Merci mon exemplaire des Animaux Fantastiques, aussi drôle qu'utile ! La plupart des informations du dialogue sur le Basilic au début (enfin, ce dialogue en générale) est inspirée de ce livre justement. D'ailleurs, je conseille à tous les fans d'Harry Potter qui ne l'ont pas de l'acheter, il en vaut vraiment la peine. Donc, pour ce début de chapitre, je vous propose un petit cours sur les créatures magiques par notre trio préféré ! Sérieusement, la plupart des informations que vous trouverez sur les créatures magiques proviennent du livre, je n'ai rien inventé.


Les mensonges du livre de Newton... Parce qu'il y a bien encore un Basilic en Grande Bretagne et que c'est celui de Salazar Serpentard qu'il garde dans sa chambre des secrets.

Comme le disait l'expression Moldu populaire : la nuit porte conseil. Sauf que, dans le monde magique, ça ne fonctionnait pas du tout. Après avoir passé une tranquille soirée avec ses amis et colocataire de dortoir – et sans rien leur dire de son étrange rencontre avec Salazar Serpentard, émettant juste le fait qu'il avait réussi le fameux pari en ressuscitant ''quelque chose'', Harry se laissa entrainer dans les bras de Morphée pour une longue nuit sans rêves troubles. Enfin presque. Parce que faire un rêve sur un immense serpent que vous comprenez et contre lequel vous vous battez, ce n'est pas doute pas très normal comme rêve. En fait, cela ressemblait plutôt à un cauchemar. Et qu'il aimait les cauchemars, c'était connu ! Il aurait pu rêver de voir Draco danser des claquettes dans un tutu rose que cela lui semblerait plus probable que ce cauchemar bizarre.

C'est donc un Harry groggy qui se leva, pas du tout prêt pour cette journée. Heureusement pour lui, pas de maudit cours de Potion avec le Professeur Rogue ou autre, puisque c'était le week-end ! Ainsi, au lieu de se vêtir de son accoutrement scolaire, il put s'habiller d'habits entièrement Moldu. Car, c'était bien les robes de sorcier, mais il aimait aussi beaucoup ses anciens vêtements.

« Waouh, mon pauvre, t'as une sale tronche !

— Merci, Tom. Toujours là pour ensoleiller ma journée, c'est ça ?

— Toujours là à ton service, déclara Tom avec un sourire innocent, comme si des ailes d'anges avaient poussées dans son dos avec une auréole au-dessus de sa tête – même si Harry voyait plutôt des cornes de démons et une fourche, mais bon chacun sa façon de voir les choses.

— Eh Harry ! appela Ron depuis la table des Griffondor dans la Grande Salle, juste à côté d'Hermione. T'as vraiment une sale tête. T'as mal dormir ?

— Merci Ron, dit Harry en roulant des yeux, s'asseyant en face d'eux.

— Ah, tu vois que j'avais raison, continua Tom. T'as l'air d'un... le monstre Moldu qui est cannibale... Ah oui, un zombie ! Voilà, tu ressembles à un zombie. »

Harry lui lança un regard foudroyant, qui signifiait clairement qu'il en avait assez. Tom, heureux de ce résultat, sourit de plus belle et disparut, laissant le trio seul. Soulagé du départ de Tom, Harry imita Ron et se servit copieusement du petit déjeuner.

« J'ai juste fais un rêve très étrange, expliqua le sorcier à lunette alors qu'il tartinait une tranche de pain. Une histoire de serpent géant qui pétrifie tous ceux qui le regarde droit dans les yeux et que je combattais avec une épée. Mais bon, ce n'est pas possible puisque ça n'existe pas et...

— Le Basilic, intervenu immédiatement Hermione. Ce serpent, aussi appelé le roi des serpents, c'est un Basilic. Il est classé XXXXX par le Ministère de la Magie, donc connu pour être une des créatures les plus dangereuses du monde. Le premier répertorié au monde fut celui de Herpo l'Infâme, qui avait réussi à l'élevé, ce qui est très paradoxale puisque cette classification indique qu'il est impossible de le dresser ou le domestiquer. Mais il a sans doute réussit parce qu'il parlait le Fourchelang.

— Le Fourchelang ? répéta Harry. Qu'est-ce que c'est ?

— Le langage des serpents. On dit que cette capacité, chez les sorciers, est héréditaire. Enfin, quoi qu'il en soit, c'est étrange que tu ais rêvé d'un Basilic puisque cela fait au moins quatre cents ans qu'il n'y en a plus en Grande-Bretagne.

— Tu en fais des rêves cool, Harry, s'exclama Ron. Moi aussi je voudrais bien combattre un Basilic dans mes rêves !

— Dans mes cauchemars, oui, rectifia Harry. Désolé, Ron, mais ça n'a rien d'excitant. En fait, cela parait surtout terrifiant.

— C'est sûr, appuya Hermione. Savoir que ce genre de créature peut tuer d'un simple regard et que cela peut vivre neuf fois plus de temps qu'un être humain, c'est-à-dire neuf ans cents puisque celui de Herpo l'Infâme vécut jusqu'à cet âge-là, ce n'est pas très rassurant.

— Comment tu sais tout ça sur les Basilics ? demanda Ron. On n'a pas étudié ça en classe, non ?

— C'est dans notre manuel de Soins aux Créatures Magiques, Les animaux Fantastiques, écrit par Newton Artemis Fido Scamander. Le livre d'Harry dans lequel tu as écris parce que les pages du tien se sont décollées et que tu n'as pas voulu racheté parce qu'il te fallait de l'argent pour des boules puantes, ajouta Hermione devant le regard perdu de Ron.

— Ah oui ! Le livre où j'ai rajouté pleins de croix devant la description de l'araignée géante ?

— L'Acromantule, classé XXXXX, oui.

— Maintenant elle est classé XXXXX, plus XXXXXXXX selon Ron Weasley, informa Harry en souriant.

— Eh, ce n'est pas ma faute s'ils racontent n'importe quoi dans ce livre ! se défendu Ron alors que ses oreilles rougirent. Il dit qu'il n'y en a plus ! Faudrait que les gens qui rédigent ce livre aillent voir Hagrid. Ils apprendraient pleins de trucs !

— C'est sûr qu'ils seraient étonnés de voir que plus ou moins toutes les créatures classées XXXXX sont ou ont été en la possession d'Hagrid, observa Harry.

— Tu crois qu'Hagrid a lu ce livre ?

— Pas la moindre chance.

— Vous savez, ce livre a été écrit il y a de nombreuses années quand même. C'est normal que les informations aient quelques peu changées avec le temps, fit remarquer Hermione.

— Un peu ? On a un tas de ces créatures dangereuses à Poudlard ! s'exclama Ron. Est-ce qu'il y a au moins un seul adulte dans cette école qui a lu ce livre ? Parce qu'on ne dirait pas ! Après le dragon d'Hagrid, ses araignées et les centaures dans la forêt et les lutins que cet incapable de Lockhart ne savait pas contrôler, j'suis certain que personne n'a lu ce livre ! Est-ce que le calamar géant, les êtres de l'eau et les Strangulots dans le lac de l'école comptent ?

— Eh ! Bébé Norbert ne compte pas, défendit Harry.

— Je m'en fiche, c'est un dragon. C'est sans doute classé XXXXX ces machins-là.

— En effet, confirma Hermione. Et Norbert est un Norvégien à crête. D'ailleurs je ne vois pas pourquoi tu parles des centaures. Tant qu'on les laisse tranquille et qu'on les respecte, ils sont inoffensifs. D'ailleurs je n'ai jamais compris pourquoi ils sont classés en tant que créatures. Ils sont plus proches d'un peuple civilisé que d'animaux. Et puis, les lutins sont juste classés XXX. C'est juste que le professeur Lockhart n'avait pas les capacités d'être professeur de Défense Contre les Forces du Mal.

— Oui, bon, tu t'en plaindras quand tu travailleras au Département de contrôle et de régulation des créatures magiques avant de devenir Ministre de la magie, d'accord ? Pour le moment, tous ces trucs sont classés dangereux et, comme par hasard, tous sont à Poudlard ! Je suis certain que c'est un complot fait par Rogue pour se débarrasser des élèves...

— Ah, jeunes gens ! s'exclama une voix grave et rauque. Je vous cherchais ! »

Harry et Hermione firent volte-face, reconnaissant leur interlocuteur, tandis que Ron l'observa d'un air intrigué, demandant à voix basse qui était le vieil homme qui les approchait. Car, à Poudlard, le seul adulte qui pouvait paraitre aussi vieux que celui qui les approchait, c'était le professeur Dumbledore, qui n'était pas là. Heureusement d'ailleurs pour Harry et Hermione que les professeurs, en général, n'étaient jamais présent dans la Grande Salle à l'heure du petit déjeuner, surtout le week-end. En fait, il n'y avait pratiquement personne dans la Grande Salle à cette heure-là, juste un groupe de Poufsouffle occupé à faire leurs affaires dans leur coin et quelques Serdaigle qui, en même temps qu'ils mangeaient, révisaient leurs cours. Au plus grand bonheur des trois Griffondor dans la salle – et un peu de tous les élèves des maisons de Poufsouffle et Serdaigle, même s'ils ne l'admettaient pas –, il n'y avait aucun Serpentard

« On t'expliquera après, Ron, promit Harry à voix basse.

— J'aimerai savoir si... commença Salazar avant de s'arrêter brusquement, observant attentivement le trio. Dites-moi... Quelles sont ces étranges accoutrements ? Vous allez à la foire ?

— Euh... non. Qu'est-ce qu'ils sont, nos vêtements ? demanda Harry.

— Ils sont hideux, déclara franchement Salazar. Franchement, ils manquent de charmes et de fantaisie.

— Il ne mâche vraiment pas ses mots, le vieux, marmonna Ron. Il a vu comment il est habillé un peu ? On dirait la tenue de soirée que m'a donnée maman... »

Et qu'on savait à quel point Ron aimait sa tenue de soirée, qui avait en un premier temps confondu avec une des robes de Ginny ! Mais il était vrai que l'accoutrement de Salazar était des plus... Particulier, avec un semblant de vieillot puisqu'il ressemblait à un de ces bourgeois dans les films sur la renaissance ou le moyen-âge, avec un habit pleins de froufrous et de dentelle en tout genre, ainsi qu'une couleur dorée et une légère odeur de moisie, comme s'il avait trainé trop longtemps dans un placard.

« Enfin, quoi qu'il en soit, je ne suis pas venu pour vous donner des manières en vêtements, reprit Salazar. J'aurais quelques questions à vous poser, jeunes gens et j'apprécierais grandement que vous y répondiez.

— J'suis certain qu'on n'a pas vraiment le choix, marmonna Ron, toujours vexé pour la critique sur ses goûts vestimentaires.

— En effet, répondit le sorcier le plus âge, prouvant qu'il avait une bonne ouïe. Tout d'abord, j'aimerai savoir si ce sale traite de Godric à effectivement permit à des nés-Moldus d'être élèves à Poudlard.

— Euh... commença Harry.

— Bien sûr que oui ! s'exclama Ron en fronçant les sourcils. C'est quoi cette question, franchement ? Vous êtes le père d'un de ces...

— Ron ! interrompu Hermione, lui envoyant un regard qui indiquait clairement qu'il devait se taire.

— Vous disiez, jeune homme ? demanda Salazar.

— Euh, rien... bafouilla Ron alors que ses oreilles tournèrent aux rouges.

— Bien, donc Godric à bel et bien fait cette erreur... soupira le fondateur de Serpentard. Cela ne m'étonne guère venant de lui-même si je m'attendais à mieux de sa part. Ensuite, dites-moi, durant mon absence, le château de Poudlard a-t-il subit des modifications majeurs ? Aux niveaux des fondations mêmes ?

— Les canalisations, déclara immédiatement Ron avec un sourire moqueur.

— Mmh... Cela pourrait se révéler gênant... Bien, merci de votre coopération, jeunes gens et profitez bien de cette excellente matinée », clama Salazar en repartant d'où il venait, par la porte.

Ron et Hermione haussèrent les épaules à cette apparition subite du vieux sorcier et se remirent à manger. Harry, lui, observa Tom, qui venait de réapparaitre, assis sur le banc à côté de lui, les bras croisés et un air suspicieux sur le visage.

« Je suis certain qu'il chercher à savoir si la Chambre des Secrets est encore là.

— De quoi tu parles ? demanda Harry.

— Oh, rien de particulier. Mais tu devrais faire attention, Harry. Il se peut qu'il y ait des morts dans la journée.

— Tu es vraiment flippant, tu sais ?

— Je sais, mais les compliments ne te mèneront nulle part. »

Cela, il n'en doutait pas. Car, maintenant qu'il avait entendu parler de la ''Chambre des Secrets'', il voulait en savoir plus dessus et Tom ne paraissait pas très disposer à lui en parler ; sans doute parce qu'il s'en moquait royalement, comme à son habitude. Alors il fit ce qu'il faisait toujours quand il n'avait aucune idée : il demanda à Hermione. Quoi de plus simple ?

« La Chambre des Secrets ? répéta Hermione. Oui, j'en ai entendu parler, dans l'Histoire de Poudlard.

— C'est pas la salle secrète dont n'arrêtent pas de se vanter les Serpentard ? questionna Ron.

— C'est ça. D'après les rumeurs, rapportées dans l'Histoire de Poudlard, et ce que se disent les Serpentard, la Chambre des Secrets renfermerait un Basilic dressé par Salazar Serpentard pour se débarrasser de tous les nés-Moldus de Poudlard.

— Un Basilic ? s'inquiéta Ron alors que son visage pâlit.

— Oui, mais ce ne sont que des rumeurs et des mythes. Elle n'existe pas.

— Ah bon ? s'étonna Harry. Et Salazar Serpentard, il existe bien, non ? »

Il vit Hermione lui faire de grand yeux – ce qui était étonnant puisque, normalement, c'était Harry et Ron qui avaient cette expression incrédule sur le visage, et pas l'inverse. Comprenant ce qu'il tentait de lui dire, Hermione et Harry, oubliant momentanément la présence de Ron, se dirent :

« Tu crois que... ?

— Tom vient de me dire que Salazar cherchait sans doute la Chambre des Secrets, affirma Harry.

— Comment il peut savoir ça ?

— Je vous expliquerai un jour, promit Tom, qui n'était toujours pas partit et observait la scène silencieusement.

— J'en sais fichtrement rien, mais il le sait. Et, autant j'ai du mal à l'admettre, en général, il en sait pas mal sur le sujet et se trompe rarement.

— Par le caleçon de Merlin... jura Hermione. On doit l'en empêcher.

— On peut savoir de quoi vous parlez ? demanda Ron. Et pourquoi Hermione jure ? Elle jure jamais !

— On t'expliquera après, dit Hermione, reprenant les paroles d'Harry dites plus tôt. Mais comment on va s'y prendre ? On ne sait même pas où il va ! Tu crois qu'on peut encore le rattraper ?

— Faut l'espérer. » fut la seule et courte réponse de Harry avant que lui et Hermione ne se précipitent hors de la Grande Salle sous le regard surpris de leur ami aux cheveux roux.

— ... Franchement, ils sont vraiment bizarres ce matin ces deux-là... »

Au grand drame d'Hermione et Harry, impossible de retrouver Salazar. Celui-ci avait bel et bien eu le temps de partir sans être suivi. Autant dire que cela les paniquait un peu... Bon, beaucoup en fait. Mais c'était compréhensible ! Après tout, Harry serait indirectement responsable de la mort de nés-Moldus puisque c'était sa faute si Salazar pouvait faire appel à son Basilic. D'ailleurs, il faudrait qu'on lui dise comment un serpent géant faisait pour vivre et se nourrir en étant caché dans une école, cela était un mystère pour lui. Quelqu'un le nourrissait-il ? Personnellement, il n'aurait pas voulu devoir rendre visite régulièrement à une créature capable de vous tuer d'un regard.

« Hermione ! s'écria Harry. Qu'est-ce qu'on fait ?

— Tu crois vraiment que je sais ?

— Mais tu sais tout !

— Je sais tout, sauf me débarrasser d'un serpent géant caché dans une école alors !

— Arg ! On fait quoi ?

— Ça, tu l'as déjà dit.

— Je sais ! Mais je suis trop jeune pour me retrouver à Azkaban !

— Tu pourrais battre un record en devenant le plus jeune prisonnier d'Azkaban ? Je crois que Barty Croupton Jr en fut le plus jeune résident à ce jour. Il devait approcher la vingtaine à cette époque. Tu accomplirais un exploit, puisque tu as quatorze ans.

— Non merci ! Je pourrais sans problème me passer de Détraqueurs qui veulent me voler toute ma bonne humeur. Déjà que j'en ai pas beaucoup...

— Outre le fait que tu es quelqu'un de très grincheux avec un humour sans goût, je pense savoir où est passé Salazar », informa Tom, qui venait d'apparaitre.

Comme rarement auparavant, Harry fut heureux d'entendre la voix agaçante de ce vantard de Tom. Pour une fois que Tom se montrait utile !

Par contre, il ne comprenait pas du tout pourquoi Tom les emmenait aux toilettes des filles au deuxième étage, que personne n'utilisait en temps normal. Après tout, qui voulait avoir à être en compagnie de Mimi Geignarde, qui portait parfaitement bien ce surnom ? Surtout pas Harry car, pour une raison inconnue, elle était tombée amoureuse de lui, ce qui le gênait affreusement, un peu dans le même style des éloges et admirations de Colins Crivey, un élève de troisième année très fan de lui.

« Tu sais, Tom, je pensais que t'avais de meilleur goûts que ça...

— La ferme, Potter. Tu veux être déclaré responsable de la mort de plusieurs nés-Moldus et envoyé à Azkaban ? Non. Alors ne fait aucun commentaire, mes oreilles s'en passeront bien. »

Mais quand même, savoir pourquoi Salazar était allé dans les toilettes des filles désertes au deuxième étage était intriguant. Pas de doute qu'il n'y allait pas pour faire la conversation avec Mimi Geignarde. D'ailleurs celle-ci était la seule présente dans les toilettes ; aucun signe d'un quelconque adulte chauve à la barbe trop longue dans les environs.

« Harry ! Tu es venu me voir ? s'exclama immédiatement Mimi Geignarde en surgissant devant le grand amour de sa vie, la tête à l'envers.

— Euh... Non. Pas vraiment. On... Euh...

— Très belle éloquence, Potter, moqua Tom. Je pensais que tu étais un vrai tombeur. Qu'est-ce qu'il y a ? C'est le côté fantôme qui te plait pas chez elle ?

— Harry, dis-moi qu'on est pas venu ici juste pour que tu te fasses charmer par une fille sans doute plus vieille que toi d'une cinquantaine d'année, s'il-te-plait, dit Hermione, dont la voix indiquait clairement que la situation ne l'amusait guère.

— Non ! s'exclama celui-ci rapidement, dans une tentative de se justifier. Cela n'a rien à voir ! Tom !

— Bien, bien, inutile de t'impatienter, Potter. Alors, voilà qu'il faut que tu fasses...

— Tu sais, Harry, interrompu Mimi Geignarde d'une voix mielleuse, un drôle de bonhomme est venu ici. Il était très vieux et avec des goûts vestimentaires affreux. En plus, il avait l'air très en colère ! Quand je me suis approché, il m'a dit de dégager ! Il ne me regardait même pas, le goujat ! Pauvre Mimi Geignarde ! Il n'arrêtait pas de regarder les lavabos. En plus, il sifflait d'une manière très étrange. Heureusement que tu es là pour me réconforter !

— Attend, Salazar était là ? questionna Harry, qui n'avait nullement à faire des malheurs personnels de Mimi Geignarde.

— Je m'en moque de son nom ! Et puis, je ne l'aie même pas vu longtemps puisque dès que je suis réapparut après m'être caché dans une des cabines, il avait disparu !

— Je sais comment il a fait, annonça Tom d'une voix agacé, sans doute parce qu'il ne voulait pas entendre ce que Mimi Geignarde disait. Harry, va près des lavabos, je vais t'expliquer ce qu'il faut faire. Et par pitié, fais-moi partir ce fantôme ! »

Harry n'hésita pas faire ce que lui ordonnait Tom, non seulement parce qu'il était principalement là pour savoir où était passé Salazar, mais aussi parce qu'il ne voulait pas avoir à discuter plus longtemps avec Mimi Geignard qui, devant le manque de considération de celui qu'elle aimait, couina et disparu dans une cabine. Hermione, roulant des yeux devant tant de niaiserie, suivit Harry sans rien dire, attendant de voir ce qui se passait. Harry, à côté de Tom, regarda exactement au même endroit que l'étudiant, c'est-à-dire sous l'un des tuyaux, où était grave le dessin d'un minuscule serpent.

« Harry, je sais que ça te surprendras, mais je veux que tu dises les mêmes mots que moi quand je te le dirais, de la même façon, c'est compris ?

— C'est compris, confirma Harry, qui ne voulait même pas en savoir plus que ce qui était nécessaire. Qu'est-ce que je dois dire ?

Ouvre-toi, siffla Tom, comme s'il n'articulait pas ces mots mais les pensait tellement fort que ceux-ci sortaient tout de même de sa bouche.

— Ouvre-toi, répéta Harry.

— Non, tu le fais mal. Concentre-toi plus. Fais comme si le sifflait. Comme si tu en donnais l'ordre.

Ouvre-toi. »

Cette fois, cela fonctionna et sortit de sa bouche comme un sifflement, un sifflement de serpent plus exactement. A sa grande surprise et celle d'Hermione, le robinet du lavabo devant lui se mit à briller et le lavabo, après quelques secondes, se déplaça de lui-même : il bascula et disparu, laissant ainsi un gros tuyau avec un passage assez grand pour qu'un homme y entre.

« Harry, qu'est-ce que c'est que ça ? demanda Hermione.

— Je n'en ai aucune idée. Mais je crois que c'est par là que nous devons aller.

— Belle déduction, Potter, moqua Tom.

— Bon, j'y vais. Tu veux me suivre où tu préfères attendre ici, au cas où il se passe quelque chose de mal ?

— Harry... commença doucement Hermione. Cela fait quatre ans que nous nous connaissons. Et je sais qu'avec toi et Ron, quand il se passe quelque chose de mal, c'est préférable que je sois avec vous.

— Mmh... Ouais, t'as raison. Donc on y va ? Je te dirai bien honneur aux dames, mais ce sera sans doute mieux si j'y vais le premier, le prend pas mal.

— Oh, ne t'en fais pas, je comprends parfaitement. Ta galanterie de gentlemen n'en prendra de coup. »

Sans perdre de temps, Harry s'engagea dans le tuyau, Hermione sur ses talons.

Harry ne comprit pas très bien comment les toilettes des filles du deuxième étage le conduisirent à une grande salle très sombre et humide, mais bon, dans un monde magique, il devait sans doute s'attendre à tout. La salle, très grande et construite tel un long couloir droit, était décorée de nombreuses statues de serpents avec la bouche ouverte. De grandes rangées d'eaux encadraient l'unique chemin de la salle, qui menait à une étrange statue d'un homme chauve avec une grande barbe qui, aux yeux d'Harry, rappelaient vaguement Salazar Serpentard.

« La voilà... La chambre des secrets... dit Tom dans un murmure, comme ébahit par le lieu.

— Hermione ! s'exclama Harry en pointant du doigt devant lui. Regarde, le voilà ! »

Aucun doute qu'il parlait de Salazar. En effet, devant la statue se tenait le fondateur de Serpentard, dos aux jeunes sorciers. Immédiatement, Harry eut un mauvais pressentiment et sortit sa baguette, imité par Hermione, alors qu'ils s'approchaient lentement et surement du vieil homme.

« Tiens ! Les jeunes gens qui m'ont permis de venir ici. Comment avez-vous fait pour parvenir jusqu'à la chambre des secrets ? tonna Salazar, sans daigner se tourner. L'un de vous parlerait-il Fourchelang ?

— Euh... fut la réponse très éloquente de Harry, qui alternait entre regarder Tom et Hermione – cette dernière lui jetant un regard significatif qu'il ne comprit pas.

— Surprenant ! Je suppose que cela ne devrait pourtant pas m'étonner. Si vous êtes de Serpentard, il doit être naturel que l'un de ma maison parle la langue des serpents.

— S'il savait ! railla Tom. Potter, tu devrais lui révéler la vérité. Oh, et profite-en pour trouver une solution. A n'en pas douter, vu le vide de cette salle, il a déjà du libérer le Basilic qui loge ici.

— En fait, je pense que nous vous devons quelques explications, déclara Harry en prenant compte des conseils de Tom. Nous ne sommes pas des élèves de Serpentard. Nous sommes à Griffondor.

— Tiens donc, des Griffondor qui mentent ? C'est incroyable ! Je croyais qu'il n'y avait que moi pour faire preuve de tant de bassesses, comme aimait le répéter Godric. Il doit avoir très honte de sa maison à présent !

— Et nous savons ce que vous comptez faire, Salazar, reprit Harry, sa voix devenant de plus en plus remplie de mépris. Nous ne pouvons vous laisser libérer le Basilic sur l'école afin de tuer tous les nés-Moldus de Poudlard. »

Le silence se fit après la déclaration d'Harry, qui continua d'être sur ses gardes et de pointer sa baguette sur Salazar, ce dernier immobile comme une statue. Enfin, le fondateur de Serpentard sembla réagir : ses épaules se mirent à trembler et avant qu'Harry ne puisse se demander si c'était par peur ou autre, l'homme éclata de rire en se tournant vers les jeunes. Un sourire machiavélique figurait sur son visage et ses yeux étaient remplis de haines.

« Vous ? M'arrêtez ? C'est grotesque ! Je suis l'un des quatre sorciers les plus célèbres de notre époque ! C'est moi-même qui aie formé Merlin, le sorcier le plus réputer du monde ! Et vous pensez, vous, des élèves, réussir à m'arrêter ? Jamais je n'ai entendu plus ridicule que cela ! Comme toujours, le courage des Griffondor vous perdra, tout comme Godric !

— Nous ne sommes peut-être que des élèves, mais vous êtes seul contre deux. De plus, vous n'avez même pas de baguette, fit remarquer Hermione, qui tentait de ne pas paraitre déstabiliser par Salazar.

— Comme si j'avais besoin de cela pour vous empêcher d'agir. J'ai un allié bien plus utile. Montre-toi ! »

Harry frissonna alors qu'Hermione paraissait confuse. Pourquoi ? Il se doutait parfaitement bien de ce qui allait venir vers eux, alors pourquoi ne semblait-elle pas comprendre ?

« Potter, appela Tom, il vient d'utiliser le Fourchelang. Tu sais ce que ça veut dire ?

— Le Fourchelang ?... Oh, non, le Basilic ! s'écria Harry. Hermione, le Basilic vient ! »

Comme pour venir appuyer ses dires, un bruit sourd retentit dans la salle, comme un frottement au loin tandis qu'un sifflement animal résonnait doucement.

« Harry, ne le fixe pas dans les yeux ! dit immédiatement Hermione sur un ton paniqué alors qu'elle portait son regard vers le sol. Jamais, tu m'entends ? Tu mourras sur le coup si tu croises son regard. »

Cela avait au moins le mérite d'être clair et l'expression « un regard qui tue » prenait tout son sens. Mais pas sûr que les Moldus aient rencontrés un Basilic pour inventer cette expression, et tant mieux pour eux.

« Hermione, qu'est-ce qu'on va faire ?

— J'en ai aucune idée ! Aucun livre parle d'une manière de vaincre un Basilic !

— Et merde ! Si je suis trop jeune pour finir à Azkaban, je le suis aussi pour mourir !

— Potter ! appela Tom. Laisse-moi faire !

— Mais tu vas faire quoi ?

— Fais-moi confiance et tout se passera bien ! Ferme les yeux !

— Tu es fou ! Si je le fais, comment je vais faire pour esquiver le Basilic ?

— Je te le dis : fais-moi confiance ! Ferme tes yeux, maintenant !

— Tom, si je meurs, je te tue ! »

Alors qu'Harry aperçut une longue forme verte semblable à un grand lézard, il ferma les yeux. Immédiatement, il sentit comme une décharge électrique qui passa dans son corps, l'immobilisant. Alors qu'il tenta de bouger, en vain, une voix retentit :

« Arrête-toi... Arrête-toi... »

Il remarqua avec effroi que c'était la sienne, mais elle ne lui ressemblait guère. Cela se rapprochait plutôt d'un sifflement.

« IMPOSSIBLE ! s'écria Salazar d'une voix outrée qui différenciait beaucoup de celle qui lui convenait d'usage. Il ne peut pas parler Fourchelang tout de même ! Attaque-les, maintenant !

— Harry ! appela Hermione, paniqué. Qu'est-ce qu'on fait ? »

Il voulait lui répondre que tout se passerait bien – même si cela serait sans doute le plus gros mensonge de sa vie – mais il ne le pouvait pas ; ses lèvres refusaient de bouger.

« Tom ! Qu'est-ce qui se passe ? pensa-t-il, espérant établir une connexion mentale avec Tom.

— Fais-moi confiance, Potter, répéta Tom, qui avait étonnamment entendu son appel télépathique. Obéit-moi, Basilic ! Tu n'as qu'un maitre ici, et c'est moi ! Tom Elvis Jedusor ! Ecoute le son de ma voix et soumets-toi à elle ! Obéit-moi ! »

Harry se sentit reculer doucement et, entrainant avec lui par la main, Hermione. Elle avait elle aussi fermée les yeux, sans doute accordant sa confiance à Harry pour se sortir de se pétrin. Mais lui-même ne comprenait pas ce qui se passait ; il n'avait pas le contrôle de son corps ! C'était, pour une raison lui étant inconnu, Tom qui le dirigeait ! Pourtant, par ce qu'il comprenait, cela n'était pas plus mal, puisqu'Harry n'avait aucune idée de comment réagir face à un Basilic, contrairement à Tom qui semblait savoir quoi faire.

Si, à la fin de toute cette mésaventure, il s'en sortait vivant, il faudrait qu'il ait une sérieuse conversation avec Tom.

« C'est moi ton maitre, c'est à moi que tu dois obéir ! s'exclama Salazar alors qu'il commençait à s'avancer vers les jeunes sorciers. Tue-les ! MAINTENANT !

— Hermione, arrête Salazar ! s'écria Harry qui, l'espace d'un instant, redevenu maitre de son corps, avant de le céder à nouveau à Tom, qui continuait de se concentrer sur le serpent. N'obéir qu'au son de ma voix... Tu sais qui te domine...

Petrificus Totalus ! cria Hermione en direction de Salazar, qu'elle semblait grandement préférer regarder, évitant ainsi de faire face au Basilic monstrueux qui les dominait.

Heureusement pour elle, l'orgueil de Salazar ne l'avait pas fait être sur ses gardes et, tellement obnubilé à tenter de contrôler le serpent, il ne réagit pas à temps pour éviter le maléfice du saucisson. Aussitôt, Harry – enfin, Tom – attrapa Hermione par le bras et l'entraina avec lui au sol, entièrement allongé.

« Tue le Sang-Pur ! » cria-t-il au Basilic.

Ils purent voir le corps du Basilic, immense, se déplacer vers son ancien maitre et, sans devoir croiser son regard, virent l'effet du regard du Basilic : Salazar, qui le regardait droit dans les yeux à cause de sa position allongé, se trouva pétrifié d'un coup et, à la surprise des deux jeunes sorciers, disparut dans une nuée de sable. Cela, ça n'apparaissait sans doute pas dans les livres traitant du Basilic.

Mais, tout n'était pas encore joué ! Il fallait encore se garder du Basilic. Sans perdre de temps, Harry – qui avait repris contrôle de son corps – releva Hermione et, sans laisser sa main, couru avec elle à travers le chemin, dans le sens inverse de leur venue. Derrière, ils entendaient clairement le Basilic approché, sans doute pour les dévorer, puisque son maitre – du moins son premier maitre – était mort, ce qui lui avait sans doute donné quelques envies de meurtre et liberté.

« Plongez dans l'eau ! cria Tom. Et ne bougez plus, jusqu'à ce que vous n'ayez plus de souffle ! »

Pas besoin de le dire deux fois à Harry. Criant à Hermione de lui faire confiance, il se précipita vers l'eau qui bordait les murs et plongea sans hésiter avec elle. Il l'entraina vers le fond, qui n'était pas très profond, juste quelques mètres, et, sans réapparaitre à la surface, attendit aussi longtemps qu'il put. Mais, loin d'être champion du monde de la respiration en apnée, au bout d'une minute, il sentit l'air lui manquer, de même qu'Hermione et tous deux remontèrent à la surface, baguette à la main, prête à l'utilisation si jamais le Basilic les attendait.

Quelle ne fut pas sa frayeur en se retrouvant nez à nez avec le Basilic. Son cœur se serait arrêter de battre – non seulement par crise cardiaque mais également parce qu'il aurait croisé le regard du monstre – si ce dernier n'était pas étrangement immobile, aussi pétrifié que Salazar auparavant !

« L'idiot. C'est là qu'on voit que l'Homme est plus intelligent que les animaux. Le Basilic n'a même pas hésité à regarder le reflet de l'eau et le voilà pétrifié par ses propres capacités ! moqua Tom.

— Il s'est pétrifié lui-même, devina Hermione, légèrement interloquée, ne sachant sans doute pas si elle devait s'en réjouit ou ne pas y croire tellement cela paraissait invraisemblable.

— Tant mieux ! » s'exclama Harry.

Il avait assez vu la mort comme ça pour aujourd'hui ! Maintenant il était trempé et sans doute malade en ayant frôlé de peu de mourir sous le regard d'un Basilic alors qu'il tentait d'arrêter Salazar Serpentard, un des sorciers les plus forts du monde sorcier et censé être mort depuis au moins un millénaire. Qu'est-ce qu'on s'amuse à l'école ! Oui, c'était du sarcasme. S'il avait su qu'être sorcier était aussi dangereux, il aurait demandé des cours à domicile. Ah, si seulement ses tuteurs légaux n'étaient pas des gens égoïstes et orgueilleux qui ont peur de la magie !

Toujours les yeux rivés sur la statue du Basilic, Harry se dirigea vers ce qui restait du corps de Salazar, c'est-à-dire un tas de sable. A moins que cela ne soit de la poussière ? Difficile à dire avec ses lunettes qui venaient de faire un petit tour dans l'eau et qu'il ne pouvait même pas essuyer sur ses vêtements, ceux-ci tout autant trempés.

« Harry... Tu te rends comptes que tu viens de tuer un des sorciers les plus puissants du monde ? fit remarquer Hermione.

— Euh... Non, pas vraiment, avoua-t-il avec une certaine gêne. Je n'ai pas trop compris ce qui s'est passé.

— Ah bon ? Eh bien moi non plus si cela peut te rassurer ! Harry, pendant que nous étions sur le point de mourir, je t'avoue que j'ai légèrement... euh, comment dire... ah oui ! flippée ! j'ai légèrement flippée en t'entendant siffler, comme si tu parlais au serpent. Depuis quand tu parles Fourchelang ?

— Inutile de me remercie, dit Tom avec un sourire narquois.

— Euh... Depuis maintenant il semblerait, déclara Harry en ignorant Tom. Il faudra que je t'explique ça en détail plus tard mais pour l'instant... Qu'est-ce qu'on fait ? On va dire tout ça à Dumbledore ?

— Etrangement, je suis certaine qu'il sait déjà qu'il y avait un serpent géant tueur dans son école. D'ailleurs, il faudra qu'on m'explique comment ce Basilic était toujours vivant. Normalement ils ne vivent que neuf cents ans maximum.

— Ouais, t'as raison. D'ailleurs, pas besoin de parler à quiconque de cette petite rencontre avec Salazar Serpentard, ça m'évitera les ennuies et, éventuellement, un tour à Azkaban.

— C'est sûr ! assura Hermione. D'ailleurs, tu te souviens de tout à l'heure, quand Ron préconisait sur le fait que l'école – il disait Rogue mais il faut sans doute généraliser – veut notre mort ? Je crois qu'il avait raison à ce sujet. »

Oh, ça, maintenant Harry n'en doutait plus !