Bonjour,

Voici le nouveau chapitre

Bonne lecture

Pour les reviews je m'en occupe dès que j'aurais le temps ce week end, Sol.


Chapitre 7

Ils divorcèrent et… Fin de l'histoire

Poussant la lourde grille de son manoir, Pansy se raccrocha aux barres de fer pour éviter de tomber. Malheureusement l'un des battant partit rapidement et entrainée par l'élan, elle se retrouva les genoux au sol dans la boue encore fraiche qui jonchait la pelouse. Elle fixa le sol un moment incapable de calmer les tremblements de ses membres. Ca y est c'était fini mais ça faisait mal !

Quand le réveil sonna Pansy avait déjà les yeux grands ouverts. Le jour n'était pas encore levé mais la journée allait être importante. Cela faisait maintenant un mois qu'elle se battait sans relâche pour assurer la gestion du cabinet et bien mener sa double enquête sur Potter. Elle avait pour ambition de le faire tomber… L'histoire était déjà allée trop loin.

Le biper strident du radio réveil sortit l'avocate de ses pensées et elle finit par se lever. Ouvrant son placard elle sortit sa robe de plaidoirie qu'elle déposa bien délicatement sur le lit. Tout était impeccablement repassé et aujourd'hui allait être une grande journée.

Au bout d'un temps certain au milieu de la boue, elle ramena ses fesses sur ses talons et tenta de se relever. Oui tu parles d'une grande journée !

L'audience ayant lieu en début de journée, Pansy dût se faufiler à travers tous les fonctionnaires pour gagner l'étage du ministère de la magie réservé aux audiences publiques. Ça aussi c'était un coup bas de Potter il voulait montrer à la communauté sorcière qu'il était blanc comme neige, il ne serait pas déçu du voyage.

Elle présenta son badge à la borne d'entrée et alla directement dans le bureau réservé aux avocats. Évidemment, elle y retrouva Maître Fulgton qui relisait ses documents en compagnie de son client. Elle toussa pour obtenir leur attention.

- Cette salle est interdite aux clients, il me semble Maître ! Alors j'aimerais vraiment ne pas avoir à supporter la face de rat de Mr Potter plus que nécessaire !

Le brun voulu répondre mais son avocat leva la main pour l'interrompre et le faire à sa place.

- Maître Parkinson, Enchanté de vous revoir ! dit-il ironiquement. Ne vous inquiétez pas, la seule chose que vous verrez pendant l'audience ce sera vos chaussures !

Devant l'air arrogant de son adversaire, elle ne put réprimer un sourire sadique.

- J'ai peur que vous soyez bien trop serré dans les vôtres, de chaussures ! Je vais vous demander une deuxième fois de sortir mais ce sera la dernière, sinon, je le ferais moi-même… Mr Potter se souvient que ma baguette est sensible… tout comme la braguette de son pantalon !

Ses jambes tremblaient mais elle ne savait pas si c'était de froid ou nerveux. Ses pas étaient toujours hésitants et le monde tournait à ses côtés. La journée commençait bien, elle venait de remettre le souvenir de leur entrevue dans la tête de Potter. Elle avait bien vu l'air étonné passer fugitivement sur le visage de son adversaire. Ce ne serait pas sa dernière surprise.

L'avocate ne fit pas plus d'une vingtaine de pas avant d'enfoncer ses talons dans l'herbe molle et de s'effondrer une deuxième fois !

- Tu fais vraiment pitié, pas étonnant !

Au bout d'une petite demi-heure de travail, Pansy fut appelée car sa cliente venait d'arriver. Regardant sa montre, elle remarqua que Ginny était presque à l'heure. Refermant son dossier elle traversa la pièce et descendit les escaliers. Son cœur battait fort, elle se demandait d'ailleurs comment ses jambes tenaient.

Ne voulant laisser transparaître ses sentiments, elle s'arrêta dans sa descente et souffla pour reprendre son air neutre et professionnel. Pourquoi cela semblait-il si compliqué ?

Elle n'avait pas revu Ginny depuis cette fois-là à l'infirmerie, ce même jour où elle aurait tué Potter sur place.

- J'aurais dû… Putain ! Ce jour-là j'aurais dû lui arracher les yeux… les couilles et tout ce qui va avec pour lui faire bouffer !

Les larmes de rage coulaient sur son visage, ne pouvant plus les retenir.

- Ça y est ma pauvre fille, t'es encore plus pitoyable !

Relevant les yeux, elle devinait la porte d'entrée de son manoir au loin.

- Si tes parents te voyaient, je crois bien qu'ils auraient honte d'avoir une fille comme toi. Mais putain, qu'est-ce que tu m'as fait !

Elle était là et Pansy avait bien remarqué ses yeux rougis. Même si elle semblait malheureuse, elle la trouvait belle.

Son masque d'indifférence toujours scotché à son visage elle s'avança et la salua avant de se tourner vers celui qui accompagnait la rousse. Cependant, avant qu'elle ajoute un mot, Ginny prit les devants.

- C'est mon ami, je lui ai demandé d'être présent pour me soutenir.

Pansy déglutit avant de répondre sèchement.

- Évidemment !

Essuyant ses larmes d'un revers de la main, Pansy se releva une seconde fois. Elle avait mal au crâne… en réalité elle avait bu jusqu'à ce que son corps lui crie d'arrêter mais même encore après ça elle avait continué. Puis elle avait transplané… Qui se serait soucié du fait qu'elle aurait été désartibulée.

10h35, L'audience allait commencer dans cinq minutes et les deux parties ainsi que les jurés furent invités à entrer.

Pansy pénétra dans la salle et alla s'installer sur son banc aux côtés de Ginny et Eindride… Elle avait appris son prénom juste avant d'entrer. De l'autre côté de l'allée, Harry avait un sourire mauvais et fusillait sa futur-ex-femme du regard. À sa droite, Maitre Fulgton souriait de toutes ses dents.

Autour d'eux, la salle était pleine. C'était le divorce de l'année et pourtant Pansy avait essayé de tirer toutes les cartes pour que cette audience soit privée… Enfin bref, il fallait maintenant se concentrer.

Elle reporta son attention sur Ginny, elle avait bien essayé de se retenir mais elle ne pouvait pas s'empêcher de laisser son regard courir sur elle. Néanmoins, son cœur se serra une fois de plus quand elle vit la main de la rousse serrer fortement celle du jeune blond à ses côtés.

- Finalement j'étais quoi moi, hein ? ! Tu peux m'le dire ? Juste un jouet… Put***, j'avais rien demandé moi !

Allongée sur l'herbe mouillée, elle retenait ses sanglots et les nausées qui montaient. Elle hurlait à plein poumons, accusatrice envers elle-même ! Sa colère étant son seul remède contre les larmes.

La lune se reflétait dans les yeux bleus de Pansy et n'arrivant plus à bouger, elle restait à là l'observer. Où en était-elle ? Ah oui, le procès allait commencer !

Le juge les fit s'asseoir et donna la parole à l'avocat de Potter en premier. Lissant les plis imaginaires sur sa robe, il avança devant la barre.

- Mesdames et Messieurs les jurés, je représente aujourd'hui Mr Harry James Potter demandant le divorce pour faute. Conformément à l'article de loi numéro trois cent deux du code du mariage magique, la femme doit obéissance et fidélité à son époux sous peine de quoi celui-ci peut réclamer que celle-ci soit enfermée à domicile…

- Je ne me soumettrais jamais à une pourriture pareille ! cria Ginny avant d'être tirée par Pansy pour la faire se rassoir.

- Mrs Potter, prévint le juge, je vous demanderais de rester assise et de laisser votre avocate défendre votre cause sinon je vais être dans l'obligation de vous demander de quitter la salle

Ginny se rassit tout en gardant les poings serrés. Sur son visage on pouvait lire toute la colère qu'elle ressentait.

- Miss Weasley, dit Pansy en tentant de garder le plus possible une distance professionnel, je ne pourrais rien faire pour vous si vous réagissez aux attaques. Ils cherchent à vous déstabiliser.

- Mais …! commença Ginny.

- C'est pour ça que vous m'employez, laissez-moi faire.

Le ton de Pansy était sec, froid et distant, il ne soufflait d'aucune contestation possible. Ginny acquiesça sans rien dire.

Maître Fulgton termina d'introduire sa plaidoirie. Il comptait établir que Mme Potter n'avait pas rempli son rôle d'épouse et qu'elle était coupable d'adultère.

- Maître Parkinson, c'est à vous, poursuivit le juge alors que l'avocat se rasseyait auprès d'un Potter plus que confiant.

C'était à son tour de jouer et elle ferait ravaler son sourire à Saint Potter !

Le froid flottait dans l'air et engourdissait ses muscles. Cependant l'alcool absorbé limitait cette sensation. Pansy ne voyait plus mais son regard était toujours porté au loin. Il fallait qu'elle se remette debout !

Pansy se leva à son tour et balaya du regard toute l'assemblée.

- Tout d'abord, je tiens à spécifier que ma cliente souhaitait un divorce à l'amiable, offre que Mr Potter a décliné.

- Ce détail sera pris en compte Maître Parkinson, poursuivez.

- Merci. Comme mon collègue l'a expliqué tout à l'heure, d'après l'article de loi numéro trois cent deux du code du mariage magique, la femme doit obéissance et fidélité à son époux sous peine de quoi celui-ci peut réclamer que celle-ci soit enfermée à domicile… Cependant, depuis la mort du Seigneur des Ténèbres, les textes de loi ont été revus afin de corriger certaines inégalités entre hommes et femmes.

- Objection, s'exclama Maitre Fulgton, rappelons que nous devons la mort du Seigneur des Ténèbres à mon client Mr Potter qui a su combattre avec bravoure et courage !

- Absolument Maitre, c'est pourquoi je tiens à remercier votre client qui a permis à la communauté sorcière d'avancer et d'évoluer dans ses mœurs. Sans quoi je ne pourrais assurément pas défendre ma cliente aujourd'hui dans ce tribunal.

- Objection ! Propos ironique votre honneur.

- Refusé ! Poursuivez, trancha le juge

- D'après l'article de loi numéro trois cent trois du code du mariage magique, l'homme doit fidélité et protection envers son épouse ainsi que survenir aux besoins du couple. Je vais donc m'efforcer de vous prouver l'infidélité de Mr Potter ainsi que demander réparations pour le préjudice moral la réputation de ma cliente ayant été malmenée par les propos de son mari étalés dans la presse à scandale. Merci.

Pansy se rassit avec un petit sourire. Elle pouvait voir l'agacement sur le visage de son adversaire.

Maintenant qu'elle avait réussi à se remettre debout, Pansy refusa de se laisser aller. Les deux bouteilles de Whiskey Pur Feu qu'elle avait bu semblaient être désormais au fond de son estomac.

Pendant qu'elle marchait difficilement, les flashs continuèrent de s'insinuer dans son esprit.

- Très bien, la parole est à vous Maître. Annonça le juge en désignant Arius Fulgton

L'intéressé se leva confiant.

- Merci votre Honneur. Je n'irai pas chercher bien loin pour établir la preuve de l'infidélité de Mme Potter, celle-ci l'ayant annoncé clairement devant mon client lors d'un bal donné à Poudlard le quatre décembre dernier. Elle a annoncé à qui voulait bien l'entendre que, je cite : « Je viens de m'envoyer en l'air avec Dean ». Il s'avère d'autre part, que j'ai ici la preuve que Ginevra Potter entretient une relation suivit avec une autre femme. Vous rendez vous compte ?

Pansy voyait Ginny sur le point d'exploser. Confiante, elle intervient cependant.

- Objection ! Nous ne sommes pas ici pour faire l'apologie de l'hétérosexualité. Les gouts de ma cliente n'ont pas à être jugés dans ce tribunal. D'ailleurs, je démontrerai plus tard que cette liaison a commencé bien après que ma cliente ait eu connaissance de l'infidélité de son mari.

- Objection accordée. Modérez vos propos Maitre Fulgton.

- Je retire ce que je viens de dire.

Pansy se rassit non sans envoyer un sourire provocateur à l'avocat d'en face. Elle allait faire tomber ces arguments les uns après les autres et il allait s'en mordre les doigts.

- J'ai donc ici la preuve écrite de la liaison de Mme Potter.

Le regard de Pansy s'assombrit devant la lettre qui passa entre les mains du juge. Ce qu'il y avait écrit était privé et ne regardaient qu'elles. Cependant, elle ne pouvait pas l'avouer.

- Je souhaiterai ajouter au chef d'accusation, l'agression sur auror, poursuivit l'avocat. En effet, Mme Potter a agressé mon client à l'auberge du chaudron baveur le 16 novembre dernier devant une trentaine de témoins. Il me suffit de conclure en citant l'article évoqué tout à l'heure, la femme de mon client ne remplissait pas son devoir conjugal et s'avérait être une piètre amante.

Ginny tenta de se lever mais Pansy l'en empêcha en la tenant fermement par le bras. Les fourmis parcoururent son membre. Se rendant compte de son geste, elle retira aussitôt sa main comme brulée. Serrant les dents pour contenir les émotions qui l'envahissaient, elle murmura.

- Il faut absolument que vous me fassiez confiance !

Résignée, Ginny se tourna vers Harry pour le fusiller du regard.

- Vous avez terminé Maitre Fulgton ?

- Oui votre Honneur, répondit l'avocat avec rictus de victoire.

- Bien, vous pouvez vous rassoir. Maître Parkinson, c'est à vous.

- Merci.

Un bruit sortit Pansy de ses pensées. Il ne lui restait qu'une dizaine de mètres à parcourir pour rejoindre la porte d'entrée. Elle y était presque. Cependant, son regard se posa au sol et elle s'arrêta net. Une jeune femme était assise devant sa porte, endormie. Son sang ne fit qu'un tour et l'alcool disparut soudainement. Elle était persuadée de ne jamais l'avoir ni vue, ni ramenée avec elle lors de ses soirées nocturnes. Comment avait-elle bien pu arriver là ? Sa maison était toujours sous Fidélitas, elle en était persuadée.

Eindride regardait Ginny dont l'attention était fixée sur le bar, un verre de Whiskey quasiment fini à la main. La journée avait été rude et il avait de la peine pour la jeune femme. À sa place il n'aurait pas supporté ça si bien.

- Aller, viens Gin. On va rentrer. Tu n'y peux rien tu sais.

La rousse détourna la tête et le jeune homme put y lire toute la colère contenue et aussi toute la détresse qu'elle ressentait. Sans un mot, il lui prit la main et la tira à travers la salle jusqu'à la sortie. Avant de passer la porte, Ginny se retourna une dernière fois vers l'objet de sa contemplation. Elle n'arrivait pas à comprendre pourquoi Pansy Parkinson semblait vouloir se souler encore plus qu'elle alors qu'elle avait réussi à faire tomber son ancien ennemi.

Ginny regarda Pansy se lever et attendre que le silence revienne pour commencer.

- Ma cliente, comment la serpentard, est humaine. Nous le sommes tous. Le 4 décembre, soir du bal, ma cliente a vu arriver Mr Potter accompagné de sa maitresse dans la grande salle de Poudlard…

- Objection ! Vous n'avez aucune preuve qu'il s'agissait de la maitresse de mon client. Coupa l'avocat de l'accusation.

- Accordée !

- Bien, Je retire cette accusation. Le fait est tout de même que Mr Potter ne s'est pas présenté à ce bal au bras de ma cliente. Il était donc accompagné par une autre femme que son épouse. Cela pouvant être attesté par nombres de témoins. Il est donc relativement logique de supposer que cette femme puisse être…

- Objection ! Il ne s'agit que de suppositions de votre part !

- Accordée ! Maitre Parkinson, venez en au faits et donnez-nous des preuves de ce que vous avancez !

- Lorsque ma cliente a vu Mr Potter entrer avec une autre femme qu'elle à son bras, a quitté la grande salle de Poudlard furieuse. Cela peut être attesté par bon nombre de personnes. Lorsqu'elle est revenue, elle a décidé d'attirer l'attention de son mari en lui en faisant croire qu'elle venait d'avoir eu une relation extraconjugale à son tour.

- Objection ! Il s'agit d'un aveu direct de la femme de mon client et non d'une croyance.

- Refusé. Poursuivez votre explication.

L'avocat de son futur-ex-mari était de plus en plus nerveux mais se rassit tout de même sous l'injonction.

- Vous ne pouvez apporter aucune preuve concernant cet adultère Maître Fulgton. J'ai en ma possession un article de la gazette parut le 5 décembre. Vous vous souvenez tous que ce jour-là, en première page apparaissait l'effroyable explosion de la distillerie Dalwhinnie, or il se trouve que j'ai fait quelques recherches. Mr Dean Thomas, homme marié et père de deux enfants, travaillait là-bas le jour de l'explosion et a été blessé dans l'accident. Les registres de Sainte Mangouste pourront authentifier qu'il a passé la semaine suivante à l'hôpital en salle de soin intensifs pour grands brulés. Je suis certaine que Mr Potter se rappelle du don qu'avait son ancien camarade de classe pour faire exploser ce qu'il entreprenait. L'aveu de ma cliente ne constitue donc en aucun cas une preuve de son infidélité et vous feriez mieux de vérifier vos arguments avant de les avancer.

La rousse observait son avocate et celui d'Harry. Ce dernier serrait les poings sous le regard victorieux de l'ancienne serpentard. Elle se permettait même de lui donner des cours.

- Procédons dans l'ordre, tout d'abord ma cliente a appris l'infidélité de son mari le 16 novembre. Dans le choc de cette révélation, celle-ci a réagi de manière instinctive en agressant Mr Potter. Néanmoins, je tiens à soulever qu'il n'a pas porté plainte suite à cette agression. Si une trentaine de personnes ont été témoins de l'agression, ils sont également témoins de l'aveu son infidélité. Deuxièmement, en ce qui concerne la liaison épistolaire de ma cliente, celle-ci a commencé au début des vacances de noël, soit bien après la découverte de l'adultère de Mr Potter. De plus, ne peut-on pas qualifier de violation de la vie privée l'acquisition de cette lettre ? De quel droit Mr Potter a-t-il pu utiliser ses fonctions d'auror pour obtenir un mandat de perquisition au logement de ma cliente ?

- Objection. Mon client n'a jamais dépassé ses fonctions. Dois-je rappeler que cette perquisition qui a entrainé une nouvelle agression envers Mr Potter ?

- Accordée. Maitre Parkinson, ne faites pas d'insinuations calomnieuses.

- Soit, cependant je tiens à soulever que l'agression lors de cette perquisition avait pour but de protéger sa vie privée et, entre autre, cette lettre. Pansy désigna le parchemin posé devant le juge. Leur relation est finie depuis le soir où Mr Potter a été surpris en compagnie d'une jeune femme, de quel droit a-t-il pris cette lettre comme preuve ? Jetez un sort d'identification et vous verrez qu'elle a été écrite alors qu'ils étaient déjà séparés. Encore une fois Maitre Fulgton, vous exploitez une fausse preuve ! Combien en avez-vous encore dans votre chapeau que je les contre un par un !

- Objection !

- Refusé ! Continuez Parkinson, dit-il, exaspéré.

- Bien votre honneur. Dit-elle avec un sourire aux lèvres. Mr Potter accuse ma cliente d'être une piètre amante. Nous ne sommes pas là pour juger de ses qualités sexuelles, d'ailleurs, comment pourrions-nous juger cela ? Existe-t-il une grille d'évaluation permettant d'affirmer que tel personne est mauvaise au lit ? Je ne crois pas non. Quant à remplir son devoir d'épouse, il me suffira de dire que forcer une personne à avoir des rapports avec une autre, et ce fussent-ils mariés, s'avère être un viol et que le viol est puni par la loi.

- Objection ! Mon client n'a jamais forcé sa femme à faire quoi que ce soit.

- Accordée.

- En effet, il n'a jamais forcé sa femme mais ce qu'il a fait est bien pire !

- Objection !

- Refusée ! Calmez-vous Maître Fulgton. Expliquez-vous !

- J'ai la preuve que Mr Potter était infidèle depuis le début de son mariage. Vous verrez que j'ai ajouté quelques témoignages au dossier. Ceux-ci ont tous été recueillis auprès de jeunes femmes auxquelles Mr Potter a exigé des faveurs, sexuelles la plupart du temps, contre des remises de peine ou pour fermer les yeux sur certaines activités illicites.

- Objection ! Il s'agit là de diffamation en vue de discréditer mon client.

- Refusée ! Peut-on authentifier les preuves que vous nous avez donnés Maître Parkinson ?

- Bien évidemment.

- Très bien… Dit-il lascivement. Avez-vous d'autres éléments Maitre ?

- Quelques-uns encore. Répondit-elle devant l'air ébahit de son adversaire et un peu peureux de Potter. J'ai moi-même surpris Mr Potter dans une rue sombre du chemin de Traverse, il était en train de forcer sexuellement une jeune élève de cinquième année contre une remise de peine pour son petit ami. Je mets à votre disposition mon souvenir.

- Combien de preuves avez-vous encore ? Demanda le juge de plus en plus mal à l'aise.

- Il ne me reste qu'à exposer la dernière preuve de l'infidélité de Mr Potter. J'ai demandé à une jeune femme de venir témoigner devant vous de son histoire qui, j'en suis persuadée, vous intéressera.

- Faites-là entrer Maître Parkinson.

Ginny s'enfonçait de plus en plus dans son siège. Elle était dépassée par les évènements.

- Rejoignez-nous Miss Walker. Demanda Pansy

Eindride avait raccompagné Ginny jusqu'à ses appartements et la jeune femme n'avait pas décroché un mot. Il savait qu'elle était encore perdue dans ses pensées concernant son ex-mari.

La rousse pénétra dans le salon et commença à se déshabiller tandis que le blond détournait le regard. Elle le remarqua et s'approcha de lui et demanda simplement.

- Dis-moi Ein', toi non plus tu ne me trouve pas assez bien ?

Il releva les yeux et s'attarda sur le corps de la jeune femme devant lui. Elle était belle, vraiment belle mais il ne la regarderait pas comme ça.

- Tu as tout pour plaire Gin'. Mais tu n'as pas besoin d'être l'objet de soulagement d'un homme, tu as besoin d'avoir quelqu'un à tes côtés. Je ne suis pas cette personne, je ne te l'ai jamais dit mais j'ai quelqu'un, une épouse extraordinaire. Je suis sûr que tu trouveras aussi cette personne un jour.

Sans ajouter un mot, elle laissa ses larmes couler et il la serra contre lui. Délicatement, il la souleva, la porta qu'au lit et s'allongea à ses côtés. Elle avait simplement besoin de réconfort.

- Jeg visste ikke at du likte rødhårede ! (Je ne savais pas que tu aimais les rousses !)

Eindride éclata de rire devant l'air renfermé de sa femme. Elle n'était pas en colère mais elle transpirait un il ne savait quoi d'effrayant.

- Du vet at jeg bare se deg. Hvor lenge ser du meg ? Likevel er det ikke i dine vaner. (Tu sais bien que je ne regarde que toi. Depuis combien de temps m'observes-tu ? Ce n'est pourtant pas dans tes habitudes.)

- Eindride, Jeg tuller ikke. Dette er mye mer alvorlig enn vi trodde. Det er hans feil ! (Eindride, je ne rigole pas. C'est bien plus grave que nous le pensions. C'est de sa faute !)

Le blond perdit son sourire. Sa femme semblait vraiment inquiète.

- Slik at du også kommer ! Hvordan hun var i stand til å bringe oss tilbake ? (Alors toi aussi tu es venue ! Comment est-ce qu'elle a pu nous faire revenir ?)

- Jeg vet ikke. (Je ne sais pas)

Alors qu'il allait poser une autre question, tout devient flou autour de lui. Sans qu'il ne puisse rien faire, il ouvrit les yeux dans l'obscurité de la chambre de Ginny.

- Fy faen ! (Fais ch*** !) jura-t-il réalisant soudain qu'ils allaient avoir de gros problèmes.

Pansy souffla enfin en s'affalant sur son fauteuil. Elle avait mal à la tête mais la potion anti-gueule de bois commençait à réagir. Elle se demanda soudain s'il n'existait pas une potion anti-mal de cœur.

Elle soupira en levant les yeux vers le plafond. La jeune femme qu'elle avait trouvée devant sa porte dormait profondément. Transit de froid, elle l'avait soulevée pour la rentrer. L'avocate avait tout de même pris ses précautions en lui lançant des sorts d'entrave ainsi qu'un sort pour déterminer les volontés ou les âmes malveillantes. Rien n'émanait de cette femme et la serpentard pris ça comme un bon signe.

La jeune femme dormait maintenant, elle lui poserait des questions demain. Fixant l'horloge au mur, elle vit qu'il était bientôt trois heures du matin. Elle avait envie d'un autre verre… peut être que celui-là lui fera oublier !

Sous le regard ébahis de toute l'assemblée, la fille du juge se leva portant son fils avec elle.

- Mélissa ? Qu'est-ce que cela signifie ? commença à protester le juge.

- Votre honneur, Maître Fulgton se leva, faire témoigner cette jeune femme enlève tout crédibilité à votre jugement puisque vous êtes parti pris!

- Le témoignage de votre fille est à titre d'exemple concernant l'infidélité de Mr Potter dès le début de son mariage et rien d'autre. Contra Pansy

Le juge Walker s'enfonça dans son fauteuil en observant la situation. Devant lui se tenait sa fille et son petit-fils. Bizarrement, il avait une idée assez précise de sa présence ici.

- Les preuves qui adviendront du témoignage de Miss Walker ne seront prises en compte que pour statuer sur l'infidélité ou non de Mr Potter. Ces preuves ne discréditeront en rien mon jugement tant qu'elles resteront objectives. Déclara le juge en citant un des nombreux articles de loi de la constitution magique.

- Votre honneur c'est… tenta de protester Fulgton.

- Cela suffit !

Le juge tapa du poing sur son pupitre pour faire revenir le calme.

- Maître Parkinson, vous avez l'autorisation de poursuivre afin d'établir l'infidélité de Mr Potter.

- Il y a deux ans la compagnie d'aurors dirigée par Mr Potter a travaillé en collaboration avec les policiers londoniens afin de mettre un terme à un trafic de stupéfiants qui sévissait chez les moldus et les sorciers. Votre fille faisait partie de l'organisation lorsque les commanditaires ont été arrêtés. Afin de ne pas vous portez préjudice, elle a accepté la proposition de Mr Potter. Des faveurs sexuelles contre son silence. Le petit garçon qui se trouve ici, à un an et trois mois. Si l'on rajoute les neuf mois nécessaires à la gestation, cela nous ramène à il y a deux ans. Ma cliente est mariée avec Mr Potter depuis deux ans et deux mois à compter du 6 janvier dernier.

- Objection ! Cela ne prouve en rien que mon client soit le père de cet enfant.

- Refusée. Finissez en Maitre !

- Le Professeur Andersen ici présente va procéder au test si Mr Potter veut bien s'y soumettre. Sachant que vous êtes persuadé d'avoir raison, vous n'y verrez pas d'objection.

- Il en est hors de question, protesta Harry en se levant les poings serrés.

- Maître Fulgton, calmez votre client. Ordonna le juge.

Pansy regarda son adversaire peiner à calmer son client. Elle se tourna ensuite vers la rousse. Celle-ci était tout simplement dépassée par les évènements. En plus de subir la trahison de l'infidélité de Potter, elle faisait face au fruit de celle-ci. Le regard de Pansy rencontra celui de Ginny qui exprimait toute la peine qu'elle ressentait. Eindride, assit derrière elle passa ses bras autour de son ventre et déposa un baiser contre sa tempe pour la réconforter. La rousse se laissa aller à cette étreinte.

Pansy détourna rapidement le regard de cette vision. Elle avait tellement envie d'être celle qui tenait Ginny dans ses bras. Elle sentait un étrange sentiment monter dans son corps un sentiment nommé jalousie. Tentant de se ressaisir elle se retourna vers Mélissa qui était perdue au milieu de tous ces gens.

- Mr Potter, argua le juge, la Cour vous oblige à vous soumettre à ce test. Docteur Andersen, veuillez procéder rapidement qu'on en finisse !

L'interpellée s'avança et sortit trois fioles. Elle prit ensuite un cheveu du petit garçon et alla en quérir un auprès de Potter qui se débattit. La brigade de sécurité intervint et l'immobilisa. Une fois les éléments recueillis, le professeur Andersen expliqua la manœuvre tout en l'effectuant.

- Le test consiste à mettre un cheveu de chaque personne dans une fiole contenant une potion spécifique. On mélange ensuite les deux fioles dans une troisième potion. Si la couleur devient bleu, cela signifie que le test est positif et que Mr Potter est bien le père de ce petit garçon.

Il ne fallut pas attendre longtemps avant que la médicomage expose une potion couleur bleu ciel.

Non surprit du résultat, le juge prononça le divorce et ses conséquences

- Je déclare désormais le divorce acté. Mr Potter est reconnu fautif pour infidélité envers son épouse. Mme Potter reprend donc immédiatement son nom de jeune fille. En conséquences des faits énumérés et comme le prévoit la loi du mariage de communauté de biens, la fortune contenue dans les coffres sera divisée en deux et Mr Potter payera l'intégralité des frais d'avocat de Miss Weasley.

- Je ne veux pas de son argent ! réagit soudain Ginny.

- Votre honneur, reprit Pansy, ma cliente ne souhaite pas d'argent venant de Mr Potter. Elle récupèrera simplement celle contenue dans son coffre à gringott's et enlèvera la procuration que Mr Potter détient.

- Très bien, répondit le juge. Mr Potter vous êtes néanmoins tenu de payer les frais d'avocat de Miss Weasley. D'autre part Mr Potter selon les accusations soulevées dans cette audience, vous êtes démis de vos fonctions en attendant qu'une enquête plus approfondie vienne confirmer ou infirmer les accusations à votre encontre. Vous avez interdiction de quitter le pays et vous devez rester à la disposition des enquêteurs. Cette audience est levée.

Les juges sortirent de la salle et Pansy se retourna vers sa cliente pour lui sourire. En détournant la tête elle croisa le regard horrifié de Potter qui s'avançait vers elle. Cepandant alors qu'elle s'attendait à ce qu'il s'approche, il s'arrêta net et regarda quelque chose dans son dos. Suivant le regard, elle croisa ce qu'elle n'aurait pas voulu voir pour rien au monde.

Eindride enlaçait Ginny par les hanches et il la maintenait affectueusement contre lui. La douleur lui broya le ventre et elle laissa exploser sa colère pour ne pas le montrer. Elle se retourna vers Potter qui n'avait pas bougé. Sans rien dire, elle remua sa baguette et fit rétrécir son sous vêtement.

Harry porta rapidement ses mains à son entre jambe et tenta de desserrer le tissu qui lui broyait les parties génitales. Ne supportant plus la douleur et sans réaliser dans quel endroit il se trouvait, il se débarrassa de son pantalon ainsi que de son caleçon. À moitié nu devant toute l'assemblée, il rougit de honte et courut vers la sortie sans demander son reste. Maitre Fulgton avait bien vu le stratagème de sa collègue et s'approcha.

- Je pourrais vous dénoncer Parkinson !

- Vous ne le ferez pas ! Souvenez-vous que vous n'êtes pas non plus très net dans l'affaire des viols. Murmura-t-elle.

Il la regarda stupéfait. Elle n'avait rien dit à son sujet et cette phrase l'invitait clairement au silence. D'un mouvement de robe, il détourna les talons et elle le regarda quitter la salle.

- Merci Pansy dit une voix derrière elle.

Ginny la regardait, plein de gratitude. En croisant ses yeux bleus, Pansy ne cacha pas sa douleur mais ses mots exprimèrent autre chose.

- Soyez heureuse désormais Miss Weasley.

Puis elle s'en alla, laissant Ginny un peu abasourdie par ce qu'elle avait pu lire dans le regard de son avocate.

- Je crois bien que j'aurais préféré qu'elle m'arrache une dent. Murmura-t-elle tristement devant son verre au liquide couleur ocre.


Alors ce divorce ?

A la semaine prochaine

Duch' et Sol