Genre : yaoi

Disclamer : ces personnages ne sont pas à moi, mais à la très talentueuse Minekura ! Vu son talent, je préfère d'ailleurs les lui laisser.

Gros bisous à ma bêta-lectrice Kaoro ! C'est la première fois que j'essayais cette méthode, et j'ai pas été déçue du tout ! J'ai adoré nos conversations par fic interposée !

Gros bisous également à toutes celles et tous ceux qui lisent cette fic et me laissent des reviews. Il se peut que j'ai oublié de répondre à certaines review ou que je n'en ai pas eu le temps, aussi je m'excuse.

Et enfin bonne lecture ! J'espère que ce chapitre vous plaira

Transformation

Chapitre 7:Plaisanterie

Doku, malgré l'heure tardive, avait encore un client dans sa salle d'attente. Ou plutôt une cliente.

Il l'invita à s'asseoir et lui demanda ce qui l'amenait. Et sans prévenir, la jeune femme fondit en larmes. Stupéfait, Dokugakuji se retrouva un peu désemparé. Il ne savait jamais comment réagir aux larmes des femmes. Il prit un mouchoir sur son bureau et le lui tendit en tentant de la calmer.

- Chut, ça va aller…. Dites-moi ce qui se passe….

La jeune femme prit le mouchoir en le remerciant difficilement et s'essuya les yeux, retrouvant peu à peu son calme.

- Je suis désolée de faire cela dans votre cabinet, mais je n'en peux plus… Je suis à bout de nerf et c'est ici que j'ai craqué…

- Ne vous excusez pas, vous avez tout à fait le droit de pleurer si vous n'êtes pas bien. Qu'est-ce que je peux faire pour vous aider ?

- Merci, vous êtes gentil… En fait, je ne suis venue que pour un simple mal de gorge, mais ajouté à tout ce que je vis en ce moment, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase..

- Racontez-moi.

- Oh, je ne veux pas vous déranger !

- Vous êtes ma dernière patiente, aussi j'ai tout mon temps !

- Merci…

La jeune femme lui sourit et cela rassura Dokugakuji. Elle lui révéla ensuite ce qu'elle avait sur le cœur : elle venait de déménager, n'avait aucun amis ici, son grand-père était mort il y avait une semaine, loin d'elle, et son petit ami venait de la plaquer le jour même… Elle vivait vraiment l'un des pires moments de sa vie.

Un peu ému par son récit, et légèrement hypnotisé par ses yeux couleur ambre, si beaux, Doku lui dit :

- Ne pleurez pas, mademoiselle, vous allez bientôt vous faire des amis, ne craignez rien, cette ville regorge de gens sympathiques ! Et ne vous en faites pas pour ce crétin qui vous a plaqué : s'il a osé abandonner une jeune femme aussi belle que vous, il n'était pas digne de vous ! Oubliez-le !

La jeune femme rougit devant le compliment et lui sourit.

- Merci beaucoup docteur !

- Appelez-moi Doku, personne ne m'appelle docteur !

- D'accord, merci beaucoup Doku !

Ses yeux ambres prirent la couleur sensuelle du cognac et Doku se sentit aspiré. Etrangement, il se sentait bien avec cette femme, même s'il ne la connaissait presque pas.

- Vous savez maintenant mon nom, mais moi, j'ignore encore le vôtre !

- Je m'appelle Jiyae.

- Bien Jiyae, si on s'occupait de ce mal de gorge maintenant ?

Doku allait prendre son abaisse langue quand Gojyo fit irruption au milieu de son cabinet.

- Doku, il fait que…. Oh, pardon mademoiselle !

- Ce n'est rien, lui répondit la jeune femme.

- Gojyo, ça peut attendre ? Je suis occupé !

- Ok, mais fais vite ! Je t'attend !

Jiyae rit en le voyant sortir, et commenta :

- C'est votre frère ?

- Comment vous savez ? s'étonna Doku.

- Vous vous ressemblez !

Doku l'examina, lui donna un traitement mais Jiyae ne s'attarda pas, devinant que Doku était impatient de savoir ce que voulait son frère.

- Je vais m'en aller alors, merci beaucoup Doku !

- Revenez me donner de vos nouvelles !

- Je n'y manquerais pas !

Et elle le quitta, lançant au passage un regard à Gojyo qui se trépignait sur sa chaise. Dés qu'elle eut franchit la porte, il se jeta dans le bureau de son frère.

- Doku !

- Tu as vu ses yeux ? lui demanda ce dernier d'un ton rêveur.

- De quoi tu parles ?

- Elle est si belle, comment ce crétin a pu la larguer ?

- Doku, s'énerva Gojyo, c'est pas le moment de rêvasser ! Tu fantasmeras plus tard !

- Hein ? Ah oui, qu'est-ce qui t'amènes Gojyo ?

- C'est Hakkai, il a fait deux malaises aujourd'hui, et il est vraiment pas bien. Tu pourrais venir ?

- Bien sûr, j'arrive !

Doku prit ses affaires et suivit Gojyo dehors.

- Qu'est-ce qu'il a exactement ?

- Ben je sais pas trop, il m'a dit qu'il était très fatigué. Il a fait un malaise avec Sanzo, et un autre avec moi… Apparemment, sa directrice l'a encore emmerdé !

- Je vois, c'est peut-être juste un coup de fatigue !

- J'espère !

Ils arrivèrent bientôt chez Gojyo et découvrir Hakkai qui n'avait pas bougé du canapé. Hakuryu s'envola en les voyant arriver, leur laissant la relève. Il partit se poser sur l'horloge et observa, attentif, ce qui allait suivre.

- Bonjour Doku, ça va depuis hier soir ?

- Très bien, mais il paraît que c'est toi qui ne vas pas bien.

- Oh, c'est rien, je m'en veux de te déranger pour si peu.

- Tais-toi, c'est mon métier, le coupa Doku.

Il posa ses affaires sur la table du salon, pendant que Gojyo s'asseyait en face d'Hakkai, observant la scène.

- Comment tu te sens ? demanda le mdédecin.

- Un peu fatigué, mais ça va mieux. C'est parti comme c'est venu.

- Bon.

Doku prit son stéthoscope et le posa sur le torse d'Hakkai, qu'il avait découvert.

Il écouta pendant quelques secondes, le changea de place sur le torse d'Hakkai, et fronça les sourcils.

- Y a un truc qui ne va pas, Doku ? demanda inquiet Gojyo, qui avait perçu le doute chez son frère.

- Non, tout va bien, c'est ce de stéthoscope qui déconne ! Il est trop vieux, faut que j'en change !

Il jeta l'instrument dans sa sacoche et en prit un autre, accompagné d'un soupir de soulagement de Gojyo, qui croyait que le froncement de sourcil venait de l'état d'Hakkai.

- Avec celui-là, pas de souci !

Doku reposa l'instrument sur la poitrine d'Hakkai, attendit, et fronça de nouveau les sourcils.

- Mais c'est pas possible !

- Qu'est-ce qu'il y a Doku ? demanda Gojyo.

- Voilà que celui-là fait la même chose ! J'entends comme un écho, c'est très bizarre….

Il se rapprocha de Gojyo et le posa sur son torse. Son visage prit un air encore plus étonné.

- Etrange, sur toi, ça le fait pas !

Il reposa l'instrument sur Hakkai et fronça de nouveau les sourcils.

- Ça ne le fait que sur toi Hakkai !

- C'est un problème au cœur ? s'inquiéta l'ancien humain.

- Non, pas du tout, aucun problème cardiaque ne fait ce bruit ! J'entend comme un écho, très faible, comme si tu avais deux cœurs… Mais c'est impossible ! Oh, je ne comprends rien !

Il jeta l'instrument dans sa sacoche, l'air perdu.

- D'habitude, je n'entends ce bruit que dans un seul cas…

- Lequel ?

- Ben, je ne peux pas le dire, je vais avoir l'air con !

- Dis quand même, lui répliqua Gojyo, qui commençait à trouver l'attitude de son frère étrange.

- Ben… Ce bruit, je l'entends… chez les femmes enceintes !

- Hein ? manquèrent de s'étrangler Gojyo et Hakkai.

- Mais c'est impossible parce que tu es un homme… L'écho, d'habitude, c'est le son du cœur du bébé mais….

Intrigué, il reprit son stéthoscope et le posa plus bas sur la torse d'Hakkai, pratiquement au niveau du nombril.

- Bon sang, mais c'est impossible ! L'écho est plus fort ici !

- Doku, arrête la plaisanterie maintenant ! répliqua agacé Gojyo. Ce n'est pas amusant, je te jure !

- Très bien, commenta Doku.

Il prit son instrument, le mit dans les oreilles de Gojyo et le força à le poser sur le ventre d'Hakkai.

- Et ça, c'est une plaisanterie ?

Gojyo pâlit et regarda son amant.

- Hakkai, tu as deux cœurs…. dit-il d'une voix éteinte.

Hakkai les regardait sans comprendre, cherchant la faille dans leur attitude qui révélerait que tout cela n'était qu'une plaisanterie. Mais il n'y en avait pas…. Agacé à son tour, il prit le stéthoscope des mains des deux hommes et le posa dans ses oreilles. Lui aussi entendit l'écho qu'il y avait au fond de son ventre. Et prit peur.

- Doku, c'est forcément autre chose ! Je suis un homme bon sang !

Le médecin, qui commençait à en perdre son latin, se ressaisit et chercha dans tout ce qu'il savait. Il se concentra mais rien ne vint.

- Je crois que je vais demander à Yaone…

Si Doku était un bon médecin, lorsqu'il tombait sur un cas difficile, il s'adressait toujours à Yaone, qu'il considérait comme plus expérimentée…

- Tu es sûr ? demanda Gojyo. Tu ne trouves vraiment rien ?

- Ben, j'ai bien une idée mais…

- Vas-y !

- Je pensais à Nîi et les injections qu'il vous a faite…

- Mais voyons, il ne peut pas y avoir de rapport, réagit Hakkai, sinon Gojyo aurait les mêmes effets ! Il nous a fait les mêmes piqûres !

Les deux hommes ne dirent rien, et Gojyo se leva pour aller chercher Yaone.

- Je reviens avec elle le plus vite possible !

- D'accord ! Fais vite !

Dés que Gojyo fut parti, les deux hommes plongèrent dans le silence. Tout cela n'avait aucun sens, les lumières de Yaone pourraient sans doute les éclairer.

- Je fais confiance à Yaone, déclara soudain Doku. Elle en a toujours su plus que moi !

- Si tu le dis, répondit vaguement Hakkai.

- En attendant, tu veux manger quelque chose ?

- Oui, je n'ai rien mangé depuis hier !

- Ok, je te prépare ça de suite !

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Kougaiji jouait avec sa fille : la petite était dans le parc cet s'amusait avec des cubes qu'il fallait placer au bon endroit dans une brique en bois. La fillette avait du mal à réalise le dessin aussi son père l'aidait de temps en temps, replaçant un cube, en donnant un autre à sa fille, et quand enfin un cube rentrait dans la bon trou, ils riaient ensemble, fiers de leur exploit.

Yaone les regardait de loin, un livre à la main, en souriant. Qui aurait cru que le prince des youkais se retrouverait un jour à jouer aux cubes avec un bébé haut comme trois pommes ?

On frappa soudain à la porte et Yaone se leva.

- J'y vais !

Mais Kougaiji n'avait même pas entendu, trop concentré sur le jeu avec sa fille.

Elle ouvrit la porte et tomba sur Gojyo, qui semblait avoir couru, au vu de sa respiration sifflante.

- Qu'est-ce qu'il y a Gojyo ?

- On a besoin de toi, s'il-te-plaît Yaone ! C'est pour Hakkai !

- Mais qu'est-ce qui se passe ?

- On t'expliquera là-bas, Doku y est déjà !

- Et il ne peut pas s'en occuper seul ?

- Il demande ton aide.

- Alors ça doit être sérieux, s'inquiéta la jeune femme. Je prends ma trousse et j'arrive.

Elle courut chercher sa trousse, s'arrêta en chemin pour embrasser sa fille et son mari.

- Hakkai a besoin d'aide, j'y vais ! Couche la puce assez tôt, sinon elle sera de mauvaise humeur demain matin ! Gojyo me raccompagnera !

- D'accord, fais attention !

Puis elle suivit Gojyo dehors.

- Bon alors, dis-moi tout.

- C'est-à-dire que c'est assez compliqué, je préfère que ce soit Doku qui t'en parle.

- Bon, d'accord….

A suivre…

Comme il se trouve que ce chapitre est pratiquement indissociable du suivant, je les ai mis les deux, alors profitez de ces deux chapitres d'un seul coup !

Review ? Non ? Bon, tant pis…lol