RAR ZONE
Ayuki : Durincest ? Tu as dis... Durincest ? Je t'ai déjà répondu (puisque je peux, pour toi) mais je te reparle quand même ici. Durincest, donc. J't'ai pas attendue pour ça, ma jolie ! Parce que je n'aime pas que mon petit Fili soit seul... Ca commence un peu à se voir, d'ailleurs, dans ce chapitre. Uniquement aux yeux des lecteurs, bien sûr. Manquerait plus que les autres s'en rendent compte ! O.O J'espère que ca te plaira, ce chapitre. Ca devrait être assez dégradé pour toi =)
Chouquette14 : Ouais, j'te laisse en suspens avec la révélation qu'il va y avoir un mort. Ouais, je suis comme ça, moi. Je passe au level supérieur : après avoir fait beaucoup souffrir ces pauvres personnages, je passe aux gens normaux, maintenant XD Cela dit, tu peux toujours essayer de m'acheter d'un chapitre à l'autre avec des sucettes au coca. Ou des malabars tutti fruiti. Ou des carambars fruits. Qui sait, ca pourrait marcher XD J'espère que tu ne m'en voudras pas pour la brièveté du chapitre, et que ca te plaira quand même.
Chupacoca14 : Tiens donc ! Tu es goût coca, maintenant ? Est-ce une manière de t'attirer ma bienveillance ? XD Pas Thorïn (ca va pas, non ?), pas Fili (je répète : ca va pas non ?), pas Ori (en chœur, s'il vous plaît : CA VA PAS NON ?) et Bilbo... Bah écoute on le voit pas trop Bilbo. On parle trop de lui dans le film, j'estime qu'on peut parler de quelqu'un d'autre ici XD Bref. Rassurée, petite sucette ? C'est en effet un sale petit con, Kili, mais rends-toi compte : y a une pétasse masquée qui essaye de lui voler son frère ! C't'impardonnable ! Ca mérite bien qu'il joue aux connards, non ? Rassure toi, cependant, il est mieux dans ce chapitre, même si tu ne le verras que le temps d'une ligne. Ca devrait te rassurer sur son compte =)
Ah que coucou. Nouveau chapitre.
Comme je l'ai dit dans le précédent, quelqu'un va mourir. Et vous me traiterez de folle.
Malgré tout, je vous souhaite une bonne lecture.
Chapitre 7 : Goodbye my lover, goodbye my friend
La chute fut longue et l'arrivée douloureuse.
Ils n'eurent guère le temps de se remettre de leurs émotions. Les ricanements stridents, caractéristiques des Gobelins, retentirent rapidement à leurs oreilles. Ils tentèrent bien de se battre, mais leurs ennemis étant trop nombreux, ils furent rapidement dépassés. On leur arracha leurs armes, on leur attrapa les bras et on les tira brutalement sur d'étroits ponts de bois, ricanant toujours, chantant d'horribles chansons de torture.
Bilbo paniquait. Il ne voulait pas mourir. Pas ici, pas comme ça. Il voulait mourir dans la Comté, dans son lit, très vieux. Par écartelé par une bande de Gobelins en mal de sensations fortes. Non, certainement pas.
« Tâchez seulement de vous faire oublier ».
Bilbo s'arracha à la poigne du gobelin, qui n'essaya même pas de le rattraper, et se roula en boule au sol. Les autres monstres traînèrent ses compagnons Nains sans le voir et bientôt, il fut seul. Des nains, seul Nori vit la manœuvre du Hobbit, et il espéra de tout cœur qu'il s'en sorte mieux qu'eux. Les gobelins le poussèrent derrière un gros rocher à coups de pied, jugeant sans doute qu'il n'avançait pas assez vite, et il perdit Bilbo de vue.
Traînée par trois horribles gobelins, qui bavaient sur elle en chantant les sévices qu'ils comptaient lui faire subir, Daenerys n'en menait pas large. Dans un sursaut de vaillance, elle dégagea un de ses bras et assena une droite bien placée à une des créature. Aussitôt, une pluie de coups s'abattit sur elle, qu'elle rendit immédiatement en se débattant avec plus de virulence encore, mais un coup de pied crochu en plein ventre la plia en deux et elle abandonna l'idée de fuir pour le moment.
Ils furent amenés au Roi Gobelin.
Immense et énorme, presque autant qu'un Troll obèse, avec des yeux jaunâtres injectés de sang, il était assis sur un trône fait de bois, ou quelque chose qui y ressemblait en tout cas. A la main, il tenait une redoutable massue, fabriquée avec un crâne, mais il était difficile de dire de quel animal venait le morceau de squelette. Thorïn fut littéralement propulsé devant lui, tandis qu'on jetait leurs armes au sol, comme un butin chèrement acquis.
- Regardez qui voilà… Thorïn, fils de Thraïn, fils de Thror… Le Roi sous la Montagne, énonça le Roi Gobelin avec un sourire satisfait plein de dents pourries. Ah, mais j'oubliais… Vous n'avez plus de montagne ! railla-t-il avant d'éclater d'un rire aigu, repris par la multitude de gobelins qui observaient la scène depuis les parois de la caverne. Je connais quelqu'un qui paierait cher pour avoir votre tête… Vous voyez de qui je parle, hein ?
Le monstre se ménagea un petit temps, savourant son petit effet, persuadé d'effrayer les nains massés à ses pieds. Il se pencha sur le roi déchu, son sourire victorieux s'agrandissant à chaque seconde qui passait.
- Un Orc pâle, qui chevauche un Warg blanc… expliqua-t-il à voix basse, comme si la description seule de la créature suffisait à l'invoquer.
- Azog le Profanateur est mort de ses blessures, il y a de ça des lustres… marmonna Thorïn d'une voix sourde.
- Vous voulez dire que le temps où il profanait n'est plus ?
Et il repartit dans un rire dérangeant qui, pour la première fois depuis de nombreuses années, fit douter Thorïn. Le Roi ordonna à une espèce de Gobelin rabougri d'apporter la bonne nouvelle de leur capture à Azog, l'orc pâle, avant de descendre de son trône, guilleret, tout jouant avec sa massue.
Daenerys essayait de se faire discrète. Un représentant de la Légion des Morts, en ces lieux, ne pouvait espérer mourir rapidement. On s'assurerait qu'elle souffre avant de trépasser. Un écartélement, peut-être. Ou alors une éviscération en bonne et due forme. Et elle n'avait aucune envie de rester ici pour voir ce qu'on lui réservait. Elle tenta de reculer lentement, précautionneusement. Malheureusement, elle marcha sur le pied d'Ori, qui ne put retenir un cri de douleur, ce qui ramena immédiatement l'attention des Gobelins alentour sur elle. Elle reçut un coup à l'arrière du crâne, et le choc fit résonner une note métallique quand l'objet heurta la protection du masque. Se retournant, elle envoya un bon coup de pied dans les parties génitales de la créatures, qui se plia en deux, offrant la possibilité à Daenerys de lui assener un coup de genoux dans les dents. Les craquements qui résultèrent de cette attaque la firent sourire, mais ce n'était pas l'heure de se réjouir. A peine son adversaire s'était-il effondré à ses pieds que deux autres Gobelins se saisissaient de ses bras et la tiraient vers le Roi Gobelin, dont les yeux, en se posant sur elle, s'arrondirent.
Un rictus de pure méchanceté étira ses lèvres quasi inexistantes tandis qu'un rire profond imprimait de petites vaguelettes sur la graisse de son menton. Un éclat de cruauté traversa ses yeux jaunâtres, et Daenerys su, au plus profond d'elle-même, qu'elle allait souffrir, beaucoup, avant d'expirer. Sous les yeux de Thorïn. Elle le ressentait dans toutes les fibres de son corps. C'était une certitude. Elle allait mourir ici et n'avait même pas dit au revoir correctement à son frère. Elle allait mourir ici et n'avait pas libérer Fili de son engagement auprès d'elle, si c'était encore possible. Elle allait mourir ici et n'avait pas dit la vérité à Thorïn sur son identité. Elle allait mourir ici, anonyme, comme Tali la Légionnaire quand elle brûlait, pour la première fois de sa vie, d'abandonner son masque et d'être pleinement Daenerys des Monts de Fer.
- La Légion des Morts… murmura le monstre en baissant le regard sur elle.
Le Roi s'approcha d'elle à petits pas et se pencha presque à 90° pour la regarder droit dans les yeux. Un frisson de peur parcourut l'échine de la naine.
- Vous avez tué beaucoup de Gobelins et d'Orcs, Légionnaire, murmura-t-il doucement sans la quitter des yeux, un des battoirs qui lui servaient de mains effleurant sa capuche noire. Ne vous en faites, on fera en sorte que les vôtres retrouvent votre cadavre, et qu'ils sachent d'où vous venez.
Il se redressa, aussi majestueusement qu'il était possible pour une créature de cette envergure.
- Je me chargerai personnellement de vous. Vous allez payer pour tous les Légionnaires ! éructa-t-il, pris de fureur. Commençons d'abord par enlever ce masque repoussant.
Le Roi se redressa de toute sa hauteur et souleva sa masse au-dessus de sa tête. Daenerys essaya désespérément de se dégager de l'étreinte douloureuse des Gobelins, mais ils la tenaient bien. Les Nains, derrière elle, tentèrent de lui venir en aide, mais eux aussi étaient sous bonne garde, et même Thorïn ne put pas se dégager pour l'aider.
La naine regarda la masse s'élever. Un éclair de terreur traversa ses yeux vert-rouge, fixés sur le crâne du marteau. Le Roi l'abattit de toutes ses forces, en riant, sur sa tête. Daenerys fut arrachée aux gobelins et projetée au sol, à moitié assommée.
Le masque tenait bon.
Le Roi éleva sa massue et la frappa une nouvelle fois au visage, avant qu'elle ne puisse se relever. Riant toujours, il frappa une troisième fois, et le métal du masque se fissura en son milieu. Daenerys parvint à esquiver le quatrième coup en roulant sur le côté, mais un puissant revers la propulsa en arrière. Elle s'effondra aux pieds de ses camarades, qui redoublèrent d'efforts pour se libérer et reçurent plusieurs coups de fouet en châtiment. Elle ne put que relever la tête, juste à temps pour voir la masse s'élever au-dessus d'elle une sixième fois.
Elle ne poussa pas un cri.
Le masque vola en éclats.
Aussitôt, mue par l'énergie du désespoir, elle se releva et se précipita vers le Roi Gobelin, déterminée à lui arracher les yeux avec les ongles, en une dernière action qu'elle savait pourtant vaine et futile.
Il éclata d'un rire glacé et la saisit à la gorge. La souleva sans peine. Un air surprise très mal joué s'étala sur son visage graisseux tandis qu'il observait celui, découvert et vulnérable, de la jeune femme qui, suspendue au-dessus du sol, commençait à s'étouffer.
- Tiens, ils acceptent les femmes dans la Légion ? Met avis que vous ne servez sûrement pas à guerroyer ! railla-t-il avec un sourire grivois.
Des éclairs noirs dansaient devant les yeux exorbités de Daenerys. Ses poumons vides d'air menaçaient d'imploser. Ses mains crispées sur le poignets de la créature commencèrent à desserrer leur emprise, ses ongles cessèrent de griffer la peau purulente. Sa nuque grinça.
Il la lâcha soudainement et la regarda, à genoux, tenter de reprendre son souffle. Il riait toujours, et son rire grinçant suffisait maintenant à distiller une peur abjecte dans l'esprit de la jeune naine. Il ne désirait pas la tuer, pas encore. Il voulait jouer, d'abord. Levant une main, il lui administra trois gifles puissantes.
Le dernier revers fendit en diagonal les lèvres de Daenerys, fit craquer horriblement son nez et brisa son arcade sourcilière gauche. Elle bascula en arrière et son crâne, qui n'était plus protégé par le masque de métal, heurta durement le sol, la propulsant dans l'inconscience.
Aux pieds de Thorïn.
Pour la première fois depuis le fâcheux épisode des Trolls, il put voir son visage. Et il ne lui suffit d'une fraction de seconde pour la reconnaître.
Les yeux, trop grands pour son petit visage, étirés sur les tempes. Des yeux de chat aux iris très clairs, cerclés de rouge, plus verts que les pierres de jade qu'il avait taillé et offert à sa petite sœur, autrefois, à Erebor, désormais révulsés dans l'inconscience.
Le nez, fin et trop long pour une femme.
Les pommettes saillantes, bleuissantes des hématomes qui marbraient sa peau d'une extrême pâleur, dans un visage rond et ouvert.
Les lèvres pleines, au dessin sensuel, déchiquetées et couvertes de sang. Il avait tellement aimé embrasser cette jolie bouche que la voir aussi abîmée lui serrait le cœur.
Les cheveux, plus blancs que les neiges éternelles des Monts Brumeux, qu'il savait doux, soyeux et épais, désormais sales et emmêlés.
Ces traits ne faisaient clairement pas d'elle une beauté et sa condition d'albinos la rendant laide aux yeux de la plupart des hommes. Mais malgré cela, même ainsi, elle restait belle à ses yeux. Il aurait dû savoir que ce n'était pas une coïncidence, que personne ne pourrait lui ressembler, jamais, qu'elle était unique. Il aurait dû savoir que c'était elle, depuis le début.
- Ô Aulë… Daenerys !
Son murmure étranglé parvint aux oreilles de Fili, qui ferma les yeux et se mit à prier les Valar avec ferveur pour que son amie soit encore en vie, que leur calvaire s'arrête, que quelqu'un les sauve. Les autres Nains se pétrifièrent. Tous reconnaissaient la jeune Naine étendue devant eux, malgré le sang. Kili étouffa un exclamation et s'empara de la main de son frère, mêlant leurs doigts, qu'il serra avec force.
Le Roi Gobelin aussi avait entendu. Son rire aigu redoubla tandis qu'il se penchait vers le Roi déchu qui, choqué, ne réagit pas à son approche.
- Oh, vous la connaissez, Oakenshield ?
Et il frappa du pied le corps inconscient de Daenerys, le cueillant au ventre. Cela suffit à la réveiller.
Elle roula plus loin et tenta de se redresser en gémissant de douleur. Un liquide chaud dégoulinait de son arcade, rendant sa vision floue et terriblement rouge. Son nez l'élançait, et elle ne douta pas un instant qu'il soit cassé. Le goût métallique du sang, dans sa bouche, lui donna la nausée et réveilla, au fond de son esprit, quelque chose qu'elle aurait préféré laissé endormi. Le Roi la rejoignit en une enjambée.
La vision effroyable de sa propre mort incarnée par cette monstrueuse créature, cumulée à la douleur et la peur qui lui tordait le ventre lui fit perdre le peu de raison qui lui restait. Elle hurla de terreur et recula vivement, échouant au milieu des armes abandonnées. Elle eut le temps de se saisir de ses deux fourreaux d'une main. Le Roi l'attrapa par le col de son manteau et la souleva, comme si elle ne pesait rien, avant de la secouer violemment. Le capuchon tomba, entraînant les vestiges du masque, et ses cheveux blancs tâchés de rouge, dénattés par la violence des attaques subies, dégringolèrent dans son dos. L'immense Gobelin la lança au sol, où elle retomba mal, sa cheville gauche craquant désagréablement, et roula au bord du plateau de bois. Le Roi s'approcha calmement et, jetant un regard de triomphe à Thorïn, plaça son énorme pied sur le ventre de la Naine. D'une légère pression, il commença à pousser.
Elle tenta de s'accrocher au rebord, ses ongles courts griffant le bois, se brisant jusqu'au sang. Une fraction de seconde, son regard accrocha celui de Thorïn. Vert-rouge terrifié sur bleu horrifié. Elle hurla son nom, sa voix se brisant sur la dernière note, et il s'arracha à ses geôliers pour courir vers elle. Un mur de gobelins l'empêcha de la rejoindre. La créature titanesque qui s'amusait à la faire souffrir emplit son champ de vision et son rire grinçant annihilant le reste du monde. Elle n'entendait plus que lui, et son propre souffle erratique, ne voyait plus que lui, et ses propres mains qui glissaient toujours plus sur le sang qui maculait le bois. Un pied énorme s'abattit sur une de ses mains, et elle sentit, vaguement, deux de ses doigts se briser. Elle lâcha et glissa, inexorablement, vers le vide qui s'ouvrait, béant, en dessous d'elle.
Elle cria une dernière fois le nom de son amour, de son amant, de son Roi.
Ses yeux accrochèrent, une dernière fois, ceux de Fili.
Elle bascula dans le vide.
Voilà, terminé.
Ce texte est très court, j'en conviens, mais je préfère m'arrêter là pour le moment. Le prochain sera beaucoup plus long, pour compenser. Plus bizarre aussi, mais c'est nécessaire.
Excusez moi encore pour la brièveté de ce septième chapitre. je ferai mieux la prochaine fois.
Je vous embrasse bien fort.
Aschen
P.S. : J'ai abandonné l'idée de réussir à répondre aux reviews directement, alors je le ferai en début de chapitre, maintenant (je sais, la révélation arrive tard, mais que voulez-vous, je suis une éternelle optimiste XD). Comme aujourd'hui.
