Chapitre 6
Hello everybody ! Alors oui, je sais, je ne suis pas très en avance sur mon autre fiction, "Enfin un peu de lumière", mais j'avais déjà beaucoup avancé sur le chapitre de cette fiction-ci... Alors pourquoi s'en priver ? ^^
merci encore pour vos messages vraiment trognon, c'était adorable ! Bref, je vous avait promis un peu d'action, vous en aurez... Alors cessons les bavardages, et let's go !
...
Trouant l'écran de fumée vénéneuse, cette paire d'yeux en forme d'aimants semblaient faire basculer Hermione dans un vieux film expressionniste, où Louise brooks tiendrait la vedette. Sans le regard fatigués et le grain de beauté sur la joue, on aurait presque dit des spectres. La jeune mercenaire se créa un masque d'impassibilité face au regard soutenu de son interlocutrice, bien que celui-ci soit... dérangeant. Amélie Kinsley fixait la jeune femme de manière intense, d'un air qui n'était qu'à deux doigts de la folie. Dans l'atmosphère brumeuse et imprécise de l'avion, la femme tirait sur sa cigarette sans même sans rendre compte, comme si ce geste était familier depuis toujours. Ses cheveux blonds presque blancs, un peu comme ceux de Malefoy, étaient coupés très courts, au niveau des oreilles, dans une coupe au bol mal taillée. Elle avait une sorte de mi-chapeau, mi-turban, enfoncé sur la tête, en velours noir qui mettait encore plus ses cernes en valeur. Amélie portait une robe en cuir d'un bleu indigo doux, rebrodé de strass, avec un petit col droit et sage, ainsi qu'un pantalon couleur pastel en drap de laine.
Amélie semblait, bien que portant des vêtements modernes, toute droite sortie du passé. Elle était pour le moins lunatique, tête en l'air, comme si elle-même ne comprenait pas ce qu'elle faisait là. On sentait qu'elle était là physiquement mais pas pleinement présente.
En face d'elle, posément installée dans un de ses fauteuils en cuir moelleux que seul les jet privés de luxe peuvent vous offrir, la jeune mercenaire s'efforçait de faire bonne figure. Brassière en soie Mugler, veste et pantalon en laine et soie Pallas, escarpins vernis Louis Vuitton, le tout dans un ensemble noir sans être trop gothique. Depuis le décollage, Mrs Kinsley ne l'avait fait que de la fixer, et Hermione avait vu ce qu'il semblait être un garde du corps dans le cockpit. C'était pour le moins... déconcertant. Soudain, les yeux bleus trop clairs de son interlocutrice tombèrent sur sa manchette, de la forme d'une tête de loup, en or rose.
- Vous portez un bijou, dit-elle simplement, ouvrant la bouche pour la première fois.
Sa voix était à la fois rocailleuse et douce, posée. On aurait dit qu'elle reformulait les mots dans sa bouche, comme si elle réapprenait à parler. Dis-donc, la drogue lui avait vraiment déglingé le cerveau.
- C'est exact, répondit Hermione d'un signe de tête encourageant. Harry, un ami très proche, me l'a offert l'an dernier. J'aime beaucoup ce bracelet, il a fait un bon choix.
- Bijou... fut l'unique mot qui sortit de la bouche de la droguée.
Tellement flinguée, pensa Hermione avec presque de la pitié. Comment pouvait-elle continuer de vivre ainsi ? Intérieurement, la jeune mercenaire se promis de ne jamais toucher à quelconques substances illicites. Elle ne voulait pas finir à l'état de légume. De toute façon, elle allait mettre fin aux souffrances de l'ex secrétaire d'état, se dit-elle dans une pensée de réconfort. Elle la soulagerait.
- Un bijou n'est pas un achat comme un autre, reprit Amélie, essayant avec acharnement de mettre les mots dans le bon ordre. Souvent motivé par l'amour, il est porteur de souvenirs, de tendresse, d'émotions, et sa beauté est le reflet de nos sentiments. Un bijou échappe à la mode, traverse le temps et nous parle de ceux qu'on aime. Cet... Harry... doit beaucoup vous apprécier pour vous offrir ceci.
Elle avait récité cela comme on récitait une poésie dont on se remémorait vaguement, vaste souvenirs de notre vie antérieure.
- Je ne porte plus de bijoux, dit-elle avec un petit sourire. Mon frère avait l'habitude de m'en offrir, souvent pour Noël. Mais depuis qu'il est partit, je n'en met plus. C'est comme si j'étais sale, salie par sa mémoire qui me hante...
Ah parce qu'en plus elle fumait n'importe quoi et s'injectait du poison dans ses veines, elle n'avait pas toute sa tête non plus. Voilà qui était vraiment très intéressant, mais qui allait aussi être très difficile pour pouvoir avoir plus de renseignements sur les potentiels ennemis de son patron.
- Mrs Kinsley, j'aimerai avoir quelques informations complémentaires à propos des contacts que vous auriez pu avoir dans votre ancien travail...
- Oui, bien entendu... Vous savez, il y avait plein de personnes qui travaillaient là-bas. Au Ministère, je veux dire. Par exemple, je me souviens qu'après la guerre, pendant les quelques mois où j'ai réussi à tenir le coup et à continuer à venir au travail, j'ai entendu dire que de nombreuses personnes commençaient à se regrouper.
Cela mis la puce à l'oreille d'Hermione.
- Se regrouper pour quoi faire? relança-t-elle dans l'espoir d'en savoir un peu plus.
Amélie sembla réfléchir intensément, puis dit enfin, dans un geste de triomphe :
- Après la guerre, les survivants en voulaient énormément aux familles de Mangemorts, qui, à leurs yeux, étaient tous responsables du traumatisme brûlant que l'on venait de vivre, nous sorciers. Certaines personnes hautes placés se sont réunies pour s'allier contre ces familles qui restaient toujours debout. Le but était de les mettre à genoux, mais de manière économique, pour qu'elles puissent supplier et demander l'aide du Ministère, qui les aurait à leur pied. J'avoue que j'ai hésité à être enrôlée dans ce petit cercle...
Maintenant, Hermione était plus qu'alarmée, limite nerveuse de ce qu'il allait suivre. Elle respira à fond pour pouvoir se contrôler et demander encore :
- Contre qui ce fameux cercle se battait ?
Amélie eut un geste vague, comme si elle essayait malgré tout de se rappeler. Pas besoin pour la mercenaire de la contraindre à parler, il suffisait simplement à poser les bonnes questions. L'ex secrétaire ne se posait même pas de questions quant à la curiosité de son invité. La femme avait l'air plus que fatiguée, bien qu'elle ne soit pas si vieille que cela en réalité. Elle en avait juste marre de tout, et elle délivrait avec bonne foi tous ces souvenirs, savant pertinemment que sa fin approchait petit à petit, avec force. Peut-être ce voyage à Rome était le dernier.
- Ce cercle, qui n'avait pas vraiment de nom, avait néanmoins une devise : Vengeance. Ce simple mot revenait tout le temps. Les principales familles qu'ils visaient étaient très puissantes, comme par exemple les Lestrange, ou encore les Malefoy. Vous avez entendu parler des Malefoy, n'est-ce pas ? C'est vrai qu'en ce moment, ils sont les plus touchés, les pauvres. Mais d'après ce que j'ai entendu, beaucoup de membres du Cercle ont été touchés... certains victimes de cambriolages qui aurait mal tournés, ou de règlement de compte...
Hermione fut prise d'une sensation de danger imminent, omniprésent. Une sueur froide lui coula dans le dos, et elle se figea en entendant les derniers mots de Mrs Kinsley. Oh merde. Qu'elle conne elle était ! Bien sûr que les ennemis de Malefoy n'agissaient pas seuls, ils avaient formé un groupe, comment avait-elle pu être aussi aveugle et stupide à la fois ? Pourquoi ne s'en était pas rendu compte ? Si elle éliminait trop de cibles en un laps de temps, le Cercle accuserait le coup, et se douterait bien que les Malefoy aurait découvert ce qui se tramait. Oh merde. C'était le cas de le dire. Oh merde, oh merde, oh meeeeeerde. Ils étaient pas cons, ceux qui travaillaient pour le Cercle. Ils se douteraient bien que le cadavre soit-disant victime d'un cambriolage avait un lien avec celui mort à cause de la mafia. Ou avec celui qui s'était noyé "accidentellement". Ou celui fauché par un véhicule volé. Ou celui mystérieusement disparu. Ou avec celui qui se serait apparemment suicidé en se pendant. Ou avec celui mort dans un incendie chez lui. Ou avec celui qui s'était étouffé avec une cuisse de poulet. Ou avec celui qui allait bientôt mourir d'une overdose.
Le Cercle se douterait bien qu'il y aurait un lien avec les 8 cadavres qu'elle avait laissé derrière elle. Et ils se tourneraient vers leur unique cible à présent : la famille Malefoy. Ils les honoreront d'une petite visite, et pas seulement de courtoisie, un de ces quatre. A moins qu'ils ne soient déjà en route... Hermione ne savait pas pourquoi, mais cette idée de la rassurait guère, voir même pas du tout. Il fallait qu'elle se dépêche de rentrer en Angleterre et prévenir son employeur. Elle ne savait pas pourquoi elle était effrayée à ce point pour cette sale tête de fouine. Rageuse, elle remit cette pensée à plus tard. A présent, il fallait éliminer Mrs Kinsley, et sortir de ce maudit appareil au plus vite.
Sortant de sa poche une seringue contenant un liquide transparent, elle se tourna vers Amélie, qui ne cillait même pas.
- Je sais que c'est vous. Je sais qui vous êtes, dit-elle d'une voix calme, étonnamment calme pour quelqu'un qui planait h24. Et je sais ce que vous allez faire. J'y songeais depuis longtemps, d'ailleurs. Rejoindre mon frère et mes parents. La vie que je menais était une perte de temps, du gâchis. Je l'ai foutue en l'air à cause de la drogue. Et maintenant regardez-moi : je ne suis qu'une vieille carcasse vide. Alors si vous devez me tuer, faites-le vite. Je ne veux pas vivre une seconde de plus dans ce corps pourri.
La droguée tenait le bras d'Hermione avec sereinitude. Cela la troublait. Au fond, elle l'aimait bien. Tâchant de ne pas se démonter, elle retroussa la manche de la robe, et enfonça délicatement l'aiguille dans le creu du coude de cette dernière. Amélie eut un petit sourire. Elle posa sa tête doucement, et ferma lentement les yeux. Ses lèvres charnues formèrent le mot "merci", et Hermione sût que c'était la fin. Comme si elle ne voulait pas réveiller la morte, elle l'allongea dans une position plus confortable. Elle resta un instant ainsi, à contempler le visage paisible et relâché de la femme. Au fond, elle l'aimait bien, c'est vrai.
Se secouant et revenant à la réalité, elle saisit sa baguette et nettoya toutes traces de son passage. Ses empreintes sur la seringue à présent dans la main de la défunte, ou encore ses traces de doigts que le verre de scotch. Grâce à la magie, elle changea rapidement sa tenue pour une de combat. Au revoir les talons Louis Vuitton, bonjour les Rangers. Elle prit dans sa poche un parachute miniaturisé, qu'elle agrandit, et se l'enfila, ainsi que de vieilles lunettes d'aviateur. Elle envoya un sort en direction du cockpit, histoire que le pilote, le co-pilote et le garde du corps ne se rendent compte de rien quand elle ouvrira la porte, laissant tout l'air entrer dans la cabine, provoquant un boucan pas possible.
Comme prévu, la porte s'ouvrit parfaitement, et Hermione dut se maintenir aux parois de la porte pour éviter d'être propulsé contre les sièges d'en face. Prenant son inspiration, elle sauta. Chute libre pour quelques mètres, le temps qu'elle compte lentement jusqu'à trois, pour que son parachute ne se prenne pas dans les réacteurs de l'avion. Se serait dommage de finir broyée. Au bout de trois secondes, elle tira sur la corde qui devait libérer le tissu.
Mais rien ne se produisit. Elle réessaya, tâchant de ne pas se démonter. Toujours rien. Rectification, elle n'allait pas mourir broyée, mais écrasée contre le sol. Elle était toujours en chute libre et rien ne se passait. Elle avait aussi du mal à respirer : le vent soufflait trop fort sur son visage. Et le parachute ne s'ouvrit toujours pas.
Soudain, un éclair vert la frôla de près. Hermione leva la tête, et s'interdit de paniquer quand elle vit le garde du corps, reconnaissable à son uniforme, un parachute sur le dos et une baguette magique à la main. A l'évidence, le sort n'avait pas marché sur lui, pour quelque raisons que ce soit.
Récapitulons : un parachute qui ne s'ouvre pas, un poursuivant qui semblait déterminé, le tout à plus de 1000 mètres du sol et en chute libre. Et quand Hermione regarda vers le sol, elle n'aperçut qu'une immensité bleue. Et merde. Elle avait sauté au dessus de la Mer Méditerranée, pas encore tout à fait arrivée à Rome. Ajoutons cela que l'eau devait être gelée, que le vent frais lui fouettait le visage, et qu'elle devait être facile à des kilomètres de la côte. Dès qu'elle se serait débarrassée de son adversaire, elle devrait se préoccuper de l'eau polaire qui l'attendait plus bas. Taux de probabilité pour qu'elle tombe dans un tel merdier : 0%
La jeune femme réagit au quart de tour : elle se mit en boule, histoire de mettre un peu plus de poids pour descendre encore plus vite. Il fallait qu'elle s'éloigne de cet homme. Elle franchit les premiers nuages, trop pressée pour les admirer comme elle aurait pu le faire. Elle perdait de l'attitude trop vite à son goût. Elle prit sa baguette dans sa poche et lança un sort dans son dos. Elle sentit une pression qui s'enlevait d'un coup, et entendit un énorme bruit de tissu froissé : le parachute s'était libéré ! Elle eut un petit rire de soulagement, puis revint bien vite sur terre -ou dans les airs, si vous voulez une blague à deux balles - quand un rayon, rouge cette fois-ci, fut jeté sur sa droite.
Elle leva la tête pour voir où était son agresseur. Ce dernier était juste au-dessus de sa tête. Ca, ça sentait pas bon. Pas bon du tout. Elle se retient d'être submergée d'une peur panique. L'homme approchait de plus en plus vite, trop rapidement à son goût même. Hermione cru même qu'il allait atterri sur son parachute tant il était près, tant il allait trop vite par rapport à elle.
Alors que la collision semblait inévitable, le garde du corps tira brusquement sur sa corde pour libérer le tissu blanc de son sac. Il y eut un petit saut vers le haut, car le parachute relâchait la pression. Mais cela ne fut pas assez pour qu'il se désintéresse de sa rivale.
Il agissait comme un robot, il ne serait satisfait qu'une fois qu'il aurait éliminé sa cible. C'est-à-dire elle. Elle qui avait tué sa patronne, et maintenant il était du devoir du bon petit soldat de lui faire payer très cher. C'était une armoire à glace, prête à tout pour broyer entre ses mains ceux qui osaient s'attaquer à son boss. D'un certain sens, ils se battaient tous les deux pour leur employeurs. Hermione eut un sourire carnassier : c'était peut-être une machine de guerre, mais elle était une machine à tuer. Elle était la meilleure à ce sujet, et la maîtrisait comme un art. Elle sortirait vainqueur de ce combat, elle le savait. D'ailleurs, le grand drago Malefoy n'avait-il pas fait appel à ses services ? En parlant de services, il faudrait qu'elle lui facture la mort de ce bodyguard...
Elle revint à son attaquant. A présent tous les deux stabilisés, ils se jaugeaient, comme des aigles se jugeant dans les hauteurs du ciel. Leurs grandes ailes blanches au-dessus de leur têtes, ils ressemblaient quelque peu à des anges de la mort, comme des vautours qui tournaient autour de leur proies avant de fondre dessus. Hermione sortit sa baguette, prête à attaquer, tout comme l'homme en face d'elle. C'était parti pour un combat aérien à plusieurs centaines de mètres du sol. Pas question de se foirer sur ce coup-là, il n'y avait pas de droit à une deuxième chance.
Ils n'étaient pas à l'escrime, attendant que l'arbitre leur donne l'ordre d'attaquer. Elle n'avait pas la patience de voir son ennemi tirer le premier, alors elle jeta le premier sort, que son adversaire contra facilement. ce dernier contre-attaqua, et elle incanta un bouclier pour se protéger de la pluie de sorts qu'il lança ensuite. Puis s'ensuit une série de coups envoyés dans tous les sens. L'homme faillit toucher son parachute, et elle crut crever comme un ballon qu'on dégonfle. Heureusement, un coup de vent la poussa loin du jet jaune qu'il lui avait lancé. Elle rétorqua, plus énervée qu'autre chose, par une avalanche de projections multicolores. Au-dessus de leur têtes, les nuages s'imbriquaient les uns dans les autres. La tempête approchait, et ils étaient juste en dessus. Perturbée par les quelques gouttes de pluie qui lui tombait dessus, elle n'eut pas le temps de contrer le sort qui la heurta en pleine face. Son bras fut enveloppé d'un éclair rouge sang, et elle sentit une douleur cuisante, profonde, intense. Elle ne pouvait pas bouger son membre, il était comme mort, vide, sans énergie. Dieu merci, ce n'était pas son bras armé. Elle entendit son adversaire ricaner, comme pris d'euphorie face à la mort prochaine de sa rivale.
Non. Non ! NON ! Elle ne mourrait pas comme ça, pas comme une merde, au-dessus de la mer majestueuse, après un combat dans le ciel, abandonnée de tous. Son esprit se raccrochait aux bons moments de sa vie, aux meilleurs, aux personnes à qui elle tenait, aux sourires et aux éclats de rire. Et contre toute attente, elle se raccrochait à ce fameux regard d'acier et d'orage, tandis qu'elle regroupait toute sa magie et son énergie pour prononcer dans un ultime effort le sortilège Impardonnable. Le nuage vert émeraude entoura le corps de son ennemi, qui poussa un hurlement glaçant, puis retomba, inanimé. Son sort avait tant d'énergie qu'il avait même rompu les liens du parachute.
Hermione observa sans même s'en rendre compte le corps sans vie du garde du corps tomber lentement en direction de l'immensité bleue. Son bras lui faisait atrocement mal, tellement qu'elle dû serrer des dents. D'habitude, elle était insensible à la douleur, elle avait même fait des exercices pendant son entraînement où elle devait marcher sur des charbons ardents puis dans de l'eau gelée. Autant dire qu'elle savait ce que c'était, la douleur. Mais là, en plein milieu de nul part, accrochée à un vulgaire drap au dessus de la mer, une tempête approchant, avec un bras qui lui lançait comme jamais et avec tout le stress et la pression accumulée depuis le début de cette putain d'aventure, la douleur ressurgissait, par vague, dominant toute la première moitié de son cerveau.
Elle réagit au quart de tour. Elle saisit le petit boîtier que Malefoy lui avait donné quelques heures plus tôt, et pressa le bouton central pour enregistrer un message.
- Malefoy, c'est peut-être la première et dernière fois que je te demande un service. Je viens d'abattre Amélie Kinsley dans son avion, et j'ai sauté au milieu de nul part. D'après ce que je vois, je devrais être au-dessus de la Mer Méditerranée. J'ai eu son garde du corps à mes trousses, il est mort pour faire court, mais il m'a touché au bras. J'ai vraiment besoin que tu viennes me chercher, là. Je t'envoies mes coordonnées GPS, alors s'il-te-plaît ... c'est bien la première fois que je te supplie, alors m'attends pas à ce que je recommence. Je suis dans la merde, là, et j'ai besoin de ta sale petite tronche de fouine pour une fois.
Hermione arrêta l'enregistrement automatique, et pria pour que les dieux lui vienne en aide. Elle n'était pas forcément pratiquante, mais elle rassembla quelques souvenirs de prières. En espérant que la quelconque divinité qui siégeait là-haut ne prendrait pas compte de ses crimes. Pour la première fois de sa vie, elle avait peur. Peur de ce qu'il allait arriver. Elle avait été toujours fourrée à des situations improbables, mais jamais celle-là. A ajouter à se longue liste des choses bizarres qui c'étaient produites dans sa vie. En plus de la course poursuite au coeur de la Cité Interdite en Chine, en plus de la course de girafe au Congo, en plus que l'ascension du Monument Valley aux Etats-Unis, et j'en passe.
Elle jeta un regard en bas. Elle voyait à présent son reflet dans le miroitement de la mer, ce qui voulait dire qu'elle était près de la surface de l'eau à présent. Elle devait faire attention en se détachant de son parachute : trop tôt et elle ferait un plat majestueux et sûrement très douloureux, trop tard et elle s'emmêlerait dans les fils du parachute, provoquant sa noyade prochaine. Enfin elle se décida, c'était le meilleur moment ou jamais. Elle se jeta dans les bras envoûtants de la mer.
La première chose qu'elle ressentit en touchant l'eau, c'est le froid. Le froid glacial, polaire, comme des milliers de petits couteaux qui lui transperçaient la peau tous en même temps. Elle sentit également les abîmes qui tentaient de l'engloutir. Elle remonta à la surface avec difficulté pour prendre une gorgée d'air frais. Tout ce qu'elle vit fût le parachute qui ressemblait alors à une gigantesque méduse blanche posée sur les vagues. Et puis les ténèbres eurent bel et bien sa peau : son bras mort lui faisaient un poids énorme, et la douleur, le stress, toutes ses émotions l'empêchaient d'avancer. Alors les profondeurs mesquines de l'océan la saisit entre ses doigts visqueux, et tout devint noir et froid.
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Je vous ai promis de l'action, en voilà ! Qui est d'accord ? Qui en voulait plus ? ou moins ?
Est-ce que Drago chevalier servant va arriver à temps ? Est-ce qu'elle va se réveiller chez un vieil ermite tout rouillé ? Est-ce que les méchants vont la trouver avant ?
Je vous rappelle que c'est vous qui écrivez mes histoires. Donnez-moi des idées, j'écris les chapitres au fur et à mesure en fonctions de vos propositions !
N'hésitez pas à écrire un petit commentaire !
P.L.P
