Voilà un nouveau chapitre! Et ça ne m'a pris que deux semaines! Vous vous rendez compte? c'est ma publication la plus rapide sur cette fic (je crois)! trop contente! Bon par contre le chapitre est atroce, vous allez me détester. Comme prévu, Fran s'en prend plein la gueule... mais genre, vraiment (je suis désolé, Fran je t'aime mais c'est pour les besoins de l'histoire). Bon, c'est pas aussi gore que prévu, mais bon, c'était assez chaud pour moi. Parce qu'entre imaginer et écrire des trucs absolument atroces pour les persos qu'on adore, il y a un pas (un grand même), et je n'aime pas le gore... j'ai l'imagination bien trop sensitive pour ça... *glups*...
Bref, je blablate, mais je suppose que tout ça ne vous intéresse que peu.
Enjoy! (ou alors vous pouvez aussi éprouver de la pitié pour ces personnages qui ne sont pas à moi ET que je martyrise)
Les deux assassins rongeaient leur frein. La mission semblait être mise sur pause. Plus que trois jours et ils pourraient enfin cette ville surchauffée, mais en attendant, il devait encore se supporter et supporter leur « hôtes ». En effet, les mafieux qu'ils avaient contactés ne semblaient pas décidés à les lâcher d'une semelle, et ils devaient être constamment sur leur garde pour ne pas compromettre leur couverture.
La situation aurait pourtant pu être supportable, si seulement l'atmosphère dans leur chambre d'hôtel n'avait pas eu la consistance d'une chape de plomb. Bel et Fran s'ignorait royalement tout en ayant douloureusement conscience de la présence de l'autre. Dans une telle ambiance, il aurait suffit d'une seule parole de travers pour faire flamber tout le pâté de maison.
Bel sentait lentement mais surement ses nerfs s'user jusqu'à la corde, et savait qu'il aurait très bientôt besoin de se défouler sur quelque chose avant de craquer complètement. Malheureusement, il ne pouvait sortir très longtemps sans l'illusionniste pour maintenir son déguisement, son visage étant très bien connu de la « résistance », et n'avait donc aucune échappatoire. Sans se l'avouer, le blond s'inquiétait un peu : il n'était pas sur de pouvoir retenir ses pulsions meurtrières pendant trois jours, auquel cas il mettrait toute la mission, et Fran, en danger.
…
Pas qu'il s'inquiète pour la grenouille, de toute façon.
Bel laissa un sourire sadique fleurir sur ses lèvres en faisant glisser un couteau sur ses fils pour atteindre un fuyard imprudent. Il avait eu ordre de rester un peu en arrière pour l'attaque de ce château. L'excuse étant que c'était seulement sa cinquième mission. Le prince avait un peu rallé mais il arrivait finalement à bien s'amuser en dégommant un à un les stupides fuyards qui croyaient pouvoir s'échapper, grâce à un système de fil qu'il avait rapidement mis en place avec son génie.
Il ne savait pas pourquoi il leur fallait attaquer cette base ennemi et n'en avait strictement rien à faire. Il s'était découvert un gout immodéré pour le meurtre et le sang, et c'était tout ce dont il avait besoin.
Le petit garçon grimaça en s'apercevant qu'une servante, peut-être un peu plus maligne que les autres, passait par une fenêtre qu'il n'avait pas pris la peine de piéger. Avec difficulté, la soubrette entama la descente, qui devait la mener du deuxième étage au sol. Le sourire de Bel reparut : finalement, ce serait surement une bonne occasion de s'amuser. Maniant rapidement les fils pour resserrer les pièges qu'il avait déjà tendu, le blond sauta souplement du bout de toit sur lequel il s'était installé pour dégringoler habilement jusqu'au sol.
Il avait au moins le triple du trajet à faire, mais ce n'était pas un problème : il était un assassin, un génie, et surtout un prince, et n'eut aucune difficulté à dépasser largement la plébéienne pour se diriger tranquillement vers l'endroit où elle serait obligé d'atterrir.
Il avait été si discret qu'elle ne l'avait même pas remarqué. Elle finit laborieusement sa descente et se retourna pour partir, mais pila net devant le petit blond.
Qu'est-ce que cet enfant faisait là ? Un gosse qui ne devait pas avoir dix ans, en plein milieu d'un champ de bataille ?
- Qu'est-ce que tu fais là ? demanda-t-elle en s'approchant du garçon. Tu t'es perdu ? Il ne faut pas rester ici, tu sais.
Elle s'approcha encore de Belphégor, s'inquiétant un peu de son grand sourire, qui lui semblait un peu malsain…
Finalement, après avoir jeté un rapide coup d'œil vers le carnage qu'elle venait de quitter, et décidant qu'elle ne risquait plus grand-chose, elle s'agenouilla devant le petit garçon, cherchant les mots pour le rassurer et le convaincre de s'éloigner pour qu'il ne soit pas tué.
Le sourire de Bel se tordit légèrement. Quelque chose clochait avec cette femme. Il n'arrivait pas à savoir exactement quoi. Et puis elle s'agenouilla devant lui il put enfin la voir plus clairement.
Ce visage. Ces cheveux blonds attachés de façon sévère sur le haut du crane, cette peau pâle…
La servante ne comprit pas immédiatement ce qu'il se passait quand le premier couteau se planta dans son épaule. Elle tomba à terre avec le deuxième profondément enfoncé dans sa cuisse, et commença à prendre conscience de sa douleur quand sa main droite fut clouée au sol. Elle hurla et tenta de se dégager quand le petit garçon planta avec force un couteau dans son abdomen, le sang commençant à former une grande flaque rouge sous elle.
Belphégor ne voyait plus rien. Plus rien d'autre que le sang qui obscurcissait sa vision, colorait son monde de rouge. Plus rien d'autre que le visage de cette femme. Le visage de sa mère, le visage de cette garce qui avait éloigné Siel de lui. Le visage de ce monstre qui ne méritait pas sa face humaine.
Il levait son bras encore et encore, répandant encore un peu plus de rouge pour ne plus voir le visage de cette femme. Déformant un peu plus cette expression pour la transformer en ce masque inhumain qui était le seul qu'elle méritait d'avoir.
Il ne sentit à peine la brulure qui entailla son bras quand la pauvre servante tenta vainement de se défendre, mais il vit presque nettement, à travers tout le reste, ce sang rouge et brillait qui était le sien, si semblable à son frère.
Rasiel. Un sourire dément lui déforma le visage et son bras s'abattit encore, provoquant des cris de plus en plus faibles. Rasiel lui chuchotait à l'oreille, des mots de carnage, des mots de folies, des mots d'amour, des mots de sang. Rasiel lui chuchotait de faire mal, le plus mal possible avant de faire crever. Aussi mal qu'elle lui avait fait, et plus encore, si seulement c'était possible. Rasiel était là, tout autour de lui, et tout ce qui leur importait était de tuer. De tuer et de faire mal, le plus mal possible, pour rendre à la terre entière et au centuple ce qu'on leur avait donné.
Bel et Siel abattirent leur bras encore et encore. Les cris s'étaient tus depuis bien longtemps lorsqu'on les arracha à ce tas de viande froide, de membres brisés et d'organes éclatés.
Siel s'effaça peu à peu quand le blond fut trainé dans le véhicule de la Varia, mais Bel continua de rire doucement, du rire dérangeant d'un enfant atteint de folie douce.
Personne ne fit de commentaire sur les larmes qui creusaient deux sillons pâles sur les joues du petit prince maculé de sang de la tête au pied.
Fran ouvrit brutalement les yeux, réveillé par le son maintenant reconnaissable d'un couteau bien (trop) aiguisé se plantant brutalement dans un mur.
- Dis-le moi, grogna Bel, en le surplombant, menaçant.
L'illusionniste cilla, incapable de faire autre chose que de regarder Bel.
- Dis-moi ce que t'a fait Rasiel ! insista le prince en se penchant vers lui.
Il était énervé. Pas agacé, ou excédé, mais vraiment en colère, une colère qui menaçait de déborder et qu'il ne prenait même plus la peine de cacher sous un faux sourire.
- Je sais qu'il t'a fait quelque chose ! cria presque son coéquipier en le soulevant par le col de son pyjama. Dis-moi quoi !
Il se mit à le secouer comme un prunier, en réclamant des réponses
Fran luttait pour ne pas ouvrir la bouche. Il voulait répondre quelque chose à Bel. N'importe quoi, un mensonge, mais il sentait que s'il ne faisait que relâcher la pression sur ses lèvres, il allait craquer. La boule qui s'était logé dans sa gorge sortirait et avec elle tout ce qui devait rester à l'intérieur de lui. Il ne voulait pas pleurer, il ne voulait pas se plaindre, il ne voulait même pas montrer ne serait-ce qu'une émotion. Et il ne voulait pas dire la vérité.
Même si ça pouvait peut-être tout arranger, il ne voulait pas que Bel sache. Ça le dégouterait. Il le mépriserait pour s'être laissé avoir.
Surtout pas.
Surtout pas la vérité.
Au bout d'un moment, le blond le lâcha en lançant des insultes que la grenouille n'entendait même pas. Il sortit en claquant la porte, lâchant un cri frustré de toute la force de ses poumons, réveillant sans doute tout l'hôtel.
Fran resta seul sur son lit. Les poings serrés si fort que ses ongles entaillaient sa peau. S'efforçant désespérément de réprimer ses tremblements et de retenir les sanglots qui menaçaient de le submerger.
Ne pas craquer.
Ne pas pleurer.
Ni pour Rasiel, ni pour Bel.
Il ne serait pas si faible.
Surtout pas.
Fran grimaça légèrement en se re-concentrant. C'était déjà la quatrième fois que ses illusions vacillaient et ils allaient finir par être démasqués s'il n'était pas un peu plus attentif à ce qu'il faisait. Le mafieux brun - il s'appelait Sergio, s'il se rappelait bien – avait déjà remarqué qu'il était un peu à l'ouest, et ça n'allait pas s'arranger s'il continuait.
Il essayait vraiment de se concentrer pourtant, mais avec Bel à seulement un petit mètre de lui, c'était quasiment mission impossible. Il avait au départ cru que le blond était définitivement parti durant la nuit, et avait préparé un mensonge pour expliquer à leurs pseudos alliés l'absence de Rosie, mais son coéquipier l'attendait à la sortie de l'hôtel quand il en descendit et l'accompagna au bar où ils avaient convenus d'un rendez-vous la veille avec les membres de l'autre famille.
Aucun des deux n'avait parlé, muets comme des tombes, mais il n'avait pas était difficile de sentir l'aura meurtrière qui s'échappait du prince, à peine calmée depuis la veille. Elle était tellement palpable que même le mafieux blond –celui qui semblait un peu stupide- avait gardé ses distances avec l'apparente jeune fille, se retenant de la coller comme il l'avait fait les jours précédents. Et maintenant encore, alors que Fran tentait de se concentrer pour parler et maitriser ses illusions en même temps, elle le chatouillait et l'entourait comme une amante trop insistante, pour lui rappeler que toute cette envie de meurtre lui était spécialement destinée.
Et pour être honnête, c'était franchement dérangeant, au point qu'il peinait à maintenir leur deux fausses apparences, ce qui était normalement un jeu d'enfant qu'il aurait quasiment pu faire endormi. Et plus ses erreurs se multipliaient, plus la fureur palpable de Bel augmentait, et plus sa concentration s'effritait.
La situation se dégradait tellement vite que Fran doutait presque de finir la journée vivant.
Il sentit son arrêt de mort signé quand, après une dernière erreur qui manqua de montrer le véritable bras de Bel, son co-équipier se leva, se tournant vers lui avec une aura plus menaçante que jamais.
- Viens.
C'était un ordre, et Fran ne pensa même pas à refuser. Il suivit presque sans hésiter « Rosie », remarquant au passage l'expression moqueuse du crétin blond, qui croyait sans doute à une sorte de dispute de couple.
Sans un mot, Bel le précéda dans une ruelle.
Il ne protesta même pas quand son dos heurta violement le mur sale, juste à côté d'une poubelle débordante de détritus. Ni quand Bel le bloqua avec son avant-bras, l'étouffant légèrement tout en le faisant décoller du sol.
Le blond ne souriait plus du tout.
- Enlève les illusions, grogna le blond.
- Mais la…
- Enlève ces putains d'illusions !
Le bras lui broya la gorge et la grenouille ne put empêcher ses mains de venir s'y accrocher désespérément pour tenter de l'éloigner. Les fausses apparences disparurent immédiatement, sans que Fran lui-même sache si c'était de sa propre volonté ou s'il commençait à totalement perdre le contrôle.
La pression sur son cou baissa rapidement, et un éclair de lucidité lui fit se demander si Bel tentait encore de se retenir, ou s'il voulait simplement le faire souffrir plus longtemps, avant de le tuer.
- Bel-sempaï…murmura-t-il sans vraiment en avoir conscience.
Le bras appuya de nouveau violemment sur sa gorge.
- Dis-le-moi ! cracha avec violence le blond.
Une partie de son esprit savait de quoi parlait le prince tandis que l'autre sombrait doucement dans les ténèbres… il était en train de perdre connaissance… ?
Une gifle le secoua, sans qu'il réussisse à ouvrir ses yeux, qu'il n'avait pas conscience d'avoir fermés.
- Tu va me le dire, putain ?!
Non… il en avait assez… qu'on le laisse tranquille à la fin… !
Fran sursauta en sentant un souffle chaud lui chatouiller l'oreille.
- Dis-le-moi ou je te jure que t'étripe… murmura Bel si près de lui qu'il sentait leur cheveux se mêler, n'ayant pas mis le chapeau en forme de grenouille sans le blond pour le lui ordonner.
Brutalement, une bouffée de panique le fit réagir et il envoya un coup de pied qui atterri dans les jambes du prince, essayant désespérément de respirer malgré le bras qui l'étouffait.
Bel ne sembla même pas remarquer l'attaque.
- DIS-MOI CE QUE T'AS FAIT RASIEL ! hurla-t-il, sa voix et ses gestes de moins en moins contrôlés.
- Ça ne vous regarde pas. Répondit Fran aussi calmement qu'il en était capable, profitant du léger relâchement sur son cou pour parler clairement.
Il bloqua le coup de poing que lui envoyait Bel. Le prince était en train de perdre le contrôle.
- C'EST MON FRERE ! cria celui-ci d'une voix éraillée.
Il y eut un instant de flottement pendant lequel Fran cru qu'il allait réussir à garder son calme. Et puis, ses mains se crispèrent violemment et un rictus de rage qui n'avait jamais fait surface sur son visage déforma ses traits.
Dans un mouvement à peine contrôlé, il repoussa le bras de Bel si fort que le blond recula de quelques pas pour garder l'équilibre.
- Ton frère… commença Fran en respirant difficilement. Ton putain de frère ! IL M'A VIOLE, ESPECE DE CONNARD !
Le dos de l'illusionniste heurta le mur derrière lui, sa respiration et ses battements de cœur affolés comme jamais.
Oh non…
Il n'avait pas dit ça…
Il ne l'avait pas dit, n'est-ce pas ?
Un rire interrompit ses pensées paniquées. Un rire nerveux, un ricanement aigu qui tournait lentement à l'hystérie.
- C'est une blague ? murmura presque Bel, secoué par un léger gloussement. C'EST UNE PUTAIN DE BLAGUE ?! hurla-t-il en se jetant sur lui.
- Ça suffit.
Fran mit quelques secondes à comprendre pourquoi il n'était pas encore mort.
Tsuna le lâcha directement dans les bras de Chrome - qui le serra fort contre elle comme pour le rassurer - pour se retourner vers Bel.
- Je m'arrangerais pour la mission avec Squalo, il t'appellera sans doute dans la journée.
Fran ne revint à la réalité qu'une fois dans la voiture du dixième Vongola, fermement serré dans les bras de la gardienne de la brume alors que de lourdes larmes roulaient sur ses joues.
Il posa un dernier baiser sur la bouche de Bel, avant de doucement le faire lâcher prise sur son bras, et se redirigea vers sa chambre en essayant de ne pas regarder une nouvelle le blond tranquillement endormi.
Ou du moins c'est ce qu'il aurait fait si une main se refermant sèchement sur son bras ne l'en avait pas empêché.
Fran se figea.
Faites que ce soit Bel. Faites que ce soit Bel. Faites que…
- Je t'avais pourtant prévenu, stupide grenouille. Susurra le prince, sa main se refermant comme un étau sur son bras pour le lui broyer.
Merde.
Il entendit derrière lui un froissement de draps et un corps se colla contre le sien.
- Tu croyais vraiment que tu allais t'en tirer comme ça, crapaud ?
Un frisson de peur remonta le long du dos de Fran. La voix de Rasiel avait beau être calme, les menaces sous-jacentes avaient des accents mortels.
Il eut un léger cri de surprise quand le blond le reversa brutalement sur le lit, et se retrouva en travers sur la couette, à plat ventre.
- Vraiment, commenta le blond en s'asseyant sur son dos, pile entre ses omoplates, appuyant douloureusement sur sa colonne vertébrale, je ne te croyais pas aussi stupide, petite grenouille.
Il se pencha vers lui, et l'illusionniste dut retenir un gémissement de douleur sous la torture qu'infligeait Rasiel à ses os.
- C'est dommage, tu sais… je commençais presque à t'apprécier…
Il se saisit brutalement de ses cheveux, égratignant son crane au passage avec ses ongles, et fourra la tête de Fran dans le matelas, l'empêchant de respirer.
- Ne t'inquiète pas… Je ne vais pas te tuer… lui glissa-t-il à l'oreille.
Juste te faire regretter d'être encore en vie !
L'adolescent commençait à paniquer. Rasiel était dangereux, et il avait prévu de le torturer, et il ne pouvait plus respirer…
Il sentit soudainement ses bras, qui s'agitaient désespérément à la recherche d'une prise pour se redresser, être rassemblé sans aucune douceur dans son dos, pour être liés ensemble par ce qui devait être une cordelette.
Mais il n'eut pas le temps de s'appesantir là-dessus qu'il fut tiré en arrière par les bras. Rasiel le tira hors du lit, malmena ses épaules. Il songea un instant à s'enfuir, mais sa tentative mourut avant d'avoir commencé lorsqu'un couteau se pressa sur sa gorge.
- Que dis-tu de continuer ça dans ta chambre, petit crapaud ? Je ne voudrais pas abimer celle de mon adoré petit frère…
Quand Fran se réveilla, il était dans sa chambre. Allongé sur le dos sur le sol dur, les mains deliées, les épaules douloureuses, privé de pantalon ou de caleçon et un liquide froid et poisseux entre ses jambes dont les articulations semblaient rouillées.
Son premier reflexe fut de chercher le seau d'eau qu'on lui avait balancé à la figure. Rasiel ne l'avait pas laissé s'évanouir une seule fois.
- Bel est à moi, stupide grenouille. Rien qu'à moi !
Ça avait commencé presque comme à chaque fois qu'il le voyait, sauf que Rasiel ne l'avait pas préparé du tout.
Sauf que Rasiel l'avait attaché et mis dans les positions les plus douloureuses possibles, dont certaines qu'il n'aurait même pas imaginé.
Sauf que Rasiel l'avait griffé à tous les endroits qu'il pouvait cacher sous des vêtements.
Sauf que Rasiel lui avait tordus les deux poignets et cassé quelques-uns de ses doigts et de ses orteils.
Sauf que Rasiel n'avait pas arrêté quand ses bleus avaient commencé à apparaitre.
Sauf que Rasiel quand il avait commencé à gémir, puis à haleter, puis à crier de douleur.
Sauf que Rasiel n'avait pas arrêté quand il avait commencé à saigner.
Sauf que Rasiel n'avait pas arrêté quand il s'était évanoui pour la première fois. Ni pour la deuxième ou pour toutes les autres.
Sauf que Rasiel n'avait pas arrêté quand il n'avait plus été capable de réagir à la douleur.
Sauf que Rasiel n'avait pas un seul moment arrêté de lui faire du mal, par son corps et par ses mots.
Sauf qu'il ne se rappelait pas quand cela s'était réellement arrêté.
Sauf qu'il avait encore tellement mal qu'il ne savait pas s'il en était réellement sorti, ou s'il pourrait encore se lever.
- La prochaine fois te sera fatale, la grenouille. Et ne compte pas sur mon frère : il te déteste, tu te rappelles ?
Sa chambre était dévastée. Les meubles renversés, les rideaux déchirés, les lampes cassées, son matelas lacéré. Rasiel avait tout fait pour que sa chambre le révulse, pour qu'il soit incapable de s'y sentir encore en sécurité, ou chez lui. Et ça marchait. La seule chose qu'il voulait était de sortir de cette chambre, de respirer un autre air que celui-ci, vicié par l'odeur du sang et du sexe. Son propre sang.
- Ne crois même pas que tu puisses m'échapper, petit crapaud…
Il ne pouvait pas rester ici. Il allait devenir fou s'il restait une minute de plus dans cette chambre. Avec frénésie, il tenta de se lever, mais il était à peine capable de bouger correctement les bras. Il avait mal… mal partout, autant qu'il était possible d'avoir mal.
Mais il ne voulait pas, ne pouvait pas rester ici. Avec difficulté, il se retourna sur le ventre et se traina vers la fenêtre. Il se retint de crier tant ce simple effort lui faisait mal, mais il finit par parvenir à son but. Il eut toutes les difficultés du monde à créer une illusion suffisamment solide pour ouvrir la fenêtre, mais une fois cela fait, il sentit l'air frais sur son visage, et l'odeur du viol se disperser lentement dans les airs.
Il faut que je sorte d'ici…
Et il s'évanouit.
Désolé, désolée, désolée... J'avais pas le choooix! OUIIIN JE VEUX PAS MARTYRISER FRAN! Je jure que ça va finir par aller mieux pour toi, ça va aller, d'accord? c'est juste une petite baisse de moral T_T
Ah sinon. Je considère que Fran à environ deux à trois ans de moins que Tsuna, et Bel un an de plus. Comme Tsuna en a 19, dans cette fic, Fran en a environ dix-sept, et Bel a peu près 20. Je ne sais pas si c'est vraiment utile, c'est plutôt anecdotique en fait, mais ça pourrais servir dans la suite.
S'il vous plait, ne me tuez pas encore, attendez que j'écrive une fin heureuse.
Et si vous voulez que je l'écrive aussi vite que j'ai fait pour ce chapitre, je dois préciser que c'est grâce à la review passionné de LLCB (alias lili le cake barjo) que j'ai mis autant d'ardeur à la tache, donc vous savez ce qu'il vous reste à faire.
Ja~nee~
