Titre : Retrouver l'espoir
Genre : Aventure et romance
Rating : Tout public. (K)
Personnages : Tous
Résumé : Alors qu'une inconnue aide Frodon et ses amis à échapper aux cavaliers noirs, elle sait qu'à présent, elle est impliquée dans la quête du jeune hobbit. En effet, elle se joindra à eux pour son plus grand malheur ou... ou alors pour l'inverse ? Qui sait ? L'histoire le dira...
Disclamer : Le seigneur des anneaux n'appartient qu'à Tolkien !
Spoiler : D'ici à ce que j'atteigne le troisième film, vous avez le temps ;) alors jusque là, disons que les spoilers s'arrêtent au film 1.
Notes : Bonjour ! J'ai repris beaucoup de passage du film, de même que dans la chapitre suivant. Sinon, vous en apprendrez plus sur Lúthien et sur Aragorn, je vous laisse le découvrir.
Chapitre 7 : Les mines de la Moria
"Il faut avancer", déclara Gandalf tandis que la luminosité créée par son bâton grandissait.
Boromir prit Gimli par le bras et le releva.
"À quoi bon", soupira-t-il en se laissant retomber au sol.
Lúthien s'accroupit près de lui et posa sa main sur son bras.
"Maître Nain, appela-t-elle avec douceur. Durin, le Seigneur de ces lieux, n'aurait pas voulu que vous abandonniez. Vous avez jusqu'à présent fait preuve d'un courage que je ne savais pas propre aux nains. À vous seul, vous m'avez montré la véritable identité des nains. Alors pour tous ces morts, vos frères, continuez de représenter cette espèce. Quand tout ceci sera fini, je serai heureuse de venir chez vous assister à toutes ces fêtes qui dans votre bouche semblent être des moments d'éternité.
- Je vous y invite de bon coeur, Dame Lúthien, approuva le nain en essuyant ses yeux.
- Merci", sourit la jeune femme.
Elle déposa un baiser plein de tendresse sur le front du nain et se releva en lui tendant le main. Il la prit et se leva.
"Bien, je serai fort", affirma-t-il en partant devant.
Gandalf le suivit et toute la troupe se mit en marche.
"Nous n'avons plus le choix désormais. Il nous faut atteindre les ténèbres de la Moria. Soyez sur vos gardes. Il y a des êtres plus anciens et plus répugnants que les Orques dans les profondeurs du Monde, les prévint Gandalf. Ne faites pas de bruit. Il nous faudra quatre jours de marche pour atteindre l'autre côté. Espérons que notre présence passera inaperçue."
Tous opinèrent. Après une ou deux petites heures, cependant, il fallut songer à dormir. Ils s'arrêtèrent au pied d'un grand escalier et établirent là leur campement. Yucca vint aussitôt tourner autour de sa maîtresse, réclamant un peu d'affection. Elle s'assit non loin du feu et lui ouvrit les bras. Le méarils vint s'y loger avec ravissement. Elle le caressa, lui murmurant des paroles que seul lui pouvait comprendre et finalement s'endormit sans même avoir mangé, roulée en boule. Yucca ronronnait de plaisir. Aragorn vient la prévenir que le repas était prêt et la trouva ainsi. Legolas derrière lui, enleva sa cape et la plaça sur la jeune femme.
"Lúthien ne supporte pas le mal d'où ses nombreux évanouissements. Ce sera pire près du Mordor", lui apprit Aragorn.
Le prince elfique opina et ils s'éloignèrent.
"Elle est spéciale, murmura Aragorn, cherchant comment commencer.
- Je sais, répondit Legolas. Elle n'est certainement pas pleinement de la race des humains.
- Oh, ça non, sourit le rôdeur.
- Au début, je penchais pour une semi-elfe, mais maintenant, je me rends compte de mon erreur."
Aragorn approuva et ils restèrent silencieux un moment. Ils prirent leur repas et se mirent un peu à l'écart.
"Elle te le dira, elle te contera son histoire, souffla Aragorn en se tournant vers lui. Arwen et moi n'en savons rien, nous n'avons fait qu'émettre des hypothèses. Certains indices de sa part nous ont éclairés. Elle sait que nous savons qui elle est, mais ne nous l'a jamais dit."
Il sembla pensif un moment.
"À toi, elle le dira."
Legolas approuva, son regard se portant sur la forme endormie de l'autre côté du camp.
"Je l'ai rencontré à mes cinq ans, déclara soudainement le rôdeur.
- Cinq ans ?" s'étonna son ami.
Il en vint à se demander quel âge elle pouvait avoir.
"Je ne sais pas, répondit Aragorn à son interrogation muette. Même si j'étais petit, j'en garde un souvenir impérissable. Je venais tout juste d'être recueilli par Elrond. J'étais un peu perdu, déboussolé. Elrond prenait soin de moi, mais les elfes ont une notion de l'affection un peu particulière, alors quand Lúthien est arrivée, ça a un peu été la révolution. Elrond me l'a présentée comme étant une amie de sa fille. Durant tout son séjour à Fondcombe, elle passa de longs moments avec moi. Elle me donnait l'affection qu'il me manquait.
Au final, pendant mes cinq premières années là-bas, elle ne quitta pas la cité plus d'un mois. Puis, elle m'expliqua qu'elle devait rentrer chez elle et qu'elle ne reviendrait pas avant un moment. Peu après, je rencontrais Arwen. Elle me fit découvrir énormément de choses, mais ne resta pas longtemps. De toute façon, je passais la plupart de mon temps avec Elrond, même quand Lúthien était là. C'est lui qui m'a éduqué. Il m'a apprit l'histoire, l'elfique, le combat et de nombreuses autres choses. J'ai eu quinze ans et durant quelques temps, Lúthien et Arwen étaient là, toutes les deux autour de moi. Elles m'emmenèrent voyager, je découvris la Comté entre autres. Notre périple dura un an et me donna le goût du voyage. Notre statut avait déjà changé, sans le savoir, nous étions devenus amis et je ne les considérais plus comme des mères de substitution. Puis, j'ai eu vingt ans et quand Arwen est revenue, ma vision des choses a réellement changé. Lúthien est arrivée peu après et a tout de suite deviné ce qui se passait.
- Vous tombiez amoureux de Dame Arwen, comprit Legolas.
- Oui", affirma le rôdeur.
Il arrêta là son histoire, songeur, et l'elfe n'en demanda pas plus, comprenant qu'Elrond avait dû poser ses conditions et qu'avec tout ce qui se passait en ce moment, leur histoire était compromise.
Legolas posa une main sur son épaule, le remerciant silencieusement et se leva. Il rejoignit Lúthien, s'installant près d'elle pour la nuit. Il se sentait mieux ainsi.
La nuit fut calme et lorsque tous furent à peu près réveillés, ils commencèrent la longue ascension. Marche après marche, ils restaient silencieux. Ils montaient depuis trois bonnes heures déjà quand soudainement, Gandalf s'arrêta. Devant lui se trouvait trois chemins.
"Je ne me souviens pas de cet endroit", déclara alors le magicien, une main sur son menton.
Les hobbits, aussitôt, se laissèrent tomber au sol, de même que Gandalf qui s'assit au centre des trois chemins. Lúthien et Legolas qui étaient les derniers arrivèrent à cet instant.
"Eh bien, vous faites bande à part ?" se moqua Aragorn.
Ils ne relevèrent pas et observèrent la situation.
"Que se passe-t-il ? questionna Legolas.
- Gandalf ne se souvient pas de cet endroit", informa Pippin, un peu sarcastique.
Comme les autres, ils s'assirent. Deux bonnes heures passèrent et, à présent, Pippin, Merry et Sam jouaient à un jeu de leur invention, Aragorn continuait d'affûter sa lame, déjà tranchante au possible. Boromir faisait la même chose et Gimli, assis aux côtés de Lúthien, lui contait les histoires de son peuple avec émotion. La jeune femme buvait ses paroles, conquise par sa passion. Legolas écoutait plus distraitement, gardant un œil sur Frodon. Ce-dernier, s'installa bientôt près de Gandalf et promena son regard sur les alentours.
"Là en bas. Il y a quelque chose ! s'exclama-t-il après un moment.
- C'est Gollum, lui apprit le magicien.
- Gollum ?
- Cela fait maintenant trois jours qu'il nous suit.
- Il s'est échappé des donjons de Barad-Dûr !
- Echappé ? Ou relâché ? C'est l'anneau qui l'a mené jusqu'ici. Il ne se débarrassera jamais de sa dépendance de l'anneau. Il l'aime et il le hait, autant qu'il s'aime et qu'il se hait. La vie de Sméagol est une triste histoire. Oui, Sméagol ! C'est ainsi qu'on l'appelait avant que l'Anneau ne le trouve, et ne le conduise à la folie.
- Quelle pitié que Bilbon ne l'ai pas tué quand il en a eu l'occasion.
- De la pitié ? Mais c'est la pitié qui a retenu la main de votre oncle. Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort et les morts qui mériteraient la vie. Pouvez-vous leur rendre Frodon ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser mort et jugement. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins. Mon cœur me dit que Gollum a encore un rôle à jouer. En bien ou en mal, avant que cette histoire ne se termine. De la pitié de Bilbon peut dépendre le sort de beaucoup."
Frodon resta un instant silencieux.
"Je voudrais que l'anneau ne soit jamais venu à moi. Que rien de tout ceci ne se soit passé, murmura-t-il après un moment.
- Comme tous ceux qui vivent des heures si sombres, mais ce n'est pas à décider. Tout ce que nous devons décider c'est que faire du temps qui nous est imparti. Il y a d'autres forces à l'œuvre dans ce monde, à part la volonté du mal. Bilbon a été désigné pour trouver l'anneau. Et dans ce cas vous aussi avez été désigné pour le détenir. Et ça c'est plutôt encourageant."
Il avait dit ces paroles avec le sourire et cela désarçonna le hobbit qui n'avait pas vu les choses de cette manière. Puis, Gandalf se leva d'un bond.
"J'ai trouvé !" s'écria-t-il, victorieux.
Il choisit un des trois chemins, entraînant la Communauté à sa suite. Ils prirent un autre escalier, descendant cette fois-ci et après une heure de marche, débouchèrent sur une salle immense. Le plafond était soutenu par d'innombrables colonnes.
"Risquons-nous à faire un peu de lumière, souffla le magicien en levant son bâton. Regardez, le grand royaume et la cité des nains de Gavenin."
Tous étaient émerveillés. Une telle construction dans un tel endroit, c'était improbable et pourtant !
"Votre peuple est grand", déclara Lúthien à Gimli.
Ce dernier était fier et tout en avançant, chacun continua de porter sur l'édifice un regard admirateur. Legolas lui même ne l'aurait jamais avoué, mais il trouvait cet endroit sublime. Gimli se précipita brusquement vers une porte et entra dans une salle contiguë. Cette salle était un tombeau et pas n'importe lequel.
Lorsque les autres le rejoignirent, Gimli était déjà en larmes au pied de la tombe. Il poussait des cris à fendre le coeur. Gandalf s'approcha et lut :
"Ici gît Balin, fils de Fundin, Seigneur de la Moria. Il est mort. C'est ce que je craignais, et il prit un livre des mains d'un cadavre. Ils ont pris le pont et la deuxième salle, lut le magicien. Nous avons barricadé les portes. Les tambours viennent des profondeurs. Nous ne pouvons plus sortir. Une ombre s'avance dans le noir. Nous ne pouvons plus sortir. Ils arrivent..."
La ligne s'arrêtait là, comme en suspend, perdue. Un rayon de lumière éclairait la tombe et donnait à la pièce un aspect des plus solennelles. Alors que Gandalf répétait ces mots : "ils arrivent", Pippin qui tenait son chapeau et son bâton avait reculé jusqu'à un puits où un cadavre était assis. Par curiosité, il leva sa main vers celle du cadavre et la toucha. Celle-ci se détacha du squelette et tomba dans le puits, entraînant à sa suite le squelette tout entier. Le son résonna et se répercuta jusqu'au fin fond de la mine. La chaîne et le boulet accrochés au cadavre le suivirent et provoquèrent à leur tour un bruit tellement important qu'il était impensable de passer inaperçu à présent. À chaque écho, Pippin fermait un peu plus les yeux sous le regard noir de colère du magicien. Il lui reprit brusquement ses effets et se pencha vers le hobbit.
"Crétin de Toucque ! hurla-t-il. Jetez-vous dedans la prochaine fois ! Ça nous débarrassera de votre stupidité !"
En d'autres circonstances, ils auraient bien ri de cet incident, mais actuellement, tous leur efforts de discrétion venaient de tomber en morceaux. Le bruit des tambours les glaça sur place. Des cris se firent entendre et Frodon tira sa lame. Elle brillait d'une lumière bleue des plus inquiétantes.
"Des orques !" s'écria Legolas.
Boromir se précipita vers la porte et manqua de se prendre une flèche.
"Reculez ! cria Aragorn en poussant les hobbits. Restez près de Gandalf."
Le magicien les emmena dans le fond de la pièce tandis que Boromir et Aragorn fermaient la porte.
"Ils ont un troll des cavernes", leur apprit l'homme du Gondor.
Legolas leur lança de grandes haches et sous les yeux apeurés des Hobbits, ils bloquèrent la porte. Puis ils se reculèrent et tous se préparèrent à combattre, tirant lames et épées. La porte reçut une première secousse puis une deuxième et à chaque fois, les hobbits sursautaient. Lúthien et Gandalf restaient devant eux.
"Qu'ils approchent, gronda Gimli, il y a encore un nain dans la Moria qui respire."
Il se tenait debout sur la tombe de Balin, prêt à en découdre. Un premier trou fut percé dans la porte et Legolas et Aragorn décochèrent leur flèche. Puis la porte céda complètement et le combat commença.
