Auteur : Marchlo
Rating : M
Genre : UA - Romance/Drama/Humour
Personnages OCC
Avertissement : Cette histoire va contenir une relation homosexuelle et des propos qui peuvent heurter les plus jeunes. Je leur conseille de passer le chemin.
Pairing Harry Potter/Marcus Flint et bien d'autres.
Disclamer : Les personnages d'Harry POTTER ne m'appartiennent pas. Ils sont la propriété exclusive de JK Rowling.
Note de l'auteur : Je me suis décidée d'écrire sur le couple Marcus Flint et Harry Potter. Je trouve qu'il y a beaucoup de HP/DM, j'en lis beaucoup et j'aime terriblement, mais ça ne m'inspirait pas. Et puis j'aime bien le Marcus Flint que j'ai créé même si je ne sais pas encore jusqu'où il est capable d'aller.
Vous retrouvez les principaux protagonistes de la série mais j'ai ajouté quelques personnages de mon invention. Je me suis attachée à eux, j'espère que cela sera aussi votre cas. Je publierai une fois par mois peut-être plus, je ne sais pas encore. Tout dépendra de mon avancée.
C'est un rating M avec tout ce que cela comporte.
C'est la première fois que j'écris et j'accepte toutes critiques mais l'encouragement sera plus que bienvenue. Je m'excuse d'avance pour les fautes malgré mes multiples relectures. N'hésitez pas à me faire part des incohérences que vous pourrez trouver. Harry va évoluer dans un monde estudiantin que j'ai quitté depuis un certain temps et il se peut qu'il y ait quelques petites incohérences même si certaines seront voulues.
Résumé : Un simple regard échangé et Harry jeune parisien de 17 ans voit tous ses repères s'effondrer. Aura t-il assez de courage pour faire face à cet homme qui semble jouer avec ses sentiments ? Et sa famille acceptera t-elle ses choix ?
Chapitre 7 :
J'espère que ce chapitre vous plaira autant que les autres. Je dois dire que j'ai galéré pour faire ressortir tout ce que je voulais. Je ne vous dévoile pas tout mais je tiens à vous signaler que la fic est loin d'être terminé alors donc il y aura des rebondissements, des pleurs, de la joie, du suspens (ça va venir) et de l'Aaammmmoooouuuurrrrrrrr.
J'ai mis un peu plus de temps car la fin de mois de juin fut bien rempli. Je n'ai pas eu à passer d'examens, ça non mais ayant deux petites filles scolarisée bah j'ai dû me taper les galas, les kermesses, les concerts et les anniversaires (essayer d'écrire quand vous êtes entourées de 10 gamins qui hurlent parce que vous refusez d'abimer votre lecteur CD avec le dernier album de Justin Bieber).
Bonne lecture et toutes mes excuses pour les fautes.
Chapitre 7
Harry frémit de plaisir en sentant les lèvres fines de Marcus effleurer de nouveau sa nuque. Il se serra un peu plus contre le corps qui le tenait et repensa aux baisers passionnés qu'ils venaient d'échanger. A ce souvenir, il gémit de désir sentant en réponse une main coquine se faufiler sous sa chemise pour caresser ses reins.
- Mmmmmhhhhhh ! Ronronna Harry en s'enfouissant un peu plus dans le cou de l'autre homme.
Malgré ses récentes résolutions de calmer ce jeu dangereux, Harry agrippa les cheveux sombres pour ramener à lui le visage de Marcus et grogna de dépit quand par inadvertance il toucha de ses lèvres le menton rugueux. Têtu, il continua son chemin pour s'emparer de ce qu'il convoitait tant. Il enfonça sa langue dans la bouche tentatrice, retrouvant ce goût délicieux et entama un langoureux balai qui les fit frissonner. Comme à la fin de leur dernier baiser, Marcus laissa le plus jeune dominer la situation se contentant de suivre avec passion ce nouvel échange. Il frémit encore plus quand il entendit Harry gémir sans aucune retenue. Pris d'un doute il se demanda où cet expert en baisers avait bien pu apprendre à embrasser ? Etait-il vraiment si innocent qu'il le paraissait ? Vue la manière dont il s'était comporté un peu plus tôt il devait avoir un minimum d'expérience. Incapable de réfréner la jalousie qui court-circuitait son plaisir il éloigna Harry de lui tout en le maintenant par les bras. Vexé d'être ainsi rejeté, Harry tenta de faire lâcher prises aux grandes mains qui le retenaient…En vain.
- Tu pensais que je ne le remarquerais pas n'est-ce pas ? Siffla Marcus tout en resserrant ses doigts.
- De quoi parlez-vous ? Demanda Harry qui ne bougea plus vaincu par la force brut qu'utilisait l'homme pour le maintenir immobile.
- De quoi je parle ? Mais de ta façon d'embrasser cracha le plus vieux aveuglé par la jalousie.
- …Vous n'avez pas aimé ? Fit Harry déçu que Marcus n'ait pas ressenti le même plaisir que lui.
- Là n'est pas la question. Où as-tu appris à embrasser comme ça ? Tu m'as l'air bien plus expérimenté que tu ne le laisses paraître. Maintenant réponds-moi, ma patience a des limites.
Harry posa son front contre la poitrine de Marcus. « Il est vraiment grand cet imbécile ».
- Avant-hier vous vous moquiez de mon inexpérience auprès de votre ami et aujourd'hui vous me reprochez d'en avoir trop. Oui j'ai eu quelques petits amis et non je n'ai jamais couché avec personne.
Il releva la tête vers Marcus quand celui-ci libéra ses bras et en profita pour le taquiner afin de se venger d'avoir été repoussé sans aucune raison.
- Est-ce qu'on peut reprendre là où vous m'avez arrêté où préférez-vous que nous discutions de mes relations passées ? A votre place, j'opterai pour la première solution mais c'est vous qui voyez. En même temps, il n'y a pas grand….
Marcus fit taire Harry d'un simple baiser et lui ordonna :
- Prends tes affaires, je t'emmène déjeuner.
Il mit sa veste et sortit de la pièce si rapidement que le jeune homme n'eut d'autre choix que de le suivre, un peu déçu de voir l'autre homme se remettre si facilement de cette échange passionné. Etait-il le seul à avoir les jambes flageolantes ? Ils rencontrèrent dans les couloirs quelques employés ainsi que Cho Chang qui regarda passer le couple un sourire narquois accroché aux lèvres.
- Où allons-nous ?
- Pas loin répliqua Marius en sortant du bâtiment.
Il les mena rapidement jusqu'à une ruelle peu fréquentée pour s'engouffrer quelques minutes plus tard dans un petit café.
- On sera plus tranquille ici expliqua Marcus en s'approchant d'une table à l'abri des regards.
Harry qui n'avait rien pu dire pendant le trajet s'assit face à Marcus, étrangement nerveux de se retrouver seul à seul avec lui dans un endroit inconnu.
- Vous venez souvent ici ?
- Harry es-tu trop timide pour me tutoyer ?
- Peut-être.
- Tu n'étais pas si réservé tout à l'heure.
- …Je me suis juste laissé aller.
- Alors continues, j'ai aimé que tu te laisses aller.
- Moi aussi j'ai aimé avoua Harry tout en effleurant du bout des doigts la main de Marcus.
La tentation de l'embrasser devint si forte que le plus âgé préféra aborder un sujet qui le taraudait un peu.
- Qu'est-ce que tu comptais faire avec l'homme dont tu m'as parlé tout à l'heure ?
- Quel homme ?
- L'homme avec qui tu avais rendez-vous samedi prochain.
Harry admira longuement l'assiette posée devant lui et prit son courage à deux mains pour assouvir lui aussi sa curiosité et en apprendre ainsi un peu plus sur les motivations de l'autre homme.
- Je répondrai à votre…à ta question si tu réponds à la mienne.
- Qui est ?
- Pourquoi m'avoir embauché ?
Marcus réfléchit longuement à la question et finit par décider de ce qu'il allait dire ou plutôt de taire.
- Qu'est-ce que tu veux savoir ? Que je t'ai remarqué dès notre première rencontre ? Oui. Que ta dispute avec ta mère m'a beaucoup amusé ? Oui. Que te voir quasiment nu dans cette cuisine m'a plu ? Oui. Que j'ai aimé te mettre mal à l'aise ? Oui. Que j'ai fait cette proposition à ton père pour t'avoir sous la main ? Oui. Et que j'obtiens toujours ce que je veux ? Oui. C'est qui ce type pour toi ?
- Hum !….Un mec que je connais à peine et que j'ai rencontré sur internet…Mais pourquoi as-tu raconté tout ça sur moi à ton ami si je t'intéressais ?
- J'évite toujours de parler de mes relations avec lui et j'ai préféré lui faire croire que je n'étais pas attiré par toi.
Comprenant qu'il n'aurait pas plus d'explications Harry préféra remettre le sujet à plus tard, il espérait juste que Marcus lui en donnerait l'occasion.
- Il t'arrive souvent de tchatcher avec des mecs sur internet ? Continua le plus vieux têtu.
Harry sourit intérieurement, appréciant vraiment la jalousie dont faisait preuve Marcus, ça le rassurait un peu.
- C'est la première fois que je fais ça.
- De toute façon tu ne pourras aller nulle part samedi.
- Et pourquoi ?
- Parce que je dois rencontrer quelqu'un samedi soir à Hambourg et que tu m'accompagnes.
- Mais…mes parents ne voudront jamais.
Comme plutôt dans la matinée, Marcus claqua sa langue contre le palais pour montrer son exaspération.
- Ton père connait très bien les conditions de ton embauche, il a lui-même lu le contrat et il sait que tu seras amené à m'accompagner dans certains de mes voyages. Il n'y aura aucun problème.
- Et qui vas-tu rencontrer ?
- Pour clause de confidentialité je ne peux rien te dévoiler.
- …C'est un peu rapide tout ça pour moi.
- C'est pour le travail Harry.
- Je sais mais…
- Nous aurons chacun notre chambre que tu pourras fermer à clefs si tu crains pour ta vertu.
- Je ne suis pas une fille pour parler de vertu.
- J'avais remarqué et je ne serais pas ici si c'était le cas.
Harry se sentit rougir de gêne lorsqu'il remarqua que le serveur avait surement dû entendre leurs derniers échanges. Alors que Marcus commandait pour eux deux, Harry réfléchit un peu plus à leur situation et au fait qu'il avait maintenant une relation avec un homme plus âgé que lui et il n'osait imaginer la réaction de ses parents s'ils le découvraient. D'ailleurs avaient-ils une vraie relation ? « Arrête de te prendre la tête, il te plait et tu lui plais. Peut-être mais qu'est-ce qu'il veut de moi exactement ? Devine…C'est trop tôt et si soudain…STOP ! Profites du moment mon vieux ».
- Tu m'as l'air bien pensif.
- Je réfléchissais c'est tout.
- Et à quoi pensais-tu ?
- Je ne connais pas ton âge, en fait je ne connais rien de toi.
- J'ai vingt-six ans, ma mère est décédée il y a dix ans, je ne te parle pas de mon père tu l'as déjà rencontré, j'ai fait mes études à Oxford, j'ai vécu les deux dernières années en Allemagne et j'aime particulièrement les petits bruns aux yeux verts. Ca te va comme présentation ?
- C'est un peu vague.
- Il faut toujours savoir garder une part de mystère et toi que sais-tu faire à part rechercher des garçons sur le net ?
- Pas grand-chose. J'aurai dix-huit ans le 31 juillet prochain, j'ai hâte de commencer mes futurs études, j'ai pratiqué de l'athlétisme pendant quatre ans et j'aime un peu dessiner à mes heures perdues.
- Voici votre commande messieurs….Bon appétit.
- Merci firent les deux hommes en cœur.
Le reste du repas se passa dans une ambiance détendue bien loin des heurts des derniers jours. Marcus n'était pas très bavard mais il était de compagnie agréable avec un sens de l'humour plutôt caustique. Harry ne se lassait pas de le regarder et le trouvait de plus en plus séduisant. « Arrête de lui baver dessus comme ça, il va finir pas s'en rendre compte ».
A la fin du repas Marcus redevint sérieux et darda sur Harry son regard noir.
- Harry, est-ce que tes parents savent que tu es homosexuel ?
- Non et ils n'ont pas l'air de s'en douter. Pourquoi ?
- C'est bien ce qui me semblait surtout au vu de ta dispute avec ta mère. Au fait avais-tu vraiment ramené une fille chez toi ?
- …Non c'était mon frère Justin.
- Et tu l'as couvert ?
- Bien sur, c'est mon petit frère et on est très proche alors il est normal que je le protège.
- Et il est comment ce petit frère ?
- Tout le contraire de moi mais on s'entend très bien.
- Et lui il sait ?
- Oui on ne se cache rien.
- Lui as-tu parlé de nous ?
« Alors c'est de ça qu'il a peur, que les autres sachent ». L'euphorie d'Harry retomba aussitôt et déçu lui confirma qu'il ne s'était confié à personne. Suite à l'aveu, il entendit distinctement le soupir de soulagement de Marcus.
- Je ne te cache pas que je préfère que notre relation reste secrète car tu n'es pas encore majeur. Nous avons pris un très gros risque tout à l'heure, quelqu'un aurait pu entrer dans le bureau et nous surprendre. Nous devrons garder nos distances en présence des autres personnes et faire comme si rien ne se passait entre nous. Regarde, l'autre jour tu as réussis à surprendre ma conversation avec Montague. Comprends-tu ce que j'essaie de t'expliquer Harry ?
- Oui je comprends, tu as raison c'est plus prudent confirma Harry à contre cœur.
- Bien, il est temps pour nous de retourner travailler déclara Marcus.
Ils rentraient tranquillement côte à côte lorsqu'Harry sentit qu'on le poussait sous un porche désertique. Sans préambule, ses lèvres furent prises d'assaut et il n'eut que le temps de s'accrocher à la veste de Marcus pour ne pas tomber. Il se faisait littéralement violer la bouche et n'avait aucune possibilité de fuir cette étreinte. Comprenant que Marcus lui demandait encore de se soumettre, Harry ouvrit la bouche s'abandonnant au plaisir de cette langue qui jouait avec la sienne. Le jeu prit fin lorsque le plus âgé cessa le baiser pour aller doucement chatouiller l'oreille d'Harry qui mit plusieurs secondes avant de comprendre les mots que Marcus lui chuchotait.
- …Qu'est-ce…?
- Je veux que tu passes la nuit avec moi.
- Mais tu avais dit que…
- Je veux juste passer un peu de temps avec toi.
Pour le convaincre Marcus parcourut la gorge d'Harry de baisers brulants.
- Il ne se passera rien que tu ne voudras pas Harry, tu as ma promesse.
- Je ne suis pas certain de pouvoir...
- Où est passé l'intrépide Harry qui m'embrassait si passionnément ce matin ?
- Il se cache à la simple idée de…Nous pourrions juste passer la soirée ensemble, qu'en penses-tu ?
- Tes parents te surveillent comme du lait sur le feu. C'est ça ?
- …Un peu, surtout depuis que ma mère pense que je ramène à la maison des jeunes filles innocentes.
- Ok, comme je ne veux pas choquer maman POTTER, je te promets de te laisser repartir sain et sauf bien avant minuit. Ca te va où as-tu encore des objections ?
- Aucunes objections confirma Harry soulagé.
- Tant mieux.
Déprimée par la fin d'après-midi qu'elle venait de passer, Pansy déposa le paquet qu'elle tenait dans ses mains et s'étala sans aucune élégance sur la chaise qui se trouvait devant sa coiffeuse. Draco venait de la déposer devant la porte de son appartement et lui avait donné rendez-vous pour le vendredi soir. Il souhaitait qu'elle l'accompagne à une soirée caritative organisée par son père et s'était arrangé pour faire sa demande devant sa mère qui s'apprêtait à aller se promener. Avant même que Pansy puisse refuser, Mme Parkinson s'extasiait déjà sur la robe que sa fille allait porter pour cet évènement mondain et l'informa qu'elles iraient faire les magasins le lendemain matin aux premières lueurs de l'aube. Rien que cette perspective donnait des sueurs froides à Pansy qui connaissait la boulimie de sa mère pour les boutiques de vêtements.
Pire que tout, elle n'avait vraiment pas envie d'accompagner Draco à cette soirée pour jouer au gentil couple devant les parents de celui-ci. Elle s'était doutée qu'il ne la lâcherait pas si facilement mais de là à imaginer qu'il puisse se comporter ainsi à la simple idée qu'elle s'intéresse à un autre homme, c'était intolérable. On lui avait toujours dicté sa conduite, d'abord son père déçu qu'elle ne soit pas un garçon et qui l'avait enfermé à l'âge de onze ans dans un internat puis sa mère qui après son divorce avait reporté sur elle toutes ses ambitions d'un mariage avantageux pour une vie d'opulence au milieu de la haute société. Cette vie là n'intéressait pas la jeune femme qui prévoyait depuis longtemps de devenir paysagiste, un métier bien loin de lui apporter la richesse qu'escomptait sa mère. Elle s'était inscrite à l'Ecole Nationale Supérieure de Paysage à Versailles et venait de recevoir une réponse positive qui l'espérait-elle changerait le cours de sa vie. Elle avait aussi réussi à soutirer à son père la promesse qu'il financerait ses futures études et celui-ci trop obnubilé par sa toute nouvelle épouse n'avait rien trouvé à lui redire « Il doit aimer se faire tenir par les couilles, d'abord maman et maintenant cette pouffiasse ».
Elle repensa à son après-midi passé avec Neville et au plaisir qu'ils avaient eu à être ensemble. Allait-elle vraiment laissé Draco l'éloigner de ce garçon si doux et tranquille ? Allait-elle laisser ce fou furieux décider de son avenir et l'empêcher de vivre sa vie comme elle l'entendait ? « Il fera de moi sa potiche….peut-être s'est-il confié à Théodore ? S'il y en a bien un qui peut lui faire entendre raison, c'est lui ».
Sans se laisser le temps à la réflexion, elle composa le numéro de son ami en espérant qu'il décrocherait du premier coup.
- Allo.
- Théodore c'est Pansy à l'appareil, je ne te dérange pas ?
- Bonjour Pansy.
- J'ai vu Draco aujourd'hui et il m'a fait très peur.
Un silence prolongé suivit la confession de Pansy qui se demandait si elle n'avait pas été trop directe.
- Qu'est-ce qu'il a fait exactement ?
- Il m'a menacé si je ne reprenais pas notre liaison là où elle s'était arrêtée.
- Il attaque fort mais je m'en doutais un peu.
- Tu connaissais donc ces intentions. Quand allais-tu m'en faire part Théodore, le jour où il m'aurait offert une bague de fiançailles ? Se fâcha Pansy en colère que son ami n'ait pas dédaigné la prévenir des intentions de Draco.
- Reste tranquille Pansy, il est juste un peu sur les nerfs en ce moment et quand il sera calmé il se rendra compte qu'entre vous deux ce n'est plus possible.
- J'en doute. C'est la première fois que je le vois ainsi, j'ai cru qu'il allait frapper Neville.
- Neville ?
- Oui, Neville Londubat. Tu l'as rencontré la semaine dernière quand on est allé au pub.
Pansy entendit Théodore soupirer et lui demander agacé ce qu'elle faisait avec ce garçon.
- Tu ne vas pas t'y mettre toi aussi, je vois qui je veux et surtout je sors avec qui je veux. Je le connais depuis des années mais je viens d'apprendre qu'il est amoureux de moi et surtout il n'est pas comme les autres.
- Tu veux dire qu'il n'est pas comme Draco.
- Je ne suis pas superficielle au point de rechercher l'exact opposé de ce…de ce…, bref il me plait depuis pas mal de temps et j'ai juste été surprise que ce soit réciproque….Théo, est-ce que tu parleras à Draco ? Au moins pour que je sache à quoi m'en tenir.
Après un long silence Théodore Nott accepta de discuter avec le blond et d'essayer de le résonner.
- Merci Théodore, tu me tiendras au courant n'est-ce pas ?
- Je t'appelle dès que j'apprends quelque chose. D'ici là, je te conseille de te tenir tranquille et d'éviter de l'énerver.
- Ok, je serai sage. A bientôt Théodore.
- Au revoir Pansy.
« Je n'ai plus qu'à attendre son appel ». Seul le souvenir du doux sourire de Neville lui permit d'aborder sereinement la soirée qui l'attendait.
Cette réunion était vraiment interminable et Harry était pressé qu'elle se termine au plus vite. Il avait encore la tête dans les nuages, incapable de revenir à la réalité après les évènements de la matinée et il mourrait d'envie de passer un peu de temps avec l'homme dont il était amoureux. Pour l'instant, il ne pouvait qu'admirer Marcus de loin qui mettait la touche finale aux derniers détails du contrat avec leur nouveau client, un négociant en vin qui souhaitait exporter sa production vers l'étranger.
- Bien Messieurs, vous connaissez maintenant toutes les clauses du contrat, avez-vous d'autres questions avant la signature ?
- Vous avez répondu à toutes nos interrogations M. Flint et c'est avec plaisir que nous donnons notre accord à cette future collaboration le gratifia un homme d'âge mûr.
Marcus tendit plusieurs documents aux négociants et leur montra où ils devaient apposer leurs signatures. Après les congratulations d'usages, il leur proposa de les accompagner jusqu'aux portes de la société. Harry qui s'était levé pour quitter la salle de réunion sentit au passage de Marcus une main lui caresser furtivement le postérieur et gêné par la réaction physique qui lui fit monter le rouge aux joues, il s'engouffra dans le couloir sans même se retourner « Il suffit qu'il m'effleure et je pense aussitôt au sexe, au secours Mon Dieu ». Harry était calmé quand il retrouva son bureau et commença à ranger ses affaires sachant qu'il partirait dans quelques minutes. Il ne souhaitait pas trop s'attarder sur la soirée à venir ni sur l'intimité qui en découlerait, Marcus lui avait promis qu'il serait sage et il avait assez confiance pour le croire « Confiance ? Tu le connais à peine ».
- Tu es pressé au point d'être déjà prêt ? retentit une voix chaude à son oreille.
Surpris, Harry posa sa main sur son cœur et demanda à Marcus son astuce pour réussir à toujours le surprendre quand il s'y attendait le moins. Marcus lui lécha l'oreille et lui répondit qu'il n'avait aucunement l'attention de lui avouer son secret.
- Ce serait trop facile tu comprends, je compte bien te surprendre encore. Aller je prends mes affaires et on y va.
- Il serait peut-être plus prudent que je t'attende dehors.
- Je suis garé dans le parking, tu n'as qu'à m'attendre devant le bistro de ce midi et je te récupère.
- Tu as une voiture dans Paris ?
- Oui comme des milliers de parisiens qui ne supportent pas les transports. Allez vas-y je n'en ai pas pour longtemps.
Après un dernier regard, Harry se dirigea vers la sortie et ne rencontra pas grand monde, il était vingt heures passé et la plupart des employés étaient rentrés chez eux. Il retrouva facilement son chemin jusqu'au bistrot et attendit patiemment l'arrivée de Marcus. C'est les yeux ronds qu'il vit un coupé sport de couleur noir s'arrêter à son niveau. Sans réfléchir, il ouvrit la portière et sauta littéralement à l'intérieur.
- Elle est magnifique cette voiture, c'est le dernier modèle ? Demanda Harry pendant qu'il attachait sa ceinture.
- Oui, mais je l'ai loué, c'est moins d'entretien dans une grande ville telle que celle-ci lui répondit Marcus qui venait de redémarrer.
- Ca change de la voiture de mon père, si Justin me voyait il serait vert de jalousie.
- Ton frère à bon goût mais quel genre de voiture a donc ton père pour que tu fasses cette moue dégoutée ?
- Une espèce de monospace rouge et le vieux modèle s'il vous plait, il n'y connait pas grand-chose en voiture, lui c'est plutôt la moto. Avec Sirius il compte un jour traverser l'Amérique d'Est en Ouest, roulez sur la route 66 c'est son rêve de gosse.
- Sirius Black ? Je l'ai rencontré le jour de la fusion, il m'a fait une assez bonne impression.
- C'est mon parrain et le meilleur ami de mon père, c'est grâce à lui que nous sommes en France.
- Tu as l'air de beaucoup l'apprécier dis-moi ?
- Oui c'est normal, je le connais depuis ma naissance.
- Et il n'y a rien de plus ? Demanda Marcus qui au même moment posa sa main sur le genou gauche de son jeune passager.
Harry qui se rendit compte de suite de l'allusion faite sur sa relation d'avec Sirius allait nier la moindre attirance quand il sentit la main posée sur son genou glissée vers l'intérieure de sa cuisse et remonter jusqu'à son entre-jambe où elle s'arrêta. Inconsciemment, Harry serra les cuisses pour empêcher à la curieuse de s'échapper.
- Le feu est passé au vert Harry et j'ai besoin que tu me rendes ma main si tu veux que je nous mène le plus vite possible à mon appartement.
- Si tu l'dis. Tiens elle est toute à toi répondit Harry qui n'en revenait pas de flirter ainsi avec cet homme qui l'impressionnait tellement.
- Merci j'y tiens, mais ne t'inquiète pas je n'oublierai pas l'invitation.
- Tu ne m'as pas dit où tu habitais, c'est loin d'ici ? Tenta Harry pour changer de conversation.
- J'habite une petite rue près du boulevard Pereire.
- Tu es dans le dix-septième ? Mais ce n'est pas la porte à côté.
- C'est un quartier sympa.
Un silence confortable s'installa dans l'habitacle et Harry finit par somnoler, bercé par la conduite toute en souplesse de Marcus.
- Harry réveilles-toi, on est arrivé.
- Mmmmmhhhhhhh ! Bien ici…Veux dormir.
- Allez fais un effort….Harry si tu restes là je te prends ici même dans la voiture.
- QUOI ?...Non, non c'est bon je suis bien réveillé, regarde mes yeux ils sont grands ouverts….On y va maintenant ? Ajouta Harry qui en profita pour descendre de la voiture.
Marcus riait encore dans l'ascenseur qui les conduisit directement au dernier étage de l'immeuble.
- Je loue cet appartement à un ami indiqua Marcus en ouvrant la porte.
- …Ce n'est pas un peu minimalisme comme décoration ? questionna Harry étonné de découvrir pour seul ameublement un canapé et une petite table basse.
- Je n'ai pas eu le temps de m'occuper de l'aménagement. Installe-toi sur le canapé pendant que je commande. Tu aimes le japonais ?
- Oui j'aime beaucoup.
Harry inspecta la pièce et trouva dommage que l'appartement ne soit pas plus aménagé, ce qui lui aurait permis de connaître un peu mieux les goûts du locataire. Il vit celui-ci passer devant lui pour allumer la chaine hi-fi qui se trouvait à terre et un morceau de jazz emplit alors la pièce. Comme au ralentit, Marcus s'avança vers lui pour le prendre dans ses bras.
- Le livreur doit arriver d'ici une demi-heure, tu as une idée pour passer le temps ?
- …On peut parler proposa Harry avec nervosité en repensant avec quelle dextérité cet homme pouvait lui faire perdre la tête.
- Parler…Mmmmmhhhhh ! Réfléchit Marcus qui logea une jambe entre celles du plus jeune. J'ai une idée plus intéressante mais ne t'inquiète pas, tu peux dire tout ce qui te passe par la tête pendant que je m'occupe de toi.
Et sans prévenir il souleva Harry qui enroula machinalement ses jambes autour de Marcus.
- Qu'est-ce que tu fais ? Chuchota Harry appréhendant la suite des évènements.
- On va simplement se faire plaisir, alors détends-toi.
- Mais…
Du bout de la langue, Marcus traça un chemin de la base du cou d'Harry jusqu'à ses lèvres dont il redessina les contours.
- J'ai envie de toi avoua t-il en resserrant ses mains sur les fesses fermes d'Harry qui gémit sous le délicieux contacte. Donne-moi ta bouche...
Succombant à la supplication, Harry frôla de sa langue les lèvres d'un Marcus impatient qui ouvrit aussitôt la bouche pour happer l'appendice rose et le sucer avec frénésie. Ils s'embrassèrent jusqu'à ce que le grand brun s'approche du canapé pour les y installer gardant Harry à califourchon sur ses cuisses.
- Comment…? S'inquiéta Harry sentant les grandes mains se glisser sous son jean pour caresser ses fesses charnues.
- Chhhuuutttt….laisse-moi seulement te toucher grogna Marcus conscient qu'il devait y aller étape par étape. C'était la première fois qu'il se montrait si patient avec un futur amant ne souhaitant pas gâcher cette toute nouvelle relation.
- Le livreur va bientôt arriver, il faudrait peut-être mettre le couvert insista le jeune homme qui faillit s'étrangler en baissant les yeux sur les pectoraux mis à nus par la chemise blanche entrouverte.
- T'inquiète, il ramène les baguettes…rassure-moi Harry, tu as bien conscience que j'ai mes mains posées sur ton joli p'tit cul ?
- Oui, oui… répondit évasivement le jeune homme incapable de détourner son attention du torse qui se trouvait juste sous son nez. Ces quinze derniers jours, il avait fantasmé à fond sur cet homme incroyablement beau allant même jusqu'à le croquer sur des dizaines de feuilles à dessin qu'il avait soigneusement cachées mais la réalité dépassait largement ses rêves les plus inavouables. A partir de maintenant il aurait de quoi alimenter son imagination pour les dix prochaines années. Tu es musclé ajouta t-il en écartant la chemise qu'il venait de déboutonner, vraiment très musclé.
- Hum…
- C'est dur dit Harry en posant ses paumes sur les pectoraux bombés couverts d'une toison si douce. Mmmmmhhhhhh ! Et si doux ajouta-t-il avant de se rendre compte qu'il venait de parler à voix haute.
- Harry...
Le jeune homme leva les yeux et sourit à la vue du regard voilé de Marcus qui continuait toujours de malaxer son postérieur. De temps à autres, Harry sentait des doigts inquisiteurs écarter ses deux globes de chairs tendres effleurant son anus à chacun de leurs passages. Ce geste très intime aurait dû l'inquiéter mais pour une raison qu'il ne s'expliquait il avait confiance en Marcus pour qu'il n'aille pas plus loin. Ses seules expériences sexuelles se résumaient à des petites branlettes en solitaire un peu plus fréquentes ces temps-ci et à une caresse qu'il avait prodiguée à son dernier petit-ami avant de se faire surprendre par Ron. Il avait eu à peine le temps de toucher l'autre garçon à travers le caleçon de celui-ci, c'était dire à quel point il était ignorant des choses du sexe.
Marcus quant à lui avait beaucoup d'expérience et ne doutait absolument pas de l'attraction qu'il exerçait sur les autres hommes. Cette assurance non feinte avait fortement inquiété Harry qui craignait de ne pas être à la hauteur le moment venu. Toutes ses peurs venaient de fondre comme neige au soleil tant le désir avait assombri les iris de Marcus quand il avait effleuré du bout des doigts les petits tétons roses pâles. Soulagé d'être ainsi désiré, il enfouit son visage dans les doux poils bruns de ce torse si désirable et aspira à grande goulée l'odeur musquée qui s'en dégageait.
- J'aime le goût de ta peau avoua-t-il en baladant son nez jusqu'à une épaule ronde qu'il mordilla.
La tendresse remplaça la passion laissant les deux hommes profiter de cette accalmie pour se cajoler.
- Tu es bien là ? Demanda Marcus qui venait d'ôter une de ses mains du caleçon du plus jeune pour aller fourrager dans la chevelure de celui-ci.
- Très bien et pour ton information tu fais un oreiller plutôt acceptable s'amusa à dire Harry en posant un baiser sur le téton droit de Marcus.
- Viens par ici toi rit Marcus en les faisant basculer sur le côté. Sache Potter que ce corps magnifique n'a pas pour fonction de te servir d'oreiller, il est là pour satisfaire tous tes désir inavoués et accessoirement me permettre de me servir du tien pour satisfaire aussi tous mes désirs que je meure d'envie de t'avouer…compris ?
- Oui…tous tes désirs ? Et qui sont ?
- Ma…
« Ddddrrrrriiiiinnnnngggggg ! »
- Sauvé. Attend-moi je reviens tout de suite, j'espère que tu as faim.
- J'ai une faim de loup chuchota Harry qui ne parlait pas de nourriture.
Marcus reboutonna sa chemise et après un dernier baiser s'éloigna vers la porte d'entrée. Harry profita de son départ pour se diriger vers la fenêtre et admirer les toits parisiens qui se trouvaient en dessous de lui, il entendit vaguement la discussion entre Marcus et le livreur puis la porte qui se refermait.
- J'ai pris un peu de tout comme je ne savais pas ce que tu aimes…Harry ?
- Je suis là, tu as une vue magnifique sur les toits et ce soir la lune est tellement proche qu'on pourrait presque la toucher.
- La prochaine fois tu apporteras tes affaires de dessin si la vue te plait tant.
- C'est une idée mais j'ai un autre modèle en vue.
- Quoi donc ?
- Plutôt qui.
Marcus disposait les sachets de nourritures sur la table basse quand il comprit l'allusion du plus jeune. Séduit par cette idée, son sourcil droit prit la forme d'un accent circonflexe et il demanda à Harry s'il était spécialiste des nus.
- Jusque là je me suis spécialisé dans la nature morte précisa Harry d'un ton sérieux.
- Sympa pour moi.
- C'est pour ça que tu dois accepter.
Harry s'approcha lentement de Marcus et commença à déboutonner la chemise blanche.
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Je vérifie que mon modèle a les mensurations exigées.
- Nom de Dieu Harry ! Ne devrais-tu pas être une vierge effarouchée ? s'étonna Marcus en stoppant la progression des petites mains travailleuses.
-...?
- Ok. Je suis conscient que je vais devoir attendre et ça ne me dérange pas….Tu n'as pas l'air surpris ?
- Pas trop.
- De mieux en mieux.
- Mon comportement te dérange ?
- Tu es « hot » Harry mais ce n'est pas d'aujourd'hui, alors non ça ne me dérange pas. Mais…ne joue pas trop avec mes nerfs car je suis loin d'être un contemplatif. Viens avec moi, je vais te montrer où tu peux aller te laver les mains avant de passer à table.
Il suivit Marcus jusqu'à la cuisine.
- Je croyais que tu allais me faire visiter.
- T'as première visite sera pour mon lit et comme ce n'est pas pour ce soir tu attendras pour que je te montre le reste de l'appartement. Ce sera ta récompense.
Ils terminèrent de se laver les mains et s'installèrent pour commencer à diner. Pendant toute la moitié du repas Harry resta silencieux se demandant s'il était judicieux de poser la question qui le taraudait.
- Ca fait mal la pénétration ?
- ...?
Devant ce silence quasiment religieux, Harry leva ses yeux de son maki au thon rouge et faillit rire devant l'air ahuri de Marcus. Celui-ci avait encore le bout de ses baguettes à la bouche qu'il mâchouillait machinalement.
- C'est idiot comme question, excuse-moi Marcus. Oublie ça.
Celui-ci reprit ses esprits et s'approcha du joli brun qui l'étonnait d'heure en heure.
- Non, ce n'est pas idiot, c'est même légitime que tu t'inquiètes. C'est juste que si l'on m'avait dit ce matin que j'aurais cette conversation ce soir dans mon salon, je l'aurais traité de fou.
- Ca va trop vite c'est ça ?
- Pas vraiment non. C'est plutôt que…Comment te dire ça…en général les amants que je choisis n'ont pas beaucoup de discussions.
- Tu n'aimes pas les complications et moi je parle beaucoup.
- C'est un peu ça oui.
- Tu préfères éviter le sujet.
- De la pénétration ? Pas spécialement. Allez viens par là, tonton Marcus va te faire une démonstration en live.
Grace à la plaisanterie de Marcus, la tension redescendit et ils terminèrent leur repas en continuant de se taquiner.
- Tu veux toujours en discuter demanda Marcus allongé sur le canapé.
Ils venaient de débarrasser et Harry devait bientôt rentrer mais avant de le raccompagner Marcus voulait absolument rassurer son… « Ami ? Petit-ami ? Copain ? Partenaire ?...Bref ! ». Harry s'allongea sur Marcus et comme un peu plutôt dans la soirée, il posa sa tête sur le torse accueillant.
- C'est gênant, tout de même.
- Lance-toi maintenant sinon tu n'oseras plus demander.
- Est-ce que ça fait mal ?
- Première chose, t'es-tu déjà enfoncé des doigts dans le cul ?
- MARCUS ! Hurla Harry choqué.
- Quoi ? Ca m'intéresse et surtout ça te permet de savoir si c'est une chose qui t'excite.
- …Jamais osé mais j'en ai eu envie…pas mal de fois. Surtout que dans les films j'ai vu que les mecs avaient l'air d'adorer ça.
- Ca c'est leur boulot et les films de culs sont loin d'être une référence. Ce que je peux te dire c'est que se faire baiser l'anus est toujours plus ou moins douloureux après tout dépend sur quel mec tu tombes.
- Ah bon ! soupira Harry un peu déçu.
Marcus souleva le corps souple et posa son front contre celui d'Harry.
- Tu veux que je sois franc, j'aime les deux, prendre et être pris après tout dépend du mec avec qui je le fais. Je sais un mythe est entrain de tomber. Bref, j'en connais qui ne supporte pas l'idée de se faire sodomiser mais qui bande rien qu'à l'idée d'enfiler un joli p'tit cul, d'autres qui atteignent le plaisir uniquement s'ils se font défoncer l'anus. Et puis il y a les mecs comme moi qui aiment bien diversifier leur plaisir.
- Marcus…
- Putain quand je pense à ce que je vais te dire. Ok, ouvre grand tes oreilles…j'accepte d'être ton cobaye.
- Marcus…
- Ne me remercie pas c'est cadeau.
- Marcus…
- Une petite pipe en échange ce serait pas mal, ça motive, surtout avec un puceau qui n'a jamais approché un cul de sa vie.
- Mar-cus !
- Oui Ha-rry !
- Je n'ai pas trop envie de te….enfin tu vois. Je préfère que ce soit toi qui me prennes. En fait, je n'arrête pas d'y penser et j'en ai très envie.
- Lève-toi Harry, je te ramène chez toi.
- Mais…
Et sans préambule Marcus aida Harry à se relever. Il fonça vers la cuisine pour prendre ses clefs de voiture et ouvrait déjà la porte d'entrée quand il se rendit compte qu'Harry se trouvait toujours dans le salon.
- Harry la voiture est dans le parking.
Seul le silence lui répondit.
- Une vraie gonzesse ce n'est pas possible autrement marmonna Marcus en retournant sur ses pas. Je t'ai vexé c'est ça.
- Pas du tout.
- Si, si ça se voit. Il faut tout t'expliquer si j'ai bien compris. Je te ramène chez toi pour éviter de te sauter tout court puisque tu as l'air d'en avoir tellement envie. Alors maintenant tu me suis sans discuter sinon je t'amène directement dans mon lit et ce sera loin d'être tendre.
« Ca c'est le Marcus que je connais, c'est me rassure dans un sens ».
Sans attendre la réponse, Marcus fit demi-tour le bruit des chaussures d'Harry claquant sur le parquet juste derrière lui.
Le jeune homme s'étonna du silence qui régnait dans l'appartement alors que son frère aurait dû s'y trouver. « Il est peut-être déjà couché ? ». Harry déposa ses affaires dans le placard de l'entrée et monta rapidement les escaliers pour se rendre dans sa chambre, il n'avait qu'une hâte s'allonger et repenser aux évènements des dernières heures. En entrant dans la pièce, il constata que les volets étaient fermés mais que Justin ne se trouvait pas dans son lit. Il vérifia sur son portable qu'il n'avait pas reçu d'appels et constata que son frère n'avait pas essayé de le joindre. « Il a dû profiter de l'absence des parents pour aller faire un tour ». Harry hésitait entre prendre sa douche ou aller directement se coucher quand il entendit du bruit dans le couloir. Etonné de n'avoir pas entendu la porte d'entrée claquée, il sortit de la chambre pour vérifier qu'il n'y avait personne et tomba nez à nez avec Ginny et son frère.
- Qu'est-ce que vous faites là tous les deux ?
- Ginny rentrait chez elle renseigna Justin.
Harry dévisagea la sœur de son meilleur ami et constata qu'elle semblait mal à l'aise de se retrouver face à lui.
- Toute seule ?
- Elle a bien su venir jusqu'ici, elle saura bien retrouver son chemin pour renter chez elle.
- Justin…grogna Harry mécontent de la réplique de son frère. Il pensa à Marcus qui avait traversé tout Paris pour le raccompagner.
- Je vais me coucher fit Justin indifférent à la menace sous jacente de son aîné et sans rien ajouter de plus entra dans la chambre et referma la porte derrière lui.
Avant qu'Harry ne puisse réagisse, Ginny avait déjà disparut et quitter l'appartement sans le saluer. « Putain mais quel con ! ». Il n'avait jamais été autant en colère qu'à cet instant, du moins contre son frère dont il ne comprenait plus le comportement. Décidé à connaître le fin mot de l'histoire, il entra dans la chambre et attaqua aussitôt.
- Qu'est-ce que tu faisais avec Ginny ?
- Justin qui venait de passer son bas de pyjama se tourna vers son frère et lui répondit que cela ne le regardait pas.
- Tu te fous de moi c'est ça ? Je sais très bien ce que tu as fait avec elle mais j'aimerais savoir pourquoi ?
- En quoi ça te concerne, c'est parce que c'est la sœur de Ron ? Si tu savais comme je m'en contrefous de savoir que ton meilleur ami risque de te faire la gueule parce que je baise sa petite sœur.
- Sympa pour moi mais tu as raison, je n'ai pas spécialement envie que Ron sache que tu couches avec elle pour te vider les couilles.
- Gentil Harry emploie des gros mots maintenant, c'est nouveau ça ? se moqua Justin.
C'était la première fois que les deux frères se disputaient ainsi et aux vues de leurs regards respectifs ils n'étaient pas prêts de se calmer.
- Arrête de te foutre de moi et explique-moi pourquoi Ginny se trouvait avec toi ? contre-attaqua Harry.
- Tu veux vraiment savoir ? Ok ! J'avais envie de baiser, je l'ai appelé et elle a rappliqué comme la bonne petite salope qu'elle est. Fin de l'histoire !
- Fin de l'histoire ? Et tu crois que c'est terminé pour elle ? T'es naïf alors parce que vu le regard qu'elle avait tout à l'heure, c'est loin d'être fini pour elle.
- Quel regard ? Je ne l'ai pas forcé et elle savait très bien à quoi s'en tenir. Des fois je me demande si t'es vraiment un mec, n'importe quel type se féliciterait d'avoir tiré son coup mais toi tu ne peux pas t'empêcher d'emmerder tout le monde avec ta morale à la con. Tu veux que je te dise, ce n'est pas parce que t'es trop coincé pour baiser qu'on est tous pareils. J'aime le sexe et si les filles sont assez connes pour croire que je leur donnerai plus ce n'est pas mon problème et encore moins le tiens. Maintenant tu fais comme tu le sens, si tu veux tout aller répéter à ton meilleur ami vas-y.
Sur ces derniers mots, Justin monta dans son lit sans plus faire attention à son frère et éteignit la lumière. Harry quant à lui s'allongea sur le lit et cacha son visage dans l'oreiller afin de s'empêcher d'hurler contre son frère. Il était déçu que Justin utilise ainsi ses confidences sur son sentiment d'insécurité, juste pour éviter la conversation. Il se résolut à ne plus s'occuper des affaires de son frère et finit par se glisser sous la couette.
« Quelle journée et tout est allé si vite. Un peu trop vite peut-être ».
A suivre
