Et voilà la suite (plus longue cette fois-ci :p), si gentiment demandée :)


Oliver souriait jusqu'à ce que son regard se pose sur la main gauche de sa compagne, et surtout sur son annulaire où trônait une bague argentée.

- Vous vous êtes trompée de doigt ou vous êtes déjà mariée ? lança Oliver d'un air innocent.

Le regard de la jeune femme se voila un instant mais l'étincelle qui brillait dans ses yeux bleus revint aussitôt.

- Ah, ça, commença-t-elle en regardant sa main comme si elle venait de découvrir son existence, je me suis peut-être trompée d'homme mais pas de doigt… Et je ne suis pas mariée, ce n'est qu'une bague de fiançailles. De toute façon, ça n'a pas beaucoup d'importance, je la garde au doigt par habitude, tout en sachant qu'elle ne vaut surement plus rien. Je veux dire que même s'il revenait, il y aurait surement prescription, comme dans les meurtres et tout ça. Oh je vais me taire maintenant parce que ce que je raconte n'a surement aucun sens et je ne fais que parler depuis… Bon, 3, 2, 1, tout ça pour dire que je me considère comme célibataire. Voilà, conclut-elle à bout de souffle avant d'écarquiller les yeux et reprendre d'un ton alarmé. Oh non, n'imaginez pas que je vous fais du rentre-dedans ou quoi…

Oliver souriait, il la trouvait adorable, fraiche, pétillante de vie et cela était contagieux. Même s'il n'allait pas se mettre à parler autant et aussi vite qu'elle, il sentait une nouvelle énergie en lui, une énergie qui n'était pas dominée par la colère ou la rage.

- Vous êtes hors de tout soupçon, répondit-il toujours souriant.

Cette fille semblait toute jeune, pourtant elle parlait comme si la vie l'avait accablée depuis des années. Il lui demanda donc délicatement quelle était son histoire, s'attendant à ce qu'elle lui dise que cela ne le regardait pas mais contre toute attente, elle commença à lui raconter qu'elle était sortie avec un type au lycée, qu'ils avaient été à l'université ensemble, qu'ils étaient heureux et qu'il avait même fait sa demande, montrant la bague comme appui. Mais après, tout avait basculé, le type en question avait perdu sa sœur dans un accident de voiture, trop accablé, il n'avait plus suivi les cours, avait raté ses examens et perdu sa bourse. Puis un jour, laissant juste un post-it sur le frigo, il s'était engagé dans la marine et était parti à l'autre bout du monde, en s'assurant que ce soit un endroit sans wifi.

Oliver était impressionné car même en racontant ce qui avait dû être un épisode dur dans sa vie, elle en parlait sans colère et sans rancœur.

- Vous avez étudié quel domaine ? intrigué par sa dernière remarque à propos du wifi.

- Informatique, au MIT.

"Waw" fut tout ce que put répondre Oliver. Qu'est-ce qu'une fille sortie du MIT faisait ici ?

- Pour répondre à la question que vous vous posez, j'ai déménagé récemment à Starling City et je cherche du travail. Je reviens actuellement de Central City où j'ai déposé quelques CV.

Il était pourtant sur de ne pas avoir posé cette question tout haut, il s'en serait rendu compte quand même. Il était toujours perdu dans ses réflexions lorsque la blonde se remit à parler.

- Excusez-moi, c'est vraiment impoli de parler tout le temps. C'est une habitude que j'ai depuis que je suis petite et j'ai beaucoup de mal à m'en empêcher mais ce n'est pas une raison. Je ne vous laisse même pas ouvrir la bouche… Enfin, si, puisque là, votre bouche est ouverte mais ce que je voulais dire, c'est que je ne vous laisse pas le temps de faire sortir du son de votre bouche et oh, misère, je recommence, dit-elle finalement avec une moue embarrassée.

Oliver s'étant rendu compte qu'il était exact qu'il avait la bouche ouverte, s'empressa de la refermer et sourit. Il avait l'impression qu'il avait passé sa soirée à sourire et avait même mal aux muscles de sa joue mais il se sentait bien.

- Vous dites avoir déménagé à Starling City, vous ne préféreriez pas travailler dans cette ville ?

- Si, bien sûr, mais j'ai déjà déposé ma candidature dans tous les endroits possibles et je n'ai toujours pas de nouvelles donc, j'ai décidé d'élargir le périmètre si je veux pouvoir continuer à payer mon appartement.

- Vous avez essayé à Queen Consolidated ?

Oliver en était le patron, s'il le voulait, il pourrait lui trouver un travail sans problème. Ce n'était pas dans son habitude d'aider les gens ainsi mais cette fille avait quelque chose de spécial.

- Oh oui, en premier lieu. C'est pour ça que j'ai déménagé ici d'ailleurs. Je rêvais de pouvoir entrer dans leur fabuleux département informatique, répondit-elle précipitamment, des étoiles dans les yeux.

Oliver se disait que, s'il avait pris la peine de lire les CV qu'il avait reçus, il l'aurait surement engagée mais, comme il était trop occupé à gérer les problèmes de son double vert, il les avait jetés dans la corbeille sans même y jeter un coup d'œil. Une chance pour elle qu'il l'avait croisée ici. Ou plutôt une chance pour lui, se dit-il mentalement.

- Arrêtez vos recherches, vous êtes engagée, mademoiselle…

- Smoak, Felicity.

- Felicity… répéta Oliver sans pouvoir s'en empêcher. Ce nom lui allait si bien et cela sonnait tellement bien de le prononcer à haute voix qu'il pensait ne jamais s'en lasser. Mais il dut reprendre ses esprits face au visage interrogateur qui se tenait en face de lui.

- Qu'est-ce que vous diriez de devenir mon assistante en informatique ?

- Cela existe ? demanda-t-elle sceptique. Enfin, je veux dire oui, bien sûr, j'accepterais n'importe quoi au point où j'en suis. Euh, non, pas n'importe quoi, rajouta Felicity précipitamment. Mais qui êtes-vous en fait ?

- C'est vrai, je ne me suis pas présenté. Oliver Queen, enchanté.