Daisy reprit connaissance dans une nouvelle cage, le visage dans le sable, secouée par Fitz et Simmons, qui cherchaient à la réveiller depuis plus d'un quart d'heure.

Daisy - « Euh... on est où ? Fitz ? Simmons ? Vous allez bien ? Qu'est-ce qui se passe ? »

Fitz - « Nous, on va bien... mais toi ? Comment tu te sens ? Ça va ? »

Daisy - « Je me sens encore un peu engourdie par ce truc que Vaas m'a injecté, et... je ne peux pas me servir de mes capacités, la seringue devait contenir plus qu'un simple anesthésiant, »

Simmons - « Au moins, tu es toujours en vie, et nous aussi. Nous sommes sur la plage, et... »

Elle venait d'apercevoir Vaas, qui s'approchait.

Vaas - « Alors, t'as fait un bon somme ? J'ai deux/trois questions pour vous, pas dures, qui pourraient vous permettre de repousser le jour de votre mort. Vous tentez votre chance ? »

Daisy - « Va mourir ! » Répondit-elle en lui lançant un regard noir.

Fitz - « Pour ensuite nous faire couler dans la mer, comme tu l'as fait pour nos amis ? »

Vaas - « Recommencez pas à me chauffer, vous savez que vous finirez par parler. La méthode utilisée dépend que de vous. »

Simmons - « C'est hors de question, on a assez donné. »

Vaas - « Bon, comme vous voudrez... »

Il ouvrit la cage, son D50 au poing, obligeant les trois à reculer au fond de la cage, et les visa un à un.

Vaas - « Vous allez me suivre, je me vois forcé de changer de méthode... »

Ils le suivirent, d'un air mal assuré, et Vaas leur indiqua trois chaises, au détour d'un container qui c'était échoué sur la plage. Il les attacha à la chaise, et prit la parole.

Vaas - « Bon, à toi l'honneur ma belle. J'te laisse une dernière chance, tu acceptes d'aider ? »

Daisy - « Pas plus que dans la cage. »

Vaas - « Tant mieux ! Première question, c'est quoi ça ? » Fit-il en sortant de lui montrant les DCES pris dans le BUS. « J'ai trouvé ça dans votre avion, ils sont pas comme les armes habituelles. Ils sont plus légers, et les munitions sont bizarres. Tu m'expliques tout ça ? » Fit-il en ponctuant le tout d'un magistral coup de poing dans le ventre.

Daisy - « Aww ! Tu sauras rien du tout ! »

Vaas - « Putain, t'es presque aussi chiante que l'autre, là, de tout à l'heure. Tu sais qu'à ce rythme, tu vas vite en crever ? »

Daisy - « Je tiens ça d'elle. C'est elle qui m'a formé. Et c'est pour elle que... »

Vaas - « Que quoi ? Tu vas me buter ? Tu y crois vraiment ? Va falloir plus que tes pouvoirs pour ça ! Allez, parle, sinon je t'envoie au fond de la mer, comme je l'ai fais pour tes potes. Ils étaient mignons d'ailleurs, c'était beau comment ils se r'gardaient, on sentait un peu de... d'amour. Tu voudrais pas mourir comme eux, hein ? T'es pas conne à ce point ? »

Daisy se retint de pleurer, et parvint à formuler une réponse étouffée :

Daisy - « Arrêtes ça. Ça suffit... »

Vaas - « Tu as mal... t'es en colère, tu as la rage... OK, tu as le droit... je l'ai aussi... on a qu'une famille, après tout, c'est vrai. Y a eut une époque où j'aurais tout fait pour ma sœur. Tiens, la première fois que j'ai tué, c'était pour elle ! ... Mais c'était pas assez pour elle, non non non non non, pas du tout ! C'EST CA LE TRUC AVEC CEUX QU'ON AIME, CES FOUTUS ÊTRES CHERS ! ILS TE PLANTENT UN PUTAIN DE COUTEAU DANS LE DOS À CHAQUE FOIS. Alors qu'est-ce qu'ils me sortent ? ''VAAS ! VAAAAAS ! FAUT QUE TU T'EN CHARGE ! BUTE- LES PUTAINS !'' EUX... OU MOI ! MOIIIIIII ! OU EUX ! » fit-il, avant de marquer un ricanement, puis d'ajouter « c'est... nan, j'te jure, c'est comme s'ils se disaient... que j'devais faire un putain de choix ! Eh bah tu vois, j'l'ai fais ! Qu'est-ce que j'y peux ? Ma sœur a cherché à me niquer ? Les autres connards avec elle ? J'ai choisi mon camp, même si j'ai mis du temps à m'y faire ! Et j'ai décidé de la traiter comme elle m'a traité : j'l'ai fait souffrir... bien comme il faut, je l'ai fait morfler, devant ses hommes qui étaient encore vie. Elle a senti chacun des derniers battements de son cœur, avant que je lui colle une balle dans sa tête, à ma sœur. »

Aucun des trois prisonniers n'osait réagir. Mais Daisy réalisa quelque chose : c'est vrai que Vaas était timbré, mais elle venait seulement de comprendre pourquoi, et même si rien ne pouvait justifier sa cruauté, elle ne pouvait s'empêcher de le voir d'une autre manière : il voulait que quelqu'un l'arrête, c'était peut-être pour ça qu'eux trois étaient encore en vie, que Vaas ne les avaient pas encore tués. C'est comme s'il jouait avec eux, qu'il leur confiait la mission de l'arrêter. Sinon, pourquoi leur raconter cette histoire ? À moins que ce ne soit que parce qu'il prévoyait de les tuer dans l'heure qui suivait...

Puis Vaas reprit la parole.

Vaas - « Bon, Fitz, ta copine Inhumaine semble pas vouloir parler, alors tu vas m'aider. Pour chaque mensonges, ou absence de réponse, elle morfle, compris ? »

Fitz - « Je... compris ! »

Vaas - « Parle-moi de ces flingues, c'est quoi ça ? J'en ai jamais vu. »

Fitz - « C'est nos DCES. Les balles contiennent une substance neurotoxique qui paralyse la cible, et l'envoie dans un sommeil forcé. »

Vaas - « Un peu comme un pistolet à balles anesthésiante ? C'est ça ? »

Fitz - « C'est ça. »

Vaas - « Eh bah voilà, vous voyez que ça peut se passer sans violence ! Allez, deuxième question, et j'aurai fini : combien le SHIELD serait prêt à payer pour vous récupérer ? À moins que HYDRA ne soit plus généreuse ? Une Inhumaine, ça doit les intéresser, non ? »

Sur ces mots, les trois agents furent choqués : il connaissait HYDRA ? Il voulait une rançon contre leur vie ? Ils ne surent que répondre.

Vaas - « Fitz ? Tu veux faire souffrir ta copine? Magnes-toi, j'ai autre chose à faire après, j'vais plus être patient. »

Fitz - « Le SHIELD serait prêt à payer le prix qu'il faudrait. »

Vaas - « Parfait, je les contacterai plus tard, mais si c'est pas le cas, je contacterai HYDRA, ils seraient sûrement plus généreux... »

En vérité, le SHIELD accepterait de payer, seulement en apparence. Il chercherait un moyen de contourner la condition pour venir les chercher de force. Mais ça, Vaas semblait l'ignorer.

Vaas - « Bon, eh bien... je crois que j'en ai fini avec vous, il ne reste qu'une chose à faire, et je vous laisse. Ici, on est à PC, c'est là qu'on filme nos demandes de rançons... faites pas la gueule, vous pouvez vous en tirer en vie ! Allez, suivez-nous... » Fit-il en les détachants et en faisant appel à deux de ses hommes « … On va s'amuser. »

Vaas et ses hommes les emmenèrent au fond de la grotte, pour qu'ils passent ensemble devant la caméra, et lire un texte s'adressant au SHIELD, leur demandant de payer, ou de les laisser mourir.

Étrangement, les trois agents ne luttèrent même pas, faisant confiance au SHIELD pour les sortir de cette situation.

Vaas les ramena dans leur cage, avant de leur parler.

Vaas - « Bon, j'ai à faire, je serais bien resté pour me marrer avec vous, mais j'ai un trafic à faire tourner. Le boulot, vous savez ce que c'est ! Vous me manquez déjà, j'vous jure... en attendant, vous allez devoir attendre demain pour bouger... je vous laisse un petit cadeau, ça vous évitera de faire des conneries jusqu'à demain, j'ai franchement pas envie de perdre le fric que vous allez m'apporter parce que mes gars se seront vus obligés de vous refroidir. »Fit-il avant de s'emparer de l'un des DCES qu'il avait posé sur la table voisine, et de tirer sur les trois agents, qui tombèrent aussitôt, évanouis. Il s'éloigna, puis interpella un de ses hommes « Eh, toi, l'abruti à la radio, préviens les camps des alentours que les voies en direction du nord doivent être dégagées. Demain matin, tu fais venir un convoi pour emmener les prisonniers à la base principale, vous gérez ça, vous savez quoi faire, et quand le faire. Ah ! Et avant que j'oublie, tu diras aussi à ceux d'ici que le premier qui bute l'un des trois, je l'envoie rejoindre les requins. »

Puis il prit un des pick-up, et quitta la plage, en direction de l'un de ses champs de drogue. Il arriva en fin début de soirée sur une colline surplombant son champ aux abords de la plage, et descendit rejoindre son lieutenant qui supervisait la récolte du pavot, et la production d'opium.

Vaas - « Bon, vous en êtes où ? C'est prêt à expédier ? J'ai un client qui s'impatiente, faut commencer à charger le bateau maintenant s'il veut sa came dans deux jours. »

Lieutenant - « Eh bien... en fait, la cargaison n'est pas vraiment prête. Il nous faut au moins un jour de plus. La tempête de la semaine dernière a niqué une partie du champ, et c'a été la galère pour récupérer ce qu'on pouvait du reste de la plantation, du coup... »

PAN !

Vaas venait de loger une balle dans la tête de son lieutenant, qui ne lui avait pas donné satisfaction, devant les hommes en charge de la production.

Vaas - « BORDEL, MAIS VOUS ALLEZ VOUS BOUGER ? LA CARGAISON DOIT PARTIR DANS UN SEUL PUTAIN DE JOUR, ET C'EST PAS ENCORE PRÊT ! LE TEMPS PERDU, C'EST LE FRIC QUI S'EN VA. PUISQUE VOUS ÊTES EN RETARD, VOUS ALLEZ RESTER ICI CETTE NUIT LE TEMPS QU'IL FAUDRA POUR RATTRAPER VOS CONNERIES. ET SI DEMAIN, C'EST TOUJOURS PAS PRÊT, J'VOUS ABANDONNE AUX REQUINS, OK ? Maintenant, j'veux savoir si au moins une partie du chargement peut être embarquée. »

Un des pirates s'avança, et répondit avec difficulté.

Pirate - « Euh... oui, faut aller à l'entrepôt, on a les trois quarts du chargement qu'est prêt. On devrait avoir fini aux abords de trois heures du mat', plus deux heures pour tout emballer et charger. »

Vaas - « Ouaip, OK. J'veux trois d'entre vous pour aller commencer à charger tout ça, la cargaison part demain aprèm. Pour les autres, vous arrêtez pas, si vous voulez espérer dormir un peu c'te nuit. Moi, j'vais contacter la base, j'vais avoir besoin d'un nouveau gars pour surveiller tout ça. »

Sur ces mots, il se dirigea en direction du poste radio avoisinant l'entrepôt, pour contacter son repaire principal.

Vaas - « Hep, y a quelqu'un à la maison ? »

Pirate de radio - « Ouaip, salut Vaas. Un problème là-bas ? »

Vaas - « Ouaip, le type qui se chargeait de la supervision du champ 3 vient de... démissionner. Trouves-moi un gars là-bas qui pourra le remplacer, je le veux ici avant demain matin. »

Pirate de radio - « Je te trouve ça, tu l'auras en cours de nuit, c'est bon ? »

Vaas - « Trouves-le vite, et plus tôt il sera là, mieux ça ira. »

Pirate de radio - « Je m'en charge, j'te contacte quand je l'aurai trouvé »

Puis Vaas coupa la radio, et se dirigea vers le bateau qui se trouvait au bout d'une digue, à cinquante mètre, où s'affairaient ses trois hommes, qui tentaient de stocker tout l'opium qui devait partir en direction de l'Asie.

Vaas - « Putain, ça traîne, il vous faut une invit' pour que vous vous magnez ? Ils sont combien là-bas... HEP ! LES GARS QUI SONT EN TRAIN DE RAMASSER, J'EN VEUX DEUX DE PLUS POUR VENIR LES AIDER, FAUT ACCELERER. »

Puis il s'éloigna un peu, pour fumer un coup, tout en repensant à ses trois prisonniers. Et si finalement, il les livrait à HYDRA ? Il pourrait se faire encore plus d'argent, procéder à deux paiement... d'abord le SHIELD, puis une fois l'argent encaissé, les envoyer à HYDRA. Après tout, rien ne l'empêchait de reprendre contact avec eux. Il faisait les cents pas sur la plage, revivant également son passé aux cotés de sa sœur, Citra. Comment elle s'était jouée de lui, comment elle l'avait trahi. Il repensait aux heures de tourments qu'elle lui avait fait subir, et aux regrets qu'il avait connu lorsqu'il s'était barré du groupe de rebelle. Puis vint enfin les heures qu'il avait passé à la torturer quand il l'avait enfin retrouvée, après tant d'années et d'efforts. Puis sa mort, qui avait étrangement laissé un vide en lui... vide qu'il avait comblé à coup de meurtres et de drogue, il voulait oublier sa peine.

Il jura :

Vaas - « Garce ! Pourquoi t'as fais ça, putain ? Pourquoi ? » Avant de jeter sa fumette, et d'aller se coucher en attendant d'être réveillé par la radio, ou ses hommes.

Un peu avant le lever du soleil, le nouveau lieutenant de Vaas était présent, et ses hommes avaient comblé le retard. Il chargea le nouvel arrivant d'envoyer la cargaison, et de gérer le deal. Il prit ensuite son pick-up, et reparti pour PC, il voulait s'assurer que ses hommes n'avaient pas déconné, et souhaitait être présent pour le départ du convoi.

Le soleil venait de se lever quand il arriva, et le convoi venait d'arriver. Vaas s'approcha de ses deux lieutenants :

Vaas - « Bon, ils ont pas fait les cons durant la nuit ? Ils sont encore en vie ? »

Lieutenant de PC - « En fait, je sais pas se que tu leur as fait, mais ils s'éveillent à peine, donc ils ont pas eut l'occas' de mettre le bordel. On s'apprête à les emmener au fourgon. »

Vaas - « Ouaip, OK, c'est bon, commence par les amener ici. » fit-il, avant de se tourner vers son autre homme « quant à toi, j'te préviens. L'une des gonzesses a des pouvoirs, et j'ai plus de seringues pour l'empêcher de s'en servir. Elle aura récupéré dans quelques heures, donc j'te conseille de pas traîner en route. Et si jamais l'un de vous bute l'un des prisonniers, j'vous abandonne à la jungle. Pigé ? »

Lieutenant du convoi - « Ouaip, ouaip... pigé. »

Vaas – « Bon, sinon, t'as quoi comme véhicule pour l'escorte ? »

Lieutenant du convoi - « Un camion de transport, le VHS* militaire, et trois pick-up, dont deux avec mitrailleuse. Trois hommes par pick-up, huit dans le camion, et deux dans le fourgon. »

Vaas - « OK, préparez-vous. »

Sur ces mots, Vaas se dirigea vers ses hommes, qui emmenaient les trois agents en direction du fourgon, et leur parla :

Vaas - « Bon, mes hommes vont vous mettre en sûreté, à ma base perso. Jouez pas aux cons, et vous vivrez. Ce serait trop con de mourir en chemin, pas vrai ? À la prochaine. ALLEZ, EMMENEZ-LES. »

Ses hommes obéirent, et placèrent l'équipe dans le VHS, avant de les y attacher. Puis ceux appartenant au convoi grimpèrent dans les véhicules, et démarrèrent les moteurs.

Sur un signal de Vaas, ils s'élancèrent enfin sur la route poussiéreuse, en direction du nord...

*(VHS = Véhicule Hautement Sécurisé)

A suivre...