Merci à mes nouvelles lectrices, ravie que cette fic vous plaise ^^
So now, the next !
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10 bonnes minutes étaient passées depuis qu'Elizabeth avait recousu John avec les moyens du bord ; bien sur, ce n'était que temporaire, le temps que les secours n'arrivent et prennent le relais. Et bien qu'en journée la chaleur était somme tout modérée, le soir venu, une nappe humide et froide tomba sur l'île. John frissonnait, Elizabeth espérait que ça ne soit du qu'à la fraicheur de l'air et non aux conséquences de son charcutage. Elle sortit une couverture de sécurité et enveloppa John dedans.
J : « Et vous ? »
E : « Il y en a une seconde, ne vous inquiétez pas. Quand pensez-vous que les secours viendront ? »
J : « Je … Je n'en sais rien … en sachant que nous avions rendez-vous tous les deux … »
E : « Et alors ? »
J : « Bah … Ronon pourrait penser que si on était pas rentré cette nuit c'était que nous passions la soirée ici. »
E : « C'est absurde ! Pourquoi aurait-il pensé une chose pareille ?!? Je n'avais nullement l'intention de rester ici cette nuit. Ca ne devait être qu'un diner pour mon anniversaire ! »
J : « On sait jamais … » murmura-t-il.
Elizabeth s'enveloppa à son tour dans une couverture de survie et regarda les lunes hautes dans le ciel, entourées de milliers d'étoiles toutes plus scintillantes les unes que les autres.
E : « Ca veut donc dire qu'ils ne nous chercherons pas avant demain dans la matinée. Il va falloir arranger un peu le jumper pour y dormir convenablement. »
J : « Je vais vous aider. »
John se leva mais, complètement aveugle du à la faible luminosité, il se cogna la tête, avant de buter contre une caisse.
E : « Laissez-moi faire. Asseyez-vous. J'en ais pour 2 minutes. »
Oubliant totalement sa blessure, Elizabeth s'essaya à soulever une banale caisse avec ses deux mains, mais la douleur à son poignet la rappela à l'ordre, et elle lâcha vivement la caisse qui tomba dans un vacarme faisant sursauter John.
J : « Elizabeth ? »
E : « Oui pardon … Fausse manip'. »
Alors qu'elle aurait voulu crier sa douleur, elle se contenta de comprimer son poignet contre elle en se mordant la lèvre.
J : « Elizabeth, ça va ? »
E : « Oui, oui. Il … il y a de la place ici, asseyez-vous. »
Elle le guida de son bras valide jusqu'à un petit renfoncement ; à présent calé entre la porte les séparant du devant du jumper et une énorme caisse, John sombra bien vite dans un profond sommeil. Elizabeth quant à elle, trouva difficilement le moyen de dormir : se tournant et retournant, sa tête lui faisant un mal de chien, elle ne trouvait pas sa place … Alors, elle s'assit contre la paroi, fixant les lunes jusqu'à ce que ces yeux la brulent … ils se fermèrent bien malgré elle, la fatigue l'emportant sur la douleur ou le stress.
Une sensation de froid coulant sur son visage … de l'eau entourant sa tête … comme sur un nuage, tout son semblait bien loin, toute douleur semblait atténuée, le corps semblait flotter … flotter … flotter … comme dans de l'eau … l'eau … la mer … l'île.
John ouvrit les yeux et sursauta : son corps baignait dans l'eau de mer, ses yeux piquants d'avoir été immergés dans l'eau salée. Sa vue encore brouillée, il distinguait un peu mieux les contours … mais il n'eut pas besoin de voir pour comprendre : la mer était en train de monter … la marée … le jumper allait être engloutie dans les eaux.
J : « Elizabeth !! Elizabeth !!! »
Cette dernière, encore endormie, se réveilla doucement. Quand elle sentit à ses pieds, l'eau monter, elle se leva vivement.
E : « Merde ! »
J : « Prenez tout ce que vous pouvez : nourriture, trousse de secours. »
Elizabeth s'exécuta et tandis qu'elle donnait tous ce qui pouvait être sauvé à John, qui tint alors le sac de denrées comme le bien le plus précieux, l'eau continua de monter. Elizabeth aurait voulu prendre plus mais déjà l'eau leur arrivait jusqu'aux mollets ! Elle guida John pour sortir du Jumper. Puis ils marchèrent difficilement, leurs pas étant ralentis par le sable et l'eau, jusqu'au rivage. Se posant assez loin, ils regardèrent le Jumper se faire engloutir à moitié … seul la moitié de son flanc sortait des eaux.
E : « Vous pensez qu'il sera encore là demain ? »
J : « Oui, il est trop lourd pour que le courant l'emporte. Qu'est ce qu'on fait maintenant ? »
Elizabeth jugea de l'heure qu'il était : 4h du matin … les marées étaient différentes de celles sur Terre … Ils étaient trempés mais le soleil allait bientôt se lever. Elizabeth s'assit alors dans le sable, suivie par John et, cote à cote, ils assistèrent à la naissance du jour, les rayons du soleil naissant illuminèrent alors le ciel, donnant à l'île un aspect mois terrifiant.
E : « Nous avons de quoi subvenir jusqu'à ce que les recherches se mettent en route … s'ils ne nous voient pas arriver d'ici 11H ou midi, ils commenceront à se poser des questions non ? »
J : « Je …. Je crois … Vous avez réussi à dormir un peu ? »
E : « Oui mais mal, le réveil ayant été un peu … rude. »
Voyant son bandage rougir de son sang, Elizabeth prétendit un besoin naturel pour laisser John seul le temps de changer son bandage. Contre un arbre, elle enleva précautionneusement la bande souillée d'eau de mer et de sang … la blessure ne semblait pas vouloir cicatriser, pour le plus grand malheur d'Elizabeth. Elle fit alors couler, à même sa plaie, de l'alcool en gémissant.
J : « Elizabeth ? »
Elle sursauta en laissant tomber le flacon d'alcool par terre.
J : « Qu'est ce que vous faites ? »
E : « Co… Comment m'avez-vous trouvé ? »
J : « Ma vue … Ma vue est revenue … en grande partie. Qu'est ce que vous avez à la main ? »
Comme une petite fille prise en faute, elle planqua ses mains derrière son dos. Mais il en fallait plus à John pour renoncer. Il s'approcha … encore et encore jusqu'à coller son corps contre celui de Liz. Leur souffle pouvait se confondre … Elizabeth perdit son assurance de par cette proximité, ce qui laissa à John tout le loisir de poser ses mains sur les bras de la jeune femme, avant de les faire glisser jusqu'aux poignets de Liz, donnant un frisson à Elizabeth. Quand il vit un rictus de douleur se peindre sur le visage de la jeune femme, il eut sa réponse :
J : « Montrez-moi. »
Se sachant découverte, elle ne pu faire marche arrière : elle montra son poignet sous les yeux horrifiés de John.
J : « Mais vous êtes folle ?!? Rester comme ça !!! Pourquoi ne pas me l'avoir dis avant ? »
Agacée par l'empressement et l'inquiétude excessive de John, elle se dégagea le poignet, au prix d'une petite douleur la tiraillant, avant de lui couper la parole :
E : « Ca suffit !! Comment auriez-vous pu m'aider alors que vous étiez à moitié aveugle ?!? Si c'était pour empirer la chose ! »
J : « Oui mais maintenant je vois ! Alors vous allez me laisser vous soigner plus proprement que cachée derrière un arbre. »
Sans qu'elle ne puisse protester, il l'entraina sur la plage. Il la força à s'asseoir et, à genou à coté d'elle, il ouvrit la trousse de secours …
J : « Vous m'avez recousu aujourd'hui, c'est à mon tour à présent. »
E : « Me ferez vous souffrir comme je l'ai fait avec vous » demanda-t-elle craintive.
J : « Je devrais ! » s'amusa-t-il.
Quand elle vit le fil et l'aiguille, Elizabeth détourna la tête.
J : « Si vous êtes courageuse, vous aurez le droit à un bonbon. »
E : « Très drôle ! »
J : « Quoique … je n'ais pas eu le droit à une petite douceur moi hier. » s'offusqua-t-il.
E : « Voulez-vous bien vous concentrer et qu'on en finisse ! »
J : « J'y crois pas … »
E : « Quoi ? » fit-elle tout en se tournant vers lui.
John sortit un tube de pommade et fixa Elizabeth d'un regard désespéré.
E : « Qu'est ce que c'est ? »
J : « De la pommade anesthésiante ! » dit-il rageusement en sachant qu'il aurait pu éviter une séance douloureuse la veille.
E : « Oh ? Oh … je … je n'ais pas fait attention … je … j'étais stressée … Vous … vous allez quand même l'utiliser avec moi non ? » dit-elle, des yeux de chiens battus habillant son visage.
J : « Ca ne servirait à rien. »
E : « Pourquoi ? »
J : « La pommade doit être appliquée plusieurs heures avant l'intervention. »
E : « Et bien mettez-là maintenant et avec un peu de chance elle agira pile au moment où les secours arriveront !! »
John perdit son petit sourire … il fixa alors son regard sur le jumper partiellement immergé.
J : « Elizabeth … J'ai … J'ai quelque chose à vous dire. »
A SUIVRE ...
