-Kurinn, fit Atsuka froidement.
-C'est son chat volant, chuchota Mirajane à Gérald, d'ailleurs Akime aussi en a un, elle montra du doigt un chat gris, c'est Kino.
Tous étaient ahuris, non seulement Atsuka revenait après quatre années d'absence et Gildert après deux, mais Akime aussi. Quel journée mouvementée. Mais ce fut pour la pauvre Lucy que le choc fut le plus grand. Elle n'en croyait pas ses yeux, on venait à l'instant de lui parler du jeune Dragnir et voilà qu'il était devant lui.
-Hum... mes aventures tu demandes. C'est là une bien audacieuse question très chère.
Atsuka se tût et se perdit soudainement dans ses souvenirs obscurs qui avaient fait d'elle ce qu'elle était aujourd'hui, une femme forte, robuste et inexpressive, en apparence tout du moins. Sans plus répondre aux appels de Lucy, la jeune femme se propulsa vers ce jour fatidique, ce jour où tout humain, serait déjà mort, et n'aurait pu survivre à cette épreuve...
/Je suis entrée à la guilde bien avant que tous ceux que tu ne connaisses n'y soient admis. C'était un temps fort reculé, bien que je ne me rappelle que des bribes de jours, ou même d'années. S'étaient des années particulièrement noires, il me semble. Le monde n'était pas aussi lumineux, pas aussi pur, pas aussi joyeux. La peur y était partout, dans les moindres recoins, les adultes mourraient bien avant d'avoir un âge convenable, les enfants devenaient orphelins, la tristesse était de mise. Mais...
Il y a quatre années de cela, lors de mes treize ans, à la date de mon anniversaire, j'avais reçu une lettre, dans laquelle figurait un ordre de mission, mais trop méfiante, j'en parlais d'abord au maître qui savait toujours quoi faire dans ce cas de figure. Voilà seulement, sans m'informer, il quitta la guilde le lendemain avec, me semblerait-il, Mist-Gun. Il ne revint que deux jours plus tard. Et d'après ce qui se disait, le conseil des guildes avait été convoqué au quartier général du Conseil de la Magie.
Curieuse, je me sentais concernée car j'avais reçu cette lettre étrange. Je questionnais le maître jusqu'à le rendre fou et sourd tellement je criais. Mais pour seule réponse, il me conseilla de ne plus m'inquiéter et de ne plus aborder le sujet, et ce avec personne. Je m'en tins donc à ça, surtout qu'il avait trouvé les mots justes pour me faire taire. Comme quoi je pouvais me mettre en danger et toute la guilde avec. J'essayais donc d'oublier cela, ces souvenirs, ce que j'avais vu dans cette lettre, et finit par tout brider au fond de mon cœur. Par la suite, deux mois s'écoulèrent, et il semblait que Mist-Gun était revenu car le Maître demanda de ne le déranger sous aucun prétexte. Il l'avait dit sur un tel ton que tout le monde avait obéit sans broncher et sans le questionner. Il resta cloîtré dans son bureau, je ne sais combien de temps exactement.
Et moi, entre-temps, j'étais partie en mission, seule, dans le Grand Nord, pays natal de Grey. La mission de rang S était très simple, il suffisait de détruire une guilde noire de bas niveau, et cela me pris une journée entière. Le soir même, j'étais attablée avec de délicieux mets que je dévorais goulûment, au sens propre du mot lorsque des mages, enfin des personnes étranges, portant de longues capes noires qui cachaient leur visage par leurs lourdes capuches, firent interruption dans la salle.
Sans comprendre, ni perdre un instant, ils s'approchèrent de moi et me saisirent par les bras. Je me débattis autant que je pus, pendant que la pièce se vidait, sans que personne ne vienne à mon aide. J'avais beau donné des coups de pied, des uppercuts ou des revers, ils n'atteignaient jamais leur cible, ma magie avait comme été annihilée. Et je maudis le moment où je m'étais amusée à détruire la guilde de plaisir en utilisant toute ma force magique, qui était quasiment nulle à ce moment présent. J'avais le corps mou et docile. Presque aussitôt après, je m'évanouis.
Profitant de mon état de faiblesse, ils me bandèrent les yeux, plongeant ainsi mon être, les fenêtres de mon âme, dans les ténèbres obscures, et me livrant à moi-même. Je n'avais plus la vue, mais il me restait l'odorat. Enfin pas pratique, surtout quand ils me firent monter de force dans un engin pétardant, me semble-t-il. Je voyageais pendant des jours, des années peut-être, la notion du temps était maintenant inutile.
Quand le bruit de moteur s'arrêta, on me fit descendre, et enfin je pus revoir la lumière chaude et chaleureuse du jour qui colorait de rose et d'orange les cotons des cieux et, devant moi se dressait majestueusement un bâtiment grisâtre. Il possédait quatre donjons dont les corbeaux y avaient installé sur la pointe leur nid tout en croassant, il n'y avait aucune fenêtre, seulement une immense baie vitrée fermée par un rideau rouge sang. La grande porte était marron foncé, dont des crânes ornaient sa voûte, et des corps ornaient son bois. Mais on ne me fit pas entrer par-là, et tant mieux, mais par une plus petite porte dérobée qui menait vers les bas-fonds de la grande bâtisse. On me fit traverser de longs couloirs, où tout au long, des cris de torpeur, de douleur et de peur nous accompagnaient. Arrivés dans un autre couloir, où de grandes grilles délimitaient des cellules, on m'enferma et m'enchaîna solidement à l'une d'elle.
-âme sensible s'abstenir-
Chaque jour, mes liens rongeaient petit à petit la chair de mes poignets, les irritants de plus en plus. Chaque jour, des cris me parvenaient, des cris de douleur, d'effrois, toujours suivis par le silence, le silence de la mort. Chaque jour, dans un canal devant les cellules, un homme déversait des morceaux de chairs, des tripes, des boyaux, et peut être même l'organe qui contrôle notre corps. Chaque jour, mes voisins de cellule, hurlaient de peur, de détresse et de désespoir et par la suite on les emmenait, un par un, dans une salle située au fond du couloir, et jamais personne ne revenait. Au fil du temps, il y eut de moins en moins de prisonniers, un silence de mort suivait toujours de nouvelles tueries ou autres tortures du corps. Voilà comment s'organisaient les journées. J'avais peur, peur, pour eux, peur pour moi, peur de mourir dans d'atroces souffrances. Tout était fait pour que l'espoir ne soit rien face à ce cauchemar, qui ne prendrait fin qu'à notre entrée dans cette pièce sinistre.
Le canal, où ils déversaient les tripes débordait. Et du liquide rouge s'étendait jusqu'à mes pieds, meurtris, d'avoir essayé de m'enfuir, et dévorait le reste de mes vêtements en lambeaux. Tandis que la chair, rougissait et nageais dans ce lac de d'immondice, tout à côté de l'encéphale, qui bondissait sur le sol rougeâtre. De longs organes, comme des mille pattes, s'attachèrent à mes pieds, et au fur à mesure que le niveau montait, eux aussi s'agrippaient plus intensément à mes jambes.
Et puis se fut mon tour.
Je fus un peu heureuse de quitter ce flot de tripes et d'organes, mais pas pour longtemps, alors qu'une nouvelle fois, la peur s'empara de moi, nouant mon ventre et resserrant mon cœur . Pendant qu'un homme cagoulé me fit traverser le couloir et entrer dans la pièce du fond. C'était un endroit immonde, repoussant qui sentait la mort à plein nez, l'odeur des cadavres mélangée à celle de la chair brûlée et fondue. Il me força à m'asseoir sur une chaise, et je ne pus résister longtemps ; alors que sous le poids de mon corps amaigris, mes pieds tremblaient de douleur ; je tombais, assise sur la chaise. Je ne pouvais pas bouger, de par les sangles qui me fixaient au siège ; mon bourreau me laissa seule et quitta la pièce. J'avais trop peur de fermer les yeux, comme si de l'autre côté de mes paupières la mort m'attendait, je ne pus qu'observer le sinistre endroit qui s'offrait à moi.
Sur ma gauche se trouvait les divers instruments de torture, où le sang encore frais dégoulinait et des boyaux secs y pendaient encore, dévorés par des mouches. A ma droite, une tête coupée se trouvait sur une table, avec un trou dans la gorge et une paille rentrée dedans, comme pour le faire respirer artificiellement. Dans une balance, un peu plus loin, des tripes en tout genre devaient être pesées, car les poids étaient remplacés par des organes : cœur, poumon, trachée, cerveau, vessie, orteils, bras, yeux, langue, organes génitaux, et j'en passais, sans dire aussi que cela provenaient de différentes personnes. J'arrêtais cette inspection quand mon bourreau surgit dans la pièce, tel la mort invincible. Il se tenait maintenant devant moi, un sourire sadique collé sur ses lèvres sèches et trouées et à travers ses yeux vitreux, on pouvait voir le plaisir et la joie de pouvoir, à nouveau, faire souffrir une victime de plus.
Il prit un fouet et le brandit. Dans un mouvement brusque de force, en y mettant toute sa rage, il abaissa son arme sur mon flanc droit. Je ne compris pas ce qui se passa à cet instant en moi, mais un douleur intense s'empara de moi, faisant vibrer mon corps, faisant bondir mon cœur, emplissant mes yeux de larmes, me comprimant les poumons et faisant souffrir et saigner mon corps, à ce coup fatal. Mais mon calvaire ne finissait pas maintenant, dans l'instant, je le sus quand le second arriva et claqua fortement sur ma joue droite. Écarlate de sang qui coulait abondamment, ma joue, s'ouvra, se déchira, se déchiqueta, sous le coup qui la paralysa. Et il continua à me rouer de coup, en frappant de plus en plus fort, pendant que je criais à m'en briser les cordes vocales, ainsi que les poumons. Je respirais de moins en moins, cela signifiais donc que bientôt j'allais découvrir le monde par-delà la mort.
Quand il cessa de frapper, et prit une scie. Il me sourit une nouvelle fois. Cette fois-ci, c'était vraiment la fin, la fin de toute chose.
Pourquoi devrais-je mourir ainsi ? L'aurais-je mérité ? J'avais encore tant de choses à voir, à dire, à vivre. Tant de choses à faire, que je voudrais faire. Tant de gens que j'abandonnerais, pour une telle sottise. Et surtout, j'aurais tant voulu lui dire à lui que.., c'est étrange comme la mort rapproche les gens et les fait changer d'avis. J'allais donc mourir, même si c'est une mort que je n'acceptais pas, c'était de ma faute : celle de m'être mêlée d'une chose qui dépassait les entendements. Pourquoi pensais-je cela ? J'ignorais qui étaient ses hommes, cet homme, cet endroit, et ce qu'ils me voulaient...
Le coup arriva, peut être allait-il trancher directement ma tête, et ainsi m'offrir une mort rapide et sèche, mais cela m'étonnerais, il optera pour m'infliger la plus cruelle, lente et agonisante des morts. Je fermais les yeux, comme pour m'enfermer dans un recoin de mon âme, où je ne pourrais sentir cette torture qui m'attendait.
Je sentis un coup de vent et la scie me rentra dans la jambe gauche, me la tailladant légèrement, mais se fut douloureux, imaginez. Instinctivement je rouvris et croisa le regard d'un homme un peu plus âgé que moi, aux iris bleu nuit. Il me détacha rapidement, et alors que je tombai en avant, il me rattrapa de justesse avant que je ne touche le sol.
Quand soudainement, tout un tas de personnes firent éruption dans la pièce et commencèrent à user de leur magie pour faire disparaître ou emmener ce qu'il y avait dans cette salle. Mais ce qui m'étonna le plus, fut qu'ils transportèrent le corps inerte de mon bourreau, mon regard se dirigea vers celui qui me maintenait toujours dans ses bras. Ses yeux étaient profonds et obscurs, et je ne sais toujours pas pourquoi mais je me mis à pleurer. Pendant que le jeune homme me berçait doucement, je déversais toutes les larmes prisonnières de mon corps depuis des lustres, il me chuchota que tout étant fini, que ça ne m'arriverais plus, que tout était désormais fini, pour eux. Mon corps, mon âme, et mon cœur évacuèrent toutes les peines, les douleurs, les craintes, la terreur éprouvée, et les sentiments douloureux et malheureux.
Depuis bien longtemps, depuis ce funeste jour, je n'avais pas autant pleuré, mais je me sentais mieux, plus légère, plus libre et détaché du poids de mon fardeau. Je m'agrippai à la cape de mon sauveur et m'éloigna de lui pour regarder son visage, car je n'avais eu que le temps de voir ses yeux sombres. Mais il ne me laissa pas le loisir, ni le temps, qu'il resserra son étreinte sur moi, même si j'avais fini de pleurer. Je me sentis alors vidée de mes forces. Juste avant de m'évanouir, j'aperçus à son cou, un pendentif en argent, une croix à nulle autre pareil, surmontée par deux lunes inversées dos à dos. Je lui demandais sa signification, mais il se contenta de me l'accrocher autour de mon cou et de m'embrasser sur le front. C'est là que tout cela se termina, ce jour-là, ou plutôt que tout commença/
-Vous rêvez dame Atsuka ? L'interrogea Lucy tout en la sortant de ses souvenirs.
-Hein ? Ah, désolée, s'excusa-t-elle en se grattant la tête de gêne.
-Vous pouvez me raconter ? La questionna la constellationniste à nouveau.
-Tu sais, j'ai un an de plus que toi, tu peux me tutoyer et arrêter de m'appeler « Dame Atsuka ». C'est tellement formelle, d'où viens-tu pour utiliser ce genre de terme ?
Lucy piqua un fard, la mage en face d'elle ne connaissait pas sa véritable identité. Elle hocha la tête.
-D'accord Atsuka, sourit Lucy, il est vrai que c'est beaucoup plus.., elle chercha les mots.
-Amicale, compléta Atsuka. D'ailleurs, tu as le même sourire qu'Akime.
-Que qui ? S'étonna Lucy, certaine d'avoir encore une chose à apprendre sur la famille de Natsu.
-Akime notre petit frère à moi et Natsu.
C'était donc pour cela qu'elle avait dévalé les escaliers en poussant un cri d'étonnement. Mais voilà qu'une fois de plus, après avoir appris l'existence de leur frère, il était devant elle.
Le jeune Dragnir était en train de serrer son grand frère dans ses bras, si fort qu'il l'étouffait. Mais Natsu ne resta pas sans réagir, et repoussa son frère sous l'étonnement de tous. Pourtant, celui-ci non surpris, riposta. Et l'on put apercevoir ses yeux en larmes. Devant ce spectacle attendrissant, dans la foule les entourant, on pouvait entendre des «il est sans cœur ce Natsu » et des « Je plains son frère, le pauvre petit » ; tous le narguaient, et si cela ne tenait qu'à lui, il se serait déjà jeté sur eux et aurait commencé une nouvelle bagarre générale.
Mais malheureusement, il avait le regard tueur d'Erza sur lui, ainsi que les craquements de doigts d'Atsuka, qui se préparait à le punir pour avoir fait pleurer leur frère. Il se força donc à prendre, à contrecœur, son imbécile de frère dans les bras. Par la suite, la journée suivit son cours, sans plus aucune interruption. En gros, la famille Dragnir était au complet. Grey, Erza, Gerald, Lucy, Natsu, Atsuka et Akime étaient attablés à une table, et discutaient de tout et de rien. Mais une question revenait souvent, celle de : «pourquoi le frère et la sœur de Natsu étaient revenus à Fairy Tail, après de si longues absences dans la même journée ? »
Bien sûr, cela avait fait plaisir à tout le monde, mais en même temps, cette question avait traversé l'esprit de tous, sans que personne ne la pose. Enfin, Salamander avait l'air vraiment heureux et pour une fois, il ne se battait pas avec Grey, et ne répondait pas à ses insultes.
Gildert était assis en bas, avec Mirajane et le maître. Makarov demanda à la barwoman de les laisser seuls, car ils avaient besoin de parler sérieusement. Une fois seuls, le maître prit un air plus sérieux et inquiet, il lui demanda comment il avait réussi à retrouver les deux Dragnir. A cette question qu'il attendait, ou plutôt prévoyait, il éclata de rire; mais parmi le bruit que les diverses conversations créaient, personne ne l'entendit.
«Je m'attendais à cette question Maître. Mais je suppose que vous voulez que je vous raconte tout, même les moindres détails, ce que je jugerai sans importance.
Eh bien, ça n'a pas été vraiment facile de les retrouver, aussi bien eux que les autres. Je ne savais pas par où commencer à chercher, alors je me laissais guider par mon instinct. C'est près d'une rivière, dans une petite cabane sauvage, que je le retrouvais. Il enchaînait missions sur missions. Mais au bout d'une semaine à l'attendre, il rentra enfin. Je lui donnais la lettre que vous m'aviez confié, il la lut et jura de rentrer le plus rapidement possible. J'avais encore d'autres personnes à rencontrer, et je ne savais toujours pas par où commencer à chercher, mais dans une ville, non loin de la frontière, j'entendis une rumeur comme quoi un mage avait réussi à achever une mission de plus de deux ans, dans les montagnes du Silence. D'après ce que j'avais entendu, c'était un endroit où le froid était le maître et des mages avaient réussi à y créer une guilde clandestine, et au fil des jours, ils envahissaient les villes et villages non loin de là, mais, il y avait une légende qui disait que quiconque ferait de ces montagnes les siennes déclencherait le courroux des Dieux. Bien évidemment, derrière cela devait se cacher ou se tramer quelque chose de sombre. Quoiqu'il en soit, je me dirigeais donc vers cet endroit. Et je ne fus pas surprit de retrouver cette chère Atsuka, qui redescendait tranquillement de la montagne. Je l'informais de la nouvelle et au bout d'une semaine, nous sommes, par la suite, rentrés à la guilde. Ai-je assez détaillé à votre goût, Maître ?»
Celui-ci pencha positivement la tête et finit par diriger son regard vers la table à laquelle Natsu et Grey venaient de lancer un défi.
-Je te défie Atsuka, lancèrent les deux rivaux en même temps.
-Ce n'est pas vraiment raisonnable de se battre à deux contre une, déclara Gérald.
-C'est vrai, commenta Lucy.
-Ce n'est pas si grave, déclara Erza, elle accepte.
-Ne parle pas pour moi ! Hurla Atsuka.
Erza lui lança un regard noir.
-Ç-ça va, rétorqua la Dragnir en se levant finalement.
-Ne t'inquiètes pas, ce sera un jeu d'enfant pour elle, affirma Kurinn en se posant sur la table.
Les trois adversaires se placèrent donc dans la zone de combat; au grand malheur des deux compères, la matière du sol ne semblait même pas perturber la mage, qui avait une expression indifférente et impassible sur le visage.
Le Maître s'avança et se plaça au centre, jeta un coup d'œil des deux côtés du ring pendant que la foule se rassemblait autour ; Natsu et Grey étaient debout, les poings fermés et leur adversaire avait la même position, mais beaucoup plus détendue ; le Maître abaissa sa main et déclara ainsi le début du combat.
Gérald soupira, ainsi que Lucy et Wendy. Ils étaient vraiment insouciants.
Quelques minutes s'écoulèrent avant que l'un des mages ne bouge. Puis Natsu, ainsi que Grey, foncèrent à vive allure sur leur adversaire, préparant le poing fermé : un crochet. Atsuka ne bougea pas et ferma les yeux, pendant qu'ils approchaient. A une distance convenable, ils envoyèrent leur poing ; Lucy ferma les yeux, pensant que sa nouvelle amie avait déjà perdue, quand Kurinn se posa sur son épaule, lui conseillant de regarder. Elle leva lentement la tête et fut ébahie par ce qu'elle voyait ; Atsuka, les yeux toujours fermés, avait dans chacune de ses mains l'emprise sur les poings de ses deux adversaires. Une énergie magique commença à s'échapper de son corps, Grey comprit immédiatement ce qu'il se passait et s'empressa de crier à Natsu de retirer son poing, et il fit de même. En un bond, ils se placèrent à quelques mètres de la mage qui rouvrit les yeux et les fixa. Elle esquissa un petit sourire satisfait et posa un genou et une main sur le sol.
Elle se positionna de façon à pouvoir prendre facilement et rapidement de la vitesse et s'élança sur ses adversaires, visiblement non surpris par son arrivée soudaine et prêts à la recevoir. Arrivé à la hauteur de Natsu, les deux jumeaux commencèrent un échange de coup, avec une vitesse ahurissante, les coups de poings et de pieds valsaient sur le terrain. Ils étaient à égalité, et cela fit sourire Atsuka, quant à Natsu il était très sérieux. Ses coups étaient rapide, puissant, précis, il avait énormément gagné en précision et ne se fatiguait plus aussi vite qu'avant.
Atsuka, rapidement qu'elle s'était rapprochée d'eux, elle essaya d'asséner un uppercut à Grey, délaissant complètement Natsu, qui se pencha, dans un réflexe, en arrière et évita de justesse le coup ; mais cela n'était pas fini, derrière elle, elle envoya un shoot, que Natsu arrêta avec son avant-bras. La mage tourna quelques secondes dans les airs et retourna accroupie sur le sol, qui craqua sous son poids. Mais n'attendant pas qu'elle se relève, le mage de Glace frappa son poing sur sa paume et une épée de glace en immergea. Il l'abattit subitement et Atsuka posa sa main au sol, souleva son corps et le poussa dans les airs. L'épée n'atteignit pas sa cible et percuta violemment la terre, qui commença à vibrer, la sable vola dans les airs, laissant apparaître d'immenses stalagmites, qui poussèrent en hauteur et en direction de la mage, qui fut plus que surprise ; elle les évita en décalant son corps vers la gauche, mais pas assez rapidement, car l'un d'eux s'enfonça dans sa chair et la blessa au bras droit.
Sur ses deux pieds, tout en maintenant son bras blessé avec sa main, elle fixa le mage de Glace, fière de sa victoire ; elle ne se rendit compte que trop tard de la présence de Natsu derrière elle, son poing enrobé de feu qu'il abattit sur elle. Elle fit deux tours sur elle-même et enfonça son pied dans l'estomac du Dragon Slayer qui, dans sa chute, laissa s'échapper un filet de sang et de bave. Grey s'élança à nouveau et frappa plusieurs fois Atsuka de son épée, qui les évita entre deux sifflement de celle-ci. Il ne fallait surtout pas que la lame de glace entre en contact avec le moindre de ses vêtements, sinon s'en serait fini d'elle. Il tenta alors un coup à la verticale. Atsuka stoppa l'épée au dessus de son épaule. Le coup avait été si rapide, qu'elle n'aurait pas pu l'esquiver. Grey esquissa un sourire victorieux, tandis que la glace commença à geler la main, puis l'avant bras de son adversaire. Atsuka brilla alors dans sa détermination, et brisa l'épée de Grey. Tout du moins, c'est ce que les spectateurs auraient dit, mais en faite, la vérité était tout autre. Une étrange brumeux blanche se forma lorsque l'épée disparu sous le regard plein de défis de Grey. Atsuka aspira cette brumeux et la glace sur son bras s'évapora en grosse gouttelettes d'eau.
Pendant ce temps, Salamander s'était relevé. Elle n'y avait pas été de main morte, il fallait donc qu'il soit plus sérieux et qu'il lui montre qu'il était devenu plus fort.
Atsuka fonça à nouveau sur Grey, et sans qu'il ne puisse l'éviter, elle enfonça son poing violemment dans sa mâchoire, et celui-ci fut repoussé et glissa sur le sol sableux avant de percuter les rondins de bois qui délimitaient la zone de combat. Natsu fit face à sa sœur. Ils se fixèrent quelques instants, et le mage enroba ses pieds de feu, et se dirigea droit vers elle. Il s'écria «KARYUU NO KENKAKU !» Il l'envoya. Un grand nuage de poussière se forma, quand l'attaque s'abattit sur l'adversaire, faisant frissonner le sol et soulever le sable. Alors que le nuage s'estompait, on pouvait apercevoir Natsu, sur ses deux pieds le bras gauche le long du corps et le droit, le poing fermé en horizontal, tendu devant lui, le sourire aux lèvres. Qui disparut bien vite, quand il put voir qu'il avait touché seulement l'avant-bras de sa sœur. Celle-ci avait comme point d'appui son pied gauche, loin derrière elle, le bras gauche à la verticale, soutenu par sa main droite positionnée sur son bras gauche. Elle fixa son frère et déclara. :«Fini de jouer !» Il s'était fait avoir, il était tombé dans son piège, quel idiot ! Tandis que Grey se relevait, la même énergie magique de tout à l'heure s'échappa de son corps. Natsu voulut s'enfuir, mais de son corps à lui s'échappait une étrange brume qu'Atsuka aspira avec sa bouche, comme pour se nourrir. Le Dragon slayer recula de stupeur et se mit aux côtés de Grey ; quant à la mage, elle s'essuya la bouche de son bras et on pouvait voir que ses blessures se rétractaient à vue d'œil.
«Merci pour ce repas, frérot !»
Atsuka, ramena ses bras vers elle, les poings fermés, et les contracta. Puis dans un éclair, elle disparut de la vue de tous, et réapparut soudainement près des deux mages. Tous deux étaient incapables de bouger, une forte attraction les clouait au sol. Tricheuse, hurla intérieurement Natsu. La mage prononça haut et fort «KARYÛ NO YOKUGEKI», et le feu ardent enveloppa le corps de ses deux adversaires, qui retombèrent complètement sonnés sur le sol ; et on pouvait voir que leur corps n'avaient pas été réellement brûlés.
Le combat était maintenant fini. Elle avait gagné.
Lucy et Gérald, qui ne l'avaient jamais vu combattre, restèrent ébahis devant sa puissance en essayant en vain de chercher quelle était sa magie. Un rire éclata dans l'assemblée, et un jeune homme se détacha de la foule, les mains derrière la tête, un grand sourire sur ses lèvres.
-T'es vraiment trop nul grand frère ! Et toi aussi Grey ! ricana le jeune homme, tu sais très bien que notre sœurette est plus forte que toi.
-Akime, ça suffit, ordonna Kino en plein vol, Sharuru dans ses bras.
-Sale dragueur, répondit-il entre ses dents.
Le chat gris attrapa l'écharpe du garçon, le fit tomber, et le traîna hors de la ville. Le félin revint seul et s'installa tranquillement au bar, commandant un cocktail. Lucy se retourna vers Lisanna à ses côtés, Gérald tendit l'oreille.
-Elle utilise quoi comme magie Atsuka ?
-C'est une magie assez complexe et très impressionnante, déclara la magie en portant ses mains à son menton, d'ailleurs elle est la seule à ma connaissance à l'utiliser.
-C'est donc bien un chasseur de dragon ? Demanda Gerald qui écoutait la conversation depuis le début.
-Voilà pourquoi je suis présente à ses côtés, confirma Kurinn.
-Donc, Akime est aussi un Dragon slayer ! L'interrogea Lucy.
-Exact, acquiesça Kino
Soudain, il y eu un grand silence dans toute la pièce, pendant qu'une mage entra de pied ferme sur le ring, en jetant Natsu et Grey, encore sonnés, hors de celui-ci.
-C'est à mon tour, déclara Erza sous les yeux exorbités de toute la guilde.
-Erza va gagner, non ? S'interrogea Lucy.
-Atsuka a le pouvoir d'absorber la magie de son adversaire, et de l'utiliser à son tour contre lui. Et son pouvoir repose sur le souffle divin de la pureté, expliquait Lisanna
-Pour faire simple : c'est la Dragonne slayer de la Purification.
Voilà le chapitre Sept.
Le passé étrange du nouveau personnage révélé, mais cela cache-t-il quelque chose ? Quel est donc l'identité de ce sauveur ? Vous le saurais très bientôt.
J'espère que le combat de Grey et Natsu vs. Atsuka vous aura plus, je suis contente d'enfin pouvoir écrire des combats, cela m'avait manqué tient.
Je tiens aussi à m'excuser, mais il y a parfois des noms de personnage que j'écris différemment d'un chapitre à l'autre, ce n'est pas conscient je crois, mais on peut dire qu'il y a tellement d'orthographe entre les scans traduis et les tomes sortis en France.
Bon sinon, je vous réserve encore plus d'action et de mystère pour les prochains chapitres à venir.
HimeCo Samishii
