Bonjour tous le monde.

J'espère que vous allez bien. Je sais que cela fait un moment que je n'ai pas posté, mais entre la reprise du travail, mes séances de kiné pour mon épaule, mes révisions pour mon concours et mes problèmes familiaux, disons que je n'avais plus trop la tête à écrire.

Comme je vous l'ai dit, les chapitres sont écrits, mais avant de poster, je me relis toujours pour traquer les coquilles, les fautes, etc... Et comme je viens de finir de relire le chapitre 5, je vous le poste en espérant que les quelques personnes qui suivent cette histoire ne m'en voudront pas trop de l'attente et continueront à suivre cette fic.

D'ailleurs, désolée de ne pas vous avoir répondu par MP comme je l'ai fait pour les autres chapitres, mais j'ai un peu délaissé internet ces dernières semaines, mais je vous remercie tous pour vos messages qui m'ont fait très plaisir.

Allez, je vous laisse à votre lecture et espère vous retrouver à la fin du chapitre!

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Chapitre 5 :

Mai 2017 :

En s'étirant longuement, Regina tenta de se réveiller complètement. La nuit avait été difficile pour elle, Zelena ayant passé une bonne partie de la nuit à pleurer sans qu'elle comprenne d'où venait le problème. Finalement, épuisée d'avoir tant pleuré, Lena avait fini par se rendormir, permettant à Regina d'en faire autant, mais le répit avait été de courte durée, et les pleurs de Lena se faisaient de nouveau entendre, obligeant Regina à se lever une nouvelle fois pour s'occuper de sa sœur. Elle aimait vraiment s'occuper de la fillette et y avait pris grand plaisir durant ce dernier mois, mais en cet instant, elle paierait cher pour pouvoir dormir un peu plus longtemps. En baillant à s'en décrocher la mâchoire, Regina prépara son biberon à sa sœur, puis la changea et la recoucha avant d'hésiter sur ce qu'elle devait faire.

« J'ai encore beaucoup de travail à faire, je ne peux pas passer la journée à dormir, même si j'en ai très envie » soupira-t-elle avec dépit.

Un mois s'était écoulé depuis l'arrivée de Zelena dans sa vie, et elle n'avait pas vu le temps passer. Son exploration de la cave avait sans cesse été remise à plus tard, Zelena demandant une attention de tous les instants ou presque, et puis l'adolescente s'était dit qu'elle avait tout le temps pour voir si cet endroit dissimulait d'autres trésors. D'autant que ce que sa mère lui avait apporté lui avait permis de vivre plus ou moins décemment même si déjà les provisions se tarissaient. Et comme en écho à ses pensées, le bruit d'une voiture freinant brutalement au-dessus de sa tête la fit réagir.

« Mère arrive ! » s'exclama-t-elle en s'empressant d'éteindre les lumières pour aller se cacher dans la chambre, soulagée que Zelena se soit endormie.

Quelques minutes plus tard, les chocs sourds devenus familiers à Regina se firent entendre, puis ce fut à nouveau le silence, et Regina ne se décida à ressortir de sa chambre qu'en entendant la voiture s'éloigner dans un dérapage assourdissant. Avec soulagement, elle vit une dizaine de nouvelles caisses et décida de se doucher avant toute chose.

« Cela finira de me réveiller » soupira-t-elle en étouffant un énième bâillement.

De retour dans la salle, se sentant beaucoup mieux après cette douche revigorante et rafraîchissante, Regina s'assit sur sa chaise, se frottant doucement le ventre. Elle avait faim, mais ce n'était pas nouveau. C'était un sentiment avec lequel elle avait appris à vivre ces derniers mois. Elle qui n'avait jamais manqué de rien, pouvant manger ce qu'il lui plaisait chaque fois que l'envie lui en prenait était tombée de haut en se réveillant dans cet endroit et en comprenant que sa vie venait de subir un virage à 360°. Pourtant, le manque de nourriture n'était pas le pire. Non, le plus douloureux, ce qui la faisait le plus souffrir, c'était l'absence de son père adoré et celle d'Emma.

« Si tu savais comme tu me manques mon doux cygne… » soupira-t-elle en refoulant difficilement ses larmes.

Emma avait toujours été son repère dans la tempête, son roc, l'épaule sur laquelle s'appuyer et les bras dans lesquels se réfugier pour sécher ses pleurs et panser ses blessures. Mais Emma n'était plus là pour l'encourager et lui donner le courage d'affronter sa mère. Pourtant, elle avait eu l'impression de l'entendre la réconforter et lui ordonner de ne pas baisser les bras durant ces longues journées d'obscurité. Emma avait été cette petite voix dans sa tête qui lui assurait que tout s'arrangerait et qu'un jour, les secours viendraient et la ramèneraient à la maison. Et même absente, Regina savait qu'Emma ne voudrait pas la voir abandonner le combat. Au contraire, Emma se débrouillerait pour survivre, ne serait-ce que pour faire enrager Cora. La pensée fit sourire Regina et machinalement, elle se redressa, adoptant une posture combative.

« Je te promets de tout faire pour tenir le coup jusqu'à ce que tu viennes me chercher Emma » jura-t-elle, sa voix raisonnant dans la pièce.

Entendant son estomac gargouiller une nouvelle fois, Regina se décida à se lever pour se trouver quelque chose à manger, ravie de pouvoir enfin le faire, et surtout d'avoir le choix pour une fois, même si limité, c'était déjà bien plus que ce qu'elle avait eu ces derniers mois. Grâce à ce que sa mère avait apporté, elle allait pouvoir manger à nouveau de façon régulière et reprendre des forces. Enfin si elle trouvait des casseroles quelque part constata-t-elle en découvrant que cette fois, sa mère avait apporté une majorité de plats préparés.

Elle avait occupé le mois écoulé à nettoyer et vider les placards présents dans la pièce à vivre, la salle de bain et l'arrière cuisine, les nettoyant de fond en comble pour traquer le moindre grain de poussière, mais elle n'en avait pas déniché dans les placards qu'elle avait vidé, mais il lui restait encore toute une partie de la cave à explorer. A commencer par les escaliers. Regina avait eu l'intention de le faire plus tôt, mais les mois de privation l'avaient énormément affaiblie, et bien souvent elle avait été prise de vertiges et de malaises, l'incitant à la plus grande prudence et l'obligeant à réduire ses activités au maximum. Mais à présent elle se sentait plus forte, même si très fatiguée, et pouvait donc continuer son exploration de son environnement.

« J'ai vu des cartons et des boîtes la semaine dernière sous les marches… » se rappela-t-elle en emportant une des lampes dans cette direction.

S'arrêtant aux pieds de la première marche, elle tendit le bras pour éclairer l'endroit, et elle remarqua que le sol était très sale, et qu'une épaisse couche de poussière recouvrait une montagne de boîtes et de cartons.

« Ça va me prendre un temps fou pour vider tout ça, mais avec un peu de chance, j'y dénicherai des choses qui pourront nous être utiles… » soupira-t-elle en se demandant comment procéder de façon efficace.

Elle devait commencer par laver le sol. Elle marchait pieds nus et ne voulait pas mettre le pied sur quelque chose dont elle préférait ne pas imaginer ce que cela pourrait bien être en dehors de la poussière. Et puis si elle ne le faisait pas, cela gâcherait le travail qu'elle avait déjà abattu, et il n'en était pas question. Laissant la lampe posée sur l'escalier, elle retourna dans l'arrière cuisine et remplit le seau d'eau savonneuse avant de revenir laver le sol. Posant le seau sur la première marche de l'escalier qu'elle avait lavé la veille, elle repartit pour aller chercher le balai. Ensuite, elle déchira un vieux drap en deux et l'humidifia légèrement pour éviter que la poussière qui recouvrait les cartons ne vole dans tous les sens.

« Allez, au travail… » soupira-t-elle en donnant le premier coup de balai.

Elle savait qu'elle devrait probablement recommencer plus tard, mais pour le moment, elle devait donner un premier coup de propre afin de pouvoir accéder aux cartons et pouvoir les vider de leur contenu, espérant y trouver de quoi lui faciliter l'existence. Elle ne s'attendait pas à un miracle, mais quelques casseroles ou autres accessoires ménagers feraient parfaitement l'affaire. Rapidement l'eau devint noire, et elle put atteindre les premiers cartons.

« Bon, pour le moment, ça suffira ! » clama-t-elle en s'essuyant le front du revers de la main, grimaçant à l'idée de la trace noire qui devait à présent marquer sa peau.

Elle qui avait toujours été particulièrement coquette, passant des heures dans la salle de bain parfois, s'attirant ainsi les moqueries d'Emma, détestait les conditions dans lesquelles sa mère l'avait contrainte à vivre ces derniers mois. Sans pouvoir se laver ni même avoir un endroit pour faire ses besoins, devant se contenter d'une bassine en plastique que sa mère vidait lorsqu'elle y pensait. Secouant la tête pour ne pas sombrer une fois encore dans la dépression, Regina se focalisa sur ce qu'il lui restait à accomplir. C'était encore le meilleur moyen pour ne plus se laisser aller au vague à l'âme. Mais avant de s'atteler à la tâche, elle alla vérifier que Zelena dormait profondément. Satisfaite en constatant que l'adorable bébé dormait paisiblement, la jeune fille retourna à son dur labeur.

« J'espère au moins que ça en vaudra la peine… » souffla-t-elle en tirant à elle un premier carton.

Elle s'était attendue à ce qu'il soit très lourd, mais étrangement, ce n'était pas le cas. Bien sûr il n'était pas léger comme une plume, mais pour un carton de cette taille, c'était assez surprenant. Retirant la poussière qui le recouvrait pour éviter de salir inutilement ce qui se trouvait à l'intérieur, elle arracha le scotch et l'ouvrit, constatant qu'il n'était pas rempli entièrement, ce qui expliquait son poids.

« Des vêtements de bébé ! » s'exclama-t-elle en souriant « Avec un peu de chance j'en trouverai que je pourrais utiliser dès maintenant pour Zelena »

Fugacement, elle s'en voulut de ne pas avoir regardé dans ces cartons plus tôt, mais elle savait qu'elle n'avait pas été en état. La privation de nourritures et d'eau avait fait des dégâts, et le moindre effort lui avait énormément coûté. Grâce à ce que sa mère avait apporté, Regina avait pu reprendre des forces, mais elle était encore loin d'avoir retrouvé sa santé d'antan. Secouant la tête pour ne pas penser à sa situation hautement précaire, elle se focalisa de nouveau sur sa tâche actuelle. Elle aurait le temps de déprimer et de se lamenter sur son sort plus tard.

« Occupe-toi l'esprit, cela vaudra mieux » s'intima-t-elle avec conviction.

Ce carton ne contenant que des vêtements de bébé, elle les emporta dans la pièce principale pour les ranger plus tard dans la commode de l'arrière cuisine qu'elle avait nettoyée soigneusement, débarrassant les tiroirs de la poussière et autres parasites indésirables. Cette commode permettrait de garder les vêtements au propre, même si elle aurait préféré ne pas avoir à aller chaque fois dans l'arrière cuisine dans laquelle il faisait très froid, contrairement au reste de la cave qui s'était progressivement réchauffée depuis qu'elle avait relancé le générateur, lui faisant comprendre qu'il devait y avoir un système de chauffage au sol car celui-ci n'était plus glacé, mais agréablement tiède sous ses pieds nus.

« A moins que je ne trouve d'autres meubles que je pourrais transporter dans la chambre, ce qui serait plus pratique » soupira-t-elle en posant le carton près de la table, remettant à plus tard son tri.

Revenant près du tas de carton, elle observa la pile avec circonspection, hésitant sur le prochain carton à attraper pour ne pas déclencher une catastrophe et s'en prendre un sur la tête.

« Je me demande pourquoi les anciens propriétaires ont laissés toutes ces choses dans cette maison… » s'interrogea-t-elle de nouveau en constatant qu'il y avait bien plus de boîtes qu'elle ne l'avait cru de primes abords.

Mais Emma lui avait raconté que lorsque sa famille et elle avaient emménagés dans leur ranch, sa mère avait trouvé beaucoup de chose à la cave et au grenier que les gens avaient laissés derrière eux. Comme par exemple la belle commode ancienne qui était dans sa chambre. Son père l'avait poncée et vernie, et l'avait installée dans la chambre d'Emma qui l'adorait et en prenait grand soin, et Il y avait aussi la vieille horloge de leur salon, et tout un tas d'objet qu'ils avaient réparés. D'ailleurs Henry avait affirmé que cette commode valait une véritable fortune, tout comme une partie des meubles qu'ils avaient restaurés. Mais la famille d'Emma s'en moquait un peu, n'ayant pas besoin d'argent. Les grands-parents d'Emma étaient très riches après tout, et Emma le serait également un jour, même si la jeune fille ne s'en vantait jamais, ce qui était une des raisons pour lesquelles Regina l'aimait autant.

Emma n'était pas comme les autres filles riches qu'elles côtoyaient, et ne prenait jamais les gens de haut. Pas comme Aurore et sa clique qui lui donnait parfois envie de tordre quelques cous. En tant que fille du maire, Regina aussi venait d'une famille aisée, d'autant que la famille de son père était de la vieille aristocratie américaine, ce qui expliquait pourquoi Cora s'était intéressée à son père, mais elle détestait que les gens la prennent pour une snob prétentieuse et arrogante. Emma lui disait toujours qu'elle ne devait pas accorder tant d'importance à l'avis de petites idiotes comme Aurore, mais Regina avait parfois du mal et était souvent blessée qu'on la voit comme une personne froide et hautaine.

Heureusement, Emma savait qu'elle n'était pas comme ça et c'était au fond la seule chose qui comptait à ses yeux. En soupirant doucement, Regina sortit de ses pensées et se reconcentra sur ce qu'elle faisait, consciente qu'à ce rythme-là, elle n'aurait pas fait grand-chose avant que Zelena ne pleure pour avoir son prochain biberon. Et elle devrait sûrement se doucher à nouveau avant de pouvoir s'occuper de sa sœur. Autant dire qu'elle n'avait pas une minute à perdre.

Tout cela pour lui rappeler que parfois, les gens n'attachaient plus d'importance à tous ces objets dont ils ne se servaient plus, et préféraient les laisser où ils étaient pour qu'ils servent à d'autre. Ou alors ces gens étaient morts avant d'avoir pu décider quoi faire de toutes leurs affaires, et n'avaient eu personne pour désirer s'en servir à nouveau, leur redonnant une seconde vie. Enfin si, de toute évidence, il y avait sa mère, mais Regina la voyait mal toucher à quoi que ce soit provenant de cette montagne de carton couverte de poussière. Elle imaginait plutôt sa mère y mettre le feu sans l'ombre d'un remords, considérant toutes ces choses comme un tas d'immondices bonnes à mettre à la poubelle. Un léger rire lui échappa en imaginant la réaction d'Emma.

« Emma dirait probablement qu'ils avaient juste la flemme de les mettre à la poubelle et qu'ils ont laissés à d'autre la corvée de le faire ! » rigola Regina en se rappelant des commentaires de sa meilleure amie.

En tout cas, Regina, elle, était bien contente d'avoir trouvé autant de cartons sous ces escaliers, parce que comme ça, avec un peu de chance, Zelena et elle pourraient mener une vie aussi normale que possible. Bien sûr, elle allait devoir veiller à ce que Cora ne sache rien de ses découvertes, mais comme de toute façon, lorsqu'elle venait, c'était juste pour lui laisser un peu de nourriture, elle ne prendrait probablement jamais la peine de s'attarder suffisamment pour découvrir le pot aux roses. Surtout si la cave était plongée dans l'obscurité à chacune de ses visites.

« Non, elle ne découvrira rien ! » affirma-t-elle farouchement.

Se décidant à se remettre au travail, consciente que personne ne le ferait à sa place, elle attrapa un autre carton qui, bien que plus petit que le précédent était beaucoup plus lourd, et elle sentit ses jambes plier légèrement sous son poids alors qu'elle peinait à le déposer au centre du halo de lumière.

« Ma parole, mais ils ont mis des briques dedans ! » souffla-t-elle, légèrement haletante.

Enlevant soigneusement la poussière, veillant à ce que le chiffon reste humide afin d'éviter que des moutons ne volent dans toute la pièce, elle ouvrit le carton et écarquilla les yeux en découvrant qu'il était rempli de livres. Et pas n'importe quels livres.

« Des manuels scolaires ! » s'exclama la jeune fille en souriant comme une folle.

Elle avait toujours aimé l'école, et savoir qu'elle n'irait plus et que coincée ici, elle ne pourrait plus rien apprendre lui avait causé beaucoup de peine. Pas autant que la mort de son père évidemment, ou de savoir qu'elle ne reverrait probablement jamais Emma et sa famille, mais tout de même. Regina voulait devenir médecin plus tard, et sans l'école, elle n'avait aucune chance de pouvoir un jour réaliser son rêve. En l'enfermant ici, Cora lui avait volé ses rêves d'avenir, et elle la détestait pour ça. Son père disait que la haine n'était pas un sentiment sain et qu'il fallait essayer de ne pas détester une personne même si celle-ci t'avait fait beaucoup de mal. Il disait que si elle agissait mal, c'était parce qu'elle était malheureuse et qu'il fallait donc la plaindre, mais en cet instant, Regina en était incapable.

« Comment pourrais-je la plaindre ? C'est trop m'en demander ! » grogna-t-elle en secouant la tête.

Reportant son attention sur les livres, Regina remarqua qu'il y avait également des romans de la littérature classique, ce qui la ravit un peu plus. Regina adorait lire, se perdre dans ces aventures fabuleuses et devenir une autre l'espace de quelques heures. La lecture avait toujours été une échappatoire à la méchanceté de sa mère lorsqu'Emma et elle n'étaient pas ensemble, et savoir qu'elle allait pouvoir le faire de nouveau la comblait de bonheur. A présent, lire deviendrait pour elle le moyen d'oublier durant quelques instants fugaces ses nouvelles conditions de vie et de tromper sa solitude. Et ce serait un agréable moyen de passer le temps. En plus avec ces manuels scolaires, elle allait pouvoir continuer à étudier et tenter de ne pas trop prendre de retard dans ses études. Si elle sortait un jour d'ici, elle pourrait ainsi rependre le chemin de l'école sans passer pour une demeurée.

Replaçant les livres dans le carton, elle s'arque bouta pour le pousser jusque devant les escaliers, décidant qu'elle les rangerait plus tard. Elle aurait aimé avoir une étagère sur lesquels les ranger, mais en dehors du matelas, il n'y avait rien dans sa chambre, hormis la cuvette qui lui servait de fosse d'aisance et qu'elle s'était empressée de sortir avec répugnance dès que les limites de sa prison s'étaient agrandies et qu'elle n'avait plus été obligée de supporter l'odeur pestilentielle.

« Tant pis, je pourrais tout aussi bien les laisser dans le carton… » déclara-t-elle avec un haussement d'épaules résigné avant de se lever pour aller en chercher un autre.

Ceux-là étaient les plus facile d'accès, et elle commençait donc par eux, même si elle s'assurait, avant de les tirer à elle qu'ils ne soutenaient pas les cartons placés sur le dessus. Une fois qu'elle dégageait un espace au sol, elle y passait le balai et la serpillère. C'était un travail ingrat et fatiguant, et elle comprenait mieux pourquoi Emma, qui aidait régulièrement sa mère dans la maison, était parfois fatiguée lorsqu'elle venait la rejoindre, lui arrivant même de s'endormir, la tête posée sur ses genoux pendant qu'elle lisait tranquillement sous leur pommier. Emma était peut-être née dans une famille riche, mais contrairement à ses parents, ceux d'Emma n'avaient pas de domestiques et avaient appris à leurs enfants à faire les choses par eux-mêmes, et Regina était soulagée d'avoir elle-même bénéficié d'une partie de cet enseignement, parce qu'aujourd'hui, celui-ci lui était essentiel à sa survie.

« Je leur dois une fière chandelle… » souffla-t-elle en étudiant sa prochaine cible.

Ce carton était un des derniers à pouvoir être ouvert sans risque de se faire écraser mais pour la suite des opérations, elle devrait procéder avec prudence car les autres boîtes étaient posées en équilibre précaire sur d'imposantes caisses, et elle n'avait aucune envie de s'assommer en en attrapant un.

« J'irai chercher le tabouret qui est dans le débarras… » lança-t-elle avec satisfaction après quelques secondes de réflexion.

Ce nouveau carton était aussi lourd que l'autre, et sans surprise, elle y découvrit de nouveaux livres, tous parfaitement conservés. Qui qu'aient été les personnes qui avaient vécus dans cette maison, ils avaient pris grand soin de ces livres. A moins que ces derniers n'aient jamais servis…

« Peut-être qu'il s'agissait d'anciens enseignants… » commenta-t-elle en remarquant que les manuels scolaires allaient de l'école primaire au lycée « Ou bien il est possible que ces livres aient appartenus à leurs enfants… »

Refermant ce carton, préférant ne pas examiner les livres plus attentivement de peur d'en trouver un qui lui donnerait envie de lire, oubliant la nécessité de poursuivre sa fouille, elle le poussa à côté de l'autre, et continua son rangement, découvrant encore d'autres livres, mais également un carton plein de cahiers et de fournitures scolaires. Probablement du matériel acheté pour leurs enfants et qui n'avaient finalement jamais servis. Si cela se trouvait, ils avaient même oublié qu'ils les avaient rangés ici, ce qui n'aurait rien d'étonnant quand on voyait l'amoncèlement d'objets qui se trouvait sous cet escalier.

« En tout cas, je vais avoir tout ce qu'il faut pour étudier sérieusement ! » sourit-elle en rassemblant les cartons destinés à ses études dans un coin de la pièce.

Elle devait s'organiser pour ne pas avoir à rouvrir chaque carton lorsqu'elle chercherait quelque chose en particulier. En tout, il y en avait une dizaine, et elle aurait l'impression d'avoir sa propre bibliothèque une fois qu'elle aurait trouvé où les ranger. Elle remarqua qu'elle avait déblayé une grande partie de l'espace sous les escaliers, et avant de commencer à ouvrir d'autres paquets, elle passa un nouveau coup de serpillère sur le sol nu, ne voulant pas voir la poussière envahir la pièce et gâcher tout son travail. En attendant que le sol soit sec, elle alla chercher le tabouret qu'elle ramena dans la pièce, songeant que faute de mieux, il pourrait lui servir de table de chevet pour y poser sa lampe le soir.

« Cela doit faire plusieurs heures que je travaille… » réfléchit-elle en décidant de se doucher rapidement et de préparer le prochain biberon de Zelena.

Après une douche éclaire, elle renfila le t-shirt qu'elle avait secoué pour en chasser la poussière qui s'y était déposé, n'ayant de toute façon pour le moment rien d'autre à se mettre, et fila dans la cuisine pour faire chauffer le biberon de sa sœur. Elle remettait la tétine en place lorsque sa petite sœur se manifesta, la faisant doucement rire. La rejoignant, Regina la prit dans ses bras, et lui tendit son biberon auquel elle s'accrocha comme si sa vie en dépendait, et avec le même appétit que la veille, elle le vida à une vitesse vertigineuse.

« Les bébés ont la vie simple… » murmura-t-elle en constatant que Zelena s'était déjà rendormie.

Finissant de lui changer sa couche, elle la rhabilla et la rallongea au chaud avant de prendre la couche salle pour la jeter dans une des caisses vides qui lui servait à présent de poubelle. Tout ce qu'elle espérait, c'était que sa mère aurait la présence d'esprit de l'emporter avec elle la prochaine fois qu'elle viendrait. Après tout, ce n'était pas comme si elle-même pouvait sortir les poubelles ! Son estomac grogna, lui rappelant qu'elle devait manger, et se levant, elle alla s'agenouiller devant les boîtes de conserve qu'elle avait rangées sur les étagères près du four.

« Sans casserole, pas question de manger ça… » grimaça-t-elle en survolant boîtes de cassoulets ou de raviolis « De la salade de fruits ! » s'exclama-t-elle en découvrant plusieurs boîtes dans le fond.

Elle qui avait cru qu'il n'y en avait plus, était contente d'en trouver quelques boîtes, priant pour qu'il y en ait dans les caisses que sa mère avait apportées. Et dorénavant, elle ne devrait plus rien ranger sans faire attention à ce qu'il y avait, songeant qu'elle devrait peut-être prendre le temps de faire une liste afin de savoir exactement ce qu'elle avait en réserve. En attendant, elle allait ouvrir une boîte de salade de fruits. Ce n'était pas équilibré, mais n'ayant pas d'eau potable à disposition cela avait le double mérite de la nourrir et de l'hydrater en même temps.

« Surprenant que maman m'ait acheté ce genre de chose… » murmura-t-elle en se relevant pour retourner s'asseoir.

Mais Regina comprit en voyant le logo d'une banque alimentaire sur le côté d'une des caisses posées sur la table. Cora n'avait probablement même pas regardé ce qu'il y avait dans les caisses, se contentant d'aller les chercher et de les lui apporter.

« J'espère que la prochaine fois, il y aura du lait et des biscuits dans les colis… » pria-t-elle en ouvrant la boîte, y mangeant directement.

Durant le grand nettoyage qu'elle avait effectué, au fond du placard de la cuisine, coincé entre le mur et l'étagère, elle avait dégoté une cuillère à soupe qui se révélait à présent très utile. Après quelques cuillérées, elle se sentit rassasiée, ayant perdue l'habitude de trop manger, et elle rabaissa le couvercle de la boîte de conserve, la laissant sur la table avant d'étouffer un bâillement et de décider de s'octroyer une petite sieste. Prenant le temps d'éteindre les lumières, elle gagna son matelas et s'endormit à peine la tête posée dessus, ne se réveillant qu'aux pleurs de Lena. Après s'être occupée de sa sœur qui se rendormit sans demander son reste et avoir remangé quelques cuillères de salade de fruits, Regina recommença à fouiller les cartons.

Prudemment, elle descendit un à un les cartons, et une fois le dernier au sol, elle s'assit sur le tabouret, moite de transpiration et légèrement haletante, se sentant à nouveau à bout de forces.

« C'est encore plus éprouvant qu'un déménagement ! » lança-t-elle en faisant jouer les muscles de ses épaules « Je suis bonne pour avoir des courbatures demain… »

Assoiffée, elle alla se poster devant la pompe, et après une légère hésitation, elle actionna le mécanisme et versa un peu d'eau dans une tasse en fer trouvée dans un des placards. Si elle ne la goûtait pas, elle ne saurait pas si cette eau était potable ou non. Elle avait bien trop tergiversé et il était temps d'en avoir le cœur net. Et si cette eau n'était pas potable, Regina avait toujours la solution de la faire bouillir pour tuer les bactéries. Il lui suffirait ensuite de trouver quelque chose de suffisamment grand pour stocker son eau potable. Avec précaution, elle la porta à ses lèvres et avala une gorgée qu'elle recracha aussitôt.

« Donc il va falloir que je la purifie moi-même… » soupira-t-elle en reposant la tasse sur le rebord du lavabo.

Lorsque son père et elle allaient camper, il faisait toujours bouillir leur eau durant toute une matinée, ne voulant pas qu'ils tombent malades pendant leurs vacances. Il leur avait expliqué, à Emma et à elle, comment faire, et elle connaissait toutes les étapes à effectuer pour pouvoir boire de l'eau potable. La gorge sèche, elle vida sa tasse dans la bassine pour laver le linge, et alla se verser un peu d'eau du bidon qu'elle avait entamé pour les biberons de sa sœur. Elle savait que c'était pour les biberons de Zelena, mais elle avait déjà bu tout le jus de la salade de fruits, et si elle souffrait de déshydratation, il n'y aurait plus personne pour s'occuper de sa soeur. Buvant une gorgée, elle retourna à ses cartons et les vida un par un.

« Je vais pouvoir cuisiner ! » s'enthousiasma-t-elle en sortant d'un carton un ensemble de casseroles flambants neufs.

En plus de ce set de casseroles, il y avait des poêles, des saladiers, et d'autres ustensiles de cuisine qui avaient l'air de n'avoir jamais servis.

« Peut-être que c'étaient des cadeaux de mariage qu'ils ont eu en double exemplaires… » suggéra-t-elle, se rappelant que son père lui avait dit que pour son mariage, la famille lui avait offert pas moins de trois robots ménagers.

Prenant le carton, elle s'empressa de vider le contenu dans le placard au-dessus du four, et alla remplir deux des plus grosses casseroles d'eau qu'elle mit à bouillir sur les feux. Même si elle n'avait rien pour stocker l'eau, au moins aurait-elle de l'eau pure d'ici quelques heures. Une fois cela fait, elle continua de vider les cartons, et sourit en dénichant des torchons et des serviettes encore emballées. Il y avait également des serpillères qui lui seraient très utiles. Sortant le tout de leurs emballages, elle alla les ranger dans le premier tiroir de la commode, et en mit dans la salle de bain, sur l'étagère fixée au mur et qu'elle avait débarrassée de la poussière.

« Voyons ce qu'il y a dans les autres cartons… » lança-t-elle en retournant s'agenouiller devant les derniers rescapés de ses fouilles.

Les trois derniers contenaient encore des vêtements de bébé qu'elle s'empressa de mettre avec le premier. Avec cela, elle aurait des vêtements pour Zelena pour un long moment. Il ne lui restait plus que les grosses caisses à vider.

« Je me demande ce qu'elles contiennent… » s'interrogea-t-elle en s'approchant de la première.

Tirant sur le couvercle, Regina eut un peu de mal à le soulever, mais finit par y parvenir. Posant le lourd morceau de bois au sol, elle se redressa pour voir ce que contenait cette boîte, et y découvrit du linge de maison. Plongeant la main à l'intérieur, elle en sortit un épais dessus de lit visiblement fait à la main.

« Ce sera bien plus agréable que les couvertures que maman nous a apportées ! » s'exclama-t-elle en frottant le doux tissu contre son visage « J'espère que leurs propriétaires ne m'en voudront pas d'utiliser leurs affaires… »

Mais après tout, ils avaient tout abandonné derrière eux en partant, donc cela ne devrait pas les déranger. Et puis Zelena et elle en avaient vraiment besoin. Une à une, elle sortit les couettes de la caisse et alla les poser sur la table. Une fois la caisse vide, elle la poussa contre les marches, avant de s'intéresser à la seconde.

« Des jouets ! » clama-t-elle en ouvrant de grands yeux.

Un à un, elle sortit les jouets en bois en parfait état. Il y en avait des dizaines, et elle sut que Zelena allait adorer ce cheval à bascule amoureusement sculpté dans le bois. Tout comme les autres. Sachant qu'elle n'en aurait pas l'usage avant quelques mois, elle les remit soigneusement à leurs places après avoir déplacée la caisse pour accéder aux deux grosses malles dissimulées derrière, qui elles-mêmes cachaient un gros bidon.

« Encore des vêtements… » constata-t-elle en ouvrant simultanément les deux malles.

Mais cette fois, c'était des vêtements d'adolescente, et elle les sortit un à un de la malle, mettant de côté ceux qui pourraient lui aller. Au final, elle récupéra une dizaine de tenues complètes, dont quelques gros pulls en laine comme on en faisait plus. Il y avait également des chaussures et des chaussons à sa taille, et des pyjamas, ce qui allait lui permettre de ne plus se promener nus pieds puisque sa mère lui avait pris ses chaussures, comme pour l'empêcher de s'enfuir. Elle rangea les vêtements trop grands dans une des caisses vides qu'elle referma soigneusement pour éviter qu'ils ne prennent la poussière, et elle tira les deux malles dans sa chambre pour y ranger ses vêtements et ceux de sa sœur.

« J'ai presque fini le ménage… » remarqua-t-elle en retournant à nouveau sous l'escalier, passant une fois encore le balai.

Alors qu'elle s'approchait du mur extérieur, un curieux bruit creux se fit entendre, comme s'il y avait quelque chose derrière ce mur, et intriguée, elle tapa dessus jusqu'à ce qu'elle parvienne à un endroit qui sonnait plus creux qu'ailleurs. S'appuyant dessus, elle tâtonna, espérant trouver une ouverture, lorsqu'un déclic se fit entendre, et que le mur s'ouvrit comme par magie. Surprise, Regina tira dessus, et révéla une pièce entièrement meublée.

« Une chambre d'enfant… » murmura-t-elle en frissonnant d'angoisse.

La chambre était magnifique, décorée avec goût, mais qu'elle se trouve ainsi dissimulée sous l'escalier d'une cave avait un petit côté terrifiant. Quel crime avait pu commettre la fillette qui avait dormi dans cette chambre pour être ainsi reléguée dans la cave ? Finalement, c'était peut-être pour elle que toutes ces machines avaient été mises en place, pour qu'elle n'ait jamais à monter à l'étage et révéler son existence.

« Il y avait au moins deux enfants dans cette chambre… » réalisa-t-elle en découvrant un berceau dans un renfoncement « Deux fillettes… »

Sur les étagères, il y avait d'autres jouets et des livres. Le lit à baldaquin était splendide, tout comme le berceau qui avait été fait à la main.

« Un piano ! » s'écria-t-elle alors qu'elle découvrait la présence de l'instrument derrière elle, occupant l'angle de la chambre.

De l'autre côté de la chambre, se trouvait un coin salon avec un canapé qui avait l'air très confortable, et deux lampes sur pied l'encadraient. Si cette chambre d'enfant avait été à l'étage, l'on aurait pensé que ces petites filles étaient aimées et choyées, mais il était difficile de le croire alors qu'elles avaient visiblement été enfermées comme Zelena et elle l'étaient. Avisant des lampes disséminées à travers la pièce, Regina les alluma avant de ressortir pour bloquer la porte escamotée, ne voulant pas qu'elle se referme par accident. Mais comme elle devait pouvoir la refermer rapidement lorsque sa mère viendrait, elle ne la repoussa pas totalement contre le mur, se contentant de la bloquer avec les malles qu'elle alla récupérer dans sa cellule.

« Faisons le ménage… » décida-t-elle avec un soupir de lassitude en allant chercher seau et balai.

Même si cette chambre était terrifiante, il y avait un vrai lit et un berceau, et Zelena et elle y seraient bien mieux que par terre dans la petite cellule dans laquelle Cora l'avait enfermée. Sans perdre une minute, elle fit énergiquement disparaître la poussière, puis retira les draps des lits, les remplaçants par ceux qu'elle avait découvert dans un des cartons. Ce soir, Zelena et elle dormiraient dans des draps propres et dans de vrais lits. Ouvrant la commode près du lit, elle découvrit des vêtements à sa taille, lui faisant comprendre que l'adolescente qui avait vécu dans cette prison dorée avait probablement le même âge qu'elle. L'autre commode près du berceau contenait également des vêtements de tailles diverses, même s'ils ne dépassaient pas cinq ans.

« Qu'est-ce qui est arrivé au bébé après ça ? » s'inquiéta-t-elle en frissonnant légèrement.

Une étagère était pleine de romans, et elle y rangea également ceux trouvés dans les cartons, et elle sourit joyeusement en apercevant des albums pour enfant sur une étagère au-dessus du berceau. Elle allait aimer s'asseoir dans cette causeuse pour lire des histoires à sa sœur. Dans un coin, sous une fenêtre factice, peinte à la main et montrant de vertes collines, ce qu'elle trouvait assez cruel, se trouvait un bureau surplombé d'étagères pleine de livres et de cahiers, ce qui lui fit comprendre que les fournitures qu'elle avait trouvées devait être pour l'occupante des lieux. Enfin, entre le lit et le mur se trouvait un compartiment fermé à clé qu'elle ouvrit avec un mélange de curiosité et d'angoisse. A l'intérieur, elle découvrit, rangés avec un soin méticuleux, de petits carnets, comme ceux que l'on utilisait pour écrire son journal intime.

« Si c'était mon journal, je n'aimerais pas qu'on le lise… » souffla-t-elle en prenant le premier carnet dans sa main.

D'un autre côté, la fille qui vivait ici était probablement morte, et peut-être que si elle lisait son histoire, Regina comprendrait pourquoi elle était ici, et ce qui lui était arrivé. Après tout, si elle avait été enlevée par un fou furieux, sa famille avait le droit de savoir ce qu'elle était devenue, et si un jour elle sortait d'ici, alors elle pourrait leur apporter les réponses à leurs questions. Elle se souvenait qu'Emma adorait piquer les magazines de sa mère dans lesquels il était toujours fait mention d'enfants kidnappés et que l'on ne revoyait jamais. Et à présent, Regina était une de ces enfants, et elle savait que l'on ne la recherchait même pas puisque c'était sa mère qui la retenait captive ici.

« Oui, elle ne m'en voudra pas de lire ses journaux… » énonça-t-elle en les sortant un à un du meuble.

En les feuilletant rapidement, elle constata qu'il y avait un journal par an. Et que bien que le meuble contienne une cinquantaine de carnets, seuls une dizaine avaient été utilisés.

« Moi aussi je vais pouvoir tenir un journal… » souligna Regina en posant un carnet vierge sur le bureau.

Et elle savait à qui elle allait adresser ces journaux. A Emma. Son amie lui manquait tellement que lui parler par ce biais lui ferait du bien. Et ce serait une façon pour la belle blonde de savoir qu'elle ne l'oubliait pas. Sa mère avait toujours vu leur amitié d'un mauvais œil, lui disant qu'une amitié comme la leur ne durerait pas, et qu'un jour, Emma lui tournerait le dos, réalisant que Regina n'était pas digne de son affection. Elle avait peut-être raison, même si elle savait au fond de son cœur qu'Emma et elle seraient toujours liées l'une à l'autre, d'une façon ou d'une autre.

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Et voilà! Encore désolée pour l'attente et bonne fin de soirée à tous !

A la semaine prochaine, bye !