mais avec bonne humeur, et s'en fut avec un timide « Bonne soirée Professeur, à demain. »

Tout le long, elle avait senti son regard derrière elle...

A suivre...


(1) Aussi connu sous le nom de Napel. On va dire qu'elle ne sait pas pour le potion Tue-Loup qu'il faisait à Lupin. C'est pas comem si cette fic n'était pas à dix mille lieux du déroulement des livres, lol!
Vous saurez dans le prochain chapitre pourquoi Severus a accepté aussi facilement. Rien de fabuleux hein, ce sera juste pour me justifier de recourir à la facilité! Mdr!

Je ne vous promets évidemment rien quant au délai, j'ai la fin du chapitre mais pas tout ce qui va avant...

J'espère donc que ça arrivera avant le 8 septembre, sinon il faudra attendre au moins juillet 2008. Mes plus plates excuses par avance.

Et encore merci!