A\N : 6h30 AM… et pas dormi de la nuit… Vais prendre mon p'tit déj', et essayer de dormir…
You're amazing too: Thank you so much for this review! I really like when comments are like this one. So yeah, I liked it. I don't have much to say, but just wanted you to know that I really appreciate what you wrote. ^ _ ^ ( And I didn't know Lily means Yuri… ;o )
IdrewAcow: Haha, merci beaucoup. Contente que tu aies bien aimé, et que tu aies trouvé ça émouvant. (- :
Lina-sama : Très bien, c'est d'accord pour Last Song, je la mets dans ma liste. ^ w ^
Ma Zaza : NYAN ATTACK~ Merci pour ton commentaire. Comme d'habitude, je l'ai beaucoup aimé. Pour ce qui est du mot « drummer », je pense que j'ai utilisé un anglicisme… Erf, je crois qu'en français, c'est de la batterie, je ne suis pas certaine. xD Et ouais, tu es ravies de ce qui se passe, on se demande bien pourquoi, eh. xD Le truc du Zombie, putain, t'as trop raison. Je n'avais même pas remarqué. LMAO. Meeerci encoreeeeeuh~
Bakachan: Merci pour ton commentaire ! Madness of Miss Venomania ? Héhé. Je l'avais déjà regardé; c'est d'accord. Ce serait bien la première fois que je vais écrire un harem. Mais le Miku x Luka sera dominant, c'est certain… xD
Tsu : Contente que tu aimes toujours autant et que tu trouves que j'écris toujours aussi bien. Si je suis lesb' ? À moitié, disons. Je suis bi. xD Les gens sont plutôt ouverts pour leur orientation ici, dîtes-donc. Enfin merci pour ton commentaire. ^ _ ^
Paru-ch4n : Ce que les gens aiment le lemon… xD Si tu comprends ce que Miku et Luka ressentent, alors je suis d'accord pour dire que tu es trop compréhensive par rapport aux sentiments des autres… xD Enfin, merci pour ton comm'.
Bon, voilà, World is Mine que Mayuri avait demandée de faire. Je dois vous avouer que je ne suis satisfaite du résultat… Peut-être était-ce le fait que j'ai écrit ça si tard... Ah, et maintenant, je vais essayer d'écrire à la troisième ET première personne à tour de rôle. x)
~° World is Mine °~
Je suis la Princesse numéro un dans le monde,
Tu dois savoir me traiter comme telle par cœur, compris ?
J'étais la princesse numéro un dans le monde. Elle devait suivre mes ordres, telle une servante le ferait à son maître. C'était comme ça, après tout, la vie de princesse… Enfin, en réalité, j'en n'étais pas une, mais j'aimais croire que je l'étais. Je ne voulais cependant pas être le genre de princesse qui avait beaucoup de boulots dans les mains et où elle devait suivre des règles strictes. Non, moi, Hatsune Miku était une princesse digne d'un conte de fée. Vous savez, le genre de conte pour enfants où tout était stéréotypé ? J'étais belle au point de faire tourner la tête des garçons, j'étais du genre à attendre mon beau prince charment descendre en cheval blanc pour me dire : « Jolie Princesse, voulez-vous être mienne jusqu'à la fin des temps ? »
… D'accord, d'accord, j'avais une imagination fertile, mais c'était ma façon de voir la vie, et ça, personne ne pouvait la changer. Et cette façon de voir la vie me paraissait beaucoup plus amusante qu'une vie normale. Par contre, quelques personnes me disaient que j'étais gamine et que j'étais étrange, mais ça ne changeait rien. Je vivais ma vie comme je le voulais ! J'avais peut-être seize ans – ce qui n'était pas du tout l'âge pour jouer à la princesse -, mais ce n'était pas grave, parce que je m'amusais. N'étais-ce pas ce qui était le plus important ?
Mais voilà, comme toutes jeunes filles, j'avais également un passé. Un passé pas très plaisant, d'ailleurs. Mes parents étaient morts. Depuis deux ans, seulement. Ils étaient allé cherchez du lait, mais ils n'étaient pas revenus; un accident de voiture. Pendant quelques mois, j'étais déprimée, je ne savais plus quoi faire de ma vie, et puis… c'était là que j'avais décidée d'être une princesse. Je supposais que ça m'aiderait à vivre une vie heureuse et amusante…
J'avais été ensuite « adoptée » - si on pouvait dire ça comme ça – par une fille plus âgée que moi. Elle avait vingt ans… En fait, je la connaissais déjà avant que mes parents meurent; je l'avais toujours vu comme ma grande sœur, mais maintenant je la voyais comme ma servante. Plutôt marrant, non ? Je lui avais envoyé souvent des ordres, mais elle ne faisait rien; elle ne m'écoutait pas. Cela avait le don de me faire fâcher à chaque fois.
Mais elle ne m'échappera pas; elle allait un jour m'écouter, me vénérer et m'admirer comme une princesse. C'était mon but.
Et je comptais le réaliser, parce que j'étais la princesse numéro un dans le monde…
Premièrement, tu dois savoir quand j'ai une coupe différente de d'habitude,
Deuxièmement, n'oublie pas de regarder tout, jusqu'à mes chaussures, compris?
Troisièmement, à chaque mot que je dis, tu dois en répondre trois.
Aujourd'hui, j'avais mis mon plus beau ensemble pour une promenade en ville que j'allais faire avec elle. En fait, nous y allions pour regarder dans les vitrines des différentes boutiques et pour manger de la crème glacé. Enfin… la crème glacé n'était pas prévu, mais j'avais l'intention d'en manger une, alors je l'obligerai. Et oh ! Ce ne sera pas moi qui payerai. Pour une princesse, tout était gratuit, après tout…
Je me regardai une nouvelle fois dans le miroir de ma chambre. Je passai alors la main dans mes cheveux quand je vis une couette qui avait besoin d'un coup de brosse. Voyant qu'elle n'arrêtait pas de se retrousser, je grognai, et laissa finalement tomber. Cette journée-là, je portai une jupe à carreaux roses et blanches, une paire de bas noir qui m'arrivait à mi-cuisse, une camisole blanche avec de la dentelle rose, et je m'étais évidemment faites mes deux queues de cheval que j'avais l'habitude de porter. En fait, mes cheveux étaient tellement longs que je n'avais pas d'autre choix que de les attacher afin qu'ils ne touchent pas le sol. Luka, celle avec qui j'habitais – celle qui m'avait « adoptée », en fait -, me disait souvent que de les couper… Mais jamais je ne ferai une telle chose. Mes parents adoraient quand mes cheveux étaient longs, et je le faisais en quelque sorte pour eux.
Satisfaite de mon allure et prête à impressionner Luka – qui me criait depuis tout à l'heure pour savoir quand je serai enfin prête -, je descendis les escaliers d'un pas assuré. Quand je la vis, j'essayai de faire mon plus beau sourire pour l'impressionner, mais elle ne me jeta qu'un bref regard ! Je n'avais eu le droit qu'à un petit coup d'œil ! Génial… Bon, pour ce qui est de Luka, elle était toujours aussi magnifique, même si ce qu'elle portait était plutôt « ordinaire » ; une paire de jeans serré et un t-shirt avec un logo. Mais c'était bien son visage qui était extraordinaire ; il paraissait sans défaut, ses yeux bleus cristaux feraient tourner la tête de n'importe qui, ses cheveux étaient couleur feuille de Sakura. Côté beauté, je la jalousai très légèrement. J'étais tout de même plus mignonne qu'elle… Enfin, j'imagine.
Je croissais donc les bras en-dessous de ma poitrine – presque plate -, et pris un air boudeur, déçue que Luka m'ait évité alors que je m'étais faite belle pour elle. Finalement, c'était peut-être normal, surtout quand il s'agissait d'elle ; elle faisait disons un peu tsundere. Elle ne disait souvent pas ce qu'elle pensait, elle prenait souvent un air froid, mais au plus profond de mon cœur, je savais qu'elle était une personne sensible et qui aimait s'amuser.
Je la suivi donc en souriant aux gens aux alentours. D'ailleurs, les garçons et même les filles me remarquaient ; ils me souriaient soit de retour ou soient ils disaient à leurs copains comment j'étais mignonne. J'aimais l'effet que je procurai aux gens. C'était comme si j'étais une princesse… Cependant, celle que je voulais qui me remarque ne me jetai pas le moindre regard. Alors qu'on s'arrêta devant une bijouterie, Luka regarda dans la vitrine, comme si elle cherchait quelque chose en particulier. Je pris donc cet instant pour prendre une pose « élégante » pour qu'elle me remarque et avoue enfin que j'ai très bonne allure. Voyant qu'elle était trop concentrée à regarder dans la boutique, je dis donc d'une voix légèrement irritée :
« - Comment me trouves-tu, aujourd'hui ? »
Elle haussa les épaules – encore les yeux rivés sur quelques bijoux – et répondit :
« - Ordinaire. »
Attendez… Ordinaire ? Moi, ordinaire ! ? Mais pour qui me prenait-elle ? Je croissais alors les bras, et pris une expression furieuse.
« - Comment ça ordinaire ? »
Elle ne me regarda même pas, puis un sourire fendit son visage, tandis que ses yeux brillèrent d'admiration. M'aurait-elle enfin remarqué ? Mon cœur se mit soudainement à s'emballer…
« - Wow ! T'as vu ces boucles d'oreille, Miku ? C'est dommage que je n'aie pas assez d'argents… »
Je sentis une colère déferler en moi. Comment osait-elle ? Comment osait-elle me trouver plus mignonne que des boucles d'oreille ? Je jetai tout de même un regard, et je compris sa stupéfaction; elles étaient en effet jolies. C'était un papillon doré dont les ailes étaient de couleur turquoise. Luka soupira, et se passa une main dans les cheveux, avant de repartir. Je la suivi de nouveau, tout en jetant un dernier regard. J'avais assez d'argents de poche pour les acheter, mais je laissai faire; c'était moi la princesse, c'était donc moi qu'elle devait gâter…
Si tu as compris cela, au fait ma main droite est libre, alors fais quelque chose !
Non, je ne dis absolument rien d'égoïste.
Je veux juste que tu penses du fond du cœur... que je suis mignonne.
Je soupirai, et continuai à faire la petite fille « innocente » en souriant à tous les garçons qui passaient devant nous. Mais Luka ne me remarquait toujours pas; elle regardait aux alentours, admirant le paysage. Je voulais qu'elle me regarde, elle devait me remarquer. J'eu donc une idée; je me mis à gambader devant elle, les mains derrière le dos, tout ça en chantonnant. Je souris donc quand je pouvais sentir son regard sur moi… jusqu'à ce que je trébuche sur le sol…
Rougissant comme une tomate, je croissais les bras et mis ça sur la faute d'un passant qui ne m'avait même pas frôlé d'un cheveu. Luka leva les yeux au ciel en souriant.
« - Toujours une gamine, soupira-t-elle. »
Je senti mes joues devenir rouges – de colère et surtout d'embarras -. Je n'étais pas une gamine ! J'étais une princesse ! Il y avait toute une différente. Et le pire dans tout cela, c'est qu'elle ne m'aidait même pas à me relever. Ne remarquait-elle pas que mes mains étaient disponibles et qu'elle pouvait me soulever en tout temps ? Je tendis ma main droite, lui disant avec mes yeux remplis de haine : « Allez ! Qu'est-ce que t'attends ? Aide-moi à me lever ! ». Elle soupira et roula des yeux, avant de me redresser sur pied. Sa main étaient douces et chaudes… Quand j'étais ENFIN debout, ma main était toujours dans la sienne, alors qu'elle me regardait dans le plus profond des yeux. Je senti mon cœur battre dans ma poitrine. Elle ne me lâchait pas, tandis que son sourire était rempli d'une certaine tendresse. C'était comme si soudainement, les passants avaient disparues, ne restant juste elle et moi. J'avais soudainement l'impression qu'elle était comme mon prince…
Évidemment, jusqu'à ce qu'elle enlève sa main d'un geste brusque et continue de marcher…
Je grognai alors, la maudissant de m'avoir lâchée la main dans un si beau moment. Je regrettai déjà d'avoir pensé qu'elle ferait un bon prince – je n'osai pas dire princesse, parce que c'était moi -. Elle était tellement ( trop ) indépendante… Mais je voulais encore ressentir la chaleur de sa main; je voulais qu'elle me la prenne. Je marchai à ses côtés, faisant exprès de frôler sa main pour qu'elle comprenne, mais elle ne fit rien; elle fit comme d'habitude, regardant dans les vitrines… Luka était carrément inaccessible, et ça m'énervait… La plupart des gens tombaient sous mon charme, mais pas elle… Je ne savais pas quoi faire de plus pour qu'elle me remarque…
Je voulais qu'elle sache que je ne suis pas une gamine, que je suis simplement une princesse qui voulait son attention…
Je suis la Princesse numéro un dans le monde,
Tu devrais le savoir... hé ho!
Me faire attendre est hors de question,
Qui crois-tu que je sois ?
Luka entra soudainement dans une boutique de vêtements. Je levai alors un sourcil, avant de la suivre. Qu'est-ce qu'elle faisait ? Elle s'approcha d'un rayon où des chemises fleuris trônaient; comme celles que quelques vieux portaient. Et d'ailleurs, ce n'était pas très joli. Comme Luka regardait ces chemises affreuses, je fis semblant de ne pas la connaitre, lui tournant le dos. Quelqu'un passa devant moi, et je pointai la fille aux cheveux roses du doigt, et dit à cet inconnu :
« - Je ne la connais. Je ne sais pas c'est qui. »
Celui-ci me dévisageait comme si j'étais une extraterrestre. Je détestai quand les gens me regardaient de la sorte. Je me retournai alors, et remarqua que Luka portait une chemise fleuries jaune et rouge flash, avec un petit sourire en me fixant dans les yeux…
« - Comment tu trouves ça ? C'est plutôt joli, non ? demanda-t-elle, l'air sérieuse. »
Elle était vraiment sérieuse ? Je croyais vraiment qu'elle avait plus de goût vestimentaire, parce que cette chemise était plus qu'affreuse. Voyant certainement mon regard traumatisé, Luka éclata de rire, avant de l'enlever. Je soupirai donc de soulagement en remarquant qu'elle plaisantait. Ce qui était bien avec elle, c'était qu'elle était pince sans rire; il était rare de savoir si elle plaisantait ou non. Quand elle faisait des blagues, elle ne souriait pas; elle paraissait toujours sérieuse.
Luka s'approcha de quelques jouets qui étaient dans la boutique. Je croyais qu'il n'y avait que des vêtements; on dirait que je me suis trompée. Elle attrapa un bâton noir et pesa sur un bouton. Je souris en voyant que c'était une fausse épée laser comme dans La Guerre des étoiles. Elle me la lança, avant d'en attraper une aussi. On dirait qu'elle voulait qu'on se batte dans la boutique… C'était bien Luka, ça. Elle ne montrait jamais le bon exemple aux jeunes. Mais j'étais excitée à l'idée de le faire.
Je poussai donc un cri de guerre – attirant quelques regards par-ci, par-là – et cogna mon épée contre la sienne. Une princesse avec une épée laser… On ne voyait pas ça tous les jours, non ? On s'amusait à cogner l'épée de l'autre; quelques personnes se mirent même à nous encourager. J'aimais attirer l'attention des gens. Luka me donna soudainement un petit coup sur le ventre, et je fis semblant d'avoir mal et de m'écrouler sur le sol. Je murmurai alors d'une voix basse :
« - J'aurai ma revanche. »
Je fermis alors les yeux, faisant semblant d'être morte. Luka se pencha vers moi, et me souleva du sol, me prenant dans ses bras. Je fis attention pour ne pas sourire et pour ne pas ouvrir mes yeux.
« - Oh non, murmura-t-elle, dramatiquement. Je n'avais pas voulu vous tuer, ma demoiselle… Mais d'un certain côté, je n'aurais plus à te garder chez moi, ce qui est, ma foie, une bonne chose. »
Je grognais, trouvant que sa blague douloureuse n'était pas drôle. C'était vraiment douloureux, même si je savais qu'elle plaisantait. J'ouvris les yeux, rencontrant ainsi son sourire rieur. Quelques personnes se mirent à rire par cette blague nulle. Elle me volait la vedette, et je n'aimais pas ça du tout.
Elle me tenait toujours dans ses bras. J'avais envie de me dégager, mais mes yeux rencontrèrent les siens. J'oubliai immédiatement que j'étais en colère. Elle me tenait comme un prince le ferait à sa princesse. Je me sentis rougir, sentant mon cœur battre violemment dans ma poitrine. Elle était près de mon visage. Je pouvais plus voir les détails de son visage. Elle était époustouflante… Puis, la magie s'arrêta soudainement quand elle me lâcha, et quand un employé nous regardait avec les bras croisés, l'air mécontent.
« - Excusez-moi, mesdemoiselles, je vous demanderais de quitter le lieu; vous menez trop de bruits. »
Luka s'excusa avec un sourire moqueur et sortit.
Bon, ça suffit ! J'ai envie de quelque chose de sucré !
Tout de suite, ok ?
Après quelques minutes de marche, je m'arrêtai pour remarquer qu'un stand de crème glacée était près d'ici. C'était parfait ! J'avais chaud, j'avais faim et en plus, j'avais envie de manger quelque chose de sucré. Je pris la main de la fille aux cheveux roses avec un sourire et l'entraina jusque-là. Luka me regarda avec un sourcil levé, lâcha ma main afin de croiser les bras.
Elle savait parfaitement ce que je voulais; ce n'était pas la première fois que je lui faisais ce coup, après tout…
« - À la menthe, dis-je, comme si de rien n'était. »
Je l'entendis murmurer un faible « idiote », avant qu'elle s'approche du stand et demande ce que je voulais. Je reconnus tout de suite celui qui s'occupait de la crème glacée; c'était Kaito, un de mes amis. Je le saluai alors, tandis que Luka me tendit mon cornet, en disant d'une voix ironique :
« - Tenez, Votre Majesté. Vous désirez autre chose, peut-être ? »
Ridiculisée, je lui tirai la langue, ne la remerciant même pas. Je ne l'avais rarement remercié quand elle me payait des choses. Premièrement, parce qu'elle ne méritait pas que je le fasse; elle me le donnait toujours méchamment et deuxièmement parce qu'elle m'avait dit que j'étais « ordinaire », alors que j'étais plus qu'ordinaire. Mais ce que je ne comprenais pas, c'était qu'elle me le payait tout de même… De toute façon, j'ai eu ce que je voulais.
Kaito me regarda de la tête au pied avec un petit sourire en coin.
« - Plutôt mignonne aujourd'hui, Miku, me complimenta-t-il. »
Un sourire sadique fendit soudainement mes lèvres. Je fis la petite fille innocente; je le remerciai timidement, faisant semblant d'être embarrassée en regardant sur le sol. Mais en fait, je regardai Luka du coin de l'œil pour voir sa réaction; je voulais savoir si elle était jalouse. Elle me regardait avec un sourcil levé.
Voulant aller plus loin, je murmurai d'une voix faible, faisant semblant que j'étais très embarrassée, pour faire à croire à Luka que j'étais touchée par ses mots :
« - Toi, t'es toujours mignon, Kaito… Si tu serais une sorte de crème glacée, je te mangerai… »
Le garçon aux cheveux bleus me remercia en souriant. J'entendis alors pouffer, et je tournai la tête vers la fille aux cheveux roses qui avait la main devant la bouche, se retenant pour ne pas éclater de rire. Vexée, je croisai les bras, et dit d'une voix irritée et assez forte pour qu'elle me comprenne :
« - En tout cas, Luka ressemble à une vieille chaussette sale à côté de toi. »
Kaito écarquilla des yeux, et je compris aussitôt que « la jeune fille timide et innocente » avait disparue. Je ris alors nerveusement, m'excusa et jeta la crème glacée alors que j'en avais pris seulement que quelques bouchées. Je rejoignis Luka en courant qui était toujours plié de rire. Je senti mes joues devenir rouges par l'embarras. En plus, ma fausse insulte avait l'air de rien lui faire. Elle était vraiment trop inaccessible…
Je l'entendis murmurer d'une voix moqueuse : « Si tu serais une sorte de crème glacée, je te mangerai ». Les joues encore plus rouges, je lui criai d'arrêter de se moquer de moi. J'avais fait de mon mieux pour trouver un compliment… Luka me caressa soudainement affectueusement la tête, me réchauffant le cœur.
« - Ma pauvre Miku, il va falloir que je t'apprenne à draguer. »
Non, plutôt m'apprendre à « comment te rendre jalouse » ou bien « comment avoir ton attention ». Je n'avais aucunement envie de draguer Kaito; il n'était pas de mon genre. J'avais fait ça pour essayer de la rendre jalouse, mais ça ne fonctionnait pas… J'étais découragée…
Des défauts ? Tu as tort, mes défauts sont mignons,
Je ne me plains jamais,
Hey, y'a quelqu'un ? Tu écoutes ce que je dis? Je dis que...
Ah, et puis aussi, je veux un cheval, blanc, évidemment,
Pour que tu viennes me chercher avec.
Je soupirai. On dirait que j'étais incapable de la faire tomber sous mon charme, alors que je le faisais à plein de gens… Mais pourquoi étais-je si déterminée à le faire ? Pourquoi chaque fois qu'elle me portait ne serait-ce qu'une petite attention, je sentais mon cœur battre dans ma poitrine ? Elle était tellement têtue, et lui faire avouer la vérité était une chose difficile. Je savais que je ressentais quelque chose d'anormale à son égard, mais je n'y pouvais rien. C'était ainsi. Je voulais qu'elle soit mon prince sur un cheval blanc, qu'elle me prenne la main et qu'elle avoue enfin que je suis mignonne... Mais je pouvais toujours rêver…
Quand j'y pense, mon anniversaire était dans seulement quelques jours. Je devrais commencer à lui énumérer ce que je voulais. J'en avais vraiment beaucoup, et je voulais qu'elle m'achète tout ce que je lui demanderai.
« - Hey, Luka. Tu sais que mon anniversaire est dans quelques jours, hein ?
- Bien sûre, bien sûre, soupira-t-elle, l'air agacée, savant certainement ce qui allait suivre. »
Voyant qu'elle avait l'air fâché, je baissai la tête, et murmura d'une petite voix :
« - J'aimerai alors avoir de nouveaux vêtements, des chaussures de sport, beaucoup d'argents de poche, un cheval blanc et aussi des…
- Écoutes Miku, me coupa-t-elle brusquement. Arrêtes de faire ta petite princesse, je commence sérieusement à en avoir marre. Tu crois que je travaille uniquement pour suivre tes petits caprices ? J'ai envie de m'acheter des choses, mais à cause de ton égoïsme, je me prive sans arrêt pour toi. En retour, je ne reçois même pas de « s'il te plait », ni même de « merci ». Si tu veux tout ce que tu désires, alors va travailler. »
Je me figeai soudainement. Luka ne m'avait jamais parlé de la sorte… C'était la première qu'elle me disait ce genre de choses douloureux… Mais elle avait raison; j'étais égoïste, je ne pensais à moi-même. Elle me regardait sévèrement, montrant à quel point elle ne plaisantait pas et qu'elle était sérieuse. Je senti ma vue se brouiller, tandis que mon cœur se tordit d'une soudaine douleur; ça faisait mal… Personne ne me l'avait dit aussi directement et encore moins une personne comme Luka.
Je senti une larme couler sur ma joue. La colère de Luka se transforma aussitôt par de l'inquiétude. Elle allait ouvrir la bouche pour parler, mais je parti en courant, ne voulant pas savoir ce qu'elle voulait me dire de plus. Je fonçai sur quelque passants, ne regardant pas où je mettais les pieds.
Seulement par ses mots, elle m'avait brisé le cœur. Elle venait de me « réveiller », de me faire rappeler que la vie n'était pas qu'un jeu, et qu'un jour ou l'autre, il allait falloir que j'arrête de jouer à ce petit jeu qui m'apaisait, qui me faisait oublier la réalité...
Si tu as compris cela, alors agenouille-toi, prends ma main et dis "Ma princesse",
Non, je ne dis absolument rien d'égoïste,
Mais tu sais, tu as aussi le droit de me gronder, un petit peu.
Je m'arrêtai soudainement de courir, essoufflée. Je regardai pour voir si Luka m'avait suivi, et je fus déçue de savoir que non. J'aurai voulu qu'elle me poursuivre et qu'elle s'excuse, mais ce n'était pas le cas. J'essuyai les larmes sur mes joues avec le revers de ma main. J'étais vraiment une gamine… Elle n'avait pas tort. Seize ans, bientôt dix-sept, et j'avais un cœur d'enfant…
Je m'assis sur un banc dans un parc et regarda des enfants jouer avec leurs parents. Je senti une douleur me pincer le cœur. Chaque fois que je voyais des jeunes joyeux jouer et s'amuser avec leurs deux parents, ça me faisait mal. Je n'avais qu'une seule envie; c'était qu'ils se retrouvent seuls, comme moi. Plutôt égoïste, hein ? Plus égoïste que moi, ça n'existait pas.
Une enfant me regarda soudainement avec la tête sur le côté, et me demanda d'une voix innocente :
« - Pourquoi pleures-tu ? »
Je haussai les épaules, ne la fixant pas. Cette dernière partit alors chercher quelque chose et me le donna avec un petit sourire.
C'était une fleur blanche.
« - Ma maman m'a dit que pour faire plaisir à quelqu'un, il fallait lui donner quelque chose qui lui apporterait de la joie. »
J'écarquillai des yeux, et prit la fleur par gentillesse. Quelque chose vint aussitôt me percuter de plein fouet; une jeune fille venait de me faire réaliser quelque chose. Je me levai brusquement et la remercia plusieurs fois en lui frottant amicalement la tête. Je remarquai immédiatement que sa mère était là, nous regardant en souriant. Je lui souris, avant de faire un au revoir de la main à l'enfant.
J'étais peut-être une princesse, mais une princesse n'était pas nécessairement égoïste...
Mon Prince à moi dans le monde,
Tu devrais le savoir... hého !
Nos mains sont libres,
Môssieur le prince silencieux et brusque.
Je courrai pour aller à un endroit en particulier. Heureusement que ce n'était pas trop loin. Quand j'y fus enfin rendu, j'ouvris la porte de la boutique en question, et remarqua ce que Luka avait voulu; les boucles d'oreille en forme de papillon. Je regardai le prix et grimaça. Tout mon argent allait y passer, mais ce n'était rien. Ce n'était rien si pour une fois, je pouvais également lui faire plaisir.
Je me rendis donc à la caisse, et le garçon qui s'en occupait, leva un sourcil, certainement surpris qu'une jeune fille achète un truc aussi cher. Mais quand il remarqua l'argent, un sourire de satisfaction fendit son visage. D'ailleurs, je le trouvais plutôt beau. Il avait de longs cheveux mauves attachés en une seule queue de cheval, il était grand et avait les yeux de la même couleur que ses cheveux. Il ressemblait à un prince, mais j'avais déjà quelqu'un en vue. Ce n'était pas un prince charment, mais une princesse.
Luka était peut-être une personne quelque fois froide, mais je savais qu'elle avait un cœur, tout comme moi. Et tout ce que je faisais, c'était de profiter d'elle, et j'avais compris que ce n'était pas comme ça que j'allais avoir son attention…
Les petits gâteaux avec une fraise sur le dessus,
Le délicieux pudding fondant fait avec des œufs sélectionnés,
Tout ça, absolument tout, je ne les réclamerai plus,
Alors s'il te plait, ne pense pas que je suis une fille égoïste,
Je peux être raisonnable quand je le veux,
Tu seras désolé après.
J'allai arrêter de lui demander tous ces trucs, je vais essayer d'être moins égoïste et plus serviable. Je me rendais compte de mes erreurs; je lui envoyais des ordres, comme si elle était mon esclave, alors que je l'aimais. Ce n'était pas comme ça que j'allais capturer son cœur. Non, ça ne fonctionnait pas comme ça. Rien n'était stéréotypé dans la vie, seulement dans les contes pour enfants…
« - Miku ! Tonna soudainement une voix essoufflée. »
Je tournai alors la tête, et remarqua le regard en colère de Luka. Je sentis immédiatement ma gorge se serrer, ne savant pas quoi dire, ni quoi faire. Je baissai la tête et tendis le sac que j'avais dans les mains. Surprise, la fille aux cheveux roses regarda ce qu'il y avait dedans. Elle écarquilla des yeux, avant de me regarder de nouveau.
« - Pourquoi… ? Pourquoi, Miku ? demanda-t-elle, paraissant encore plus furieuse. »
Surprise par le ton de sa voix, je bafouillai des excuses, avant de reculer de quelques pas. Je ne comprenais pas; je croyais que ça lui ferait plaisir…
C'est certain! Parce que je suis...
La Princesse numéro un dans le monde.
N'oublie pas de me regarder, ou alors je m'en irai ailleurs !
Tout à coup, tu m'as serré dans tes bras très fort, mais c'est si soudain... eh ?
"C'est dangereux.Tu aurais pu te faire renverser." as-tu dit en regardant ailleurs.
... Moi je dis que c'est toi qui es dangereux.
Je parti à nouveau en courant, puis je me stoppai soudainement en plein milieu de la rue; une voiture arrivait à pleine vitesse. Je fermis alors les yeux, puis quelqu'un se jeta sur moi pour ensuite me serrer très fort. Je hoquetai de peur… Je croyais que cette voiture allait m'écraser, mais j'avais tort; Luka venait de me sauver la vie. Elle me serrait maintenant dans ses bras.
Je me détendu aussitôt.
Des larmes coulèrent soudainement sur mon épaule; la fille aux cheveux roses était en train de pleurer dessus…
« - Idiote… Idiote, haleta-t-elle. »
Je murmurai alors un faible « merci » parce qu'elle venait de me sauver la vie, ignorant son insulte. Elle me serrait de plus en plus fort dans ses bras, et je décidai finalement d'embarquer dans cette chaleureuse étreinte. Mon cœur battait la chamade… Elle m'embrassa soudainement sur le front, continuant de verser des larmes. Je ne savais pas pourquoi, mais je commençai également à pleurer.
« - Je suis désolée, Miku, je suis vraiment désolée, murmura-t-elle. J'ai eu si peur de te perdre, et je… je viens de réaliser que je t'admire comme tu es…
- Luka… »
Luka tenait à moi. Elle ne le montrait juste pas. Je savais qu'elle était du genre à cacher ses vrais sentiments; ça faisait après tout deux ans que je vivais avec elle, je pouvais la comprendre ou du moins commencer à la comprendre…
Être dans ses bras, comme ça, me donnait une chaleur agréable au cœur, comme s'il se réparait des récentes blessures. Je savais également que j'étais folle amoureuse d'elle, même si je lui montrais souvent le contraire. J'étais certaine d'une chose; Luka ne m'aimait pas de la même façon que je l'aimais. J'en étais presque persuadée.
Mais…
Je voulais en être certaine…
Je me levai sur le bout des pieds, et plaqua soudainement mes lèvres contre les siennes. Luka écarquilla des yeux, avant de se détendre et de passer un bras au niveau de ma taille. Je fus surprise de la réponse rapide de son baiser; je ne m'attendais surtout pas à ce qu'elle m'embrasse de retour, surtout à un endroit publique… Mais au fond de mon cœur, j'étais heureuse. J'avais trouvé ma princesse.
Au moins, j'aurai appris quelque chose;
Les baisers passionnés comme dans les contes pour enfant…
Existaient…
L'inventaire des chansons :
- Magnet ( terminé )
- Rondo of the Sun and Moon ( terminé )
- charActer ( terminé )
- Go Google it ( terminé )
- Sayonara no kawari ni, hanataba wo ( terminé )
- One Step Layered ( terminé )
- World is Mine ( terminé )
- Blackjack ( en cours )
- Top Secret
- Ladies first
- Love is War
- World's end Dancehall
- Spica
- One more kiss
- Just Be Friends
- Last Song
- Madness of Miss Venomania
- Spice!
