Hello tout le monde ! Voici le septième chapitre que j'ai du couper en deeeeux parce que c'était trop long TT_TT bon, je préfère prévenir de l'absence de lemon. J'espère que vous apprécierez tout de même ! Bonne lecture :)


- Playlist -

Marina and the Diamonds- Sex,Yeah

Lights & Motion - Our Time Is Now

TÜLPA & BLANKTS – Blueblack

Cerah - From the Quiet


Secret N°7: L'inceste (partie 1)


My anaconda don't...

Hinata fronça les sourcils avant même d'ouvrir les yeux.

My anaconda don't...

C'était quoi ça ?

My anaconda don't want none unless you got buns, hun !

Hinata se redressa avec un air très confus. Elle était bien dans sa chambre, dans son lit, dans sa maison, et pourtant elle entendait quelque chose de terriblement inhabituel. C'était du... Nicki Minaj ?! Le jeune fille cligna des yeux plusieurs fois avant de sortir de son lit.

Le son était terriblement fort pour qu'elle l'entende depuis sa chambre, au premier étage, et plus elle s'approchait du salon, plus elle s'en rendait compte. Elle dut mettre ses doigts sur ses oreilles car le son devenait trop douloureux. Ses petits pieds nus descendaient les grandes marches du corridors, et elle pouvait sentir les vibrations traverser son corps alors qu'elle se dirigeait naturellement vers la source de tout ce vacarme.

Arrivée sur le pas de la porte de la salle de sport, Hinata comprit enfin ce que tout cela voulait dire.

Devant le grand miroir, en tenue de sport, Hanabi dansait. Elle avait sûrement choisi elle-même la musique, ça ne faisait aucun doute. C'était un dimanche et elle faisait sa séance de danse hebdomadaire seule. Cependant c'était la première fois qu'elle mettait la musique aussi fort... Heureusement pour elle qu'elle devait s'entraîner de toute manière, et que leurs parents ne parlaient pas l'anglais !

And he telling me it's real, that he love my sex appeal...

Hinata ne pouvait faire autrement que de regarder sa petite sœur avec les yeux écarquillés. Même là, elle restait impressionnante : elle dansait littéralement comme une déesse. Malgré ses 12 ans, ses mouvements étaient terriblement sexuels, elle remuait des hanches comme une danseuse orientale, secouant les fesses qu'elle n'avait pas et sa petite poitrine en devenir. Hinata pouvait voir la sueur qui imprégnait la brassière blanche d'Hanabi. Le moins qu'on pouvait dire, c'est qu'elle dansait avec énergie. C'était comme si elle vivait ce qu'elle dansait... Elle avait l'air dans sa bulle, complètement ignorante du fait qu'Hinata était là.

L'adolescente arrivait difficilement à détacher ses yeux de la scène. Elle ne le fit que lorsqu'elle remarqua la présence de Neji à ses côtés. Les deux Hyûga échangèrent un regard et elle put lire dans les yeux de Neji le même étonnement que le sien. Son air de glace avait disparu alors qu'il regardait Hanabi danser comme une... Une minie danseuse de charme.

Neji sembla hésiter quelques instants, Hinata le vit lancer plusieurs regards à Hanabi et à la chaîne-hi fi, et finalement, il entra dans la pièce et coupa le son.

Hanabi sortit alors de sa transe, réalisant soudainement qu'on l'avait observé. Elle resta figée un instant puis se tourna vers Neji, le toisant avec un regard neutre. Hinata les vit s'observer pendant environs deux secondes et se demanda si Hanabi, dont le tempérament était habituellement en feu, allait s'énerver. Neji n'était pas vraiment leur grand-frère, et Hanabi supportait mal l'autorité de manière générale...

Mais contre toute attente, la petite Hyûga resta à sa place, elle se contenta de croiser les bras et se mit à chanter avec une voix forte et claironnante : « By the way, what he say ? He can tell I ain't missin ' no meals. Come through and fuck him in my automobile. »

Hinata écarquilla les yeux encore plus grand en réalisant que sa petite sœur âgée d'une douzaine d'année connaissait par cœur une chanson de Nicki Minaj et qu'en plus elle pouvait la rapper. Son flot était même très impressionnant, elle semblait maîtriser la chanson sur le bout des doigts.

« Let him eat it with his grills, and he tellin' me to chill, and he tellin' me it's real, that he love my sex appeal, say he don't like 'em boney, he want something he can grab. So I pulled him in the Jag, Mayweather with the jab like dun-d-d-dun dun-d-d-d-d-dun. »

Elle bougeait les fesses maintenant. Elle twerkait. Hinata trouvait la scène surréaliste. Elle cligna des yeux tout en se demandant à quoi tout cela rimait. Elle finit par décider de quitter la pièce, encore un peu sonnée par le réveil en fanfare auquel elle avait eu droit.

La jeune fille regagna donc le couloir sans un regard en arrière. Elle se sentait finalement mal à l'aise dans sa petite chemise de nuit blanche qui lui arrivait mi-cuisse. Et c'était sans parler de ses cheveux ébouriffés et du fait qu'elle ne portait pas de soutien-gorge. Quelques semaines auparavant, Hinata n'aurait sans doute même pas quitté la chambre dans cet état là, d'ailleurs.

Cependant, en arrivant dans le salon, la jeune fille se figea. Son père était là. Elle entrouvrit les lèvres, ne sachant si elle devait le saluer ou non, étant donné qu'il ne lui adressait plus la parole. Hiashi ne prêta pas attention à elle dans un premier temps, il traversait le salon sans même lui jeter un regard... Enfin, jusqu'à qu'il arrive à la hauteur de sa fille.

Il s'arrêta. Elle sentit son cœur battre. Il la regarda en fronçant les sourcils. Il ouvrit les lèvres pour dire quelque chose. Au final il ne dit rien et secoua la tête avant de s'en aller.

Hinata resta comme figée sur place. Elle avait vraiment cru que son père aller à nouveau lui adresser la parole. Mais ceci-dit, peut-être que ça aurait été pour la sermonner. Qu'est-ce qu'il était sur le point de dire ? Est-ce qu'il avait remarqué sa poitrine qui déformait sa chemise de nuit blanche, ou alors le fait qu'elle ne portait pas de sous-vêtements ?

Toute chamboulée, Hinata se laissa tomber sur le canapé, ignorant la lointaine mélodie d'Anaconda qui reprenait. Quelques secondes plus tard, Neji entrait lui aussi dans le salon. Lui aussi était visiblement en pyjama, ne portant qu'un simple pantalon noir et un débardeur blanc. Il échangea un regard avec Hinata avant de s'approcher d'elle et de s'asseoir à l'autre extrémité du canapé. Il jeta alors en vitesse un œil derrière lui comme pour vérifier que personne n'était là, et dit : « Où est-ce qu'elle a appris à parler l'anglais comme ça ? Elle a vraiment de la chance que Hiashi n'y comprenne rien et qu'il ait l'air occupé à autre chose. »

La jeune fille ne put que hocher la tête tout en ravalant difficilement sa salive. Ses notes à elle en anglais étaient médiocres. Même plus que médiocre. Celles d'Hanabi devaient friser la perfection. C'était effrayant. Comment sa petite sœur pouvait-elle être aussi douée dans tout ce qu'elle faisait ? Elle se battait parfaitement, dansait parfaitement, chantait parfaitement... Merde, elle était même parfaitement sexuelle ! Et ce n'était qu'une enfant. Elle devait passer trop de temps à traîner sur internet et devant MTV...

« C'est incroyable, » murmura-t-elle, perdue dans ses pensées.

Neji devait sûrement se faire les mêmes réflexions, car il sembla comprendre et acquiesça.

Hinata serra ses cuisses, se rappelant soudainement de sa tenue. Elle tira un peu sur la petite robe pour couvrir ses jambes, bien qu'étrangement, elle ne se sentait pas mal à l'aise. Neji n'avait pas posé un regard quelconque sur elle pour le moment et... Peut-être qu'elle l'aurait voulu, justement. Elle se rappelait encore de la manière qu'il avait eu de regarder sa poitrine quand il avait réalisé qu'elle portait le collier offert par Naruto. Un regard dévorant, bouillant. Elle se demandait pourquoi il ne la regardait pas comme ça en cet instant.

C'est sûre qu'à côté de la sexualisation dont faisait preuve sa petite sœur, Hinata devait faire pâle figure. Elle songea avec tristesse qu'elle ne lui arrivait pas à la cheville. Elle était trop pure, trop sage. Jamais elle ne pourrai danser avec autant d'énergie et de dévotion que sa cadette... C'était impossible.

Elle remua ses genoux de dépit. Elle avait beau avoir perdue sa virginité et s'épanouir sexuellement avec l'aide de Naruto, elle restait la même dans le fond... C'était à se demander ce que Naruto lui trouvait, elle qui avait l'air d'une poupée de chine, quand il y avait là dehors des filles comme Hanabi, des bombasses américaines minces avec le cul bombé.

Hinata fut cependant tirée de sa rêverie lorsqu'elle entendit Neji soupirer. Elle l'observa un moment et réalisa qu'il avait les traits tirés. La tête posée dans sa main, il regardait sans le voir le grand écran noir de la télévision.

« T-tu as l'air fatigué, » bafouilla sa cousine tout en se maudissant intérieurement de toujours bégayer au mauvais moment. Neji ne sembla pas s'en soucier cependant. Son regard froid comme de la glace se posa sur elle avant de se reporter devant lui à nouveau. Pendant un moment, elle crut qu'il ne répondrait pas, mais il finit par soupirer et ouvrit la bouche.

« L'entraînement d'hier a été dur. »

Une phrase simple, droite, à l'image de Neji. Et pourtant ça ne sonnait pas comme Neji.

« Ah bon ? » fit un peu maladroitement Hinata, entrouvrant ses lèvres avec un mouvement qu'elle savait un peu idiot mais ne pouvait empêcher. Elle n'avait jamais entendu Neji se plaindre de son entraînement quotidien au dojo... Au contraire. Chaque fois qu'il y faisait allusion, c'était en compagnie de son père, et il ne parlait que des aspects positifs. Alors l'entendre dire une telle chose...

« Je... » commença-t-il avant de s'arrêter. Cela fit tiquer Hinata. Neji ne bégayait jamais, lui. Elle l'observait attentivement il avait le même air polaire que d'habitude, et pourtant sa voix ne suivait pas, et il chuchota presque la suite de sa phrase : « je me suis entraîner contre Hanabi... »

Hinata cligna des yeux. Puis les éléments tissèrent des liens dans son esprit. Pour une fois, elle comprenait ce qu'il se passait sans qu'on ait à lui expliquer. Son cœur s'accéléra, et elle portant une main à ses lèvres tout en demandant à voix basse également : « Elle est si forte que ça ? »

« Elle est exceptionnellement douée, » répondit aussitôt Neji dont la gorge semblait nouée. « Je n'ai pas réussi à avoir le dessus une seule fois. »

« Wow, » fut tout ce que la jeune Hyûga fut capable de dire. Elle savait que sa sœur était douée, mais au point de battre Neji qui s'entraînait depuis son plus jeune âge et était considéré comme un très bon élève...

« Elle n'a que 12 ans, » souffla Neji avec amertume.

La phrase résonna dans l'esprit d'Hinata pendant quelques secondes. Hanabi n'avait que 12 ans et elle était déjà tellement prometteuse... Ses parents devaient avoir posé tellement d'espoir sur elle. Dans un élan de compassion, Hinata tenta de rassurer son cousin : « Père ne va pas te considérer moins bien parce que tu as perdu contre Hanabi durant un entraînement. »

« Tu n'en sais rien ! » s'écria Neji de façon très soudaine, si bien que la jeune fille sursauta.

Cette voix... Cette force. Cette autorité. Hinata en était toute retournée. Ça, c'était la façade que Neji montrait habituellement aux autres : il était soit froid, soit en colère. Le genre d'hommes que sa mère, Hikari, semblait tenir pour tous le genre masculin.

La jeune fille resta muette, un brin crispée que son cousin ait élevé la voix contre elle. Et pour ne rien arranger, il se mit à la toiser. Elle vit clairement ses yeux blancs de Hyûga descendre sur ses genoux et remonter jusqu'à sa poitrine et... Son visage...

« Désolé, » souffla-t-il, s'excusant d'avoir élevé la voix, ou peut-être s'excusant de la regarder comme il le faisait... Il tourna la tête.

Hinata avait le souffle coupé. Elle sentait comme des papillons dans son bas-ventre et voulait lui dire de ne pas s'excuser. Elle ravala difficilement sa salive, se sentant très vulnérable, assise là sur le canapé, en chemise de nuit, sans aucun sous-vêtements...

« Quoi qu'il se passe Neji, j-je serais là. Au moins on sera en-... Ens-... »

« Ensemble, » termina-t-il pour elle, sans pour autant la regarder.

Elle pouvait sentir qu'il avait peur. Elle avait peur aussi. Mais ça ne l'empêcha pas de s'approcher très légèrement. De toute sa vie, elle n'avait jamais été aussi proche de Neji que ces derniers temps. Depuis que son père l'avait répudié, il semblait plus compatissant envers elle. Peut-être parce que lui non plus n'avait pas de père...

« Je... Je suis vrai-vraiment désolée que mon pè-... Que Hiashi te mette autant de pression sur les épaules, » dit-elle sincèrement. « Mais tu t'en sors très bien... »

Neji eut un genre de sourire triste et répondit : « Pour l'instant... »

« J'ai confiance en toi, » souffla Hinata.

Elle lui offrit alors un sourire sincère, joyeux, comme elle en avait rarement eut à son égard. Neji était son cousin, et c'était vrai, elle avait confiance en lui. Ce dernier la regarda un instant et ne put s'empêcher de la trouver adorable. Il se passa une main dans les cheveux et décida de plaisanter pour alléger l'atmosphère : « De toute façon, même si j'échoue, il leur restera toujours Hanabi. »

Les deux adolescents partagèrent un petit rire, et Hinata détourna pudiquement son regard tout en murmurant : « Je ne sais pas comment elle fait pour être à la fois exactement comme il faut, et complètement en dehors des limites. »

Neji acquiesça en croisant ses jambes l'une sur l'autre. « Je savais pas comment réagir tout à l'heure, » admit-il, « elle finit toujours par faire tout ce qu'elle veut au final, de toute façon. »

Hinata refoula au fond d'elle-même le douloureux sentiment qu'elle ne serait jamais comme Hanabi et hocha la tête poliment. Elle regardait en coin, le plus discrètement possible, l'entre jambe de son cousin. Elle était presque, presque sûre qu'il avait croisé les jambes pour une raison en particulier. Mais pourquoi ? Hinata ne pouvait croire qu'elle faisait un effet quelconque à Neji, elle, la fade poupée de porcelaine... Était-ce la danse d'Hanabi qui l'avait troublé ?

« Elle... Elle est jolie... Pas vrai ? » demanda encore maladroitement la jeune fille.

Elle n'osa pas regarder Neji qui prit quelques secondes pour répondre.

« J'en sais rien, » dit-il doucement, « je veux dire, elle est mignonne mais... Des fois j'ai l'impression de voir une adulte dans un corps d'enfant. »

Hinata cligna des yeux sans réagir. Il avait raison, c'était la parfaite définition d'Hanabi. Ça ne lui disait pas si son cousin aimait ça, en revanche...

« C'est troublant, » ajouta Neji d'un ton ferme. « J'ai peur qu'elle s'attire des ennuis plus tard, avec ce genre de comportement. »

L'adolescente acquiesça. Elle ouvrit la bouche pour répondre...

« Bonté divine, vous êtes encore en pyjama, tous les deux ? »

Mais ce ne fut pas elle qui parla. Surprise d'entendre la voix de sa mère, Hinata se retourna pour voir Hikari, tirée à quatre épingles, les fixer avec un regard outrés. La jeune fille rougit alors, réalisant qu'elle avait parlé avec son cousin pendant tout ce temps habillée dans une tenue sensée être portée au lit. Et en plus, ça lui avait paru tout à fait naturel.

Ceci dit, on pouvait en dire autant de Neji qui lui, regarda par terre avec honte.

« Je m'excuse, ce n'est pas digne de moi, je vais m'habiller immédiatement, » répondit-t-il avec une rapidité impressionnante.

Hinata, elle, se contenta de regagner sa chambre sans un mot. Elle retira sa chemise de nuit et resta nue pour les trente minutes qui suivirent.


Faisant preuve de toute la discrétion dont elle était capable, Hinata poussa doucement la porte de papier de riz et entra dans le dojo. Même avec son kimono, elle dénotait un peu dans ce décors où tous étaient en tenue de combat, mais ce jour là, Hinata était prête à endurer le sentiment qu'on la regarderait. Après tout, elle n'était pas sensée être là du tout. Ses parents, ou plutôt son père lui avait interdis de reprendre à nouveau des cours, considérant que c'était une perte de temps et d'argent pour tout le monde.

Mais si Hinata était là ce soir là, c'était avant tout pour venir voir s'entraîner quelqu'un...

Il était là. Au milieu de la salle, elle ne voyait plus que lui. Neji. Torse nu, elle voyait des gouttes de sueurs perler sur ses muscles saillant alors qu'il effectuait ses katas. Ses longs cheveux bruns dansaient autour de lui alors qu'il assenait des coups dans le vides. Son regard précis, déterminé, semblait aux yeux d'Hinata comme un étrange mélange entre les yeux de Sasuke et de Shikamaru. Il était tellement... Beau. Comment était-il possible qu'elle ne l'ait jamais remarqué avant ?

La jeune fille songea que le spectacle en valait largement la peine et ne regretta pas de s'être faufilée pour observer son cousin. Elle avait comme le sentiment confus qu'elle n'aurait pas dû... Mais elle ne faisait rien de mal, pas vrai ? Dévorer son cousin des yeux, ce n'était pas pire que ce qu'elle avait fait avant, si ?

Comme toujours, Hinata était bien trop prise par ses désirs pour s'empêcher de faire ce qu'elle avait envie de faire de toute façon. Assise sur le bord des tatamis, elle concentra sa force dans ses yeux pour voir à travers les murs et être sûre que son père n'était pas là. Elle jouait un peu avec le feu, ces derniers temps. Se mettre volontairement dans sur le chemin de son père n'était pas une bonne idée mais ce n'était pas de sa faute à elle si c'était là que Neji se trouvait. Le jeune fille l'observa bien sagement pendant son entraînement et il ne sembla pas la remarquer avant la fin. Lorsqu'il arriva vers elle, elle lui tendit une bouteille d'eau qu'il saisit sans la regarder.

« Tu devrais pas étudier au lieu de perdre ton temps ici ? » demanda-t-il un peu froidement après avoir bu.

« S-si, » répondit Hinata, « mais j'avais envie de te voir t'entraîner. »

Neji la regarda avec une certaine curiosité avant de s'essuyer la bouche du revers de la main. Son regard reprit une certaine dureté la seconde d'après, cependant.

« Je ne pense pas que ton père apprécierait que tu sois ici, » dit-il.

« Je m'en fiche, » répondit Hinata fermement, « je voulais te voir. »

Son cousin sembla ne pas savoir comment réagir. Ses yeux ne cessaient de changer d'expression, entre dureté et attendrissement. Il but une nouvelle gorgée et s'en alla. Hinata le suivit en faisant de tous petits pas à cause de son kimono. Les deux adolescents quittèrent rapidement le dojo et se retrouvèrent dans le jardin, sur le chemin qui les mèneraient au manoir Hyûga.

Neji avait juste pris la peine de remettre un débardeur, et Hinata ne pouvait s'empêcher de songer qu'il devait avoir froid avec l'hiver qui s'approchait, mais il semblait que la fraîcheur était l'élément de Neji il frissonnait à peine.

Ils marchaient côte à côte sous la végétation abondante du jardin, sous les arches fleuries et les grands arbres. Il n'y avait absolument personne à l'horizon et pour certaines raisons, cela faisait plaisir à Hinata d'être seule avec son cousin.

« Joli kimono, » lui dit-il d'ailleurs, tout en ralentissant le pas.

« Merci, » répondit simplement Hinata tout en rougissant. Elle était étonnée que Neji prête attention à sa tenue... Son kimono était simple : de couleur blanche et ornée de plumes d'un rose très pâle. C'était l'un de ses préférés.

« Hinata ? » demanda alors Neji tout en s'arrêtant pour lui faire face. « Pourquoi est-ce que tu voulais me voir ? »

Elle aurait dû s'attendre à cette question. Prise au dépourvus, la jeune fille sentit son cœur s'accélérer. Elle laissa son regard fuir sur l'une des fleurs à sa droite, sentant confusément qu'elle ne pouvait pas donner de réponse plaisante à cette question... Après tout pourquoi ? Pourquoi avait-elle passé la journée à penser à Neji ? Et jusqu'au besoin de venir l'observer dans un lieu dans lequel elle n'était plus sensée aller.

« Je... » commença-t-elle, un peu perdue. « Je n'en sais rien... »

Il la regardait presque avec dureté, mais après sa réponse, quelque chose dans ses yeux s'adoucit. Il toisa Hinata avant de détourner son regard. « Tu as changée ces derniers temps, » dit-il doucement.

La jeune fille se retint de lui dire que lui aussi avait changé. Qu'elle se sentait désormais plus à l'aise en sa présence... Qu'elle avait envie de passer du temps en sa compagnie parce qu'elle sentait que quelque chose se passait...

« Beaucoup de choses ont changées, » dit-elle simplement, « entre Sasuke, mon père... »

Hinata rougit presque en pensant également à Naruto et à sa vie sexuelle... Neji ne pouvait pas savoir tout ça. Elle resserra son kimono contre sa poitrine en se maudissant de ne pas avoir mis de sous-vêtements une fois encore, ça devenait une habitude.

« Non, » répondit Neji, « j'avais déjà l'impression que tu changeais avant... Ça a commencé il y a plusieurs semaines... »

Hinata préféra ne pas répondre. Elle et Neji s'étaient toujours vu de loin... Depuis qu'il était venu vivre avec eux, après la mort de son père, elle l'avait toujours trouvé assez refermé sur lui-même mais... Est-ce qu'il prêtait attention à elle depuis tout ce temps... ?

« Pour être honnête, » continua-t-il, « je suis assez inquiet pour toi ces derniers temps. »

« Pourquoi ça ? » demanda Hinata en redressant soudainement la tête avec une expression confuse.

« Je n'en sais rien, » dit Neji, « tu as souvent l'air ailleurs... Je te trouve plus... Plus extravertie qu'avant, mais en même temps, tu as l'air... Préoccupée. »

L'adolescente reporta son regard sur la même fleur qu'auparavant, ne sachant pas quoi penser. Elle était flattée que Neji s'intéresse à elle au point de noter un changement quelconque dans sa personnalité, mais en même temps... Pourquoi s'intéressait-il seulement à elle ?

Elle repensa avec gêne au moment où il lui avait demandé si elle s'était vraiment masturbée et qu'elle avait répondu que oui. Ce n'était pas le bon timing pour penser au sexe ! Hinata tâcha de chasser ces idées et serra les cuisses tout en répondant : « Je vais bien, tu ne devrais pas te soucier de moi... »

« Comment veux-tu que je ne me soucie pas de toi, » s'exclama Neji en mettant l'une de ses mains sur le bras d'Hinata, « tu es ma cousine. »

La jeune fille se sentit frémir au simple contact de cette main sur le doux tissus de son kimono. Elle baissa les yeux et répondit très bas : « Justement... »

L'adolescent aux cheveux bruns eut alors un mouvement de recule et retira sa main. Il se massa machinalement la nuque avant de se remettre à marcher. Hinata le suivit, les yeux fixés sur le sol. Elle ne comprenait pas ce qu'il s'était passé exactement, mais il lui avait bien semblé que le regard de Neji s'était une fois de plus aventuré sur sa poitrine.

Dieu, qu'elle avait envie de s'arrêter là, au milieu des buissons fleuris, et de simplement tirer sur les pans de son kimono pour se dévoiler à lui... Qu'est-ce qu'elle aurait donné pour qu'il la prenne là, sauvagement, au milieu du jardin. Elle n'en avait plus rien à faire que ce soit son cousin, elle mourrait de désir pour lui, il fallait l'admettre...

« Est-ce que c'est un chat ? » retentit soudainement la voix de Neji.

La jeune fille suivit son regard et remarqua qu'effectivement, un petit chat noir, blanc et roux sortait d'un buisson fleurit, la queue bien dressée vers le ciel. Il s'avança instinctivement vers les deux humains, comme heureux d'interrompre leur promenade.

« Oh je le connais ! » s'exclama Hinata en s'accroupissant pour caressant le chat qui semblait affectueux. « Il est venu jusqu'à mon balcon l'autre jour ! »

« Comment a-t-il pu entrer sur le terrain ? Il faut le mettre dehors, si Hiashi le voit, il sera fâché. »

Neji attendit que sa cousine termine de câliner le chat pour l'attraper par la nuque et aller le déposer à l'extérieur du jardin. Hinata, elle, resta patiente, observant la silhouette de Neji de loin, touchant machinalement sa poitrine à travers son kimono...

« Tu en as envie, n'est-ce pas Hinata ? »

La dénommée sursauta et plaqua ses mains contre sa bouche. Elle ne s'était pas attendue à ce que Anne apparaisse spontanément à côté d'elle à cet instant précis. Elle porta une main sur son cœur tout en s'exclamant : « Tu ne pourrais pas prévenir avant d'apparaître comme ça ! À chaque fois tu me fais peur ! »

« Tu t'y habituera, » répondit Anne en haussant les épaules, « tout comme tu t'habitueras à tes pulsions, tôt ou tard. » Hinata voulut répondre quelque chose, mais Anne plaqua soudainement sa main contre sa bouche et enchaîna : « Tu en meurs d'envie et tu devrais le faire. Déshabille toi, ici, maintenant. Tu verra bien sa réaction, qu'est-ce qu'il pourrait t'arriver de toute façon ? »

La Hyûga poussa la main d'Anne loin de sa bouche et répondit avec un certain agacement : « Mais tu es folle ? Je ne peux pas faire ça ! Je-... »

« Tu avais fais presque pareil avec Sasuke, » la coupa Anne.

« Mais non, ça n'avait rien avoir ! Sasuke était mon petit ami, Neji est mon cousin ! »

« Il ne te dira pas non, fais moi confiance, » insista l'énigmatique jeune fille tout en offrant un sourire acerbe, « il ne te repoussera pas. »

« Mais je-... »

La pauvre adolescente cligna plusieurs fois des paupières, mais Anne avait soudainement disparue. Elle avait le souffle saccadé et se sentait toute bouleversée. Comme souvent juste après avoir vue Anne, elle sentait son entre-jambe la brûler...

« Hinata ? »

Neji avançait vers elle et se rendait visiblement compte que quelque chose n'allait pas. Il l'appela encore tout en posant une main sur son bras : « Hinata, tout va bien ? »

La dénommée se tourna alors vers lui, et, tâchant de garder son calme, elle répondit : « Oui, je... Ça va... » Elle ravala sa salive et s'humidifia les lèvres rapidement tout en regardant Neji dans les yeux. Il avait l'air un peu inquiet et ne la lâchait pas du regard. « Neji... Il faut que je te demande quelque chose, » dit-elle alors.

Le Hyûga hocha la tête. « Je t'écoute, » dit-il.

« Est-ce que tu trouves Hanabi plus attirante que moi ? » demanda alors Hinata dans une petite voix aiguë, sans passer par 4 chemins.

Neji parut un peu sonné par la question. Ses yeux s'écarquillèrent légèrement et Hinata aurait juré qu'elle avait vu une légère teinte de rose sur ses joues. Elle se sentait tellement impétueuse d'avoir posé cette question, mais elle ne pouvait s'empêcher de continuer à le regarder avec son air déterminé. Elle ressemblait presque à un petit chaton.

Il fallut de longues secondes à son cousin pour enregistrer la question et réaliser qu'il devait répondre. Ses yeux se perdirent à droite et à gauche et plus les secondes passaient, plus il avait l'air embarrassé.

« Je... Hum... Je me suis jamais posé cette question, » bafouilla-t-il, « vous êtes toutes les deux mes cousines, et Hanabi n'a que 12 ans... »

Hinata le toisa avec un air presque déçue, comme si elle voulait dire : « tu ne réponds pas à ma question. »

Gêné, Neji avait les épaules contracté. Il regarda sur sa droite avant de finalement retourner sa veste et statuer : « Tu es plus attirante. À mes yeux, en tous cas. »

Les yeux de la Hyûga s'illuminèrent doucement, bien qu'elle avait encore des doutes. Elle serra nerveusement un pan de son kimono en demandant : « Mais Hanabi va grandir, et elle deviendra sûrement une personne très attirante ! »

Neji secoua alors la tête, ses joues devenant de plus en plus rose.

« Si Hanabi conserve son style actuel, je te préférerai quand même à elle. » Devant le regard curieux de sa cousine, il fut obligé de continuer : « Tu es... Plus authentique, je crois... Moins artificielle. »

Hinata fit un petit mouvement du menton, incertaine d'avoir bien compris. Elle se sentait à nouveau trop timide pour insister et décida d'accepter cette réponse.

« Tu as des doutes sur ta beauté ? » demanda alors Neji avec un air intrigué.

Hinata songea alors à toutes ces fois où on lui avait dit qu'elle était belle, qu'elle ferait une parfaite épouse japonaise avec son teint de porcelaine et ses longs cheveux noirs. Elle songeait aux amies de sa mère, aux esthéticiennes, aux couturières qui la noyaient toujours de compliments... Non, elle savait qu'elle incarnait un certain type de beauté. Ce qu'elle voulait savoir, c'était...

« Est-ce toi, je te plais, » demanda-t-elle si bas que Neji eut du mal à l'entendre.

« Je... » répondit-il en détournant une fois de plus ses yeux blancs.

Un courant d'air s'engouffra entre eux. Il faisait désormais nuit, et ils étaient éclairés par les lampes d'extérieur, soigneusement placées entre les buissons. Hinata attendit patiemment la réponse de Neji qui n'arriva pas. Elle le vit soudainement reprendre son masque glacé habituel, le rose disparaissant de ses joues alors qu'il annonça : « Nous ferions mieux de rentrer maintenant... »

Tout en se disant, il prit le petit chemin de pierre entre les plantes pour rentrer chez eux, et Hinata le suivit avec amertume. Il lui avait terriblement rappelé Sasuke... Sasuke qui avait toujours caché son désir pour elle, qui ne lui avait montré que de la froideur jusqu'à ce qu'elle prenne les choses en main... Soudain, son élan de spontanéité et d'impétuosité refit surface.

Son père l'avait déjà répudié. Qu'avait-elle à perdre ?

Elle s'arrêta au niveau d'un petit bassin japonais, juste après une grande haie de feuille, et jeta un bref regard à une des carpes koi.

Lorsque Neji réalisa qu'il n'entendait plus les pas d'Hinata derrière lui, il se retourna doucement, et aussitôt, ses yeux s'écarquillèrent.

Elle était en train d'enlever son kimono.

Sa cousine, la sage et timide Hinata Satsuki Hyûga, connue pour sa pudeur et son silence maladif, le fixait désormais droit dans les yeux, la poitrine à l'air, tenant son kimono de chaque côté de ses deux seins laiteux.

Il était littéralement à deux doigts de saigner du nez et fut incapable de réagir.

Hinata fit doucement descendre le tissu sur ses épaules et défit la ceinture du kimono afin de se dévoiler au complet. Elle avait peut-être l'air sûre d'elle, mais elle était si anxieuse que ses bras tremblaient, brûlaient, et elle avait bien du mal à défaire le tissu qui ne voulait pas céder sous ses mains, et elle dut baisser les yeux pour voir ce qui n'allait pas. Ses forces l'avaient simplement quittées et elle n'arrivait pas à défaire son vêtement.

Son cœur rata un battement lorsque Neji s'avança vers elle, les yeux tellement grands ouverts qu'on aurait pensé qu'ils allaient s'envoler.

« Hinata, mon dieu ! » s'exclama-t-il en attrapant les pans de son kimono fermement, pour les rabattre, une expression de choque traversait tout ses traits.

Elle, elle n'avait plus de force. Tout comme pour la limousine, elle regrettait son action et se sentit terriblement ridicule. Ses bras tombèrent mollement le long de son corps sans qu'elle ne puisse rien maîtriser. Merde mais qu'est-ce qui lui avait pris ! Stupide Anne ! Elle se maudit intérieurement.

« Mon dieu, » répéta Neji alors qu'il tentait tant bien que mal de remonter les manches le long des bras de sa cousine et sur ses épaules.

Les seins d'Hinata étaient toujours exposé, et elle pouvait même sentir la pointe de ses tétons caresser le torse de Neji qui était tellement proche d'elle. Sa gorge était si sèche que lorsqu'elle ouvrit la bouche pour parler, aucun mots ne voulut en sortir.

« Hinata, mais qu'est-ce qui t'a pris, » dit Neji, chuchotant avec colère tout en rabattant comme il le pouvait le tissus sur la poitrine de sa cousine. Son visage était à deux centimètres de celui, rouge comme une pivoine, de la jeune fille.

Une fois de plus, elle voulut répondre, mais fut incapable de dire quoi que ce soit. L'adolescent en face d'elle se retourna brièvement, mais il n'y avait personne. Pas à cette heure ci, et encore moins dans cette partie là du jardin.

« Qu'est-ce qui t'a pris, » répéta-t-il alors, plus calmement, tout en cherchant son regard.

Il avait les mains posées sur sa taille, et son visage beaucoup trop proche du sien. Le tissu tombait désormais n'importe comment sur la poitrine opulente d'Hinata qui se sentait comme détachée de son propre corps.

« J'en avais envie, » dit-elle dans un souffle, le regard vide.

Ses yeux étaient perdu quelque part au dessus de l'épaule droite de Neji qu'elle ne voyait pas vraiment. Son cœur battait à 100 à l'heure. Elle ne pouvait pas croire qu'elle avait fais ça.

« Vraiment ? » demanda le Hyûga.

Hinata cligna des yeux. Il y avait eu comme une note d'espoir dans ce simple mot. Pendant de longues secondes, elle resta silencieuse, puis, elle finit par regarder son cousin dans les yeux. Lui non plus ne dit rien. Ils se regardèrent un peu bêtement.

Puis, à nouveau guidée par le désir, Hinata découvrit à nouveau sa poitrine. Elle vit sur le visage de Neji une flopée d'émotion contraires se dessiner. Il avait l'air en plein dilemme, n'osant pas descendre ses yeux sur les deux lobes de chair juste sous son nez.

Mais très vite, il laissa son envie prendre le dessus. Il baissa doucement la tête et amena sa main droite vers le sein droit d'Hinata, son autre main enserrant un peu plus sa taille.

Hinata sentit son entre jambe frétiller d'excitation. Elle passa ses bras sur les épaules de Neji et gémit lorsqu'il effleura son téton du bout des doigts, avant de saisir le sein fermement dans sa main.

Après cela, tout s'enchaîna assez vite. Il plaça ses lèvres contre la joue d'Hinata tandis que sa main gauche glissait sous le tissus du kimono. Ils ne s'embrassèrent pas vraiment, mais leurs visages appuyaient l'un contre l'autre, se frottant comme deux chats se câlinant, jouant des mâchoires et faisant de petits mouvements de lèvres contre la joue de l'autre.

Les mains de Neji s'aventurèrent sur les seins qu'il pressa chastement avant de descendre dans son dos, sur son bassin, son bas-ventre... Il lâcha un sursaut de surprise en se rendant compte qu'Hinata n'avait pas non plus de culotte, et elle faillit en rire. Dans son excitation, elle pressa son corps contre celui de Neji, écartant les cuisses afin de relever une de ses jambes contre celle de son cousin.

Il remonta ses mains sur sa poitrine qu'il malaxa plus délicatement qu'auparavant, avec moins de fougue, mais une excitation palpable. Hinata en avait le souffle saccadé. La stimulation de sa poitrine par Naruto ne lui avait jamais fais autant d'effet. Elle n'avait jamais désiré aussi fort que quelqu'un touche ses seins à vrai dire. Elle n'avait jamais autant voulu qu'on l'aime dans son entièreté comme elle le voulait maintenant. Elle se sentait tellement flattée et comblée que Neji ne daigne trouver ne serait-ce qu'une infime partie d'elle désirable ou intéressante.

Et ce qui lui faisait le plus plaisir, c'était de sentir l'excitation ardente et dure de Neji de façon concrète, contre sa cuisse.

Jamais l'idée d'avoir un rapport sexuel ne lui avait paru aussi parfaite. Elle ne voulait pas seulement une queue cette fois-ci, comme ça avait été le cas avec Sasuke ou Naruto... Non. Cette fois-ci elle voulait la queue. Celle de Neji. Et pas juste sa queue, elle le voulait lui, elle voulait que lui la prenne et qu'il fasse d'elle sa chienne puis qu'il la câline jusqu'à ce qu'elle s'endorme parce que... Parce que c'était Neji... Parce qu'elle avait l'impression qu'ils se comprenaient, et qu'ils étaient compatible et que c'était lui.

Il n'y avait pas d'explication logique, mais Hinata en voulait plus. Prise dans sa fougue, elle se dit que au point où ils étaient, ils pouvaient tout aussi bien s'embrasser, surtout qu'elle en mourrait d'envie. Elle tourna donc son visage et colla ses lèvres contre celles de Neji. Il arrêta ses mouvements, et elle le vit fermer les yeux. Elle fit pareil. Jamais un simple baiser ne lui avait procuré autant de satisfaction...

Mais ce fut fini bien trop vite. Neji se recula, ses mains quittèrent sa poitrine, alors que, le souffle chamboulé, il lui dit : « On peut pas faire ça. »

Les yeux mis-clos, Hinata sentit les larmes monter. Elle qui était tellement excitée et si pleine de désir pour Neji... Ce rejet allait être dur à encaisser. Ou tout du moins, c'est ce qu'elle pensait jusqu'à ce que son cousin n'ajoute : « Pas ici. Et pas maintenant. »

Le cœur d'Hinata s'envola alors qu'elle cherchait le regard de son cousin. Ce qu'il venait de dire sous-entendait qu'il y avait une possibilité !

« C'est complètement fou ! » dit-elle son pour autant cacher son excitation.

« Je sais, » répondit Neji sur le même ton, un sourire confus transperçant son visage habituellement imperturbable.

« Mais où ? Et quand ? »

Il baissa les yeux vers elle et secoua négativement la tête.

« Je... Je n'en sais rien... » bafouilla-t-il, et c'était sans doute la première fois qu'elle l'entendait bafouiller. « Uh... Hinata, tu peux te rhabiller, s'il te plaît ? »

La jeune fille en avait presque oublié que ses seins étaient toujours visibles. Avec un sursaut, elle replaça son kimono , un peu maladroite dans son élan, tandis que Neji replaçait ses vêtement autour de son érection, tentant probablement de s'en débarrasser en fixant l'une des carpes koi dans le bassin juste à côté d'eux.

Hinata ne put s'empêcher de lâcher un petit rire cristallin en le regardant faire. C'était plus une façon de relâcher la pression qu'autre chose. Neji secouait machinalement la tête et tentait de le cacher derrières ses longs cheveux bruns, mais Hinata voyait bien que lui aussi riait.

Après quelques secondes, cependant, ils reprirent leur sérieux, et Neji se redressa en se raclant la gorge. Il vérifia que personne n'était dans les parages, une fois de plus, puis il regarda sa cousine pour annoncer avec fermeté : « Personne ne doit savoir. »

Hinata hocha la tête, sans même avoir besoin de demander ce dont Neji parlait exactement. Elle n'arrivait pas à croire que ça allait lui arriver, à elle. Elle, et son cousin.


Neji remercia le majordome qui tenait la porte de la voiture ouverte pour lui, puis il tandis sa main à Hinata pour l'aider à en sortir.

« Nous seront de retour à 17 heure, » dit-il au majordome qui acquiesça et promit que leur transport serait à l'heure.

Malgré le masque de marbre que Neji arborait, Hinata avait bien compris que cette sortie avait tout d'un premier rendez-vous. Ils ne pouvaient pas l'appeler ainsi, mais il n'y avait aucune autre raison pour laquelle Neji aurait demandé à ce qu'elle l'accompagne en ville alors qu'il allait, soit-disant, acheter des livres pour le lycée.

La jeune fille suivit son cousin en silence, déçue qu'ils ne puissent se montrer de signes d'affection en public et que Neji soit aussi froid avec elle, comme à son habitude. Elle s'était tellement caressée la veille au soir que son clitoris la brûlait encore... Elle se demandait si Neji en avait fait de même... Peut-être ? Elle n'oserait jamais le lui demander, en tous cas !

Ils firent plusieurs boutiques sans vraiment s'adresser de mot l'un à l'autre. Pour les rares fois où Hinata avait passé ce genre d'après-midi avec Neji, tout était habituel. Bien sûre, quelle idiote, elle s'attendait à quoi ? À ce que tout entre elle et son cousin change du tout au tout après ce qu'il s'était passé la veille. Il était toujours le même. Il lui commanda même d'aller s'acheter à boire seule alors que lui aller chercher quelque chose ailleurs.

Hinata se retrouva donc seule dans la file d'attente pour s'acheter du bubble tea, sa boisson favorite. Poireautant seule comme ça, elle se demanda ce qu'elle pouvait bien trouver de si attirant chez Neji et regretta presque Sasuke, mais surtout Naruto qui la laissait rarement seule lorsqu'ils étaient sensés passer du temps ensemble.

« Oh, mais c'est notre chère Hyûga ! » raisonna alors une voix familière.

Intriguée, Hinata tourna la tête et vit que les deux amies les plus proches d'Ino Yamanaka l'avaient repérées. Konan et Karin s'approchaient d'elle pour la 'saluer', mais le sixième sens d'Hinata se mit en alerte. Ce genre de chose n'était jamais bon signe.

« B-bonjour, » bafouilla-t-elle tout en les voyant s'approcher. Si le visage de Konan était impassible, celui de Karin en revanche, avait tout de celui d'une psychopathe souriant à sa prochaine victime.

« Mais qu'est-ce que tu fais ici toute seule, petit chaton ? » demanda Karin en souriant de toutes ses dents.

« Hm je... Je... J'accompagne juste m-mon cousin, » répondit Hinata, perturbée et comme toujours, très timide.

« Oh, Neji est ici ? » demanda Konan.

La Hyûga acquiesça tout en se sentant très anxieuse. Il fallait qu'elle se calme, personne ne pouvait savoir qu'elle avait envie de sauter son cousin, et puis, elle n'avait encore rien fait de toute façon.

Karin saisit alors l'une des mèches de cheveux d'Hinata, comme Ino l'avait déjà fait auparavant. Elle lui sourit et lui dit : « On passera le bonjour à Ino de ta part. Passe une bonne journée. »

Les deux jeunes femmes s'en allèrent alors comme elles étaient venues, et Hinata se demanda vraiment à quoi cela pouvait bien rimer. Elle acheta son thé et quitta la file d'attente pour tomber sur Neji qui la toisa avec froideur.

« Qui étaient ces filles qui sont venues te parler ? » demanda-t-il.

« Karin et Konan, » répondit la jeune fille, « elles sont dans notre lycées... Je ne sais pas ce qu'elles voulaient... »

« J'ai vu la façon dont elles t'ont parlées, » dit alors Neji, allant droit au but, « elles avaient complètement l'air de te dominer. Ce sont les amies d'Ino, pas vrai ? Je sais qu'elle en a après toi. Tu ne devrais pas te laisser martyriser ainsi. »

Hinata ne sut quoi répondre face à la sévérité de son cousin. Était-ce de sa faute si elle ne savait pas comment s'imposer auprès de ces pestes ?

Il n'insista pas plus que ça, et elle lui en fut reconnaissante. Elle était soumise, elle le savait. C'était extrêmement difficile pour elle de réagir dans ce genre de situation, de ne pas se laisser faire et de montrer qu'elle avait du répondant. Elle n'en avait tout simplement pas... Cela semblait vraiment déranger Neji cependant. Tout comme ça avait semblé déranger Sasuke. Hinata se demanda avec amertume si son amour pour Neji n'était pas qu'une reproduction de celui qu'elle avait eut pour l'Uchiwa. Elle n'avait pas envie de repasser par les mêmes conflits et de ré-entendre les mêmes reproches.

« Si elles t'ennuient au lycée, fais le moi savoir, » dit alors le Hyûga, tandis qu'ils prenaient le chemin de la bibliothèque.

Touchée par cette semi-promesse de protection, et par l'air un peu plus doux sur le visage de son cousin, la jeune fille se détendit un peu. Il était plus protecteur que Sasuke, en tous cas.

Bien qu'Hinata était heureuse qu'il désire passer du temps en sa compagnie, elle n'aimait pas particulièrement la bibliothèque qui lui rappelait que ses notes étaient catastrophiques. Elle laissa l'aîné regarder ses livres tandis qu'elle flânait entre les rayons, cherchant sans conviction une couverture qui pourrait attirer son regard. Son cœur s'était un peu serré depuis la veille. Est-ce que c'était ça, la tournure que leur relation prendrait ? Un Neji froid, réticent à l'idée de montrer une quelconque affection à son égard et se contentant de la laisser le suivre partout comme un caneton.

Machinalement, elle avait pris un livre d'un un rayon reculé du bâtiment et se mit à le feuilleter. Il s'agissait d'un ouvrage sur l'étude des oiseaux, et elle laissa ses doigts glisser sur les images des différentes races, tout en se demandant ce que cela pouvait bien être de pouvoir voler.

Soudainement, quelqu'un murmura à son oreille : « Ornithologie, hein ? Je ne suis pas vraiment surpris. »

« Hm ? » fit-elle un peu bêtement, tout en se retournant vers son cousin. Ce dernier regardait par dessus son épaule avec son air imperturbable habituel. Seul le clignement de ses yeux trahissaient le fait qu'il ne s'agissait pas d'un robot. Malgré tout, il avait l'air sincèrement intéressé par ce livre qu'Hinata avait choisit, et elle s'en sentit presque flatté.

« Tu as toujours tes perruches, pas vrai ? »

Hinata hocha la tête tout en rabattant ses yeux sur le livre. Il entrait rarement dans sa chambre, c'est vrai... Et elle était tellement grande que la cage des perruches n'était pas visible depuis le pas de la porte. Cet élément si inclus dans sa vie, elle n'en parlait jamais avec sa famille, donc ce n'était pas étonnant qu'il n'en sache pas grande chose.

« Tu en as bien trois, n'est-ce pas ? »

« Quatre, » corrigea-t-elle en souriant doucement, heureuse qu'il s'intéresse un peu à elle.

Un léger silence s'installa, et, un peu gênée, elle n'osa pas bouger, continuant à tourner les pages de son livre. Neji changea de position et s'adossa sur l'étagère pleine de livre sans rien dire, serrant dans sa main droite deux ouvrages qu'il avait pris dans d'autres rayons. Il semblait être en pleine réflexion, l'air un peu plus décontracté qu'en public, néanmoins.

« Je me souviens encore quand tu harcelais ton père tous les jours pour qu'il t'autorise à en avoir, » dit-il avec un air nostalgique.

« Il m'avait dit que si j'arrivais à avoir de meilleur résultats scolaires, il me les offrirait, » répondit Hinata en replaçant une mèche de ses cheveux derrière son oreille. « Mais je n'ai jamais réussi. C'est ma mère qui l'a convaincu de me les acheter pour noël... »

« Tu les as appelé comment ? » demanda alors Neji.

« Menthe, Citron, Azure et Bonbon, » répondit-elle sans avoir à réfléchir, tant les noms lui étaient familiés.

Neji laissa échapper un très légers rire qui intrigua Hinata. Elle releva la tête vers son cousin avec une mine interrogative.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda-t-elle.

« Oh rien, » fit son cousin avec un air un peu arrogant, « c'est juste que c'est très... Disons, féminin. »

Hinata haussa les épaules sans comprendre et répondit un peu bêtement : « Je suis une fille. »

« Oui, ça je le sais, » répondit Neji en détournant les yeux, ses joues prenant soudainement une teinte un peu plus rosée qu'à l'ordinaire. Après un autre silence de quelques secondes, la jeune fille posa enfin ses yeux sur les livres que son cousin tenait à la main, et celui-ci se racla la gorge avant de lui en proposer un.

« C'est un livre sur les chevaux. J'ai pensé à toi quand je l'ai vu. Ça m'a rappelé les années où tu faisais de l'équitation. »

Hinata laissa échapper un petit « oh » attendris face à cette gentille intention. Elle rangea le livres sur les oiseaux et pris celui qu'on lui tendait avec un sourire nostalgique. Comme beaucoup de jeunes filles issues de familles bourgeoises, Hinata avait pratiqué l'équitation durant des années, quand elle était enfant.

Ses yeux parcoururent les pages pendant quelques instants, mais néanmoins, son esprit été ailleurs.

« Neji, » demanda-t-elle finalement, « pourquoi tu as insisté pour que je t'accompagne ici ? »

Le dénommée prit quelques secondes pour répondre, semblant légèrement mal à l'aise : « Je ne sais pas, » dit-il, « c'était juste une excuse pour passer du temps avec toi. »

« Hm, » acquiesça Hinata, son regard se faisant un peu plus mélancolique.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda alors Neji, cherchant le regard de sa cousine sous sa franche de cheveux noirs.

« Je... » dit-elle en secouant la tête, le regard fuyant. « Pourquoi... Pourquoi tu voudrais passer du temps... Avec moi ? »

Neji esquissa encore un léger sourire, posant sur elle un regard un peu amusé. Il prit un moment pour chercher ses mots et finit par dire : « Tu sais... J'ai l'impression qu'on a jamais vraiment pris le temps de se connaître toi et moi... On a toujours été oppressé par notre milieu familiale, et puis après la morte de... De mon père, je me suis renfermé sur moi-même... »

Elle ne répondit pas, encaissant les mots, la mort taboue du père de Neji dont personne ne parlait jamais, et la fameuse pression qu'on leur mettait effectivement sur les épaules pour être à la hauteur de leur nom de famille.

« Et pourtant, » continua Neji, « je pensais te connaître par cœur... Jusqu'à ce que j'apprenne à te regarder mieux. » Il secoua un peu la tête et leva son regard vers le plafond tout en riant doucement. « Franchement, ce que tu as fais hier, c'était juste... Dingue. »

Hinata serra le livre contre elle tout en amena l'ongle de son index entre ses dents pour le mordiller nerveusement. Tout comme la veille, elle avait terriblement envie de faire l'amour à Neji là, tout de suite, dans la bibliothèque, mais par on ne sait quel miracle, elle parvenait à se retenir.

« J'ai vraiment, vraiment envie de toi, tu sais, » dit-elle alors, guidée uniquement par son désir, ses joues devant néanmoins toutes rouges.

À ses côtés, Neji reprit un air sérieux et hocha la tête : « Je sais. Je ressens la même chose pour toi. »

« Alors qu'est-ce qu'on attends ? » demanda la jeune fille tout en le regardant enfin dans les yeux. Elle posa alors le livre sur une étagère et s'approcha de Neji, sentant déjà son clitoris s'exciter dans sa culotte.

« Hinata on ne peut pas faire ça en public ! » chuchota ardemment le Hyûga, le repoussant doucement. « Moi aussi j'en ai envie, mais on ne peut pas ! »

Déçue, la jeune fille était presque au bord des larmes. C'était la deuxième fois qu'il la repoussait.

« Alors rentrons à la maison et faisons le ! » insista-t-elle, provoquant chez Neji une mine plus que surprise. Ce dernier soupira alors et prit sa cousine par le menton pour figer son regard dans le sien.

« Écoute, » dit-il, « il faudra être un peu patiente. On ne peut pas risquer de se faire prendre. Si ton père apprends ce que... Ce que nous voulais faire, il te répudiera et m'étripera sûrement. »

« Mais combien de temps va-t-on attendre ? » demanda Hinata, les yeux larmoyants, tout son être ne désirant qu'une seule chose. « Tout ce que je veux, c'est être avec toi ! »

Devant tant de désir, Neji grinça des dents, semblant chercher dans son esprit toutes les solutions possibles, analysant chaque détail et prévoyant chaque possibilité.

« Le week-end prochain, » finit-il par dire. « Tes parents ne seront pas là tous les deux, pas vrai ? Ce sera l'occasion ou jamais. »

Hinata souffla à la fois de soulagement et d'anxiété. Jamais elle ne pourrait attendre une semaine entière.


Notre chère coquine d'Hinata en a après son cousin, dites donc ;) J'espère que le développement de leur relation était intéressant. Personnellement je n'ai jamais shippé Neji et Hinata mais maintenant que j'écris sur eux... Ça me plaît assez, je dois le reconnaître. Mais bon, ceux qui ont lu « Les leçons d'Ino » savent malheureusement vers quoi nous nous dirigeons (no spoil pour les autres !) Rendez-vous au prochain chapitre pour voir comment Hinata survivra à sa semaine jusqu'au fameux week-end de sexe que Neji lui a promis ;)