Bonjour tout le monde ! Je pars en Angleterre ce soir :D :D Tellement contente... Mais par contre, vous n'aurez pas de chapitre avant lundi trente, parce que je ne pourrai pas poster, vu que mon ordi est hs :/ Et Piitchoun n'aura pas le temps de faire la correction, parce que je suis en train d'écrire le chapitre à la main (chose que je déteste faire, j'écris comme une gamine de sept ans, et ça prend un temps fou à taper, mais bon, pas trop le choix, je ne veux pas avoir un mois de retard !), et que je vais me dépêcher de le taper en revenant le lundi 30, je le ferai vite relire par ma soeur !

Et si vraiment lundi je n'ai pas fini, j'essayerai mardi 1er sans faute !

Je sais que je n'ai pas répondu à toutes les reviews, je le ferai en rentrant !

Un GRAND MERCI à Barbiemustdie pour sa fantastique review !

Disclaimer : Everything belongs to Rowling.

Edit : Chapitre corrigé par Piitchoun !

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C'était le soir des vacances. Pour la première fois depuis que James était à Poudlard, tous les élèves de la quatrième à la septième année restaient au château. Avec la présence des invités, cela faisait vraiment beaucoup de monde, et c'était une expérience plutôt étrange pour Ben, Luke et James qui étaient habitués à de paisibles vacances.

- Alors, tu y vas avec qui, mec ? lui demanda Ben.

- Avec Nina, répondit James.

- On pensait que tu irais avec Aline.

- Elle rentre chez elle pendant les vacances.

- Ah bon ? s'étonna Ben.

- Ce n'est pas vrai, intervint Shannon, assise sur les genoux de ce dernier. Elle m'a demandé pas plus tard qu'hier de l'accompagner ce week-end à Pré-au-Lard pour l'aider à choisir sa robe de bal.

- Je t'assure qu'elle m'a dit qu'elle rentrait chez elle. Quand je lui ai demandé si elle voulait bien être ma cavalière, elle m'a répondu que… que sa mère avait besoin d'elle.

- Elle t'a mené en bateau, se moqua Ben. Pourquoi est-ce que sa mère aurait besoin d'elle ?

James pinça les lèvres, mais ne fit aucun commentaire. Cependant, il se promit que dès le lendemain matin, il irait tout de suite lui en parler… À quel jeu jouait-elle ?

- Et Luke, avec qui y va-t-il ? demanda James.

- Toutes les Gryffondor sont prises, il est en train de se désespérer…

- Surtout qu'on sait très bien qu'il n'ira jamais avec une Serpentard ou une Serdaigle. En clair, il va se retrouver seul.

- Il reste les Poufsouffle, objecta Ben.

- Avec leur stupide machin de loyauté envers Diggory, ils seraient bien capables de sécher le Bal…

- Faut pas pousser trop loin. Je suis sûr que même les Poufsouffle ne résisteront pas à la tentation de se rendre au Bal…

Cette histoire de loyauté rappela quelque chose à James. Il avait oublié de parler des insinuations de Janist à Lily ! Il fallait dire qu'il n'avait pas beaucoup croisé sa petite sœur ces deux dernières semaines, les Gryffondor traînants plutôt dans les étages, tandis que les Serpentard se terraient dans les cachots – ou à la bibliothèque, ce qui revenait géographiquement au même selon James.

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- Pourquoi est-ce que tu m'as menti ?

- A quel sujet ? interrogea Aline.

- Le Bal. Les vacances. Tu m'as dit que tu rentrais chez toi, mais je sais que c'est faux. En plus, si tu devais repartir chez toi, tu ne serais pas encore ici à cette heure-là.

- C'est Shannon qui a vendu la mèche, n'est-ce pas ?

- Peu importe. Pourquoi tu m'as menti ?

- J'y vais déjà avec quelqu'un.

- Donc cette histoire de procès, c'est que du pipeau ?

- Non, répondit-elle d'un ton ferme. Je ne mentirais jamais sur une chose pareille. Tu devrais le savoir.

- Avec qui tu y vas ?

- Quelle importance ? Tu n'es pas mon petit-ami. Enfin, mon petit-ami officiel.

- Ca ne t'autorise pas pour autant à traîner avec n'importe quel garçon.

- Oh, ne t'en fais pas, ce n'est pas n'importe quel garçon.

- Ah, je vois. Courageux, aventurier et tout ça ?

- Oui. C'est mon ex, si tu veux tout savoir.

- Ton ex ? s'étrangla James. Et je ne devrais pas m'inquiéter ?

- Il va m'accompagner au procès, c'est tout.

- Et pour ça, il doit t'accompagner au Bal ?

- C'est un gage de réconciliation. J'ai accepté parce que je n'ai pas vraiment envie qu'il aille balancer des horreurs au procès sur ma famille. Les journalistes s'en sont suffisamment chargés.

- Et moi, dans tout ça ?

- Quoi, toi ?

- Tu es sérieuse, là ? On sort ensemble, Aline !

- Épargne-moi le couplet du petit-ami jaloux, s'il te plaît.

- Dis-moi qui c'est, alors, insista James.

- Non.

- De toute façon, je le saurai la semaine prochaine…

- Oui, et bien ça me fera toujours une semaine de tranquillité supplémentaire.

- Et puis, je suis sûr que je ne vois même pas de qui il s'agit… Dis-moi son nom, et j'arrêterai de t'embêter avec ça.

- Oh, non, fit Aline. Parce que tu sais parfaitement qui c'est.

- Je le connais ? s'exclama James. Mais je ne connais personne de Beauxbâtons, hormis Évariste Moreau… Et tu le détestes.

- Il se trouve que c'est lui, mon ex.

- Quoi ? Tu te moques de moi !

- Pas du tout, fit-elle avec sérieux. Je suis sortie avec Évariste Moreau.

- Et pourquoi vous vous êtes séparés, alors ? cracha James avec mépris. Il correspond à tes critères, après tout…

- C'est à cause de mon père.

- Donc si les choses se passent bien au Bal et lors du procès, vous pourriez vous remettre ensemble.

Aline resta silencieuse un moment, puis dit :

- Je n'oublierai jamais toutes les horreurs qu'il a dites sur ma famille. Maintenant, je vais y aller, Shannon m'attend.

- Ce n'est pas une excuse…, bougonna James.

Mais elle était déjà partie, et ne l'avait pas entendu.

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Le soir du Bal était arrivé. James, Luke, Ben – et leurs deux camarades de dortoir, des garçons avec qui ils n'avaient pas d'affinité particulière, et qu'ils n'appréciaient guère – avaient revêtu leurs plus beaux habits.

- C'est étrange de se dire qu'avant les sorciers avaient des robes de soirée, commenta Ben. Ca fait tellement vieux jeu.

- Les Moldus sont des as de la mode, confirma Luke qui avait passé près d'un quart d'heure devant le miroir à mettre du gel sur ses cheveux blonds et à admirer son reflet. On y va ?

Le jeune homme avait finalement trouvé une partenaire, une Poufsouffle de cinquième année qui s'était montrée enchanté par sa demande.

James et Ben rejoignirent Nina et Shannon dans la salle commune, puis se rendirent dans le Hall, attendant que l'on ouvre les portes de la Grande Salle, et que le Bal commence. Mais James, lui, attendait surtout de voir Aline. Aline qui franchirait dans quelques instants les portes aux bras de l'un des Champions… Un Champion qui n'était pas James.

- Ah, James, te voilà, dit Neville qui venait de le rejoindre. Va te placer là-bas, puisque tu es chargé d'ouvrir le Bal. C'est le meilleur angle pour que les photos soient optimales.

Le Gryffondor se plaça là où son directeur de maison le lui avait conseillé. S'y trouvaient déjà Piktar Lerjort et son cavalier – un français. Elle salua son adversaire d'un coup de tête, et murmura quelques mots à l'oreille de garçon qui lui tenait le bras.

Les minutes s'écoulèrent avec lenteur, mais, enfin, des applaudissements retentirent parmi les élèves de Beauxbâtons, qui accueillaient leur Champion. À son bras, Aline. Si quelques sifflements furent émis, peu de réflexions se firent entendre. Souriante, elle se tenait au bras de Moreau, et lui parlait avec animation. Sa robe était bleu clair, et rehaussée de perles noires. Elle lui collait à la peau jusqu'aux hanches, mais était ensuite plutôt large, et composée de plusieurs jupons. La jeune fille portait des ballerines noires brillantes, assez simples.

- Salut, James.

Ce dernier la fusilla du regard, et ne répondit pas.

La musique du démarra, et les portes de la Grande salle s'ouvrirent.

Les Champions avancèrent entre les élèves, marchant au rythme des violons. Nina à son bras, James tenta de faire abstraction d'Aline, placée juste devant lui, radieuse, serrée à Moreau. Les six jeunes gens se placèrent au centre de la salle, et commencèrent à valser doucement.

La Grande Salle avait été superbement décorée ; elle était encore plus majestueuse que d'ordinaire. Des guirlandes argentées, d'où tombaient des petits flocons blancs étaient disposés sur les murs. Les tables étaient recouvertes de napperons argentés, lisses comme de la glace, avec à l'angle, un petit patineur qui esquissait des pas de danse.

La valse se termina enfin, et les autres élèves les rejoignirent. C'est avec soulagement que James rejoignit ses amis.

- Alors, elle y va avec Moreau ? fit Luke d'un ton dégoûté. Elle qui disait le détester…

La Poufsouffle qui l'accompagnait se tenait coite à ses côtés, mais regardait les danseurs avec envie.

- De belles paroles, tiens, jugea Ben. C'est une vraie vipère, en vérité.

James hocha distraitement en replissant son verre de Bièraubeurre. Et dire que quelques semaines plus tôt, il lui confiait son secret le plus important ! Il avait presque peine à le croire. Tout d'abord, il avait détesté Aline, parce qu'elle se permettait de le juger et de le critiquer sans le connaître. Ensuite, il avait découvert qu'elle était une personne agréable et amicale. Elle lui avait fait des confidences, il avait fait de même. Et maintenant… elle dansait avec Évariste Moreau, qu'elle disait ne pas pouvoir supporter, et qui était son ancien petit-ami… Les choses ne pouvaient-elles pas être plus simples ? D'ordinaire, soit James adorait une personne, soit il la détestait. Il aurait aimé être indifférent au sujet d'Aline, mais le fait d'y penser lui procurait une sensation désagréable. Elle était très jolie - il fallait bien l'admettre -, et malgré tout, très gentille.

Nina l'invita à danser, et il accepta, désireux de se changer les idées. Il s'aperçut aussitôt revenu sur la piste qu'il avait eu tort. S'y trouvait sa petite sœur. Et Scorpius Malefoy. Ensemble. Serrant les poings, il se dirigea vers eux, mais à ce moment-là, Lily chuchota quelque chose à l'oreille de Malefoy, qui hocha la tête et partit s'asseoir à une table. Lily quitta la piste de danse, et marcha vers les professeurs. Vers Janist, plus précisément, qui se tenait un peu à l'écart du groupe professoral. James dit à Nina d'aller se servir quelque chose à manger en l'attendant, et suivit sa sœur.

- Lily ! appela-t-il.

Elle se retourna, et une lueur angoissée apparut dans les yeux de Janist. Angoissée ? Elle devait avoir bu avant de venir, alors. Jamais la professeure de potions ne montrait le moindre signe de faiblesse.

- Oui, James ?

Même s'ils étaient en apparence réconciliés, il était évident que Lily lui en voulait toujours. Mais pourquoi ? C'était elle qui fricotait avec l'ennemi !

- Je peux te parler ? En privé.

- Demain, alors.

- Non. Maintenant.

- Mr Potter…, dit Janist d'une voix doucereuse.

- Suis-moi, ordonna James à Lily en ignorant leur professeur.

- Je ne suis pas un chien, James. Je t'ai dit qu'on parlerait demain, à présent, laisse-moi.

- Non, répéta James, plus fort.

Lily, avec qui il s'était toujours parfaitement (ou presque) entendu, Lily avec qui il passait tout son temps libre, lorsqu'ils étaient chez eux. Sa petite sœur, qui était toujours d'accord avec lui, était en train de lui tenir tête ! Et devant Janist, en plus !

- Ca suffit, dit-il. Tu pourras retrouver ton Malefoy, je ne vais pas te séquestrer.

Lily vint vers lui, et lui cracha :

- D'accord, tu as deux minutes.

Ils sortirent de la Grande Salle. James ne vit pas le regard inquiet d'Aline sur eux, mais nota bien que c'était étrange que Janist ne le menace pas de lui mettre deux heures de retenue pour agression verbale.

- Alors ? s'impatienta Lily.

- Qu'est-ce que tu fous avec elle ?

Sa sœur le fusilla du regard et croisa les bras.

- Pourquoi est-ce que tu lui parles aussi mal ? répliqua-t-elle.

- Dès le premier jour elle s'est acharnée sur moi !

- Je t'en prie, fit Lily en levant les yeux au ciel.

- Mais c'est vrai ! Enfin, Lily, tu le sais ! Je te l'avais dit dans une lettre ! Je ne t'ai jamais rien caché !

- Tu m'as menti. Deux fois.

- Je me suis excusé.

- Je suis rancunière.

- Et Malefoy, tu ne lui en veux pas, à lui ?

- Laisse Scorpius en dehors de ça ! siffla Lily.

- Non, parlons-en justement. Tu sais que tu peux me faire confiance, mais pour une raison que je ne m'explique pas, tu refuses de me pardonner. Malefoy, par contre, dont tu n'as aucun moyen d'être certaine de sa sincérité, tu laisses passer chacun de ses faux pas. Tu vas sans doute me dire qu'il y avait un message caché dans ta vision ? Que ce n'était pas ce qu'on croyait, que Malefoy ne tuera pas Shacklebolt ?

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Dès qu'Aline avait vu James s'approcher de Janist, elle avait senti les ennuis arriver. Encore plus quand sa petite sœur, la flamboyante Lily Potter commença à lui répondre. Et que la professeure n'intervint pas. Il y avait anguille sous roche. Délaissant Évariste, elle sortit de la Grande Salle, et entendit des éclats de voix. Ça, c'était certain. Vu le caractère de James, ça ne pouvait que tourner en dispute. Mais soudain, une phrase retint son attention :

- ... ce n'était pas ce que l'on croyait, que Malefoy ne tuera pas Shacklebolt ?

Un hoquet de stupeur lui échappa.

- Aline ? fit James, étonné.

Et furieux, aussi.

- J'étais venue empêcher un fratricide, dit-elle, tentant de plaisanter mais n'y parvenant guère.

- Mêle-toi de ce qui te regarde, maugréa le Gryffondor.

- Qu'est-ce que c'est que cette histoire de Malefoy qui tue Shacklebolt ? Vous parlez bien de votre ancien Ministre ?

- Non, répondit James.

- Oui, dit Lily, en même temps que lui.

- James ! s'exaspéra Aline.

- Écoute, je croyais que tu voulais passer ta soirée avec Moreau… Eh bien vas-y ! Je ne te retiens pas !

- Non, protesta Lily. Je veux qu'elle reste. Elle va nous donner un jugement sur ceci.

- Elle ne sera pas impartiale…

- Je peux l'être, répliqua Aline, mais James l'ignora.

- C'était ma première vision sur Scorpius. Je le voyais au tribunal, déclaré coupable du meurtre de Kingsley Shacklebolt. Venait une deuxième scène où il était en prison, à Azkaban.

- Et après, c'est moi qui suis paranoïaque…, bougonna James.

- Mais…, fit Aline, tu le connais bien, non ? Tu dois savoir s'il est capable de commettre un meurtre ou pas ?

- Il en est capable, dit Lily d'une petite voix. Ça avait déjà très mal tourné avec Brandon Blairs…

- Le fils du juge Blairs ?

Lily hocha la tête.

- Tout de même, reprit Aline, un meurtre, c'est différent… On ne peut pas annoncer tranquillement, de cette façon, que quelqu'un peut devenir un meurtrier. J'ai l'impression que vous ne réalisez pas très bien ce que vous êtes en train de dire… Vous parlez d'un meurtre, bon sang !

- Je connais Scorpius, dit Lily. Je ne parle pas de cela à la légère…

- Alors, fit James, pourquoi est-ce que tu traines encore avec lui ?

- Rien n'est immuable.

- Ce qui concerne Malefoy peut changer. Mais ma participation au Tournoi…

- Ce n'est pas du tout la même chose.

- Non, bien sûr…, fit James. Et Janist, qu'est-ce que tu fiches avec elle ?

- Tu ne te préoccupes que de toi, James Potter. Si tu savais ouvrir les yeux, il ne te viendrait même pas l'idée de poser cette question.

Et sur cette phrase, elle tourna les talons, et regagna la Grande Salle.

- Qu'est-ce que tu fais encore, là, toi ? lança James à Aline.

- Tu me parles sur un autre ton, répondit-elle sèchement. Il va falloir que tu apprennes à témoigner plus de respect envers autrui.

- Je ne suis pas allé au Bal avec mon ex, moi.

- C'est uniquement ça le problème ? fit Aline d'un ton suspicieux. Tu agresses tout le monde, et en permanence. Je pense que ton vrai souci, c'est toi-même.

- Qu'est-ce que tu insinues ? demanda James d'un ton agressif.

- Rien. Je t'ai dit ce que je pensais, c'est tout.

Et tandis qu'elle se retournait, James reprit :

- Alors, c'est comme que ça marche, avec toi ? On t'accorde notre confiance, tu nous racontes des trucs personnels, et ensuite tu te permets de faire des remarques moralistes ?

- C'est peut-être parce que j'ai trop souvent vu des personnes se conduire mal, et que j'aurais aimé qu'il y ait quelqu'un pour les reprendre.

Elle se retourna une nouvelle fois, mais James était décidé à ne pas la laisser partir. Il saisit sa manche, et dit :

- Tu parles de ton père ?

- Bien sûr que je parle de mon père ! cria-t-elle. Et de ma mère aussi.

- Pourquoi ?

- Parce qu'elle est restée passive, répondit-elle en dégageant son bras. Elle n'a rien fait lorsque les choses ont empiré, puis dégénéré… Elle savait qu'il ne fallait pas qu'il devienne Ministre, mais elle ne s'y est pas opposée. Pire, elle l'a aidé ! Elle devait penser que si elle arrivait à contrôler ses affaires, tout serait caché… Eh bien elle avait tort.

- Je suis désolé.

- Non, tu ne l'es pas.

- Si.

- Tu ne sais pas ce que c'est. Tu es le fils d'Harry Potter… Ce n'est pas à toi que des choses pareilles arriveront.

- Je ne suis pas désolé pour ça. Enfin, si, je le suis, mais… - il se passa une main dans les cheveux, et Aline ne put s'empêcher de sourire - je voulais m'excuser pour mon comportement.

- Il faut vraiment que tu apprennes à t'assagir.

- Je ne saurais jamais être sage.

- Alors, au moins, à te retenir !

- Je suis désolé, répéta-t-il. Je n'y peux rien si je suis un gamin pourri gâté, n'est-ce pas ?

Et cette fois, Aline sourit franchement.

- Non. Tout comme je n'y peux rien si mon père est un alcoolique, et ma mère trop idiote pour protester.

Elle s'approcha de lui, et posa ses lèvres sur les siennes. James plaça une main derrière sa nuque, et l'autre sur ses hanches, et la serra plus fort contre lui, prolongeant leur baiser. Lorsqu'ils se séparèrent, il annonça :

- Je t'accompagne au procès.

- Quoi ? fit Aline, son sourire s'évanouissant.

- Tu ne peux pas refuser.

- Ca créer plus de problèmes que ça va en résoudre…

- Ah, et pourquoi ?

- Parce que tu es James Potter.

Le silence se fit.

- Je vois, dit James au bout d'un moment, les yeux rivés droits dans ceux de sa petite-amie. Donc selon toi je ne pourrai jamais vivre ma vie comme je l'entends, je devrais toujours faire en fonction de, parce que c'est ce que les gens attendent de moi ?

- Non. Mais sur ce coup-ci, ça ne m'arrangerait vraiment pas… S'il te plaît, James. Et puis… je croyais qu'on devait rester discret ? Que personne ne devait savoir ?

- Ce n'est pas une raison pour te rendre avec Moreau au Bal.

Aline leva les yeux au ciel.

- Tu ne vas pas encore ressasser ça, soupira-t-elle.

- Ecoute, fit James, tu devrais être contente que je propose de t'accompagner en France, non ?

- Ca me touche beaucoup, dit Aline en souriant gentiment, mais j'ai déjà eu ma dose de people. Mais si tu veux, ajouta-t-elle en voyant que le jeune homme allait protester, tu peux m'accompagner à Toulouse. Mais tu m'attendras en dehors du tribunal.

- Parfait, sourit James, content de lui.

- Par contre…

Le Gryffondor lui fit les gros yeux.

- C'est une question pertinente ! protesta Aline. Comment tu vas t'y rendre ? Un Portoloin a été réservé pour Evariste et moi, mais…

- Ne t'en fais pas, Princesse, j'ai plus de ressources que tu ne le penses, dit-il avec un clin d'œil. On va danser maintenant ?

- On ? s'étrangla Aline.

- Je t'accompagne après-demain, tu me dois bien une danse.

Elle soupira.

- Que dit James Potter à ce sujet ?

James lui lança un regard surpris, puis comprit. Il fallait dire qu'il n'avait pas vraiment l'habitude d'en parler…

- Rien. Il me laisse tranquille.

- C'est parce qu'il doit estimer que tu prends le bon chemin.

- Sûrement, dit le jeune homme en souriant. Donc tu n'as pas de raison pour refuser.

Aline rit, et prit son bras. Ensemble, ils retournèrent dans la Grande Salle, où une musique entraînante était jouée. Ils se rendirent sur la piste de danse, sous les regards étonnés de leurs camardes, la mine aigrie de Nina, mécontente d'être délaissée, et le regard furieux de Moreau.

Les musiques, les danses s'enchaînèrent. Les secondes, puis les minutes. Et, trois quarts d'heure plus tard, Aline déclara :

- Je crois que nous allons être les deux personnes les plus détestées de toute l'école.

James regarda autour de lui. Ben et Luke, accompagnés de leurs cavalières, n'avaient vraiment pas l'air ravis d'être abandonnés par leur meilleur ami. Nina discutait avec un garçon de Durmstrang en jetant des petits coups d'œil en direction des deux danseurs. Nul doute qu'elle voulait attirer l'attention de James. Moreau était entouré de son groupe d'amis mais ne leur prêtait pas attention, les bras croisés, le regard sombre. Aline elle, souriait, ses yeux noirs brillaient, et ses cheveux châtains s'échappaient dans tous les sens.

James et Aline éclatèrent de rire, puis se rendirent vers les amis du Gryffondor.

- Vous vous êtes souvenus qu'on existait ? fit Ben, de mauvaise humeur.

- Ben ! le reprit Shannon en le secouant par les épaules. Tu peux te passer de ton meilleur ami pendant une demi-heure !

- Trois quarts d'heure, la reprit-il.

- Non mais vraiment… Arrête de te conduire comme un bébé !

- J'en connais d'autres, soupira Aline, ce qui lui valut un coup de coude de la part de James.

- Aline ! appela quelqu'un.

La jeune fille se retourna avec lenteur, et James eut le temps de la voir lever les yeux au ciel.

- Oui, Evariste ?

- Je peux te parler ? lança le jeune homme d'un ton agressif.

- Oui, bien sûr, minauda la française.

Elle sortit de la Grande Salle avec le Champion. James les regarda franchir les portes, puis les suivis.

- Qu'est-ce que tu voulais me dire ?

- Je peux savoir pourquoi ça fait une heure que je t'attends ?

- J'étais avec James.

- Ah, parce que c'est James, maintenant ?

Comment ça, maintenant ? pensa ledit James, caché derrière une armure.

- Ca l'a toujours été, répliqua Aline.

Le Gryffondor poussa un léger soupir. Une autre altercation avec la jeune fille lui aurait moyennement plu. Voire pas du tout.

- Ah bon ? Ce n'est plus Potter le gosse pourri gâté ?

- Je ne t'ai jamais dit ça ! Je ne t'ai pas parlé depuis qu'on a rompu, excepté pour te parler du procès. Pourquoi est-ce que tu viens t'en prendre à moi ?

- Méfie-toi, la menaça Moreau. Je pourrai très bien me retourner contre toi durant le procès…

- Évariste…

- Ton père m'avait insulté, Aline. Et frappé.

D'où il était, James ne distinguait pas grand-chose, mais il put nettement voir Aline se mordre les lèvres.

- Évariste, je t'en prie…

- Je n'ai pas l'intention de me faire avoir par un ministre pourri jusqu'à la moelle.

- Évariste… Je… Demande-moi ce que tu veux. Tout ce que tu veux. Mais par pitié, ne dis rien sur mon père…

- Mmm.

James se déplaça légèrement. Moreau avait l'expression d'un chasseur qui se trouve enfin devant une proie qu'il poursuit depuis de longues journées. Or, la proie, c'était Aline. Elle n'aurait jamais dû lui demander une chose pareille, il était certain que cela ne lui procurerait que des ennuis…

- Embrasse-moi.

- Je ne peux pas, répondit aussitôt Aline.

Visiblement, elle s'était attendue à ce qu'il lui demande cela.

- Et pourquoi ? Tu n'es pas en couple. Et puis même si tu l'étais, qu'est-ce que ce cela changerait ? Tu m'as dit que je pouvais te demander tout ce que je voulais.

- Pas ça… Évariste, s'il plaît.

- Je t'ai déjà fait une faveur ce soir, je ne t'en ferai pas une deuxième. Et puis, ça ne te dérangeait pas tant que ça, avant, de m'embrasser.

Et, comme dans un cauchemar, James le vit se pencher vers Aline. Laquelle ferma les yeux, et s'approcha de lui. Le Gryffondor serra les poings. Ne pas s'énerver, ne pas… Rester calme. Bon sang, mais pourquoi est-ce que cela durait aussi longtemps ? Enfin, après ce qui lui parut durer une éternité, les deux jeunes gens se séparèrent. Aline se cala contre le mur, bouche ouverte, légèrement essoufflée. Elle se passa une main sur les lèvres, et Moreau la regarda d'un air satisfait.

- Alors, on apprécie, finalement ? Maintenant, viens danser.

- Je ne suis pas ton esclave, protesta-t-elle faiblement.

- Oh, vraiment ? fit Moreau d'un ton moqueur. Allez, amène-toi.

En entendant la façon dont le Champion s'adressait à sa petite-amie, James serra encore plus les poings, si bien que les jointures devinrent blanches. Pourquoi n'intervenait-il pas ? Il n'aurait su le dire. D'habitude, il n'hésitait pas… Mais une autre personne avait pris sa place ce soir.

Une fois de plus.

- Tu te crois très drôle, mais tu n'es qu'une abominable petite brute arrogante, Potter. Laisse-le tranquille !

- C'est d'accord, à condition que tu acceptes de sortir avec moi, Evans, répondit précipitamment James. Allez… sors avec moi et je ne porterai plus jamais la main sur le vieux Servilo.

Oui, il en était carrément à ce point… Désespéré. Mais il était prêt à tout pour que Lily cesse de le considérer de la sorte…

- Je ne sortirai jamais avec toi, même si je n'avais plus le choix qu'entre toi et le calmar géant.

Ce souvenir était horrible. Voilà ce que fut la première pensée de James. Oui, il savait que ses grands-parents étaient autrefois en… désaccord, il l'avait vu dans certaines visions, mais là… Là c'était pire. Le ton de leur voix, la façon dont ils se regardaient… Lily ne détestait pas James. Elle le haïssait.

Mais malheureusement, ce n'était pas fini.

- LAISSEZ-LE TRANQUILLE !

- Ah, Evans, ne m'oblige pas à te jeter un sort, dit James avec gravité.

- Alors, libère-le du maléfice !

James poussa un profond soupir puis se tourna vers Rogue et marmonna la formule de l'antisort.

- Et voilà. Tu as de la chance qu'Evans ait été là, Severus.

- Je n'ai pas besoin de l'aide d'un sale petite Sang-de-Bourbe comme elle.

James se retourna si vite vers Lily qu'il crut qu'il allait se briser les os du cou. Lily, elle cligna simplement des yeux et dit froidement :

- Très bien. Je ne m'en mêlerai plu, à l'avenir. Et, si j'étais toi, je laverais mon caleçon, Servilus.

- Fais des excuses à Evans ! rugit James, outré, en pointant sa baguette vers Rogue.

Cependant, Lily n'était pas vraiment de son avis…

- Je ne veux pas que tu l'obliges à s'excuser ! Tu es aussi mauvais que lui.

- Quoi ? fit James, réellement indigné. JAMAIS je ne t'aurais traitée de… tu-sais-quoi !

Et les mots tombèrent. Tranchants. Coupants. Blessants. Il les trouva encore pire que ceux que Rogue avait dits à sa soi-disant meilleure amie. Parce que cela lui étaient adressés… et qu'ils étaient plein de haine, et lui forçaient à ouvrir les yeux sur une évidence qu'il n'avait jamais voulu admettre… Lily le haïssait.

- Tu te mets les cheveux en bataille parce que tu crois que ça fait bien d'avoir toujours l'air de descendre de son balai, tu te pavanes avec ce stupide Vif d'Or, tu jettes des maléfices à tous ceux que tu n'aimes pas simplement parce que tu sais le faire... Ça m'étonne que ton balai arrive encore à décoller avec une tête aussi enflée. Tu me fais VOMIR !

Il l'avait perdue, définitivement… Pourquoi n'avait-il pas pu s'empêcher de faire le malin ? Pourquoi fallait-il qu'il se mêle de ce qui ne le regardait pas ? Qu'après tout ce temps, il continue, au fond de lui-même, à jalouser Rogue…

Il resterait à sa place, désormais. Parce que sinon, Lily le haïrait à jamais…

Et aujourd'hui, son petit-fils était forcé à faire de même. Aline était capable de gérer ses problèmes seules… Ou du moins, il l'espérait. Mais c'était dur de contenir sa rage envers Moreau, et devoir faire semblant de ne rien savoir, alors qu'il brûlait d'envie de mettre son poing dans la figure de ce petit con…

OoOoOoO

- Il ne fera pas aussi froid, à Toulouse, dit Aline.

James continua de nouer son écharpe tranquillement, sans rien dire.

- James !

- Je l'enlèverai si j'ai trop chaud. Mais à ce que je sache, la France est située dans le même tropique que l'Ecosse, donc ce sera aussi l'hiver.

- Qu'est-ce que tu as ? Tu es insupportable depuis hier. Non, depuis la fin du Bal, en fait !

- Tu n'aurais pas oublié de me dire quelque chose ?

Aline pâlit.

- De quoi tu parles ? murmura-t-elle.

- De rien. On se retrouve à Toulouse.

Aline le regarda s'enfoncer dans la forêt interdite, déconcertée par son ton hargneux.

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Voler avait fait du bien à James. Il était maintenant plus calme, et pas aussi énervé à la pensée qu'Aline continuait de lui mentir, et qu'elle se trouvait à l'heure présente avec Moreau…

Il n'y avait pas de neige dans la ville, mais la température frôlait tout de même les zéros degrés. Pour s'occuper, James se rendit au cinéma, peu désireux d'attendre dehors des heures durant. Vers quinze heures, las d'attendre, il se rendit dans la zone sorcière, emmitouflé dans son écharpe et son bonnet. Personne ne le reconnaitrait. Aline aurait dû se douter que c'était la raison pour laquelle il avait tenu à conserver son écharpe, songea-t-il. Après tout, c'était elle qui tenait à ce qu'on ne le reconnaisse pas. Elle devait avoir l'esprit ailleurs… accaparé par le procès… ou par le chantage que lui faisait subir Moreau.

Les rues étaient désertes, très certainement en raison du froid, mais sans doute également parce que toute la population du la ville voulait assister à celui qui avait été leur Ministre durant cinq ans.

Le tribunal ne fut pas très dur à trouver. Et, comme James s'y attendait, l'endroit était noir de monde. Sur des écrans géants était diffusé le procès du jour. Celui d'Arnold Lombard.

- Excusez-moi, dit-il aux personnes devant lui qui l'empêchaient d'accéder à la salle noire de monde.
Puis, se rappelant de la remarque que lui avait faite Aline, il se reprit, dans un mauvais français :

- Je vous prie de bien vouloir me laisser passer.

Les gens autour de lui lui jetèrent des regards mauvais. James soupira :

- Bon, excusez-moi.

Ils n'avaient pas dû apprécier son accent british.

Il parvint tout de même tant bien que mal à s'asseoir dans les gradins. Il était arrivé au bon moment. C'était Moreau qui était en train de se faire interroger.

- Vous ignoriez donc tout des tendances alcooliques de Mr Lombard ? demandait la juge.

- Totalement, affirma Moreau. Aline ne m'en avait jamais parlé.

- Bien que vous soyez son petit-ami ?

- Oui.

- Et quand avez-vous découvert cela ?

- Lorsque je suis allé chez elle, répondit-il. Je me rappelle qu'elle ne voulait pas que je vienne. Mais c'était son anniversaire, ses dix-sept ans en plus, et on lui avait préparé une surprise.

- On ?

- Ses amis et moi.

- Vous êtes donc allé la chercher…

- Je savais où elle habitait, et comme j'avais mon permis, j'ai transplané juste devant chez elle. C'est sa mère qui m'a ouvert. Elle avait un bleu sur les tempes, et une égratignure sur la joue. J'ai trouvé ça bizarre, mais je n'ai rien dit. Elle m'a indiqué où était la chambre d'Aline, et m'a laissé y aller seul.

- Avez-vous croisé ou aperçu Mr Lombard ?

- Oui. Je l'ai vu en passant devant la cuisine. Il était assis devant la table… une bouteille à la main.

- Ivre ?

Toute la salle retint son souffle. James chercha Aline du regard, et la trouva assise à côté d'une femme au teint pâle, aux chevaux bruns ternes, et au regard éteint qui devait être sa mère. Aline observait Moreau d'un air angoissé en se rongeant les ongles.

- Oui, déclara Moreau.
Le silence était complet.

- Il s'est avancé vers moi, et a commencé à m'injurier.

- Quelles sortes d'injures ?

James ne resta pas écouter la réponse du Champion français. Il en avait suffisamment entendu.

Il sortit dehors, sans remettre son écharpe pour se dérober aux regards. Il se fichait pas mal d'être reconnu, à présent.
Moreau avait manipulé Aline pour obtenir ce qu'il voulait d'elle, et maintenant il la trahissait. Il allait balancer des horreurs sur son père, et faire en sorte qu'elle ait trop honte pour se regarder dans un miroir.

Des paroles lui parvinrent malheureusement par les écrans géants, dont le volume était bien trop fort.

- … quand je l'aie vue boire à la fête, elle, j'aitotalement halluciné. Après ce que je venais de voir…

- Vous pensez que c'est l'influence de son père qui la pousse à boire elle aussi ?

- Oui. J'en suis certain.

James s'éloigna, pour ne plus entendre la voix de Moreau. Qu'allait-il se passer maintenant ? La sentence serait, à n'en pas douter, très lourde…

Aline le rejoint une demi-heure plus tard à l'endroit où ils s'étaient donné rendez-vous. Elle pleurait.

- J… James, balbutia-t-elle.

Le jeune ouvrit les bras, et elle courut s'y réfugier.

- On… on n'a aucune chance. Évariste… il a tout balancé. Tout.

- Je sais. J'y suis allé. Pas longtemps, mais assez pour me douter de comment ça finirait.

- Insultes, violence, état d'ivresse… ça peut aller très loin, James.

- Tu vas t'en sortir, murmura-t-il en la serrant contre lui.

- Parlons d'autre chose. Où en es-tu à pour la deuxième Tâche ?

- Je ne suis pas sensé en parler. Surtout avec une personne d'une école adverse...

- James ! protesta Aline en s'agrippant au Tee-shirt du jeune homme.

- C'est une énigme.

Aline patienta. James soupira.

- Nessie est son nom, Invention parfois, Qui suscite toujours l'effroi, Voilà qui fera une grande compétition, récita-t-il.

- Nessie ? On dirait…

- Une sirène, ouais.

- Ce n'était pas ce que j'allais dire. Ça me fait penser au Monstre du Loch Ness, plutôt.

- Ils ne vont pas nous emmener là-bas.

- Non, sûrement pas.

- Quand rendront-ils le verdict du procès ?

- Je ne sais pas, dit Aline. Et je ne veux pas le savoir. Tu veux visiter quelques trucs ?

- Pourquoi pas, fit James d'un ton peu enthousiaste.

- Il y a la cité de l'espace, si tu veux. Tu aimes bien l'astronomie, non ?

- J'adore ça.

- Parfait. Je passe à la banque prendre de l'argent moldu, et ensuite on prendra le bus pour s'y rendre.

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Tandis qu'ils déambulaient dans les couloirs de la cité, Aline lui demanda :

- Pourquoi est-ce que tu as continué l'Astronomie ? Si tu veux devenir Poursuiveur, ce n'est pas très utile…
James ne répondit rien, et avança jusqu'à un panneau qui représentaient les constellations d'étoiles.

- C'est la constellation du chien, dit-il en posant la main sur le plan. Et là, c'est l'étoile Sirius. C'est mon deuxième prénom, je l'ai hérité du parrain de mon père… le meilleur ami de mon grand-père.

- C'est pour ça que tu suis ce cours ? Pour… une étoile ?

- Non, bien sûr que non, fit James en souriant légèrement, comme s'il se moquait d'elle. Mais aussi étrange que cela te paraisse, j'aime bien regarder les étoiles, et étudier le mouvement des planètes. Ça m'apaise.

Aline lui sourit également.

- Tu es poète, aussi ? se moqua-t-elle.

- Tu n'es pas assez intelligente pour comprendre, dit James d'un ton hautain.

- Ça doit être ça… pourtant, c'est toi qui dit « excuse-moi ».

- Petite erreur de langage, bougonna le jeune homme.

Aline éclata de rire.

- Et en plus, tu me crois !

- Quoi ?

- Bien sûr que c'est autorisé de dire « excuse-moi » ! C'est « je m'excuse » qui est impoli.

James ronchonna.

- Tu devrais voir ta tête ! s'esclaffa Aline. Je me suis bien fichue de toi !

- Rho, ça va ! râla le Gryffondor.

- Oh, tu boudes…, fit Aline avec une voix de bébé. Plus sérieusement, comment vas-tu faire pour la deuxième Tâche ?

- Je sais à qui je devrais demander, soupira James. À Al, mon frère. Mais il refusera sûrement, puisqu'il est à Poufsouffle…

- Tu es son frère ! s'indigna Aline. Il acceptera de t'aider !

James observa en silence le plan des étoiles. Celle de Sirius semblait briller un peu plus fort. Il prit cela pour un oui.

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- Al ?

- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda ce dernier d'un ton bougon en levant la tête de son livre.

- Je me suis réconcilié avec Lily, annonça aussitôt James.

- Je sais. Qu'est-ce que tu veux ?

- J'aurais besoin de ton aide.

- Pour le Tournoi ? demanda Albus en fronçant les sourcils.

Son frère hocha la tête.

- C'est pour une énigme…

Le visage d'Al s'éclaira :

- Ca n'a jamais été ton fort, n'est-ce pas ? demanda-t-il en souriant.

James lui retourna son sourire.

- Heureusement que tu es mon frère ! glissa-t-il en lui donnant le papier où était inscrite l'énigme.

Al la lut puis dit :

- Facile.

- Vraiment ?

- Oui. Nessie est une référence au Monstre du Loch Ness. Tu sais de quelle créature il s'agit ?

James secoua la tête de droite à gauche.

- D'un Kelpy.

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Bravo à Aomine59 qui avait trouvé pour l'épreuve ;)

1. Qui veut aller régler son compte à Moreau ? Dans le genre type horrible, il bat des records.

2. James tient à accompagner Aline... chou, non ?

3. Pauvre James, il a vu la pire vision concernant ses grands-parents... Mais ça l'aura fait réfléchir, ce petit ^^

4. Vous êtes déjà allés à la cité des sciences à Toulouse ? Moi oui, et franchement, c'est super ! Et pourtant, je suis l'une des personnes sur Terre, qui, à mon avis, déteste le plus tout ce qui est relié de près ou de loin à la physique.

5. Vous avez la réponse à l'énigme ! Et si vous ne savez pas ce qu'est un Kelpy, ouvrez votre exemplaire des "Animvux fantastiques" ;) ... ou attendez les explications d'Hagrid au prochain chapitre !

On se retrouve lundi 30 !

Chapitre suivant : Visite à Hagrid ; Aide inattendue ; Deuxième Tâche ; Ennemi...