Salut bande de yaourts transexuels !

Alors, d'abord, merci à Kooki-mos et larosenoire9NC de suivre la fanfic'' !

Ensuite : normalement, le chapitre que j'avais écrit faisait le double de celui-ci, mais Déponia m'a conseillé d'en faire deux plus petits au lieu d'un gros (merci à elle :D ), donc ce que vous allez lire, c'est en fait la partie 1 du chapitre, mais considérez-le comme un chapitre à part entière, c'est plus simple.

Je m'enfonce.

Bref.

Tout ça pour vous dire s'il n'y a pas énormément d'action, c'est narmol. Elle sera dans le prochain chapitre qui arrivera (normalement, si un écureuil du néant profond ne me kidnappe pas, ou si je n'oublie pas (ce qui serait légèrement moins stylé (et ouais moi je mets des parenthèse dans des parenthèses qui sont DANS des parenthèses (lol)))) lundi.

Vouala.

Ah, au fait, dans tous mes chapitres ou presque je m'éclate à mettre des références (pour prendre un exemple, une des plus grosses était dans chapitre 5, alias l'épreuve 2, avec l'araignée mutante qui se fait écraser par un mur= « Le Labyrinthe »).

Là, il y a une énooorme référence sur toute une scène au début du chapitre, j'espère que vous allez la trouver :)

Sur ce, bonne lecture (et désolée s'il n'y a pas énorméent d'action) ! ^^

Chapitre 7

Le coma, c'est caca

Le Patron, les yeux fermés, n'entendait rien. Il se contentait de se concentrer sur sa respiration, dans le noir. Il ne savait pas combien de temps son manège durait mais il se sentait plutôt bien, alors ça ne le dérangeait pas. Il avait l'impression de flotter, sensation désagréable au départ mais qu'il appréciait maintenant, loin de tout, loin de la peur, de la douleur, de l'incertitude, de la violence...

Soudain, il entendit des bruits de pas qui se rapprochaient, et se concentra pour ouvrir les yeux et apercevoir l'intrus.

La première chose qu'il vit fut le plafond, immaculé. Il essaya de tourner la tête, mais celle-ci ne lui obéissait plus, à l'image de tout son corps. Il sentait juste le drap fin contre sa peau, et une légère brise caresser son visage, venant de sa gauche. Au bruit, il en déduisit qu'elle provenait d'un ventilateur qui vombrissait doucement.

Le plafond paraissait bouger, se mouvoir par vagues, mais ça ne le choqua pas plus que ça. Ce qui le surprit, par contre, ce fut le visage qui apparut tout à coup dans son champ de vision, un visage qu'il ne connaissait que trop bien.

-Salut Patron, t'es toujours des nôtres? (Il se tourna vers quelque chose que lui ne pouvait pas voir) C'est bien, continue à t'accrocher, sourit Mathieu, les yeux pourtant très tristes.

Il triturait convulsivement un vieux vase immonde bleu et blanc, aux vagues motifs (des étoiles, peut-être?). Cinq pauvres fleurs jaunes et rouges sortaient du pot, l'air un peu dépressives. Elles s'étaient peut-être rendu compte que leur vase était dégueulasse?

-Ch'uis désolé vieux, à chaque fois je te ressorts les mêmes conneries. (Le criminel, s'il avait pû, aurait froncé les sourcils. Depuis quand Mathieu l'appelait-il "vieux"? Et pourquoi "à chaque fois"? Il ne l'avait pourtant vu qu'une fois alors qu'il était alité, et c'était en ce moment même) Les fleurs, c'est de la part du hippie, il m'a demandé de te dire qu'il était désolé, et qu'il s'en voulait vraiment de t'avoir poignardé. Il n'en dort plus, tu sais. Il ne parle presque plus d'ailleurs, il ne fait que se ronger les ongles, les yeux dans le vague. Et sa cure de désintox' ne l'aide pas à se sentir mieux... Ce serait vraiment bien que tu te réveilles pour le soulager un peu... (Il regarda avec une moue désolée les fleurs qu'il tenait) C'est le centre qui nous les a passé, comme tu t'en doutes. A la demande du Hippie. Elles sont pas top-top, mais c'est tout ce qu'on avait. J'vais les poser sur ta table de chevet, d'accord?

Mathieu disparut de son champ de vision en s'avançant à sa gauche. Le tueur blessé ferma brièvement les yeux...et eut un sursaut, ouvrant alors les yeux en grand. Regardant toujours au plafond, il s'adressa à son ancien collocataire avec un demi-sourire:

-Le vase, avoue le, tu l'as piqué à ta grand-mère? (Il fut secoué de petits spasmes de rire douloureux) J'espère qu't'as pas touché à sa collection d'cuillères hahahakofkofkof...

Il se tut, prit d'une quinte de toux.

-Gamin?

Il se tourna alors à sa gauche, guettant la réaction du jeune schizophrène.

Personne.

Sur la table de chevet, le pitoyable bouquet était bien là, lui.

Mais fâné.

Il leva une main un peu tremblante et saisit une fleurs jaune entre deux doigts, qui se désagrégea, tombant en petits morceaux sur le bois de la table.

Il fronça les sourcils, ne comprenant plus rien, et décida alors de faire le tour du couloir pour retrouver son créateur. Mais en se levant (difficilement, il devait l'admettre), il chancela et chuta misérablement par terre.

-Putaiiin... Qu'est-ce qu'elle fout, l'autre?! Infirmière? Infiiirmiiière?

Personne ne vînt.

-Obligé de tout faire ton seul, hein? Putain...

Il se releva en s'aidant du lit, détacha tous les fils qui le reliait aux nombreuses machines (dont une qui bippait doucement en affichant son poul, celle qu'avait sûrement regardé Mathieu lors de sa visite) et sortit dans le couloir.

Personne.

Les lumières clignotaient comme dans un mauvais film d'horreur. Il s'avança le long du couloir, une main sur son bandage qui lui enserrait le ventre, prit de frissons désagréables, tout en boitant un peu.

-Eho? Se risqua-t-il, son instinct lui soufflant pourtant de ne pas se faire remarquer. Ce à quoi il se rassura: se faire remarquer par qui?

Enfin une intersection.

Il regarda dans la porte-fenêtre de droite. Le couloir était similaire à celui qu'il avait prit précédemment, à une différence. Allongé sur le sol, un corps ensanglanté gisait au milieu du couloir, près d'un lit renversé criblé de balles. Une jeune femme, à en voir ses longs cheveux teintés de rouge serpentant sur le sol, autour de sa tête. Le Patron frissona et préféra prendre celui de gauche.

Sur un mur, il vit une dizaine d'impact de balles, ce qui renforça son impression. Un désastre c'était produit. Ici. Il arriva enfin à sa chambre, et se dépêcha d'enfiler son costard noir, vêtement léééégèrement plus stylé qu'une robe d'hôpital, d'où dépassait son cul.

Enfilant sa chemise en grimaçant quand celle-ci frôlait sa compresse, il saisit son manteau et se dirigea à nouveau dans le corridor, bien décidé à découvrir ce qu'il s'était passé pendant son "absence".

Il stoppa devant la porte de la chambre de Mathieu, à moitié ouverte, quand un chuchotement lui parvint:

-Psssst! Eeh, psst!

Il se retourna et vit le célèbre vidéaste lui faire de grands signes, à demi dissimulé dans la baignoire. Le criminel se fit la réflexion que celui-ci avait l'air mal en point, le visage salement amoché et les mains tremblantes.

-Qu'est ce que tu fous là-dedans, gamin? Et qu'est ce qu'il s'est passé ici?

Le petit homme lui fit signe de parler moins fort et l'invita à s'asseoir en face de lui, dans la salle de bain, à l'abri des regards des éventuelles personnes se baladant dans le couloir.

-J'vais t'expliquer. Tout a commencé quand on t'as déposé à l'infirmerie, évanoui.

-T'as pas plus cliché, comme début d'histoire?

-Eho, tu veux savoir, oui ou non? Demanda Mathieu, froissé.

Hochement de tête affirmatif.

-Bon, alors je te raconte comme je veux. Donc, je disais: Maître Panda et moi, on te portait le plus vite possible, vu que tu t'étais évanoui et que chaque seconde passée amenuisait tes chances de te réveiller un jour. Heureusement pour toi, on a réussi à te déposer entre les pattes des infirmières qui s'occuperaient de toi, mais la blessure était trop grave et elles t'ont déplacé en vitesse en salle d'opération. On a attendu devant ta porte une bonne heure avant qu'un chirurgien sorte pour nous annoncer qu'ils t'avaient recousu mais qu'il était trop tard: tu étais tombé dans le coma. Il ne restait plus qu'à prier pour que tu te réveilles vite. D'autant plus qu'un docteur nous a dit qu'il y avait un protocole: si un patient restait plus de deux semaines dans le coma, ils le supprimaient.

Le Patron frissonna:

-Et... je suis resté combien de temps?

-Une dizaine de jours. On commençait à désespérer, tu sais.

-Une dizaine de jours?!

-Ouais, t'as eu chaud aux miches.

-Et ils ne vous ont pas envoyé faire la troisième épreuve?

-Non, il y a eu quelques... problèmes entre temps.

-Comme...?

-Si tu arrêtais de m'interrompre tout le temps, je pourrai peut-être continuer!

L'homme en noir grogna mais ne dit plus rien.

-Donc, on est retourné dans ma chambre, un peu chamboulés... Enfin, surtout moi, le Panda semblait si...distant, il avait l'air de s'en foutre royalement... (Ce fut à son tour de frissonner) En chemin, une jeune femme nous a abordé avec un air tellement révérencieux que j'ai presque cru qu'elle allait se prosterner devant nous. Elle nous a dit qu'elle nous avait vu assommer un des hommes de ton groupe de tueurs, et qu'elle nous avait aussi aperçu te porter, évanoui. Elle nous a raconté que tes copains l'avaient agressé à plusieurs reprises et qu'elle voulait intégrer notre, hum, groupe. Elle caressait distraitement son ventre proéminent. Eh ouais, elle était enceinte, t'imagines?

Maître Panda l'a vu et son masque neutre a glissé quelques secondes devant la future mère. Il a accepté qu'elle reste avec nous. Mais ça ne s'est pas arrêté là. La nouvelle s'est répandu comme une trainée de poudre et bientôt tout le monde a su cette histoire. Et beaucoup de monde déteste le groupe des tueurs à gages, alors les alliances ont commencé. Une bonne dizaines de joueurs se sont présentés devant ma porte pour s'allier avec nous et...

-Mais vous êtes combien maintenant?

-Hum... La fille enceinte (Laurie, je crois), Jack, Raph, Lola et Lucas (un jeune couple), JP (un vieil homme vachement intelligent) et enfin Thomas. On est dix, si aucuns d'entre eux ne sont... morts. Il y avait Zoé aussi, que j'ai vu se faire abattre à quelques mètres de moi. Tu l'as peut-être vu dans un corridor en venant ici.

Sa voix flancha alors qu'il prononçait ces derniers mots, et plongea son visage dans ses mains. D'un geste précautionneux, le Patron posa sa main sur son épaule:

-Je suis désolé, Mat'.

Il patienta quelques instants, puis le relança avec douceur:

-Et...? Il faut que je sois au courant de tout, pour régler le problème, Mat'... Courage.

Ce dernier ferma les yeux, et recommença à raconter, revivant les derniers jours, le visage torturé.

Il se tenait devant la porte de sa cellule. Il souffla un grand coup et franchit le seuil, pénétrant dans un bordel pas possible. Laurie, assise avec son ventre rond en avant riait avec une jeune fille fraîchement arrivée, que Mathieu ne connaissait pas encore. Le bras passé sur les épaules de cette dernière, un jeune homme aux yeux verts perçants parlait vivement avec Raph, un des premiers à avoir rejoint leur groupe.

Il commençait à il y avoir vraiment trop de monde et le jeune schizophrène s'y perdait. Lui et ses personnalités devraient bientôt décliner les demandes...

Il continua rapidement son inspection de la pièce bondée. Dans un coin, le visage fermé, Maître Panda sirottait un verre (sûrement rempli d'eau ou de jus de fruits, l'alcool étant interdit). Il jetait des regards perçants autour de lui, évaluant les gens autour de lui. Mathieu devrait sûrement s'inquiéter de son comportement, et d'un côté il le faisait, mais ça le rassurait aussi de savoir que quelqu'un à qui il vouait une confiance éperdue veillait sur eux.

Il n'était pas le seul qui s'inquiétait pour le chanteur au kigurumi: le geek, un peu plus loin, bavardant avec une jolie fille blonde (Zoé, si sa mémoire était bonne), jetait régulièrement des regards chargés d'inquiétude au jeune homme indéchiffrable. Dans le coin opposé, c'était le Hippie qui lorgnait tristement le geek, les bras croisés. Il était lui aussi à l'écart des conversations, mais semblait enfermé dans ses pensées sans faire attention à ce qui se passait autour de lui.

Jack, un garçon de quatorze ans (le plus jeune de tous les joueurs qu'il avait pu voir depuis le début de cet enfer) et déjà un petit génie, bavardait gaiement avec Jean-Pierre, alias JP, un séptuagénaire, lui-aussi très intelligent. Le plus âgé et le plus jeune qui cherchait mutuellement la présence de l'autre, ce n'était pas comique, comme situation?

Près d'eux Thomas avait l'air de s'ennuyer comme un rat mort et se leva joyeusement en voyant Mathieu débarquer.

-Eeeh mec, ça farte?

-Nickel, je vois qu'il y a encore de nouveaux arrivants?

-Ouaip, un couple, d'après ce que j'ai compris. La meuf c'est Lola et le mec Lucas. J'ai pas trop eu l'occasion de leur parler.

-Y'a trop de monde, j'm'y perds, moi.

-J'me fais des p'tits mémos, style Zoé c'est la bonnasse blonde qui parle à ton copain gameur. Elle est sympa. Raph c'est le comique, enfin il essaye, de la bande. A côté, y'a le couple Deux-L, Lola et Lucas. Inséparables. JP c'est le vieux, Jack c'est le gamin, Laurie la femme enceinte, Kigurumiman et le coincé, c'est à dire l'ancien drogué. Toi et bien sûr moi, le beau-gosse.

Mathieu regarda Thomas avec affection. Celui-ci devait avoir deux ou trois ans de moins que lui et lui faisait énormément penser à lui au même âge.

-C'est ça, ouais.

-Je fais craquer toutes les filles quand je veux!

-Ok, prouve-le moi!

-Je choppe Zoé avant la fin de la semaine, ça te va comme preuve?

-Tope-là!

Les jeunes hommes se séparèrent en riant, Thomas se dirigeant innocement vers sa proie, la bousculant et s'excusant bruyamment, l'air innocent.

-Tss, on verrait presque une auréole au dessus de sa tête, chuchota-t-il en souriant.

-Le grand chef suprême est arrivé? Dit une voix malicieuse, près de lui.

-Jaaaack, ça va? Et toi, JP? Demanda gentimment le jeune homme aux yeux bleus.

-J'apporte malheureusement de mauvaises nouvelles, soupira le vieil homme.

-Oui, continua Jack, il se trouve que le groupe des hommes en noir recrute.

-Et qu'il y a des adeptes, des idiots qui pensent être protégés en alliant la cause des Tueurs, compléta JP.

-Ah merde! Et...pourquoi ils recrutent à votre avis?

Les deux hommes le regardèrent comme s'il avait demandé la chose la plus évidente au monde.

-Bin... Ils veulent se venger.

-De vous, rajouta l'adolescent.

-Il faut que tu envisages qu'ils pourraient nous attaquer, pour se venger du savon que vous leur avez mis.

-Alors, d'abord, moi je n'ai rien fait, fit Mathieu, excédé. Et puis, ils n'oseraient pas nous attaquer au nez des organisateurs du Jeu... (Il vit la paire de regards graves) Si?

Hochements de tête affirmatifs.

-Alors on est dans la merde.

Nouveaux hôchements.

Puis les deux hommes se désintéressèrent de lui et continuèrent leur conversation apparemment passionante sur l'Art avec un grand A.

Le schizophrène, vite lassé, se dirigea vers le chanteur déguisé:

-Alors, mec, t'as trouvé des dangers, dans cette pièce? Plaisanta-t-il.

-Lucas, répondit très sérieusement le Panda. Il ne m'inspire pas confiance. Faut le dégager au plus vite.

-Eh, calme, on peut pas l'envoyer bouler comme ça! Il faut des preuves pour ça. (Il regarda le suspect, qui parlait tranquillement avec Raph) J'espère que tu as tord.

-Moi aussi.

Silence.

-Au fait, t'es au courant que le groupe des Tueurs recrutent?

-Oui.

-JP et Jack disent que c'est pour se venger.

-C'est possible.

Mathieu se sentit un peu irrité de l'indifférence de son interlocuteur pelucheux.

-Alors pourquoi tu ne m'as rien dit?!

-Parce que ça n'aurait probablement servi à rien.

Son créateur se leva brusquement et s'éloigna avec fureur loin de lui et de son flegme insupportable. Il claqua violemment la porte derrière lui et respira du nez lentement, dans le silence bienvenu après la pièce bruyante et oppressante. Il décida alors de faire un tour, le temps que ses alliés sortent de sa foutue chambre envahie.

Il marcha distraitement dans les couloirs sans faire attention à sa destination et se perdit finalement. Il commença alors à errer à la recherche de têtes connues ou de panneaux indicateurs, sans succès. Soudain, il entendit son nom. Il fronça les sourcils et s'approcha discrètement de la pièce d'où s'échappait la conversation.

-...toujours dans l'coma.

-Rhm. Je pense qu'on est assez maintenant pour donner une bonne leçon au malade schizo et à ses copains.

Mathieu sentit une lourde main s'abattre sur son épaule. Il se fit catapulter dans la chambre en face de deux hommes très surpris, qui sortirent de divers endroits de leurs vêtements des couteaux et toutes sortes d'instruments qui auraient dû leur être confisqué avant de commencer le Jeu.

-Eh, regarde Hannibal c'que j'ai trouvé qui écoutait aux portes!

A suivre...

Alors, vous avez trouvé la référence ? (si non, un indice, c'est le touut début d'une série vachement connue)

Dites moi ce que vous pensez du chapitre ou de l'histoire en général, ou de la discrimination des loutres alsaciennes !

Bisous et à lundi !