Voilà. Que dire? que fma n'est toujours pas à moi et que ça me désespère? ToT!
Ed : ça y est, elle pète les plombs...
Chapitre sept : Retour à la normale...ou presque.
Mélissa.
Tandis que j'avançais d'un pas lent vers le Q.G., j'entendais son prénom résonner dans mon esprit.
J'arrivai devant les soldats qui garantissaient la sécurité du bâtiment. Ceux-ci me regardèrent fixement, étonnés, puis se mirent au garde-à-vous en s'écartant pour me laisser passer. En prime, à peine avais-je monter les quelques marches qui me séparaient de la porte d'entrée et de la douce chaleur abritée par le Q.G. que je me heurtai à...
''Edward Elric!''cria-t-on.
Je pâlis d'un coup, puis me retournai vers la voix qui m'avait appelé.
''Commandant...''Murmurais-je.
Je ne pus ajouter un mot. Je sentis mes pieds quitter le sol et mes côtes craquer dans l'étreinte musclée et assez étouffante que me livrait le Commandant Armstrong.
''Nous nous sommes fait un sang d'encre, Edward Elric ! Nous commencions à envisager le pire pour vous! D'ailleurs vos geôliers devaient être des experts car même le fameux talent de fin limier faisant la fierté de la lignée des Armstrong ne nous a pas permis de vous retrouver!
-Commandant...
-Quel bonheur de vous retrouver en un seul morceau !
-Commandant, j'étouffe...''
Armstrong se décida enfin à me lâcher. Il me détailla de la tête aux pieds.
''Bien. Allons de ce pas prévenir le colonel, qui travaille sans relâche depuis des emaines pour vous retrouver !
-Vraiment?
-Evidemment ! Allons, ne les faisons plus attendre.''
Je le suivis dans les couloirs. Nous arrivâmes jusqu'au bureau de Mustang. Il frappa à la porte et n'obtint aucune réponse. Il haussa les épaules et ouvrit la porte.
Je n'avais jamais vu Mustang & co travailler autant. Apparemment, Hawkeye n'avait même pas besoin de les motiver à l'aide de quelques tirs bien placés. Malgré cela, la quantité de dossiers en retard semblait s'être accrue sur le bureau du colonel en mon absence, lequel râlait après Hughes au téléphone, pour changer.
''Comment ça ''rien''? Hughes ! Bordel, je me fous royalement de ta fille pour le moment ! Je te signale qu'on est à onze semaines sans nouvelles du Fullmetal! Tu travailles bien aux renseignements non? Alors il doit bien y avoir d'autres endroits où ce satané Démon pourrait se cacher, Bon sang! Rien à foutre ! s'énerva-t-il. Dès que tu as un piste, envoie un maximum d'hommes! Je tiens à retrouver le Fullmetal vivant et en un seul morceau ! Oui, je sais, y'a peu de chances, mais...
-Calmez-vous colonel, l'interrompis-je, je suis sous votre nez, vivant et en un seul morceau.''
Le brouha qui règnait dans la pièce s'évanouit d'un coup. Tous les regards se tournèrent vers moi.
''Je vous ai manqué on dirait.
-F...Fullmetal? fit Mustang, ébété.
-J'ai encore l'honneur de l'être.''
Un franc sourire éclaira son visage. Il avait l'air soulagé.
''Je pensais pas dire ça un jour, mais chuis content de te reovir, nabot.
-Qui est-ce que vous traitez de nabot pas plus grand qu'un flocon de neige!''
Son sourire s'aggrandit.
''C'est bon de te revoir, Fullmetal.''
Je parcourus la pièce du regard.
''Et Al? Il est où?
-Avec ta petite amie, fit Havoc.
-Qu..quelle petite amie?
-Parce qu'en plus t'en a plusieurs ! s'exclama Fuery.
-Non, j'en ai pas!''
Mon coeur fit un bond. Non, ils ne pouvaient pas être au courant pour Mélissa. Je les toisai d'un regard noir.
''Où est Al?
-Avec Mademoiselle Rockbell, répondit Armstrong.
-De QUOI! C'EST ELLE QUE VOUS PRENEZ POUR MA PETITE AMIE ?C'EST JUSTE MA MECANO!
-Calme-toi Fullmetal, on l'a contactée il y a trois semaines pour l'averitr de ta disparition, et surtout pour la prévenir de linformer de la probabilité de te retrouver avec un ou deux automails enmoins, m'expliqua Mustang.
-C'est trop gentil. Et ils sont où?
-Certainement aux archives, avec Hughes.
-J'y vais alors.
-Attendez Elric! Fit Hawkeye. On doit vous interroger au sujet de votre captivité !
-Plus tard, répondis-je, je vais pas m'envoler!''
Je sortis de la pièce, direction les archives. Et là, rebelotte : on se serait cru dans une ruche, dans laquelle quatre abeilles travaillaient d'arrache-pied, à savoir Hughes, Schieska, Winry et Alphonse. J'aurais jamais cru qu'ils se démènerais autant pour moi. Alphonse passa d'ailleurs devant moi sans me voir, puis recula de quelques pas, se planta devant ma personne et me dévisagea.
''Nii-san?
-C'est moi !''
Et là, il faut imaginer la scène : une armure de deux mètres de haut qui me sert de toutes ses forces, ce qui ai non négligeable, dans une étreinte made-by-Armstrong dans un bruit de cliquetis métallique.
''Nii-san ! Je commençais sérieusement à m'inquièter!
-Al ! Qu'est-ce que tu fous?''fit Winry en arrivant droit sur nous, sa redoutable clef de douze en main.
Elle s'arrêta d'un coup.
''Edward?''
Alphonse me posa à terre. Winry me sauta au cou et me fit tomber à terre.
''Espèce d'imbécile!''fut la seule chose qu'elle réussit à articuler entre deux sanglots.
Hughes et Schieska arrivèrent à leur tour, et exprimèrent leur joie de me revoir. Hughes nous invita à nous asseoir. Et enfin...
''Au fait, joyeux anniversaire, Nii-san !
-Merci, Al! D'ailleurs, j'ai quelque chose pour vous lieutenant-colonel.''
Je lui tendis le paquet que m'avait confié Jey.
''Un des prisonniers me l'avait confié pour vous'', mentis-je.
Pendant que Hughes déballait son paquet, Schieska reprit la conversation.
''Oui, comme je vous disais, dit-elle, le colonel n'avait pas la conscience tranquille de t'avoir envoyé là-bas. Une aubaine pour le lieutenant Havoc, puisque le colonel n'a pas pris de rendez-vous galant depuis votre disparition! Ainsi, Havoc n'a pas perdu ses petites amies au profit de Mustang.''
J'avalai ses paroles, ainsi que celle de Winry et Alphonse, désireux de savoir ce qu'il s'était passé pendant mon absence.
Soudain, Hughes étouffa un juron de surprise.
''Qu'y a-t-il, Monsieur Hughes? s'inquièta Winry.
-Edward, à quoi ressemblait la personne qui t'a confié ce paquet?
-Cheveux noirs, yeux verts. Pourquoi?
-C'est bien ce que je pensais. Il s'agissait de James Hughes, mon jeune frère.''
Un grand silence suivit cette révélation. C'était donc pour ça que le visage de Jey m'était familier, et c'est pour ça que Mélissa, Matthieu et lui connaissaient les Hughes...
''Qu'y a-t-il dans cette boîte, Monsieur Hughes?Demanda la blonde.
-Des lettres de ma mère, ma soeur et mes deux frères. Je suppose que je ne les ai jamais reçues parce que mon père ne les a pas laissé les envoyer.
-Pourquoi aurait-il fait ça?''
Hughes leva la tête vers moi.
''Il y a quinze ans, Roy et moi nous nous sommes engagés dans l'armée. Si ses parents ne s'y sont pas opposés, mon père m'a mis dehors dès que je lui ai annoncé mes intentions. Habitant dans le même village que les Mustang, j'ai vécu cinq mois chez eux. C'est pour ça queje n'ai jamais présenté mes parents à Grâce ni à Elysia.
-Vous vous êtes engagés à seize ans! s'étonna Winry.
-Dès qu'on a pu, répondit Hughes. Roy a remporté le concours d'alchimiste d'état haut la main, et, pistonné par son père qui lui aussi était alchimiste d'état, j'ai pu moi aussi m'engager. Riza, qui vivait elle aussi dans notre village, s'est engagée elle aussi à seize ans, soit trois ans plus tard.
-Mais Ed...commença Winry.
-...était une exception, acheva Hughes. S'l n'y avait pas eu lhistoire du train, on ne l'aurait jamais laissé passer le concours aussi jeune.''
Remuer autant de souvenirs l'avait soudain rendu grave.
''Lieutenant-colonel? m'inquiètai-je.
-Hm?
-Vous êtes sûr que ça va aller? Vous avez l'air...mal en point.
-Je pensais juste qu'après qu'on se soit engagés, la guerre d'Ishbal a éclatée, et, en l'espace de trois ans, Roy a perdu ses parents et s'est engueulé avec sa soeur...Ils ne se sont pas vus depuis.
-Oh ! Ca explique l'air constamment renfrogné du colonel!
-Il n'y pas que ça, il y a aussi...''
Il s'interrompit lorsque son regard se posa sur la blonde.
''Non, rien, ajouta-t-il précipitemment. Bon, Schieska, aidez-moi à ranger tout ça ! Quant à vous trois, vous feriez bien d'aller vous reposer un peu.''
Il se releva et partit ranger un peu les archives. Winry et moi nous nous regardâmes.
''Qu'est-ce qu'il voulait dire à ton avis?
-Je ne sais pas, lui répondis-je, mais c'est certainement en rapport avec la guerre d'Ishbal.''
Nous retournâmes dans la chambre qui était mise à ma disposition ainsi qu'à celle d'Alphonse qui se trouvait juste à côté de celle de Winry. Je m'allongeai sur mon lit pendant qu'elle faisait une révision de mes automails. Soudain elle s'arrêta.
''Ed...
-Quoi?
-C'est quoi ça?''
Par ''ça'', elle désignait la chaîne et l'alliance que je portais autour du cou.
''C'est rien.
-Tu les a eus où?
-Ca ne te regarde pas!''
Alphonse et Winry se regardèrent, attérés, mais n'insistèrent pas. Je sentais mon coeur se serrer. Je n'étais là que depuis quelques heures, et déjà l'absence de Mélissa me pesait.
Edward ouvrit un tiroir de son bureau. Il en sortit un écrin et l'ouvrit. A l'intérieur étaient placés une chaîne en or et une alliance.
''Même si je le voulais...je ne pourrais pas t'oublier.''
Rewiew? bonbons garanti en plus d'une tablette de chocolat!
