Tout d'abord un immense merci à tout le monde!
Comme je vous l'ai dit, nous sommes deux à traduire cette fic' à partir de maintenant.
Anaïs s'est occupée plus particulièrement de ce chapitre. Merci donc à vous de l'encourager ;D
Bonne lecture!
Chapitre 7
Bella
Mon téléphone commença à sonner au moment où je fermais la porte d'entrée.
« Allo ? »
« Bella, c'est moi » C'était sans aucun doute la voix de Jasper. Je jetais un rapide coup d'œil au nom de l'appelant. Ce n'était pas son numéro.
« Jasper ? Où es-tu ? A qui est ce téléphone ? »
« Um, tu penses que tu pourrais venir me chercher ? »Il semblait si différent. Fatigué. « Et est-ce que tu m'autorises à rester chez toi quelques jours ? »
La panique s'empara immédiatement de moi.
« Bien sur. Où es-tu ? » J'essayais de garder ma voix aussi calme que possible et retenais mon souffle en attendant sa réponse.
Il respira bruyamment dans le téléphone : « Au poste de police »
« QUOI » criais-je dans le téléphone
« Ne panique pas. Je t'expliquerais tout quand tu seras là. »
Je soupirais et passais mes doigts dans mes cheveux
« Ok, je suis en route et je veux des détails monsieur. Sans rien oublier. »
« Merci Bella »
« Je te vois dans quelques petites minutes » Je fermais subitement mon téléphone et couru dehors pour sauver mon ami de prison.
Je ne pouvais pas imaginer ce qu'il avait pu faire pour atterrir là. Il était généralement une bonne personne et n'avait jamais eu d'ennuis avec la loi. J'essayais de ne pas penser aux différentes choses qu'il avait pu faire, je ne pensais qu'à arriver là bas le plus vite possible.
***
Quelques minutes après, j'arrivais au commissariat de police pour trouver Jasper qui m'attendait.
Je courais vers lui et remarquais que son visage était blessé. Un flot continu de questions sortait de ma bouche.
« Qu'est ce qu'il c'est passé ? Es tu blessé ? Qui t'a fais ça ? Tu es tombé ? Oh mon dieu Jasper ! Répond-moi ! »
Il plaça ses mains sur mes épaules pour me calmer.
« Relax Bella, respire. »
« Ne me dis pas de respirer » criais-je « que diable t'est il arrivé ?! As-tu une idée à quel point j'étais inquiète quand tu ne m'as pas rappelé ? Et ensuite tu m'appelles pour me dire que tu es en prison. Et là tu as l'air de sortir tout droit d'une bagarre ! »
Il soutint mon regard jusqu'à ce que je me sois calmée. Il avait toujours eu cet effet sur moi. Il pouvait me détendre dans n'importe quelle situation.
« Que s'est-il passé ? » Demandais-je d'une voix faible
« J'ai été arrêté… »
« Je m'en suis rendue compte. » l'interrompis-je
Il inclina sa tête et leva un sourcil.
« Désolée » chuchotais-je « Continue »
« Allons d'abord dans la voiture » insista t-il. « Tu ne peux pas me frapper quand tu conduis »
Oh oh. Cela devait être assez mauvais alors.
Il me suivit à la voiture et se glissa sur le siège passager. Je mis le contact puis le regarda.
« Te rappelles-tu quand nous étions en 3ème ? C'était un dimanche soir…on était chez toi en train de regarder Jurassic Park » demanda t'il doucement
« Quel est la rapport avec ton arrestation ?! » demandais-je d'une voix aigue
« Ca en a, crois-moi » Il abaissa la vitre pour laisser rentrer un peu d'air frais dans la voiture. « Tu t'en rappelles ou pas ? »
« Tu veux parler de la nuit où nous nous sommes accidentellement endormis et que tes parents étaient énervés que tu n'ais pas appelé pour leur dire où tu passais la nuit ? » demandais-je.
« Oui. Bien, donc tu te rappelles » Il souffla profondément « Tu m'as accompagné jusque chez moi le lundi matin ? Ainsi j'ai pu avoir mes vêtements pour l'école »
« Oui » Je devenais impatiente.
« Et tu te souviens de ce que nous avions vu ? »
Oui je voyais parfaitement. C'était terrible. La mère de Jasper pleurait sur le sol de la cuisine. Elle avait un œil au beurre noir et ses vêtements étaient déchirés. Le beau-père de Jasper était énervé contre elle et l'accusait d'être incapable de faire quoique ce soit, y compris de s'occuper de son fils. Apparemment, il était rentré à la maison, ivre, et avait demandé où il était. Elle n'avait manifestement pas réalisé quelle heure il était et que Jasper n'était pas à la maison. Son beau-père avait alors déchargé sa colère sur sa mère.
« Oui » chuchotais-je
« Ca a été la dernière fois qu'il l'a frappée. Je l'avais menacé ce matin là, tu te souviens ? Je lui avais dis de ne pas jamais la toucher de nouveau où je l'attaquerais. Il avait juste ri et m'avait répondu d'aller à l'école. Alors j'ai juré que je raconterai au conseiller d'éducation ce qu'il s'était passé, qu'il appellerait les flics et qu'il irait en prison. C'est là qu'il m'a pris au sérieux et la seule raison pour laquelle je n'ai rien dit c'est parce que ma mère m'a supplié de ne pas le faire. Elle m'a dit qu'ils viendraient me chercher pour me placer dans une mauvaise famille d'accueil loin d'ici. J'étais un enfant et j'étais effrayé. Je ne voulais pas être placé. »
Il secoua sa tête et soupira.
« J'aurais dû le dire à quelqu'un à l'époque ».
« Tu n'étais qu'un enfant Jasper »
J'essayais de le rassurer.
« J'y étais, tu sais. Je n'ai rien dis non plus. »
Il soupira encore et inclina sa tête.
« De toute façon, il ne l'a jamais retouché après ça. A chaque fois qu'il l'a regardait d'un air mauvais, je l'avertissais que cela ne me prendrai qu'une seconde pour jeter ses fesses en prison. Il avait toujours ses problèmes de violence, mais je me suis assuré qu'il ne pose plus jamais un doigt sur elle. »
J'avalais bruyamment. Je savais où il allait en venir.
« Je suis allé chez moi la nuit dernière » Continua t'il « et devine ce que j'ai vu. »
Ses lèvres se plissèrent et il serra ses poings.
« Elle était couverte de blessures. Je ne pouvais pas croire que ce salaud avait eu le cran de la toucher encore une fois. J'étais si énervé, Bella. Je ne pouvais même pas penser clairement. Je voyais rouge. Je l'aurais tué s'il avait été à la maison. Sans l'ombre d'un regret. »
« Oh mon dieu » chuchotais-je pour moi-même
« Donc je suis sorti pour le retrouver. Je savais exactement où il était, au bar en bas de la rue, là où il va toujours après une de ses scènes. J'ai trouvé ce bâtard assis sur un tabouret, buvant, fumant …riant. Ce foutu trou du cul riait. Je l'ai saisi et lui ai donné des coups de poings répétés. Les gens ont essayé de me retenir mais je n'avais qu'une idée en tête. »
Il appuya sa tête contre l'appuie tête
« Il m'a laissé tranquille ce soir et a dit qu'il n'engagerait pas de poursuites si je la fermais sur ce qu'il s'était passé avec ma mère. Pas question que j'accepte. Mais il m'a tendu son téléphone pour que je puisse appeler ma mère. Elle m'a supplié d'accepter. Je ne pouvais pas le croire. Et comme le pauvre crétin que je suis…j'ai juste… j'ai dit oui. Je lui ai dit de disparaître de ma vue et c'est à ce moment là que je t'ai appelé. »
« Je suis désolée Jasper. »
« Je me barre de cette foutue maison. Je restais seulement pour elle, pour la protéger et après elle le défend. Comment peux-tu rester avec quelqu'un qui te bats ? » pesta-t-il
« Ils s'aiment Jasper »
Il tourna subitement sa tête vers moi : « Battre quelqu'un jusqu'à ce qu'il soit couvert de bleus n'est pas comme ça qu'on montre son amour. »
« Jasper stop » dis-je avant qu'il ne s'emporte. « Je ne défend aucun d'entre eux. Je suis d'accord avec toi. Je ne permettrais jamais qu'une chose pareille m'arrive. Mais cela se passe comme ça dans beaucoup de relations. C'est dingue et je ne le comprends pas. Mais qu'est ce que tu peux y faire ? Elle ne le quittera manifestement pas. »
« Donc je suppose que je dois juste m'assoir et laisser couler ? »
« Non » Dis-je plus fort que nécessaire « Ecoute, nous irons voir ta mère demain ok ? Lorsque ton père sera au travail. Nous irons juste là bas et parlerons. Nous trouverons une solution, ensemble. Mais tu devras rester calme. N'explose et n'hurle pas après elle. »
Soudain, mon dilemme avec Edward ne me semblait pas une si grande affaire. Pas quand il y avait des choses comme ça qui se déroulaient dans le monde. Je pourrais ignorer mes sentiments pour lui si cela signifiait que lui et ma mère avaient une vie heureuse ensemble. Je serais blessée mais c'est quelque chose que j'endurerais car c'est ce que font les gens pour ceux qu'ils aiment. Ils font des sacrifices.
***
Deux autres semaines passèrent. Ma situation avec Edward devenait de plus en plus dure chaque jour. J'étais constamment près de lui maintenant. Je passais la plupart de mon temps au restaurant ou à la maison avec Jasper. Et Edward était toujours là où j'étais. Nous allions au travail ensemble et nous rentrions chez moi ensemble. La tension entre nous d'eux était si palpable qu'il aurait fallu une tronçonneuse pour la couper.
Renée jetait des coups d'œil dans ma direction à chaque fois qu'elle nous voyait ensemble. Je pense qu'elle savait qu'il y avait une attraction, mais elle ignorait à quel point c'était profond. Elle et Edward n'avaient rien fait d'affectueux devant moi depuis le diner, ils avaient juste parlé. Il semblait même qu'elle avait perdue de son intérêt pour lui. Elle était habituellement pendue à chacun de ses mots, maintenant elle semblait rêvasser quand il était au milieu d'une histoire.
Mais je ne voulais pas renoncer à mes espoirs. Je me suis même sentie coupable d'avoir souhaité qu'ils se séparent. Je ne devais pas penser ça. Même quand ils auraient des chemins séparés… qui me disait qu'il voudrait de moi ? Et le plus important. Je ne pouvais pas faire ça à ma mère. Elle n'approuverait jamais.
Non seulement il était le petit ami de ma mère, mais il était aussi mon patron maintenant. C'était une double limite.
Depuis que Jasper refusait de rentrer chez lui, et depuis que je pouvais à peine respirer dans ma propre maison, nous envisagions de partir pour prendre un appartement ensembles. Le seul problème était que nous allions encore à l'école et que c'était cher. Comment pourrions-nous payer nos prêts étudiants, le loyer et les factures sans lutter financièrement ? C'était la fin de l'été et j'avais un boulot, mais travailler comme serveuse ne suffirait pas à tout couvrir.
Il ne nous restait plus qu'une année avant de quitter l'école, donc nous devrions attendre jusque là. Jasper pourrait rester à la maison et me distraire d'Edward.
Nous avions eu une longue conversation avec la mère de Jasper à propos de sa situation actuelle. Nous avions tous les deux tenté de comprendre, mais c'était difficile. Elle avait fini en disant qu'elle resterait avec son mari et que c'était comme ça. Mais Jasper l'avait prévenu qu'il irait chez les flics la prochaine fois qu'il la toucherait, et promit de vérifier tous les deux ou trois jours qu'elle n'avait pas été blessée.
Ma vie amoureuse avait été inactive pendant les deux semaines passées. J'avais eu un bon moment avec Emmett et nous étions restés en contact avec des textos et des mails. Il avait eu un autre rendez-vous mais cela ne m'avait pas dérangé. Bien qu'il soit un mec génial, il n'était pas Edward. Personne ne serait jamais Edward, et je n'étais pas sûre de pouvoir ressentir quelque chose d'aussi fort pour quelqu'un d'autre.
***
C'était près de la fin de mon service quand Edward s'approcha de moi sur le podium.
« Bella ? »
Je lui jetais un regard « Oui ? »
Il semblait épuisé. Les manches de sa chemise blanche étaient roulées au dessus de ses coudes et les quatre premiers boutons étaient défaits, exposant un éclat de son torse lisse et ses cheveux étaient plus en désordre que d'habitude. Je savais que Renée était quelque part par là donc j'espérais secrètement que son apparition n'avait aucun lien avec elle. S'ils avaient déjà eu des relations dans son bureau…beurk…je serais incapable d'y mettre les pieds à nouveau…
« Mon frère est supposé être ici dans quelques minutes. Quand il arrive, peux-tu juste lui dire de venir dans mon bureau ? »
« Bien sur » Répondis-je avec un sourire professionnel.
C'était une des choses que j'avais appris à faire : Sourire. Pendant huit heures par jour.
« Oh, et l'inspecteur devrait bientôt être là aussi. Renvoie-le juste poliment »
« Ok »
« Merci » ajouta-t-il avant s'en aller.
Je soupirais et fis face à la porte d'entrée. Je n'avais aucune idée de qui était son frère et je ne savais pas à quoi il ressemblait, ou même quel était son nom. J'espérais qu'il ne s'attendait pas à ce que je le connaisse au moment où il franchirait la porte.
La porte s'ouvrit et un homme très familier entra. Il s'approcha de moi avec un sourire imbécile sur son visage.
« Qu'est ce que tu fais là ? » demandais-je
Il se pencha en avant et m'embrassa sur la joue « Un homme ne peut pas rendre visite à sa copine ? »
Je roulais des yeux « Je ne suis pas ta copine »
« Tu seras toujours ma copine ». Il me fit un clin d'œil.
« Sérieusement, qu'est ce que tu fais là ? »
« Juste passé te voir » dit Jasper en se penchant par-dessus le podium. « Je n'étais jamais venu ici auparavant ».
« Je devrais t'amener ici un jour ou l'autre quand je ne travaillerais pas ».
« Quand est ce que tu fini ? »
« Mmm… » Je jetais un coup d'œil sur l'horloge au mur. « Dans une heure ».
La porte s'ouvrit et un homme que je reconnu entra avec un téléphone accroché à son oreille.
« Ouais, je viens juste d'entrer » dit la voix turbulente. « Ouais. A plus tard ». Il raccrocha et me regarda avec des yeux ébahis.
« Emmett ? » Demandais-je incrédule.
« Bella ? Je ne savais pas que tu travaillais ici ».
Quelles étaient les chances qu'il entre dans ce restaurant en particulier ? Il est très populaire après tout, me rappelai-je.
« Et bien j'ai commencé il y a deux semaines en réalité. »
« Oh, ce n'est pas étonnant alors que je ne t'ai pas vu ici avant. »
J'étais déconcertée par cette déclaration. Travaillait-il ici aussi ? Comment aurais-je pu ne jamais le voir avant si c'était le cas ? Ou aimait-il vraiment, vraiment ce restaurant ?
« Tu viens ici souvent ? »
« Ouais, mon frère…. »
Il fut interrompu quand une main féminine toucha mon épaule. Je tournais mon cou en arrière pour voir Renée.
« Hey Renée ! »
Emmett salua ma mère.
Elle sourit en retour.
« Hey Em ! Comment vas-tu ? »
Ok. Attendez une minute. Qu'est-ce qui se passe ici ? Emmett et ma mère se connaissent ?
Alice sauta et parla en même temps que moi.
« As-tu vu Rosalie ? » me demanda Alice.
« Tu connais ma mère ? »Demandais-je à Emmett avant de répondre à Alice « Elle est quelque part par là »
« Qu'est-ce que tu as dis ? » me demanda Emmett.
« Edward te cherche » dis Renée avant même qu'Emmett ait fini sa phrase.
Edward cherchait qui ? Moi ? Mais… Je venais juste de le voir.
Jasper donna un coup de coude dans mon estomac.
« Quoi ? » lui demandais-je
Il tourna sa tête vers Alice.
Je frottais l'endroit où il m'avait cogné.
« Qu'est ce qu'elle a ? »Chuchotais-je.
« Présente nous ? »
Je soupirai.
« J'ai du boulot. »
« Tu n'es pas vraiment en train de faire quelque chose maintenant » dit il.
« J'ai un client qui attend en face de moi Jasper. »
Emmett secoua sa tête. « Oh, je ne suis pas un client. Je viens juste chercher mon frère. »
« Oh. Comment s'appelle-t-il ? » Demandais-je
Tout le monde commença a parlé autour de nous. Jasper se penchait vers moi et se présentait lui-même à Alice. Rosalie surgit et commença à parler à Renée.
« Son nom est… »
« Te voilà » J'entendis la voix d'Edward venir de derrière moi. « Qu'est ce qui t'as pris si longtemps ? »
A qui parlait-il ?
Je jetais un coup d'œil derrière Edward et vu qu'il fixait Emmett. « Vous vous connaissez tous les deux ? »
« Quoi ? » Renée, Edward et moi demandions simultanément
Emmett regarda Renée puis moi. « As-tu dis que c'est ta mère ? »
J'inclinais la tête lentement.
Il secoua sa tête et se mit à rire. « Oh merde. C'est un truc de fou. »
Je haussais des sourcils. « Quoi ? »
« Tu connais mon frère ? » Edward avait l'air aussi confus que moi.
« Qui est ton frère ? »
Ensuite tout devint subitement clair. Aucune issue de secours !
Jasper ouvrit finalement sa bouche.
« Tu es sortie avec le frère d'Edward ? » Me demanda-t-il avec un regard mélangé de confusion et d'amusement sur son visage.
« QUOI ? » hurla Edward.
Tout le monde recommença à parler en même temps. Je ne pouvais même pas penser clairement. Emmett était le frère d'Edward. J'étais sortie avec le frère d'Edward ? Emmett était le frère du petit ami de ma mère ?! Mon dieu ! Est-ce que nous sommes le seul groupe de personne dans cette ville ?
« Bien, je pense qu'ils feront un très joli couple » dit Renée.
« Absolument pas » répliqua Edward.
Tout le monde tourna la tête vers Edward.
« Qu'est ce qui ne va pas, Woody Allen ? » demanda Emmett d'un air taquin
« Vous ne connaissez pas mon frère comme moi » dit Edward quand Renée leva ses sourcils sous le choc. « Ils ne peuvent pas se mettre ensemble. » il se tourna vers Emmett « Pourquoi sortirais-tu avec elle ? »
Maintenant je me sentais offensée.
« Je ne suis pas assez bien pour ton frère ? » Je plaçais une main sur ma hanche.
« Ca n'a rien à voir » répondit-il brusquement.
« Edward! » réprimanda Renée. « Qu'est ce qui ne va pas chez toi ? »
Emmett ricana « Oh, croyez moi, vous ne voulez pas savoir. »
Renée et moi nous tournâmes face à Emmett. « Quoi ? » demandâmes en même temps ?
Les gens autour de nous commencèrent à nous fixer, comme s'ils regardaient une scène dramatique d'un opéra mélo dramatique.
« Pas ici » chuchota Edward. « Emmett, viens avec moi dans mon bureau ».
« Je voudrais savoir ce qu'il se passe Edward » demanda Renée.
« Pas maintenant Renée » il soupira et regarda autour de lui. « J'attends quelqu'un dans quelques minutes. Peux-tu garder un œil sur son arrivée ? Envoie le juste dans mon bureau quand il sera ici. C'est un inspecteur. Son nom est Phil. »
Renée, exaspérée, soupira et jeta ses mais en l'air.
«Bien sûr. »
Edward fit un mouvement pour s'éloigner mais fit une pause et se retourna vers nous.
« En réalité, cela pourrait prendre quelque temps. »
Il inclina la tête vers Emmett.
« Pourrais-tu, s'il te plait, me rendre un énorme service et juste lui montrer les cuisines ? Je te promets que je ne te laisserais pas seule avec lui trop longtemps. J'ai juste vraiment besoin de parler avec mon frère. »
« Bien sûr. Ne t'inquiète pas pour ça. »
Elle avait parlé d'une façon qui contredisait ce quelle venait de dire. Elle était évidemment vexée.
Edward ouvra sa bouche pour dire quelque chose mais la referma ensuite et secoua sa tête. Il regarda Emmett
« Allons-y ».
Que diable se passait-il ici ?! Ugh. Mon cerveau me faisait mal.
Edward
Je fermais la porte de mon bureau derrière nous.
« Tu as des explications à me donner » J'essayais, autant que possible, de rester calme et de ne pas me laisser aller sur lui.
« Est ce que c'est une plaisanterie de mauvais goût de ta part ? Est ce que tu l'as traquée ? »
« Quel est le problème Edward ? » Emmett avait haussé la voix plus fort que je l'aurais aimé. « La traquer ? »
« Tu te fous de moi ? Comment aurais-je pu savoir que Bella était la fille de Renée? Tu ne m'as jamais dis son putain de prénom ! C'est un aussi gros choc pour moi que pour toi ! »
Je fis courir mes doigts dans mes cheveux désordonnés. « Comment est-ce arrivé ? De toutes les femmes de Seattle, comment as-tu fini avec elle ? »
« Est ce que j'ai l'air de Madame Soleil avec des réponses infinies ? Merde, je ne sais pas ! »
Je pris ma main dans mon poing et me retint de frapper dans le mur.
« Est-ce que tu sors encore avec elle maintenant ? Est-ce officiel ? » Je marchais vers mon bureau et saisi le bord. « Merde Emmett ! Tu es sorti avec une blonde la nuit dernière ! Est-ce que tu la trompes ? »
« Tu sais quoi ? » dis Emmett d'une voix légèrement plus calme, « Je devrais te laisser penser ça. Je devrais te laisser croire que je couche avec l'objet de ton obsession et que je la traite comme une merde. »
Je me retournais pour le regarder fixement tandis qu'il continuait de parler.
« Mais tu es mon putain de frère et bien que je ne puisse pas l'expliquer maintenant, je t'aime. Je sais que ça sonne horriblement sentimental, mais c'est vrai. »
Il s'assit sur la chaise en face de mon bureau. « Bella et moi sommes seulement sortis une fois ensemble. Je mentirais si je disais que je ne l'ai pas trouvé attirante et intéressante. J'ai passé un bon moment avec elle, mais nous ne sommes pas ensemble. »
Je soupirais de soulagement et m'effondrais sur ma chaise.
« Edward, cela doit cesser » dit-il avec sa voix rarement sérieuse. « C'est la fille de Renée. Ca ne peut pas bien se finir. »
Je frottais mes mains sur mon visage.
« Je sais ».
Et je ne le savais que trop bien. Je n'étais pas idiot. Mes sentiments pour Bella ne se dissipaient pas. Ils grandissaient et il n'y avait rien que je puisse faire pour les stopper. J'avais essayé. J'avais vraiment essayé. Je ne pouvais même pas regarder Renée sans me détester. Comment pourrais-je lui faire ça ? Elle était la femme que j'étais supposé adorer. Pas sa fille.
J'avais essayé de passer autant de temps que possible avec elle, espérant juste que je développerais de tels sentiments pour elle que je serais capable de repousser Bella sans aucun effort. Mais ça n'avait pas marché. Au lieu de cela, chaque sentiment amoureux que j'avais pour elle était parti.
Nous étions tout le temps ensemble, cependant nous nous étions considérablement éloignés. Il n'y avait aucune étincelle. Il n'y avait aucune attraction grandissante.
« Cette situation de dingue est en train de me chambouler » murmura Emmett.
« Je déteste l'admettre » dis-je « mais ton côté imbécile me manque. »
Il souri, sa personnalité refaisait surface.
« Donc, quand vas-tu me présenter à la serveuse blonde ? »
Je secouais ma tête et rigolais « Bon retour Emmett. »
Emmett quitta le restaurant quelques minutes plus tard et je me rendais dans la cuisine pour chercher Renée et l'inspecteur…Phil quelque chose.
Quand j'entrais, des rires remplirent mes oreilles. Renée et l'inspecteur était l'un en face de l'autre, Renée redoubla de rire tandis qu'il regardait vers le bas avec un sourire sur son visage.
« Je vous jure » dit-il « C'est vrai ! »
« Oh, arrêtez ça ! » dit-elle alors qu'elle était debout et essuyait les larmes aux bords de ses yeux. Je n'avais jamais été capable de faire rire Renée jusqu'aux larmes.
J'observais leurs interactions pendant quelques minutes de plus. Elle avait l'air si heureuse. Je ne l'avais jamais vu comme ça avant.
Je fis un pas en avant pour les alerter de ma présence. Le sourire de Renée se fana légèrement quand elle me vit.
***
L'inspecteur partit une demi-heure plus tard. Renée tourna autour de moi pour me faire face.
« Je pense que nous devons parler. »
Just one green click!...
