Titre : L'or d'Ebène

Chapitre : prologue + six chapitres

Etat : FINIT

Avertissement 1 : Les personnages de cette fiction ne m'appartiennent pas. Ils sont à , Yoshihara Rieko l'auteur de Ai no Kusabi sous simple demande de l'auteur, je retire cette fic. Je ne touche aucune sommes d'argent pour l'écrire, et n'autorise pas la publication sans me poser la question.

Avertissement 2 : Le personnage de Aton est à moi, et, vous verrez qu'il ait bien différent des autres blondies. Quand aux seconds rôles, Lotus, et son fils, Xiou, et Apach, …. Ils sont également à moi.

Avertissement 3 : Yaoi/Lemon/PG-17 Certaines parties peuvent choquer, merci de ne pas lire si vous êtes sensibles, trop jeunes, ou n'en avait pas envie.

Je remercie ma Lolette qui m'a aidé à mieux comprendre l'univers de Ai No Kusabi.

Autre : Merci aux personnes qui m'ont lu jusqu'au bout. Merci sincèrement.

XXXXX

L'or d'Ebène

(Chapitre 6 : et bouche Cousue)

XXXXX

- 1 -

Guy avait accepté de se faire passer pour le pet de Raoul. Il se sentit humilié lorsqu'on lui passa l'anneau à l'oreille. Cependant, il préféra se taire puisqu'il ne pouvait rien dire. Ce qui l'inquiétait vraiment c'était : Lotus. Jamais Lotus n'avait été aussi renfermé que maintenant. La douleur était visible, mais en immobilité. Et il ne semblait être que commotions, bleus, fractures, plaies et blessures. Il était furieux. Il avait prévenu pourtant la veille à Am que les deux blondies allaient certainement se servir de Lotus pour se venger de lui qui avait en virant Largne, mit en danger toute l'économie du marché noir avec les marchands. L'ancien Bison était certain que si Raoul n'avait pas signalé l'heure finie, ils auraient continués, jusqu'à ce que le petit Lotus meure sous un dernier coup sadique.

Pourtant ça ne l'avait pas étonné, lui. Il avait vu des humains subir bien pire. Et il savait aussi que Lotus avait une habitude de la violence. Dans les bas-fonds c'était ainsi qu'il gagnait sa vie, et trois mois, et quatre jours, ne lui auront pas fait oublié tout cela. Jamais. Même si Lotus a un jour le privilège de ne plus se servir de son cul, il n'oubliera jamais cette violence et serra traumatisée à vie. Toute sa vie il n'a été qu'un objet, et il a finit par penser, en être vraiment un. Le petit chaton, le petit chat. Guy le sait, tout ça. Il sait que les putes des bas-fonds finissent violées et mortes dans un coin, ou violées et suicidées dans un autre. C'est la vie. La vie de Tanagura, mais si lui n'ait pas étonné, Raoul l'est.

- 2 -

Le sang glissa au travers des cheveux blonds, et Aton eut un regard noir qui ne voyait rien vers les deux blondies. L'un était un dresseur du nom de Comce et le second se nommait Motus. Le premier était un dresseur de pet, et le second tenait le village des marchands non loin de là. Aton voyait souvent le dernier, il venait prendre un thé, ou simplement parler. Au départ le jeune blondie qui n'en ait pas un en avait été un peu étonné. Et puis, cela lui avait fait du bien d'avoir de la visite, même quand l'homme arrivait si silencieusement qu'Aton ne l'entendait pas, et qu'il était trop tard pour se couvrir les cheveux. Comme cette fois là, une semaine plus tôt :

Il était alors en train de prendre un bain, dans une des trois sources de l'oasis. L'eau au petit courant filet sur ses épaules, et il profiter de la nuit pour nager sans craindre que les trois enfants ne se réveillent. Leurs respirations lui parvenaient et Link se stoppait parfois, pour les compter. De peur que pendant la nuit, l'un d'eux cesses de respirer. En effet, les enfants sont souvent atteints de malformation respiratoire chez les humains, surtout ceux qui sont nés dans les déserts ou, qui viennent d'un couplage entre un pet et une femme utile qu'à ça comme la mère de la petite Cowa.

L'eau blanche et claire le lavait, mais lui faisait aussi beaucoup de bien, et soudainement, il l'avait entendu. Les pas, un à un. Puis la respiration lourde. Son regard aveugle avait cherché dans la direction l'inconnu qui arrivait. Il avait reconnu le pas d'un homme du désert ou d'un blondie, mais le pas était si distrait, qu'il n'arrivait pas à l'identifier. Alors il avait appelé :

"Qui ait là ?

- Motus, je suis venue vous parler."

Aton avait sourit tendrement, le mot : Motus. Comme Lotus. Comme-ci ses amis étaient revenus, et qu'il allait pouvoir s'excuser, retourner vivre là-bas. Mais c'était tout aussi impossible que non souhaité : il avait ses trois enfants maintenant, bientôt quatre, mais cela il ne le savait pas encore.

Il nagea de l'autre coté de la source, sortant lentement de l'eau, sans voir les yeux qui suivait les courbes de son dos, de ses reins, des prémices de ses fessiers, de ce fessier, et de ces jambes solides et ferme, pourtant tellement délicate. Sa peau imberbe luisant sous une lune pleine. Sa main se saisit d'un drap, et il se retourna.

"Voulez-vous un thé.

- Oui."

Et à cet instant, Motus avait simplement pensé : je vous veux.

Il le voulait encore, une semaine après, un enfant de plus que le sage avait, mais, il ne voulait pas le blesser. C'était de la faute à Comce, qui avait eut l'idée de venir très tôt, pour éviter les étrangers dont le premier seigneur. Il avait voulu user de chantage, mais Aton n'avait pas marché. Il avait refusé de les suivre et dans son emportement Comce l'avait bousculé contre un morceau de pierre.

Le sang, Aton le sentait glisser sur ses tempes puis sur sa joue, mais ce n'était pas là ses craindre. Après avoir ordonné à Cowa de s'occuper d'Ivoire et à Osiris de prendre le nouveau, et d'aller s'enfermer dans leurs spacieuse cabane, il s'était retourné choqué :

"- Que signifie cette violence ! Motus !

- Tu viens avec nous !

- Si tu veux discuter avec moi, il y a ma cabane pour ça."

- 3 -

Quand Guy rentra dans la cabane, il sentit directement que quelques choses n'allaient pas. Il n'y avait personne, sauf deux pets qui nettoyaient le sol. Son regard s'attarda sur eux. Sales, si maigres que leurs cotes étaient plus visibles que les restes de leur pauvre corps d'humai, des yeux sortant de leur orbite, un peu vitreux. Ils étaient l'incarnation de la misère et de l'esclavage humain. Un instant, Guy resta sur place. Il les observa, mais, quand il s'aperçu que rien ne se passerait il demanda où étaient leur maître. On lui répondit qu'ils seraient bientôt là et qu'il fallait patienter.

Souvent l'épaule de l'homme lui faisait mal. C'était essentiellement du au fait que son bras manquant le faisait horriblement souffrir. Aujourd'hui c'était le cas. Il en souffrait, et en transpirait même. Il faisait tellement chaud dans le désert ces derniers temps. Guy craignait pour lui. Et puis il y avait Aton.

Il était temps de se poser la question : que représentait Aton pour lui ? Et qu'avait-il représenter pour le blondie pour que sa soi-disant mort, qui n'était qu'une mise en scène, le mette dans un état de traumatisme le conduisant à un coma partielle, comme lui avait expliquer Lotus. C'était vrai, parfois le blondie était énervant mais le reste du temps.

XXX

"J'ai chaud !

- Aton, c'est normal, c'est l'été, tu as de la fièvre car tu ne manges plus et, mon appartement est surchauffé à cause de leur saleté de problème de réglage.

- J'ai très chaud.

- Tu comptes remanger quand ?

- Jamais. Vous m'avez dit que les blondies étaient des sortes de robots, maman dit qu'on est immortel, et Raoul m'a toujours dit que la nourriture n'était pas primordiale à notre survie …

- Aton tu as maigris, tu as de la fièvre, et tu passes la moitié du temps les yeux fermés. Tu dois manger !

- Je refuse !"

Joyeusement le blondie entrouvrit les yeux, donnant un spectacle affligeant à Guy. A demi allongé sur le canapé, de la sueur coulant sur son buste, ses yeux brillant de fièvres et ses cheveux lui tombant sur le corps, il avait tout de l'homme, du blondie, qui vient d'avoir une nuit torride et qui n'arrive pas à s'en remettre. Sauf que ce n'était pas le cas, enfin … Guy plissa les yeux soupçonneux.

"Qu'as-tu fait la nuit dernière ?

- J'étais avec un des pets de Largne. Nous avons joué.

- A quoi ?

- Au Echec. Il est vraiment nul, d'ailleurs. Mais Largne me l'avait offert pour jouer un peu, alors on a joué. … J'ai chaud !

- Tu ne supportes vraiment pas la chaleur, hein ?

- … je suis un blondie, je supporte tout.
- Hm …

- J'ai … chaud.

- Tu auras du rester chez toi !

- Je voulais rester avec vous.

- Hm … J'ai une idée."

Relevant à peine les yeux, Aton les referma immédiatement dans un soupir. Il avait l'air tellement fatigué que Guy en sourit malgré que le fait qu'un blondie veuille rester avec lui commence à l'inquiéter. L'unique blondie qui se laisse aller sur le canapé d'un handicapé. C'était étrange. Le seul être humain qui venait le voir juste pour lui-même. Sortant de la torpeur de la chaleur, il se leva et alla dans une autre pièce. Il entendit alors Aton dire son prénom dans un souffle, tel un murmure presque gémit sous l'écrasant été que leur imposait Jupiter. Il se souvenait hier du regard amusé d'Aton quand il lui avait parlé du désert, où il faisait bien plus chaud, mais où Jupiter n'avait aucun pouvoir. Maintenant, le regard brillait toujours mais plus par la fièvre que par la chaleur.
Lorsqu'il revint dans le minuscule salon, Aton avait entrouvert son haut. Sa poitrine montait lentement au rythme d'une respiration saccadée. C'était désormais certain, ce blondie ne supportait pas la chaleur, et malgré toutes ces belles paroles, il avait également besoin de se nourrir. Ca le rendait humain, mais encore plus divin.

Doucement l'homme se rapprocha du blondie, et Aton eut un petit sourire.

"Je vous ai entendu … ha .."

Son regard s'agrandit s'ouvrant réellement, avant de se refermer de plaisir. Il sentait le morceau de glace glisser sur son front, passer sur ses joues, sa gorge, et lentement glisser sur lui. Le jeune homme laissa sans résistance les doigts faire glisser son haut, et la glace glisser sur son petit morceau de chair. Dans un réflexe non habituel, Aton se mordit les lèvres, se cabrant légèrement, gémissant de plaisir sous la glace fondue. Et la glace disparue.
Une moue boudeuse s'afficha sur le trait du jeune blondie qui releva le regard vers Guy agenouillé près de lui.

"Acceptes de te nourrir de nouveau …

- Je fais ce que je veux.

- Justement, tu es trop malin pour ne pas voir que tu ne peux pas continuer ainsi.

- Guy … j'ai …"

L'humain eut un petit sourire, voyant le blondie se relever, un peu choquer. Son membre gonflé, celui de son ami. Son regard était remplit d'un "pourquoi ?" mais aussi d'une certaine peur. A cet instant, Guy ne l'avait pas comprit ainsi, maintenant, il comprenait que ne pas comprendre ce qui nous arrive est parfois dérangeant. Il avait simplement hoché de la tête.

"C'est normal quand il fait aussi chaud, Aton.

- non … c'est à cause de vous !

- Ne dis pas n'importe quoi, et vas prendre une douche. Si tu rentres ainsi, ta môman ne va pas être contente."

XXX

Sursautant Guy sortit de sa petite rêverie. Il regarda les pets sur le sol, et hocha négativement de la tête. Ses doigts le brûlaient encore à ce souvenir. Cette peau brûlante d'un blondie abandonnée à son unique main, et ce regard bleue fiévreux se demandant pourquoi il avait eut une réaction trop humaine pour être la sienne. Il aurait du cesser de le voir, c'était Raoul Am qui avait raison : Un blondie et un humain ne sont pas fait pour être ami.

"Où sont vos maîtres !

- Ils vont arrivés …

- Ils mentent !"

Guy se retourna étonné et regarda un jeune homme assit dans un coin qu'il n'avait pas vu. Il aurait pu savoir que ce jeune homme était père d'un enfant, qu'il avait confié cet enfant à Aton, et que dans trois heures, il serait mort d'un virus. Mais il ne le savait pas. Il su simplement, que lui pourrait l'aider.

"Vous êtes un ami … de l'ange ? Alors dépêchez-vous … il vit …

- Tais-toi les maîtres ont dit de se taire !

- Il vit … vous verrez une petite montagne en forme de … de baguette, et un peu plus loin presque invisible, une morceau de montagne formant un … cercle. Il vit là. Près d'une … oasis.

- Merci …

- Monsieur … dépêchez vous."

- 4 -

Dans la tente, il faisait chaud, mais un peu moins que dehors. Aton était toujours assez faible, mais il aimait cet endroit, malgré la chaleur, malgré qu'il soit devenu aveugle. Il servit un peu de thé. Il n'eut pas besoin de faire chauffer l'eau. En quelques minutes, elle serait bouillante. Heureusement, qu'il avait dit aux enfants d'aller près de l'oasis. Il fallait juste veiller à ce qu'Ebène surnommé Ivoire ne se noie pas. Mais Osiris et Cowa prendraient soin des deux petits et il le savait.

"De quoi voulez-vous me parlez !"

Motus et Comce gardèrent le silence mais les deux avaient des pensées différentes se rejoignant. Comce était stupéfait de la blondeur de cet homme, plus blanc que lui. Des yeux de cristal. De la peau fine. Des lèvres plus délicates que les leurs. Des longs doigts fins et précis et de la voix chantante. Il était choqué d'entendre de la tendresse dans une apparence de blondie chaleureux. Et il était choqué de voir tant d'intelligence et de sang froid dans un humain froid.
Motus avait déjà eut le temps de s'étonner de tout ça. Lui, fixait avidement les lignes des muscles qu'il pouvait apercevoir et cette moue à peine visible quand on le contrarié. Et la soirée d'hier lui revenait, à la place de ce pet mignon, se trouvait cet humain extraordinaire. C'était bon. C'était mieux.

"Je vais être franc, Air Link, je veux d'acheter. Et si tu refuses, je te prendrais ainsi.

- C'est impossible. Pourquoi ?

- Pour être pet.

- Les pets ne peuvent pas être aveugle, vous le savez bien.

- Tu seras mon pet !

- Je refuse. Je ne peux. Je ne veux. Je ne serais pas être pet.

- Vous seriez bien traité, mieux qu'au milieu de cette chaleur.

- J'aime cette chaleur !"

Aton eut petit rire, fermant les yeux avant de les ouvrir. Certes, il ne voyait toujours rien, mais ça le rendait moins étrange et puis, il aimait bien fermer les yeux. Ca lui donnait l'impression qu'en les ouvrant il verrait de nouveau. Qu'il verrait de nouveau Guy, comme ressortissant d'une autre grippe.

XXX

"Une grippe ?

- C'est une … keuf … Maladie."

Le jeune homme eut un éclat de rire regard Guy allongé sur son lit, ses yeux brillant de fièvre comme lui des mois plus tôt. La maladie était une chose étrange. Et Aton était fortement choqué de voir son ami grelottant dans un lit. Il lui avait proposé de passer un glaçon sur lui, mais le regard qui lui avait lancé Guy laissé supposé que ce n'était pas une très bonne idée. Mais le brun, handicapé d'un bras, était très amusant. Cependant, le blondie ne l'aimait pas ainsi. Il manquait sa force et son sale caractère.

"- Et il faut quoi pour soigner votre mal ?

- Une bonne soupe, une bonne sieste. C'est pour ça que tu ferrais mieux de rentrer chez toi."

Aton hocha de la tête et referma la porte de la chambre, se dirigeant calmement vers la cuisine. Doucement, il appuya sur son petit ordinateur. Livre, Cuisine, Recette, Soupe, chaude, Soupe aux Légumes.

Prenant le tablier, et suivant les instructions, le blondie se mit au travail. Ses doigts s'activant sans mal sur les légumes verts qu'il partit un instant acheter. C'était amusant de préparer, de faire bouillir l'eau. Même s'il se brûla en vérifiant avec le doigt la température de l'eau.

Quand il entendit la porte de la cuisine s'ouvrir, il tourna un regard joyeux vers Guy qui resta les lèvres entrouvertes comme un parfait abrutit.

"Tu fous quoi là ?

- La soupe.

- … hu ?
- Pour après ta sieste pour soigner ta maladie, ta grise.

- GriPPe"

Le blondie resta patoise devant le fou rire de son ami.

"Mais …

- La soupe est vraiment très chaude, il me semble.

- ho …

- Mais c'est une bonne chose, j'aime ce qui ait chaud."

XXX

Comce ne comprenait pas pourquoi Motus y allait si doucement et à bout de patience il frappa Aton au visage.

"Tu viens avec nous, tu verras, après deux jours de dressage, tu penseras autrement !

- Comce ! Il n'ai pas a toi ! Il sera à moi !

- Motus, la ferme. Et aides-moi !"

Aton ne se débattit pas, laissant deux mains prendre son poignet et deux autres prendre les autres. Il avait chaud, et il voulait boire son infusion, son "thé", qui lui permettait d'avoir moins chaud.

"… mais cessez ! Je suis un blondie …

- Même si c'était vrai, c'est trop tard."

- 5 -

En ressortant de la tente, Guy alla directement en direction de celle qui était à Raoul pour quelques jours. Le blondie serait sûrement persuadée des blondies de lui donner des animaux pour aller dans le désert. Cependant, il se stoppa devant l'entrée en entendant la voix du blondie.

"Buvez …

- …

Bois !"

Lotus hocha doucement de la tête, entrouvrant les lèvres pour accueillir un peu de soupe. Ses lèvres se refermant dessus, et ses yeux se fermant alors qu'il tentait d'oublier la douleur pour se concentrer sur le fait d'avaler. Mais il ne pu continuer à le faire, recrachant ce qu'il venait, avec peine, de prendre.

"…

Recommencez !

- Ca ne sert à rien !"

Guy poussa lentement le haut de la tente.

"Il ne peut pas boire, sa gorge est enflammée par …, elle est enflammée.

- Où ait Aton …

- Je ne l'ai pas vu. Ils sont partis et ils ne reviendront pas avant ce soir. Cependant, un homme, un pet, m'a signalé où vivait l'homme que nous cherchions."

Lotus releva le regard. Il n'avait servit à rien ? Il avait vraiment servit à rien ? Son regard se remplit de larmes, qui se mirent à couler. Mais il ne pu faire aucun son, sa gorge refusant tout les mots.

"Je croie qu'on doit se dépêcher …

- Guy … "

Poussant un petit soupire, Guy se rapprocha de Lotus lui faisant signe de se taire. Ses doigts glissant dans les cheveux longs, qu'il embrassa tendrement.

"C'est grâce à toi, Lotus. Tu es un vrai ami … Tu penses pouvoir tenir dans le désert ?

- Oui …"

"Allons s'y, mais Guy vous savez que je ne vous aime pas. Quand l'histoire sera finit, je repartirais avec Aton, et vous avec Lotus."

XXX

La porte de l'appartement fut cognée fortement et Guy se leva d'un bond. Il s'approcha de l'entrée pour voir un blondie en sortir. Raoul Am, et ben, qu'avait-il encore ? Il n'eut pas le temps de poser la question, le blondie lui avait donné un poing dans la figure. Assez violemment pour faire tomber l'humain contre le mur d'en face.

" – Qu'est-ce qui vous prend ?

- Je vous ai prévenu !

- De quoi ?

- …. Vous avez … "

Le regard de Guy s'agrandit ne trouvant pas les mots que le blond voulait lui dire.

"Vous avez eut des rapports avec Aton !

- Ne dites pas n'importe quoi ! Moi avec un blondie ? C'est dégoûtant et vexant !"

Guy reçu un nouveau coup de poing sans broncher, s'asseyant sur le lit, ses mains se joignant. Il fixa dans les yeux Raoul et hocha négativement de la tête.

"Vous avez peur que je l'amuse plus que ces pets !

- Aton n'a pas de pets

- Ho mais bien sur !

- Aton n'a PAS de pet ! Mais vous êtes un animal au mieux, un objet au pire. Quand le moment serra venue, un blondie s'occupera des premières envies d'Aton …

- comment ça ? Je voie… vous le voulez pour vous ?

- bien sur !"

Guy eut un rire mauvais, un fou rire. Le petit blondie avec le grand. Un être parfait, avec un autre parfait. C'est la perfection … Et ça finirait ainsi.

XXX

"Lotus … ne fais pas cette tête. Tu le savais … tu le savais que vous deux c'était impossible !

- Oui … je …. sais."

- 6 -

"Ard … tu ne peux pas devenir premier seigneur !

- Et pourquoi pas ? Raoul n'ait plus là !

- car … ha … car si … ha … si tu le deviens, le pari ne tiendras plus."

Se figeant Ard resta les yeux choqués, fixant le corps dénudé de Flma, qui légèrement allongé sur le bureau, laissait les mains de son supérieur glisser sur lui. Ard eut une petite grimace mauvaise, son regard balayant la pièce, d'une geste de la main il fit venir un pet.

"Va, prépares une chambre pour deux, un bain et un dîner."

"Ard ! Si tu deviens le premier seigneur … si tu deviens … Je n'aurais plus aucune raison de …

- Bien … Alors reste avec moi nuit et jour jusqu'au retour de Raoul, et ainsi, tu m'empêcheras de négocier cette place …

" Ah… ha … attends …"

Poussant un petit gémissement Flma referma les lèvres. Quelques mois plus tôt il demandait d'être séparé de Ard et maintenant, il devait être nuit et jour avec lui. Et il détestait ça; Il détestait aimait autant ça, quand l'autre le confondait avec un objet et se servait de lui, nuit et jour. Il détestait gémir des encore sans pouvoir les retenir. Et des "ho Jupiter" au milieu d'une conférence. Et pourtant, malgré toute sa haine, son poste, il ne le donnerait à personne.

"Ard … Si Raoul ne … reviens pas .. je partirais à sa recherche.

- QUOI ? MAIS TU NE PEUX PAS !"

- 7 -

"… Me…Merci !"

Aton eut un doux sourire, remerciant de nouveau ses sauveurs. Ses mains se joignant. Et il se baissa pour remercier aussi gentiment les quatre enfants autour de lui. Quelques instants plus tôt, il finissait mal, mais maintenant ça allait.

Guy ne trouva rien à dire. Il … Il n'en croyait pas ses yeux. Et surtout, il était stupéfié de voir Aton aveugle. Lui qui aimait tant regarder, observer et poser des questions. Il ne trouva rien à lui, mais il se rapprocha assez pour remonter le haut du tissu, en même temps que Raoul. Quelques minutes de plus et …

XXX

"- Tu penses vraiment ?
- Oui ! Je dois le dresser maintenant. Tu verras Motus, quand ce serra fait, il serra à toi et mieux qu'un chien. Maintient-le à terre …"

Le bâillon sur sa bouche et les deux voix autour de lui. Aton sentait vaguement ses poignets attaché à un arbre, et ses chevilles à des morceau à autre, l'obligeant à rester à quatre pattes, les jambes écartés. Cependant les voix l'inquiétaient plus que la position. Le prenait-on vraiment pour un humain ?

Il n'eut pas le temps de s'attarder sur les questions, une main venant de lui baisser son bas. Lentement, Comce flatta son dos, ses fesses, et avec la même lenteur il introduisit un petit bout de bois servant à élargir les orifices. Un "plug anal", mais le mot, Aton n'en avait rien à faire, c'était pour le moment, la douleur qui lui posait problème.

"Il va rester une bonne heure ainsi, et on changera la taille, jusqu'à ce que son petit trou puisse englober n'importe quoi.

- C'est sadique !

- Oui. Sadique et ce n'ait pas finit. "

Ce ne fut pas finit.

Quand Raoul, Guy, et Lotus arrivèrent, ils le virent tout de suite, attaché inconscient sur cet arbre en pleine chaleur. Les enfants qui tentait de le délivrer, sous le rire amusé des deux autres. Raoul ne su pas se retenir, sautant de la voiture, qui heurta un arbre, il mit son poing dans la figure du blondie.

"COMMENT Osez-vous ?

- Osez quoi, c'est notre pet … Vérifier, il a l'anneau !

- C'est votre prince ! Fils de Jupiter !"

XXX

Sagement assit dans un coin, doucement, le jeune homme consolait les enfants. On n'avait pas tout de suite été réveillé, et il n'avait pas conscience encore de ce qu'il venait de passer. L'état de choc encore présent. Il sentit la main fraîche de Lotus sur sa joue et releva le regard.

"Ho … désolé. Comment puis-je vous remercier ?

- … A … Aton, je suis désolé, je suis désolé, c'est de ma faute. Pardon. Aton, pardon. Aton … je suis désolé … je suis …"

Le jeune homme ne réagit pas. Il lui fallait le temps de comprendre tout ce qui venait d'entendre. Et soudainement Aton agrandit son regard …. " … Lotus ? …. Lotus !"

Un large sourire se posa sur son visage. Il se baissa pour prendre la main d'Ivoire, d'Ebene, lui montrant l'homme du doigt.

"C'est ton père … ton papa !

- … Aton … Aton, il y a aussi Raoul et …

- rentrons.

- Et qui ? Raoul, qui d'autre et là … "

Tentant les mains, avant de laisser ses bras retomber le long de son corps, Aton eut un tremblement de tout le corps. Il tourna le regard vers Osiris et demanda lentement …

"Tu as parlé …

- pa … pabra … pas de bras …"

"… G…G…il est mort"

- 8 -

Ils étaient rentrés, et tout était rentré dans l'ordre. Deux semaines maintenant …

Assit sagement dans sa chambre, Lotus eut un petit baissement du regard et il se leva quand il entendit la voix d'un blondie lui ordonner. Il appartenait à Raoul, mais appartenir aux autres, lui faisait mal.
La porte s'ouvrit le premier seigneur ordonna au blondie de partir. Lotus releva un regard vitreux de larmes, mais Raoul l'ignora, lui ordonnant de le suivre, le plongeant dans la baignoire, il se mit à le nettoyer avec force, ignorant les yeux fermés sous la douleur de Lotus.

"Je n'ai jamais vu un objet aussi sale …

- Pard…Pardon."

Raoul l'ignora royalement, ses doigts rentrant dans l'anus avec la pommade cicatrisante. Ses doigts parcourant chaque blessure retirant vivement chaque épingle, chaque chose qui avait abîmé son petit objet.

"Lotus ! Tu n'es qu'un objet, n'est-ce pas ?

- … Ou… Oui …

- Alors fais attention à toi, je ne suis pas prêteur, et je n'apprécie pas qu'on touche à mes affaires …
- Qu…Que …

- Que je me fasse bien comprendre. Tu ne peux pas faire de marcher seul ! Les dernières fois seront les uniques fois, tu es à moi. C'est moi qui décide ! Tu ne peux pas aller avec un animal ou un autre objet, ni un chien des rues. Et aucun blondie n'a de droit sur toi ! Tu es mon appareil !

- Je … Je oui."

"Si tu ne le fais pas, je mettrais ton fils dehors et toi avec. Et si me vole ton objet, je tuerais celui qui fait ça. Qu'il se nomme Largne ou Guy …

- Hm …"

Raoul eut un petit sourire, ouvrant la boite que lui avait offert Lotus il y a quelques temps. Et prenant lentement l'anneau, il le fit glisser au travers du gland, du pénis, jusqu'à atteindre le bout, qu'il serrera fermement mais sans violence.

"… ça fait mal.

- Tournes-toi, je n'ai pas finit de te laver."

Rentrant directement dans l'eau, Raoul fit poser les mains de Lotus sur le mur, se plaçant derrière le jeune homme, il rentra en lui, sans prévenir, sans douceur. Mais c'était suffisant. Lotus aimait ça. Peut-être était-il simplement un type choqué à vie d'avoir du vendre son cul depuis l'enfance, ou un fou amoureux d'un blondie insensible mais possessif, mais il aimait ça. Il aimait être à Raoul, il aimait sentir qu'il le dominait sans lui faire aucun mal. Juste du plaisir, un plaisir sans prévenance. Juste une folie …

"… Je … veux être ton seul objet.

- Unique objet ? Hm …. Comme-ci je me risquerais à prendre deux imbéciles comme toi."

- 9 –

La vue n'était pas revenue et Aton avait refusé qu'on y touche. Parfois il voyait une ombre, mais il refusait de voir grand monde. Il préférait rester dans sa chambre. Rester là, et ce détester comme ça. Il ne se levait que pour aller voir les enfants, les aider, et leur donner des leçons. Puis, il retourner sagement sur son lit. Tous les soirs Raoul venait le voir, et ils restaient des heures à parler. Ensuite Guy venait, mais il ne disait rien. Raoul lui avait laissé la gaine à l'oreille. Et Aton avait gardé la douleur de le savoir mort et la joie de le savoir vivant.
Cependant, il ne savait pas quoi dire : et surtout : l'avait-il vu ? Avait-il vu les blondies sur lui en train de tenter de rentrer en lui, et n'y arrivant pas, le frappant, et utilisant leurs petits objets ? Avait-il vu ses larmes ? Avait-il … Oui. Car ils étaient avec les autres. Et qu'il n'était pas aveugle, lui.

Et puis au bout de deux semaines, la vue revint. Et les yeux bleus se posaient comme sur des papillons, sur tout. Il fut étonné de voir les cheveux si noirs de Cowa et les yeux tellement verts d'Osiris. Maintenant, il était très heureux. Ils passaient le matin avec eux, et avaient acheter des pets pour les surveiller. Des pets qui n'en croyaient pas leurs oreilles : ils devaient simplement s'occuper de petits humains. Mais s'était mieux, non ? Cela devait l'être, puisque le blondie qui s'occupait d'eux. Leur laissait la matinée, et leur laissait plus d'argent que n'importe qui.

Guy était un meuble, il était là, sans l'être. Pourtant, c'était lui qui s'occupait de la chambre d'Aton, car il l'avait demandé. Et à chaque fois, qu'il pensait trouver un signe suspect dans les draps, sa colère augmentait. Et à chaque fois, qu'il voyait un signe suspect sur les coussins, c'était sa tristesse qui augmentait. Entre larmes et spermes que préféraient-ils ? Mais le plus souvent c'était larmes et spermes. Et aussi Sang. Sang rouge comme le sien.

Cette matinée-là, il s'occupait à faire le drap. Comme d'habitude. Et la porte s'ouvrit. Aton resta silencieux, le fixant avec un petit air effraye, prit en faute, ses yeux se tournant vers le grand pet qui le suivait. Ce pet aux larges épaules eut un sourire amusé, cependant, il ne pu pas le garder, une claque venant de lui être donner.

"Mon … Mais pourquoi l'avez-vous frappé, Guy ?

- Perds tout de suite ce petit rire !

- Qu'est-ce qui vous prends, Guy ?

- RIEN ! C'est toi qui te laisse baiser par … ça !"

Le regard d'Aton fut aussi choqué que celui du pet. Doucement, Aton demanda au pet de partir, et refermant la porte en tremblant, il se retourna vers Raoul.

"Ca … c'est …

- Mieux que moi ?

- Non ! Vous êtes fou, Guy, je ne baise pas. Pas avec lui, pas avec un autre. Pour qui me prends-tu !

- Que faisais-tu là alors ?

- Ca ne te regarde pas !

- Un blondie menteur !

- … Je voulais qu'il … qu'il …

- Qu'il …

- Qu'il me soigne …"

Doucement, Aton releva sa manche, retirant un bandage assez mal fait. Une grosse coupure apparu, et honteusement Aton baissa la tête, car c'était encore une de ses étranges idées. Il voulait récupérer l'avion en papier de Osiris qui était tombé dans le hachoir. Mais il avait oublié d'éteindre le hachoir, et pensant qu'il ne risquait rien.

"… merde."

Guy jura une, ou deux fois, et le poussa contre le lit, ses mains soulevant un peu plus la manche. Il se mit à soigner silencieusement Aton qui gardait toujours le visage honteux.

"Je suis heureux que vous êtes là, Guy …

- Je ne te comprends pas. Pourquoi avoir été si étrange, pour ma mort ? Ce n'était pas important. ..

- … pas important ?

- Je ne suis rien, voyons !

- … Vous êtes Guy.

- Aton, ne fais pas l'idiot … Tu as mit ta vie en jeu, et ait allé jusqu'à … te … jusqu'à ça, pourquoi ?

- … ça m'a fait mal … .
- EVIDEMMENT ! IDIOT !

- J'aurais préféré que ce soit toi."

Soupirant de nouveau Guy releva le visage, fixant les deux billes bleues si sincères. Ses doigts glissèrent la joue, caressant doucement la fine peau de l'être parfait.

"Raoul ne te satisfait pas ? Je ne suis pas un jouet, et je déteste qu'on me touche.

- Je ne veux pas Raoul. Je veux que tu me touches … Je ne te toucherais pas.

- Tu mens, tes draps disent la vérité."

Tristement Guy quitta la pièce.

- 10 -

Guy ne comprenait pas pourquoi il revenait. La nuit était depuis longtemps tombée, il voulait juste se convaincre qu'il avait raison. Il poussa doucement la porte et alla s'asseoir dans le placard. Rapidement, il vit Aton rentrer avec Raoul, et ils se mirent à discuter, mentalement.

Une heure plus tard, le seigneur partit, et Aton s'assit sur le lit, ses yeux rivés vers la porte. Guy devait venir. Il allait venir

Le jeune corps de quatre ans désormais, quarante ans de savoir vécu, 400 ans de savoir apprit, et 4 000 secondes à attendre que Guy revienne pour une vraie visite, comme le jour dernier. Ce ne fut pas le cas, il ne vint pas et ses épaules furent secouées de larmes. Il n'était pas blondie, et n'aimait pas les pets. Il n'était pas humains, et ne pouvait pas être aimé.

Ressortant, il ne revint que dix minutes plus tard, et, Guy sentit son cœur se nouer alors que son cerveau crié "victoire."

Docilement Aton s'assit sur le lit, alors que Flma le regardait ave une certaine appréhension.

"Tu es certain …"

Le jeune homme hocha de la tête, des petites larmes tombant le long de ses yeux. Flma eut un petit soupir, et s'agenouillant près du jeune homme, il posa ses doigts sur ses cheveux. Il devait avaler et effacer ses souvenirs. Le faire devenir amnésique … Mais changerait-il quelques choses ? S'il perdrait la mémoire, arrêterait-il de vouloir Ard ?

"STOP Qu'est-ce que vous faîtes ?

- Hein ?"

Flma releva le visage vers Guy. "J'efface ses souvenirs, évidemment. Je peux faire de même avec vous …

- Arrêtez !

- Arrêtes !"

Guy ne comprit pas quand il vit le second seigneur entrer avec un air furieux, et Flma hocher négativement de la tête, marmonnant un "je le ferrais demain, Aton. Pardon." Et il quitta la pièce avec un sourire très amusé aux lèvres, ce qui n'était pas le cas de Ard.

Relevant le regard Aton soupira, s'allongea simplement sur le lit, ignorant Guy qui n'apprécia pas. Aton voulait-il vraiment devenir un légume ?
Un gémissement le fit sortir de ses pensées, et les yeux arrondis, il observa Aton les jambes serrés, les mains sur son sexe, qui gémissait de plaisir, des larmes de douleur coulant sur ses joues.
Lentement, Aton écarta les cuisses, pour glisser le doigt près de son orifice, titillant l'ouverture du bout des doigts.

"Guy …

- … Aton, Aton ne fais pas ça.

- Guy … "

Avec douceur Guy leva les bras d'Aton, ses mains glissant sur son corps. Il prit soin d'y aller si lentement, qu'Aton le regardait fiévreusement, mais n'osait rien dire. Alors, tendrement Guy se faufila dans le lit, glissant contre lui.

"Je vais rester avec toi, Aton. Mais, je ne veux pas le faire avec toi.

- mais …

- Non, Aton, nous ne le ferrons pas, juste parce que tu penses … tu penses idiotement. Nous le ferrons, … le moment venu. Et …"

Et je t'aime, alors ne te force pas à faire venir ce moment.

"Bouche cousue, sinon, je pars."

FINIT

Sauf si je fais une histoire Lemon entre Aton et Guy, ou un autre couple. Mais il faudra me le supplier, ce qui n'arrive pas d'arriver. Ouf !

Histoire de Fin

Comme à chaque fin d'histoire, les personnages et l'auteur se mêlent :

Au paradis

Riki : et voilà

Ianon : et oui, tu es à moi

Riki : Voyons … Mais non

Ianon : comment ça ?

Riki : Aton n'a rien fait avec Guy

Auteur : il a raison !

Riki et Ianon : retournes en enfer, toi !

Fin