Holà mes p'tits loups ! Encore merci pour vos messages pour le dernier chapitre ! Pas trop de blabla aujourd'hui je préfère vous laisser passer directement à la lecture du chapitre et comme d'hab je vous retrouve en bas !
Reponse aux Guests :
Flavy : Oh je suis tellement désolé de t'avoir fait patienter autant : ( mais voilà la suite pour me faire pardonner ! ^^ Je pense que certains passages devraient te plaire :D. A très vite !
Occam's Razor
Chapitre 7
Ils s'installèrent dans une routine confortable. Trop confortable.
C'était comme s'ils étaient mariés.
Bien sûr, Stiles dormait sur le canapé et non dans le lit du loup. Derek n'aimait pas ça, mais il était impossible pour Stiles d'aller au lit avec le mari d'un autre homme. Même si l'autre homme en question était lui. Et il ne se faisait pas suffisamment confiance pour se coucher dans le lit aux côtés de Derek sans franchir les limites qu'il s'était fixé.
Parce que Derek Hale ? Se trouvait être un putain de mari en or. Stiles commençait à comprendre ce que signifiait être le compagnon d'un loup-garou. Attention. Investissement. Affection.
Et Stiles essayait de réduire le dernier point au strict minimum. Pas parce qu'il n'en voulait pas. Mais parce qu'il en voulait trop justement. Il ne pouvait pas se permettre de s'autoriser le moindre geste trop intime, sinon il ne serait plus capable de s'arrêter. Le fait que Derek le sente régulièrement était déjà une torture suffisante, et le loup ne faisait que sentir son cou (même si Derek était moins insistant là-dessus maintenant que Stiles vivait à nouveau à la maison).
Sans même s'en rendre compte, Stiles avait passé déjà une semaine dans cet espèce d'univers alternatif. Et il avait trouvé son rythme. On lui avait enlevé ses fils, alors il ressemblait un peu moins au monstre de Frankenstein (bien qu'il aurait certainement une cicatrice). Ces deux derniers jours, il s'ennuyait et voulait sortir de la maison, alors il préparait deux repas pour le midi et les apportait au poste pour son père et Derek. Seulement pour se rendre compte que c'était une habitude de l'Autre Stiles, car tout le monde le salua comme si c'était quelque chose d'habituel et il dut même expliquer pourquoi il n'avait pas été là les derniers jours. Ses points de sutures et le bleu sur son visage étaient un alibi parfait.
Un jour il remarqua que le linge sale commençait à s'accumuler, alors il fit la lessive. Le fait qu'ils soient en manque de lait et de pain attira son attention le jour suivant, et il alla faire les courses. Il en profita pour prendre ce qu'il fallait pour faire une tourte au poulet et la prépara pour le diner du soir.
Derek ne lui avait jamais demandé de faire les tâches ménagères, mais Stiles était à la maison à s'ennuyer pendant que Derek était au travail toute la journée. C'était plutôt relaxant en plus. Et plus il en faisait, plus il se sentait chez lui dans cette maison. Ce qui ne devait pas être une bonne chose, mais merde, il voulait au moins avoir ça pour lui. S'il ne pouvait pas avoir le mari qui allait avec, au moins il aurait un 'chez lui'.
Stiles se tenait debout face à la baie vitrée du salon, regardant pensivement la pelouse dans l'arrière-cour et se disant qu'elle aurait besoin d'un petit coup de tondeuse, lorsque la porte s'ouvrit avec fracas sans qu'il s'y attende.
Stiles sursauta et se tourna pour voir Derek, toute griffes dehors dans son uniforme kaki recouvert de poussière sombre, débarquer dans la maison, foncer directement vers la chambre et claquer la porte si violement qu'il entendit le bois craquer.
Stiles se figea un moment, sous le choc.
Il était toujours planté là, les yeux écarquillés face à la porte d'entrée toujours ouverte quand son portable se mit à sonner.
Son père.
"Papa ?"
"Stiles, est-ce que Derek est là ?" demanda rapidement John d'une voix inquiète.
"Ouais, il est rentré il y a genre 6 secondes. Il a déboulé et s'est précipité dans la chambre."
En entendant le soupir résigné de son père, il demanda :
"Qu'est-ce qu'il s'est passé ? On dirait qu'il a vu un fantôme."
John hésita un instant puis lui dit, "Il… on a été appelé pour intervenir sur un incendie domestique. La mère et son fils de trois ans ne s'en sont pas sortis."
"Merde…" souffla Stiles. Puis il réalisa. "Oh, merde."
"Il n'aurait même pas dû y aller à la base, mais je n'ai pas pu l'arrêter. Il s'est presque battu avec un pompier, mais… il n'y avait plus rien à faire. Il perdait son sang-froid. Je lui ai dit de rentrer à la maison." Son père semblait épuisé au téléphone. "Je voulais m'assurer qu'il était bien rentré. Et je voulais que tu sois au courant de ce qui s'était passé."
"Oui… bien sur… c'est… merci Papa."
"Stiles,… je sais que les choses sont toujours un peu… écoute, fait attention à lui, ok ?
"Je le ferais," répondit-il d'une voix rauque. Il ne savait pas comment, mais il le ferait.
Après avoir raccroché, Stiles alla refermer la porte d'entrée. On pouvait voir une belle marque sur le mur à l'endroit où la poignée avait cogné sous la force du geste de Derek. Stiles traversa le salon et se dirigea vers la chambre.
Il prit une grande inspiration et fit un pas dans la pièce qu'il avait tenté d'éviter le plus possible.
L'uniforme de Derek était éparpillé au sol, en lambeau, visiblement arraché à coup de griffes. Les vêtements couverts de suie avaient rempli la chambre d'une forte odeur de feu et de fumée que même Stiles, avec son petit nez d'humain, pouvait sentir. Ça devait être étouffant pour un loup-garou.
Derek était nu, roulé en boule sur le lit, dos à la porte. Stiles pouvait le voir trembler. Lorsqu'il fit quelques pas pour s'approcher, il put entendre Derek gronder doucement. Un bruit sourd régulier de rage contenue. Si Stiles avait un minimum d'instinct de survie il se serait enfuit au grondement sortant de la gorge du loup.
"Derek ?" L'appela doucement Stiles.
Derek bougea et le grondement se fit plus fort. Stiles savait que ce n'était pas dirigé contre lui. C'était juste Derek blessé et en mode auto-défense.
Stiles baissa les yeux vers les vêtements puant la fumée et les ramassa rapidement. Il devait s'en débarrasser pour Derek. Les mettre hors de la chambre. Hors de la maison. Il les jeta dans la poubelle de la cuisine, tira le sac et le sorti à l'extérieur de la maison.
Il se faufila dans la chambre avec précaution. Derek n'avait pas bougé, toujours roulé en boule à trembler et gronder. Ça rappelait au jeune homme les chiens dont s'occupait Scott à la clinique vétérinaire, montrant leurs dents et grognant férocement, mais pas pour attaquer. Ils avaient mal. Ils étaient blessés et ne pensait pas que quoique ce soit puisse les faire se sentir mieux.
Stiles s'avança doucement vers le lit jusqu'à ce qu'il puisse apercevoir le visage de Derek. Ses longues canines et les poils le recouvrant partiellement. Il se cramponnait au bord du matelas d'une main, ses griffes plantées dans le tissu.
Toujours aussi prudemment, Stiles posa un genou sur le lit, derrière le loup. "Derek ?"
Derek retint son souffle. Ses doigts se crispèrent. Son visage lupin s'effaça, mais ses griffes et ses crocs restèrent en place. Ses yeux s'ouvrirent d'un coup et brillaient d'un bleu vif.
Stiles osa poser sa main sur l'épaule de Derek. "Que puis-je faire ?"
Derek se tourna et s'approcha brusquement de lui. Le fait que Stiles ne recula pas après ce mouvement soudain en disait long sur la confiance qu'il accordait à Derek.
Derek attrapa Stiles, le renversa sur le lit, et s'agrippa à lui. Il tira Stiles fermement contre lui, pressant leur corps l'un contre l'autre, et enfouit son visage dans le cou du jeune homme. Le sentant avec ardeur pour remplacer l'odeur de feu par celle de son compagnon. Il tremblait toujours, les muscles contractés et tressautant. En voyant ça, Stiles eu mal pour lui. Il étira ses bras et les enroula autour de Derek pour tenter de calmer sa douleur.
Derek tressaillit et le grondement s'atténua peu à peu.
"Je suis désolé." Murmura Stiles. Il ne pouvait pas lui dire "ça va aller". Ils savaient tous les deux que ce n'était pas le cas.
"Ils sont morts," dit Derek d'une voix brisée. Comme s'il devait le dire tout haut.
"Je sais." Stiles resserra sa prise autour de lui.
Derek se blotti un peu plus près de Stiles. Plus près et il aurait fallu que Stiles réorganise certains organes internes. Mais il laissa Derek le serrer aussi fort qu'il voulait. Toute la journée et la nuit s'il le fallait.
oooooooooo
Stiles ne fut pas surpris, en ouvrant la porte le lendemain matin, de trouver son père sur le pas de la porte. John avait beau être en uniforme, le jeune homme savait qu'il avait en face de lui son père et non le shérif.
"Comment va-t-il ?"
Stiles passa une main dans ses cheveux et bailla. "C'était une nuit difficile." Le jeune homme ne savait pas que Derek aussi avait des cauchemars. Maintenant oui. Le garçon avait passé la nuit à tenter de réveiller Derek de ses cauchemars en le secouant vivement et à le calmer ensuite en le laissant l'enlacer violemment. Leur matelas avait des marques de griffes partout. Et Stiles avait quelques griffures à cacher, que le loup lui avait faites sans s'en rendre compte.
Stiles fit un pas sur le côté et invita son père à entrer d'un geste de la main.
John secoua la tête. "Je ne veux pas m'imposer. Je voulais juste prendre de ses nouvelles. Et te demander de le prévenir qu'il ne travaille pas aujourd'hui."
Ouais, aucunes chances qu'il aille au travail aujourd'hui.
"Merci." Stiles se frotta les yeux, fatigué.
"Ça va ?"
Stiles fit non de la tête. Si Derek n'allait pas bien, alors lui non plus.
John comprit. Il hocha la tête sombrement, puis dit. "Je dois y aller. Appelle-moi si tu as besoin de quoi que ce soit."
Après avoir dit au revoir à son père, Stiles alla dans la cuisine préparer un peu de café. Il servit une tasse, attrapa un beignet sur le comptoir, et se dirigea vers la chambre.
Sauf que Derek n'était plus dans le lit.
La porte de la salle de bain était grande ouverte et on pouvait entendre l'eau de la douche couler.
Stiles déposait la tasse de café et le beignet sur la table de nuit de Derek au moment où l'eau cessa de couler et que le rideau s'ouvrit soudainement. Stiles eu un bref coup d'œil sur le corps nu du loup et se détourna rapidement. "Désolé… je venais juste t'apporter un peu de café et quelque chose à manger." Stiles pouvait sentir que même son cou et ses oreilles devenaient rouge. "Je vais juste…"
Il s'apprêtait à partir quand une main mouillée lui attrapa le poignet. Il se retourna et ne put s'empêcher de regarder. Derek se tenait juste devant lui, complètement nu et trempé. Il n'avait même pas pris de serviette.
Stiles avait réussi à faire abstraction de la peau exposée du loup la nuit précédente parce que Derek avait besoin de lui. Il n'y avait rien de sexuel dans les cris douloureux que poussait Derek pendant ses cauchemars ou dans la manière dont il s'accrochait à lui comme s'il allait perdre la tête s'il le lâchait.
Mais Stiles ne pouvait simplement pas rester de marbre face à la nudité du loup. Il avait une barrière à maintenir en place, une barrière entre son autre vie qui était véritablement la sienne et celle-ci qu'il voulait. Mais Derek nu pourrait facilement la faire s'effondrer.
Stiles dut se faire violence pour ne pas regarder ailleurs que le visage de Derek.
Derek le regardait intensément. Ses yeux étaient normaux, il n'y avait pas de griffes autour de son poignet, mais il y avait quelque chose de plus lupin qu'humain dans sa manière de dévisager Stiles. C'était désarmant.
L'espace d'un instant, Stiles sentit presque son cœur s'arrêter.
Quoiqu'il se passât avec Derek, cela stoppa quand il cligna des yeux et relâcha le poignet de Stiles. "Désolé". Il baissa les yeux vers le café comme si c'était la première fois qu'il en voyait de sa vie. "Merci," murmura-t-il, sans pour autant faire un geste pour le boire.
"Hum, je peux peut-être… aller te chercher une serviette ?" proposa Stiles.
Derek grogna et retourna dans la salle de bain, il en ressorti cette fois avec une serviette enroulée autour de ses hanches.
Stiles leva la tête vers le ciel et envoya un silencieux merci pour le bien de sa santé mentale.
"Mon père est passé, tu n'as pas besoin d'aller bosser aujourd'hui."
Derek hocha la tête distraitement.
"Est ce que tu … est ce que je peux faire quelque chose ?"
"T'en as assez fait," gronda Derek.
Stiles cligna des yeux, clairement surpris par le venin dans sa voix.
Derek s'en rendit compte. Il ferma les yeux et grimaça. "Ce n'est pas… je voulais dire…"
"De rien. Et t'inquiète pas, c'est rien."
Ils restèrent dans un gênant silence pendant un petit moment, puis Derek alla chercher des vêtements dans l'armoire. Il sorti des sous-vêtements, un pantalon de jogging et un t-shirt. "J'ai besoin de sortir un moment" dit-il à Stiles. "Je vais aller courir."
"Ok." Stiles quitta la chambre pour lui laisser un peu d'intimé pour s'habiller. Il se servait une tasse de café quand Derek arriva, baskets aux pieds et les clés de la Honda dans la main. Stiles savait qu'il irait à la réserve. Ce n'était pas vraiment un footing normal.
"Défoule-toi bien," offrit gentiment Stiles.
Derek s'arrêta entre Stiles et la porte, visiblement tiraillé par quelque chose.
Stiles le poussa gentiment vers la porte de sa main libre.
Avant que Stiles ne puisse dire quoi que ce soit, Derek s'approcha de lui, glissa une main derrière son coup et l'embrassa. Juste un baiser léger, chaste et doux, mais Stiles sentit ses genoux fléchir.
Derek recula d'un pas et l'observa intensément. "Je reviens."
Stiles était sans voix, alors il hocha la tête et reposa sa tasse de café avant de tout renverser.
Quand Derek referma la porte derrière lui, Stiles s'appuya contre l'ilot et tenta de reprendre le contrôle sur les battements de son cœur. "Oh, putain."
Il avait aimé ça autant qu'il le craignait.
oooooooooo
Stiles pouvait jurer que son cœur avait commencé à battre plus vite à la seconde ou il entendit la clé dans la serrure de la porte d'entrée. Il était dans la cuisine en train de se préparer à manger, mais il avait l'impression d'avoir l'ouïe des loups-garou l'espace d'une minute, car le bruit résonna dans toute la maison comme un écho.
Il était presque six heures. Derek avait été dehors toute la journée. Ce qui avait arrangé Stiles car il avait besoin d'un peu de temps pour remettre ses idées en place.
Mais quand il entendit Derek rentrer, il sut immédiatement que le temps qu'il avait eu aujourd'hui n'avait pas été suffisant. Derek était à la maison et Stiles était en mode hyper-vigilance. Il pouvait craquer à n'importe quel moment.
Ses mains se figèrent en plein milieu de la préparation de son sandwich lorsque Derek entra dans la cuisine et se stoppa en le voyant.
Prenant sur lui, Stiles étudia Derek un instant. Ses cheveux étaient en bataille et Stiles pouvait jurer qu'il sentait les vêtements de Derek de sa place, mais il ne semblait pas être aussi tendu que ce matin. Pas forcement détendu et en paix non plus. Plutôt… vidé. Il avait dû courir jusqu'à éliminer tout ce qui pouvait le ronger de l'intérieur.
"Salut", Stiles s'éclaircie la gorge.
"Salut."
Stiles retourna à la préparation de son repas et ajouta une feuille de salade à son sandwich dinde-fromage. "Je ne savais pas quand tu rentrerais, alors je me suis préparé quelque chose mais tu dois avoir ce qu'il faut dans le frigo pour me suivre."
Derek hocha la tête et avança d'un pas dans la cuisine. Toujours debout à côté de l'ilot central Stiles prit une bouchée de son sandwich, observant Derek du coin de l'œil. Ce qui était tout à fait acceptable… puisque Derek ne se gênait pas pour faire de même.
Stiles s'écarta rapidement quand Derek se dirigea vers le frigo. Le loup se pris une bouteille d'eau et se mit sur le côté de l'ilot à la gauche de Stiles. Ou il se jetèrent des coups d'œil sans jamais croiser leur regard.
Ce fut le moment le plus gênant et inconfortable de la vie de Stiles et pourtant il y avait une sacrée concurrence.
"Tu te sens mieux ?" Demanda Stiles pour briser le silence.
"Ouais," Derek ouvrit sa bouteille et la posa sur le comptoir sans la boire. "Tu as passé une bonne journée ?"
"Ça a été. J'ai skypé avec Scott et Kira."
Derek remarqua l'ordinateur posé à côté de Stiles. "Est-ce qu'ils ont une piste sur…"
"Non." Mais Stiles avait vraiment, vraiment espéré qu'ils trouveraient quelque chose. Désespérément espéré en fait. Parce qu'après ce qui s'était passé ce matin… il avait besoin d'une sortie. Maintenant. Il allait beaucoup trop loin. Il allait finir par faire quelque chose qu'il regretterait.
Pas qu'il regretterait le geste – en fait, il était quasiment sûr que ce serait l'une des meilleures choses qu'il aurait faite dans sa vie – mais parce qu'il ne voulait pas ruiner la vie de l'Autre Stiles. Il avait travaillé dur pour avoir cette vie avec Derek, et il la méritait totalement. Et il ne méritait certainement pas d'avoir un imposteur comme Stiles débarquer et tout lui voler.
Et pour son propre bien, il ne voulait pas avoir Derek. Il ne voulait pas le toucher, le gouter ou l'aimer pour qu'on le lui enlève quand il retournerait chez lui.
"Ecoute, Stiles…" balbutia Derek. "A propos de ce matin…"
"Ça va. Vraiment. C'est…arrivé, voilà. Ne t'inquiète pas pour ça. Ce n'est pas grave.
Ce ne fut pas la meilleure chose à dire. Derek releva la tête et regarda durement Stiles. "C'est grave Stiles. Mon mari me manque."
Stiles grimaça." Crois-moi je le sais. J'aimerais pouvoir…" Il aimerait pouvoir être lui. Ou prétendre l'être. Mais il ne pouvait pas. Ce n'était pas juste pour l'Autre Stiles. "Je veux régler ça tout autant que toi."
"Je comprends que tu ne te souviennes pas comment on en est arrivé là," dit Derek, maussade, "mais je ne vois pas pourquoi tu ne veux même pas essayer avec moi maintenant. Est-ce que tu me veux au moins ?"
Oh bon sang. "Oui, oui je te veux vraiment. C'est bien ça le problème."
"Et si on ne trouve aucun moyen de te redonner tes souvenirs ? Est-ce que tu… tu me quitterais, tout simplement ?"
Le cœur de Stiles se serra douloureusement. "Non ! Non… je ne pourrais jamais…" Il ne pensait même pas en être capable. Mais Derek marquait un point… si jamais il ne trouvait aucun moyen de le renvoyer chez lui, combien de temps tiendrait-il Derek à distance ? A quel moment pourrait-il se dire qu'il avait tenté tout ce qui était possible et pourra se laisser aller à vivre cette vie ? Il ne savait pas. Mais quitter Derek n'était pas une option. "Je ne pourrais jamais faire ça, Derek."
"Alors qu'attends-tu de moi, Stiles ?" Demanda-t-il frustré. Le loup semblait à bout, émotionnellement à cran. C'était l'exact opposé de ce que voulait Stiles.
"J'essaie de ne pas te faire de mal."
"Ouais, ben t'es pas très doué."
Stiles se recula d'un pas et regarda Derek droit dans les yeux. "J'essaie de faire au mieux Derek ! Mais je ne sais même pas comment faire. Je dois faire au mieux pour qui ? Toi ? Moi ? L'autre Stiles ? Et si la bonne chose à faire n'est pas là même pour tout le monde, alors dis-moi, je dois faire passer qui en premier ? Peu importe ce que je fais, quelqu'un en souffrira ! "
Derek était tendu, la mâchoire crispée et les poings serrés si fort que ses articulations étaient blanches.
C'était beaucoup trop intense, et Stiles craqua le premier. "A mon tour," annonça-t-il, se détournant et se dirigeant vers le salon.
"Pardon ?" Demanda Derek, suivant le jeune homme.
"A mon tour de partir d'ici." Stiles attrapa les clés de la Honda dans le bol, rangea son portable dans sa poche, et prit ses chaussures.
Quand il leva les yeux, Derek se tenait dans l'entrée, regardant Stiles et semblant sur le point de vomir. Merde, Derek pensait qu'il était en train de partir pour de bon.
"Hey, hey… Derek. Derek !"
Derek cligna des yeux, choqué et le visage pale.
"Je reviens," lui promis Stiles.
Derek déglutit.
"Je. Reviens." répéta le jeune homme. Il regarda attentivement Derek. "Tu me fais confiance ?"
Derek hocha faiblement la tête.
"Bien… parce que c'est une promesse. Je reviens."
Et il passa la porte.
Oooooooooo
…
…
Bah quoi vous le vouliez le bisou non ? ^^
Allez je file traduire le prochain pour pas vous laisser trop longtemps avec une telle fin …
A très vite mes p'tits loups!
Du love du love du love
