Notes de l'auteur
C'est un truc vraiment tordu.
Avertissement
Présence d'alcool et de volonté suicidaire.
Disclaimer
Rien n'est à moi, sauf l'idée. Tout est à J. K. Rowling.
Un cachet d'espoir
Je suis… drogué ? Non, ce n'est pas le bon mot. Sans espoir, plutôt. Ouais, un sans-espoir.
Je bois un gorgée de la bouteille la plus proche. Ça fait longtemps que je ne regarde plus l'étiquette.
Ça pique, ça brûle. Ma gorge me fait mal, c'est trop fort. Mais c'est mieux comme ça, hein ?
Qu'est-ce que je ne donnerai pas pour un cachet d'aspirine ! Mieux : un remède pour ne plus rien ressentir.
Il paraît que si on est assez fort en occlumancie, on peut bloquer la douleur et même les sentiments. J'aimerais bien y arriver.
Je suis debout et je marche. Je ne sais pas comment je tiens debout ou quand je me suis levé. Quelle importance ?
J'ai plus envie de rien. Je n'ai rien, de toute façon.
Je m'en fous de l'argent et des babioles que je peux m'acheter. J'ai voulu une chose, une personne, une attache… et même lui m'a quitté.
Pourtant, je l'aime. Je continue de l'aimer.
« Il est tellement beau.
— Arrête de m'admirer et ramène ton petit cul serré ici.
Sa voix est plus taquine qu'autoritaire et je lui répond au tac au tac :
— J'ai mal aux fesses… tu viens me passer de la crème ? »
On était bien, ensemble.
Où suis-je ? Ça ressemble à Poudlard.
Poudlard… l'école était détruite. Le ministère, après la guerre, avait déclaré le bâtiment abandonné pour cause de dangerosité. Trop de résidus de magie noire, qu'ils ont dis.
Ah, ouais. J'y suis vraiment. En haut d'une tour, je crois.
Je vois le sol. Il est tellement bas. Je suis si haut !
Qui remarquera si je saute ?
Je me penche un peu. Peut-être que ce serait la solution ? Juste se laisser emporter par la gravité.
Je veux mon amour, mais il n'est pas revenu. Je veux un médicament pour soigner un coeur brisé. Je veux un cachet d'espoir, mais je n'en ai pas trouvé.
— Harry, non !
C'est sa voix. Que fait-il là ? Pourquoi crie-t-il ? C'est bien lui qui m'a dit d'aller crever.
Je m'en souviens parfaitement.
« — Vas crever, Potter. Ça sera la meilleure chose que tu pourras faire.
Le couloir est sombre et ma tête me fait mal. Elle a sûrement cognée trop fort sur le mur.
— Mais Dra…
— Ne m'appelle plus comme ça. Jamais. Tu veux me rendre heureux ? Vas mourir. »
Une main tire mon bras brusquement. Il me fait mal.
— Écoute-moi bien, Potter: j'ai passé des mois à essayer de t'oublier, et j'y arrive pas. Ça, c'est ta faute.
Une gifle s'abat sur ma joue et ses yeux me transpercent. Il est dans une rage folle.
— Je suis venu ici pour me changer les idées, et qu'est-ce que je vois ? Un connard saoul prêt à se tuer. Et ça, t'as pas le droit !
Une autre gifle.
— T'as pas le droit, tu m'entends ?! Ton corps est à moi et je t'interdis de sauter ! Tu m'appartiens et c'est pas maintenant que tu vas mourir !
Et dans ses cris, moi, je sais que j'ais un remède.
Fin
