A QUOI RÊVENT LES ANGES ?
Blabla de l'auteur : Oui je suis vivante ! I'm alive ! Oui, j'ai survécu à la semaine d'accueil alforienne ! Et non, vous ne saurez rien des rituels mystiques et autres vidages de verres en série qui ont rempli ma semaine :P Mais c'était JUSTE trop énorme \o/
Bon et du coup, j'ai pas grand-chose à raconter vu que j'ai pas le droit de raconter tout ce que je voudrais raconter XD Ah si, une chose, j'ai publié un OS bien cochon pour l'anniv de Noweria (samedi dernier), si ca vous intéresse. Sinon… j'ai tellement de choses dans la tête que je sais pas par où commencer. Et du coup je vais rien raconter \o/
Par contre, je vais quand même dire un truc : ANNONCE IMPORTANTE !
Pour rappel, un camp de vacances yaoi sera organisé l'été prochain, très probablement en aout. En gros, on loue un gite, et on s'y retrouve une semaine (ou moins) entre auteurs (et lecteurs) de yaoi, de préférence dans le fandom HP. Ca serait pas trop cher (dans la mesure du possible) et ca serait trop cool ! Au programme, promenades dans la nature, jeux, papotages jusqu'à plus avoir de voix, plus quelques activités autour du yaoi (atelier d'écriture, discutions à thème, tables rondes, séminaire sur les 101 meilleurs manières de tuer Ginny Weasley,…). Si vous êtes intéressé(e)s (et si possible à peu près sur(e) de pouvoir venir) ou que vous voulez plus d'infos, laissez moi une review/envoyez moi un MP ! Venez nombreux, que vous vouliez vous éclater, bronzer, ou parler de trucs pervers avec d'autres jeunes filles (et mecs) pervers (dans les limites de la loi, hein, on n'utilise pas de petits chiots pour attirer les enfants à l'arrière de nos vans !), si vous m'adorez et que vous voulez me rencontrer IRL ou que vous me détestez et pensez que je mérite une grande baffe pour calmer mon égo, si vous voulez tester ce que donne mes babillages teintés de folie furieuse en direct live, si vous en avez rien à foutre de moi mais que vous voulez juste pouvoir enfin rencontrer en vrai des gens qui partagent votre passion,... les raisons de venir ne manquent pas ! Venez nombreux ! Et prévenez vite ! =)
Voila, j'ai vendu mon truc ! Venez, plus on est de fous, plus on rit, en plus si on est assez nombreux, on peut louer un méga gite qui roxx trop et qui coute carrément pas cher ! Et pour les mineurs, des mamans (ainsi que des majeurs sérieux et bien sous tous rapports genre moi :P) sont impliquées dans la gestion du projet, donc si vos parents ont besoin d'être rassurés, on peut arranger ça par téléphone avec lesdites adultes =) Voila, je vais pas m'étaler cent dix ans non plus. J'espère que vous viendrez nombreux ! Ce projet me tiens à cœur, et en plus le giga gite est trop cool, je serais dèg si on est pas assez nombreux pour le louer !
Sinon, pour revenir à la fiction, le titre de ce chapitre est fort prometteur, j'avoue :P J'espère que le contenu sera à la hauteur de vos espérances )
Et as always, merci à ceux qui me lisent, merci à ceux qui me reviewent, merci à Noweria qui me sert de béta folle/garde fou (étrange cumul des mandats), et merci pour votre enthousiasme vis-à-vis de cette fiction qui me tiens particulièrement à cœur ! Oh et désolé pour le retard dramatique dans les RàR mais promis, promis, je vais bientôt m'y mettre ! Et de toute manière, toute review recevra une réponse, même si là pour le moment j'ai un peu été prise de court par les évènements ! Merci pour votre patience et vos reviews !
Bonne lecture
Netellafim
Disclaimer : Je… voila j'aimerais faire un disclaimer poétique. Seulement là, j'arrive pas. La poésie semble avoir quitté mon corps. Peut-être à cause de la cure de paillard que j'ai fait pendant mon inté. A la place, je vais vous offrir les paroles de la chanson paillarde que m'a spécialement apprise ma marraine (promis, si on se rencontre IRL, je vous la chante sans problème ! Suffis de demander !) « Les poils de mon cul / Vous ne les verrez plus / J'en ai fait des brosses ! / 500 francs le kilo / C'est du bon boulot / Pour nourrir les gosses ! » Ia même une extension spéciale écrite par mes soins, mais je vais finir par me faire jeter des fruits pourris alors j'arrête :P La chanson est à ma fantastique ANCIENNE qui roxx du poney ! Le reste est à JKR (mais JKR roxx moins que mon ANCIENNE quand même).
Fond Musical Proposé : Bon, les paroles collent pas (je vois pas ce que « give me a reason to be a woman » serait à propos ici) mais j'aime l'ambiance de cette chanson. Quelque chose d'un peu suspendu et lancinant, doux. Donc ce sera Glory Box de Prortishead, j'ai retrouvé ca dans un vieux dossier de musiques de pub ^^
Je propose et tu disposes petit lecteur trépignant (et oui, deux longues semaines à attendre de savoir comment allait se dérouler la dernière séance, ca énerve !)
Enjoy
Chapitre 7 : Le Premier Baiser (0)
Λ Je repose le téléphone, et je reste là, stupide, assis dans mon lit. Pourquoi ? Comment ? Ma muse m'a appelée, et d'un murmure, a semble-t-il sauvé ma vie. Il veut revenir. Irréel. Est-ce que j'ai rêvé ? Je me lève, vais jusqu'à la salle de bain. La lumière me pique les yeux. Je mets la tête sous le robinet d'eau froide. Je laisse échapper un pauvre glapissement en me redressant, alors que l'eau froide coule dans mon cou et mon dos. J'attends un peu que les violents frissons qui me secouent cessent, et je fixe mon regard trouble sur mon reflet. Je discerne dans la glace mon visage un peu bouffi par la fatigue et l'alcool que j'ai ingurgité pour arriver à m'endormir, enfin. C'est d'ailleurs un miracle que j'ai réussi à être réveillé par la sonnerie… J'ai mal au crâne, mais peu importe. Je retourne à mon lit, prend le téléphone, et fouille dans le menu jusqu'à trouver le journal des appels.
Samedi 15 juin, 00h57, appel entrant de Drago Malefoy.
Ce n'était pas un rêve. J'ai du mal à réaliser, du mal à avaler la nouvelle. Pourtant c'était lui. Et il vient me voir demain. Enfin aujourd'hui. Je réfléchis à toute vitesse. Ce sera la dernière séance. Cette pensée me tord l'estomac. Ma muse… Comment justifier de le conserver dans ma vie après cela ? Je peux pas vraiment dire que nous avons sympathisé, loin de là. Nous ne sommes pas amis, pas même copains, rien qui justifie qu'une fois ce travail bouclé, je l'invite à boire un verre. Et une fois le projet terminé, j'aurais aussi du mal à ce qu'il accepte d'être mon modèle… Je l'ai déjà vu, croqué, photographié, peint sous toutes les coutures et dans toutes les lumières… Que pourrais-je encore faire ? Bien sur, moi je trouverais toujours mille choses à faire de son corps pâle – sans sous-entendus pervers – mais comment lui faire comprendre à lui, profane, que l'inspiration qu'il fait naitre en moi est inépuisable ?
Je tente de me concentrer, de rester professionnel. C'est sans doute ce qu'il attend de moi. C'est un homme de parole, et il veut terminer ce qu'il a commencé je suppose. Me permettre de boucler mon projet… Juste ça…
Je tente d'effacer la douleur dans ma poitrine en fermant les yeux et en respirant lentement, puis je réfléchis au matériel nécessaire pour demain. Il faut que je range le tableau de lui aussi. Et que je dorme, j'ai une tête épouvantable. Je soupire. Demain, le contraste de nos peaux… Serais-je capable de résister à l'attrait de sa chair veloutée ? Saurai-je être nu tout près de lui sans le toucher ? … Je préfère ne pas y penser, les idées qui me viennent me font rougir.
Je vais jusqu'à l'atelier, pour tout préparer pour demain. Pour que tout soit parfait. Pour lui. Pour notre dernière séance…
Δ Ca fait trois fois que je sonne, et toujours pas de réponse. J'ai envie de pleurer...
Il faut dire que depuis hier, je frôle perpétuellement la crise de nerf, mon esprit tournant à toute vitesse, envisageant toutes les possibilités… Peut-être qu'il m'aime, ou bien peut-être que je ne suis qu'un modèle, et que la seule chose qui compte, c'est son œuvre. Et comment vais-je parvenir à faire face à tout ca, toutes ces possibilités, toutes mes peurs, tout en affrontant cette séance où, si j'ai bien compris, il sera à mes cotés, dénudé… Une énième bouffée de chaleur colore mes joues de rouge à cette pensée.
Je me reprends et, en désespoir de cause m'appuie contre la porte et sonne une dernière fois, dans un soupir. Enfin, alors que, le cœur lourd, je me redresse pour partir, un grésillement me retient.
« Drago ? C'est vous ? »
Je soupire de soulagement sans avoir le temps de me retenir.
« Drago ?.. Y a quelqu'un ?
‒ Oui, oui, c'est moi.
‒ Ouf. Je suis désolé, j'ai raté le réveil… Montez ! Je laisse la porte d'entrée entrouverte et je vais prendre ma douche, d'accord ?
‒ … bien. »
Il m'ouvre. Dans l'ascenseur, je me mords la lèvre en retournant dans ma tête mes dilemmes et mes angoisses. Quand j'arrive, comme promis, la porte est entrouverte. De la salle de bain filtre le bruit du ruissellement de l'eau. Je ferme la porte derrière moi, ôte ma veste, et reste là, les bras ballants, quelques secondes. Que faire ? Je suis seul dans son appartement ou presque. Ca a quelque chose d'intime et d'intimidant pour moi. Son chez-lui laissé à ma disposition. J'avance et m'assoie nerveusement sur un fauteuil. Sur la table basse, quelques magazines d'arts. Je feuillette le premier de la pile sans conviction et le repose. Je me relève, trop nerveux pour rester assis. J'avance un peu au hasard vers la cuisine et pense à me servir un verre d'eau avant de me raviser : je n'ai pas soif, au mieux j'aurais envie d'aller aux toilettes dans une heure…
L'eau coule toujours, et j'erre encore. J'ai envie de pousser la porte de la chambre noire, mais je ne connais pas vraiment le fonctionnement du développement, et si ca se trouve, je ruinerais ses clichés… Je finis donc par abandonner et gagne le seul endroit vraiment familier : l'atelier.
Comme toujours, aucune trace d'un travail en cours, pas de tableau. J'aurais tellement aimé le voir… Peut-être pour me rassurer. Si la toile avait été sublime, c'était la preuve, non ? La preuve qu'il y a bien quelque chose… Je soupire, et tourne un peu en rond avant de décider d'aller directement me déshabiller, puisque de toute manière ça finira comme ça.
Je vais jusqu'au paravent et, avec des gestes lents, je déboutonne ma chemise. Je tente de réguler ma respiration un peu saccadée, de ramener les pulsations de mon cœur à la normale. « Vous êtes là ?
‒ Ou…Oui. Je me déshabille déjà. »
Ma voix n'a presque pas tremblé, et j'ai presque eu l'air détaché. Presque.
« Oh, très bien. »
Je déboucle ma ceinture et la fait glisser hors des passant avec un frottement lent avant de la passer par-dessus le paravent. Ca n'a aucun intérêt, à part celui de prolonger ce répit. Et peut-être de faire monter une certaine tension… Comme si les gestes vaguement sensuels que j'esquisse derrière ce paravent allaient lui faire de l'effet ! Je suis ridicule…
Il commence à s'agiter, je vois sa silhouette qui se découpe sur la lumière de cette belle journée de mai.
« Encore une fois désolé… J'ai… j'ai mal dormi dernièrement. Je m'en veux, désolé pour ca. »
Il est sincère. Et mon cœur se serre. Si c'était… Enfin, si c'était pour moi… ou plutôt à cause de moi qu'il avait tellement de mal à dormir ?
Je passe le peignoir. Au son de sa voix, je crois qu'il est plutôt détendu, en tout cas bien plus que moi. Et c'est contagieux. J'oublie pour quelques secondes quelle va être la teneur de la séance à venir. J'ai juste envie de le voir. Après, il va se déshabiller, après ca va se compliquer. Mais pour le moment, j'ai envie de le voir, de sentir son regard brûlant sur moi, parce que j'ai cru que ca n'arriverait plus jamais.
Je sors de derrière le paravent, le cœur gonflé par le soulagement de me retrouver ici à nouveau. Quand je lève les yeux, j'étouffe de justesse un glapissement pitoyable : il est debout devant son bureau, de dos, fouillant dans ses appareils photos, et il ne porte qu'une serviette autour de la taille, plus une sur ses épaules pour sécher sa crinière de jais qui gouttent.
Par chance il ne m'a pas entendu, et mes yeux courent librement sur ses épaules larges parsemées de gouttes d'eau, son dos musclé que j'avais deviné sous le tissu déjà, jusqu'au creux de ses reins entrevu plusieurs fois… je ferme les yeux et me force à penser à quelque chose de dégoutant et de laid pour me calmer. Je visualise Rogue, mon professeur de physique chimie au lycée. Son nez de vautour, son teint cireux, ses cheveux gras, ses petits yeux cruels sous ses épais sourcils noirs… Il était absolument charmant quand on le connaissait – quoiqu'il fallait savoir apprécier le cynisme et l'humour noir – mais la beauté ne faisait pas partie de ses qualités, pas plus que la patience… Je respire pour me calmer, et je fixe tout mon esprit sur l'image d'un Rogue nu sous sa blouse blanche, de quoi refroidir tous les élans déplacés qui pourraient monter en moi.
Je relève les yeux et me gratte la gorge, tentant d'ignorer sa tenue. Il se retourne et me sourit avec naturel. Une douce chaleur – qui n'a cette fois rien de lubrique – m'envahit. Il a l'air heureux de me voir. Ses yeux brillent quand il me regarde. Je lui rends ce sourire, et son propre sourire s'accentue à cette image. Il reporte son attention sur son bureau, s'affairant encore, puis finit par se retourner vers moi. Il semble plus angoissé déjà. Il se racle la gorge.
« Je propose qu'on pose sur fond blanc, devant le mur du fond. J'utilise un trépied pour l'appareil photo et un retardateur… »
Je vois qu'il hésite sur la façon de parler des photos en elle-même. De leur sujet. Lui et moi, nus, côté à côté… Il se gratte la tête, regardant ses pieds, les joues rouges. Il se racle à nouveau la gorge et repose son appareil photo avant de fourailler dans un tas de feuilles. Il en prend un paquet et revient vers moi, me les tendant :
« Voila, j'ai réfléchi aux photographies que je voudrais. Vous n'êtes jamais obligé d'accepter, bien entendu, et si à un moment ou un autre, vous voulez arrêter, dites le. »
Je hoche la tête, rougissant à mon tour parce que je sais qu'on repense tout les deux à la manière dont j'ai fuis la semaine dernière…
Pour me donner une contenance, je me concentre sur ses esquisses, puisque c'est de ça qu'il s'agit.
La première nous représente debout dos à dos, de profil.
Sur la seconde, nous sommes encore dos à dos sauf que je suis face à l'objectif et lui se retourne légèrement de sorte qu'on voit son profil au dessus de mon épaule. Je bloque un instant sur un détail : sur ce dessin, nos mains sont jointes, nos doigts entrelacés…
Ma main tremble un peu quand je regarde la troisième. Je fais face à l'objectif, et lui est derrière moi. Ses bras enlacent ma taille et je semble me laisser aller contre son torse. Mon visage, neutre, est tourné vers la gauche, et lui est penché sur moi, au dessus de mon épaule droite, son nez tout proche de ma gorge, et on dirait presque qu'il veut sucer mon sang...
Il y a encore une demi-douzaine de feuilles, mais je crois qu'il vaut mieux que je prenne une pause, histoire de repenser à mes cours de physique-chimie quelques secondes, d'éviter le pire…
Je rassemble les feuilles et les lui tends en me raclant la gorge :
« C'est très joli, et de toute manière, vous savez que je vous fais confiance. »
J'ai essayé d'avoir l'air détaché, mais je crois que mes joues rouges ne laissent aucun doute sur mon trouble. Il se mordille la lèvre – bah voyons, ca faisait longtemps ! – et il a l'air vaguement vexé par ma réaction. Il fronce imperceptiblement les sourcils.
« Encore une fois, si quelque chose vous dérange, arrêtez-moi. »
T'arrêter ? Comme si j'en avais envie…
Je tente de ne pas rougir et hoche vaguement la tête. Il me jauge quelques secondes et d'un geste de la main, il m'invite à rejoindre l'espace qu'il a ménagé pour la séance. Je me place donc face au trépied, et je le regarde fixer l'appareil à son socle. Ses mains tremblent, il doit se battre de longues secondes avant d'atteindre son but. Il l'allume ensuite et me regarde, avec un air un peu craintif : ca y est, le moment approche.
Sans qu'il ait besoin de dire un mot, je rejette le satin, dévoilant ma peau nue une dernière fois. Furtivement, ses yeux caressent la chair découverte avant de revenir à l'écran du numérique. Je soupire. Dieu que c'est bon de sentir cette attraction que mon corps exerce invariablement sur lui, ce même trouble qui le fait frémir à chaque fois que je me dénude. Un frisson de volupté me traverse. Je tente de garder la tête froide. Il faut assurer cette fois. Ne pas tout gâcher. Je ne sais pas encore si je vais lui sauter dessus, ou si je vais juste jouer au modèle parfait en espérant comme un fou qu'il fasse le premier pas. Mais je sais déjà qu'il va se passer quelque chose. Qu'il DOIT se passer quelque chose. C'est une certitude. Je suis persuadé que cette journée sera une sorte de charnière pour notre relation, pour ma vie.
Il toussote pour attirer mon attention et me fait des signes pour que je me décale afin que je rentre parfaitement dans le cadre. Après une bonne minute de réglage pour que le cadre lui convienne, il se redresse. Il me regarde, ses traits sont tendus par l'habituel concentration qu'il manifeste pendant qu'il dessine ou photographie, mais cette fois, il y a aussi une angoisse sourde. Il porte sa main à sa bouche et se ronge les ongles, perdu dans ses pensées alors qu'il me regarde. Puis soudain, il sursaute légèrement, se rendant compte que ses yeux sont plongés dans les miens et que je suis franchement perplexe. Il me sourit d'un air désolé tout en rougissant. Il se gratte la tête.
« Si ca ne vous dérange pas, on va commencer par les photographies dont vous avez regardé les esquisses préparatoires, ce sera les plus simples à réaliser. »
J'acquiesce. Il y a un flottement, il me regarde, je le regarde. Puis il se mordille la lèvre – Rogue tout nu, Rogue tout nu … – et il saisit la serviette sur ses épaules, frictionnant une dernière fois sa tignasse humide avant de jeter au loin le tissu. Ses mains tremblantes se posent ensuite sur sa taille, et après une hésitation il dénoue la grande serviette blanche qui ceignait ses hanches dorées. Je suis pleinement conscient du fait que je le fixe sans aucune pudeur, mais malgré cela je suis incapable de détourner le regard, mon corps ne répond plus je crois.
La serviette tombe. Il est nu devant moi, ne portant que ses lunettes. Mes yeux remontent lentement, partant de la serviette au sol et caressant ses cuisses musclées, son sexe, ses abdominaux, ses pectoraux – nom de Dieu mais où ce gamin qui a semble-t-il sans cesse un pinceau à la main trouve-t-il le temps pour entretenir un tel corps d'athlète ? – et je finis par plonger dans ces océans verts où je lis tout son trouble, toute sa gêne, toute sa peur. Il est rouge pivoine, interdit, presque figé. Il semble attendre un verdict, et je me rappelle ce que j'avais ressenti la première fois qu'il m'avait vu nu. J'ai envie de le rassurer, de le prendre dans mes bras, et de l'embrasser, et de lui susurrer qu'il est parfait, avec le même ton vibrant de conviction que lui quand il me le disait. Mais à la place, je me contente d'un sourire engageant et je demande sur un ton badin :
« Vous allez garder vos lunettes ? »
Il sursaute, comme s'il revenait à la réalité, et il me sourit, un peu embarrassé par cet oubli. Il va jusqu'au bureau – voila un charmant postérieur, vraiment ! – et il y dépose ses lunettes. Il revient, son regard est trouble, il semble me deviner plus que me voir. Il respire profondément, semblant tenter de reprendre son calme, sa maitrise ou sa concentration… Il tripote gravement l'appareil photo quelques secondes puis me regarde, partagé entre détermination et anxiété. Et je ne peux plus le rassurer, parce que mon cœur à moi bat à deux cent à l'heure alors qu'il contourne le trépied et s'approche de moi, entièrement nu.
Avant de sentir sa chaleur, c'est son odeur qui m'atteint, cette brume de lavande qui l'entoure. Il faudra que je lui dise un jour, si j'ai l'occasion, que ce parfum est vraiment improbable. Il se place à mes cotés, intimidé, et balbutie :
« La première, c'est celle où nous sommes dos à dos de profil, si ca vous va… »
Je lui fais un sourire crispé, et me retourne, attendant qu'il se place derrière moi. Sa chaleur recouvre bientôt tout mon dos mais il reste juste assez loin pour qu'il n'y ait aucun contact entre nous. L'appareil photo émet trois bips espacés chacun de trois secondes et le flash se déclenche.
« Bien maintenant, même pose, mais vous faites face à la caméra. »
Sa voix est plus ferme, plus assurée. Je n'ai pas besoin de le voir pour me représenter le durcissement de ses traits, son expression déterminée, son aura d'autorité inconsciente. Je frissonne à cette idée alors que, d'un même mouvement, nous pivotons pour atteindre la position voulue. Au premier bip, sans que je m'y attendre, il saisit ma main et entrelace nos doigts. Je me retiens de sourire et me concentre sur l'image qu'il veut obtenir, guidé par ses murmures. Quand le flash se déclenche, je le sens qui lâche ma main presque aussitôt et une douleur me tord le ventre.
Nous passons à l'image suivante, je ne bouge pas et je le sens se retourner derrière moi. Son souffle chaud caresse mon épaule. Je me fais violence pour garder la maitrise de moi-même, psalmodiant comme un tantra magique dans mon esprit les mots « Rogue tout nu sous sa blouse » jusqu'à ce que le flash m'éblouisse.
« Bon, c'est très bien. Maintenant, on va passer aux poses que vous ne connaissez pas encore. Si quelque chose vous gêne, arrêtez-moi immédiatement. »
Je pousse un petit grognement d'approbation, tout bonnement incapable de formuler quoique ce soit d'articulé. Il commence à me donner une pléthore d'ordre d'une voix douce et basse, et je me sens m'engourdir, comme à chaque fois. Mon corps se détend, et obéit à ses moindres murmures docilement. Mon esprit se vide partiellement, et il ne demeure finalement qu'une vague conscience de la tiédeur douillette de sa peau contre la mienne quand par bonheur il me touche, une vague envie de me laisser aller contre lui, un vague désir de le toucher plus. Et toujours, réduit à un gargouillis continu, ma formule magique, « Rogapoilsoussablouz Rogapoilsoussablouz… »… Mais étrangement, même si le désir menace sans cesse de devenir dangereux (et surtout « visible »), pas une seule seconde l'idée ne me viendrait de lui faire face et de l'embrasser. Parce qu'en cet instant, il est mon monde, il est ma conscience, il est mon maitre, je ne suis plus qu'une excroissance de son propre corps, annexe soumise et obéissante qui ne vit que sous la douce caresse de sa voix de velours, marionnette ne se mouvant qu'au son des indications soufflées à mon oreilles…
Je me repais de sa voix, de son odeur, de son souffle qui caresse mon épiderme, du contact, même infime, de sa peau sur la mienne aussi. Et je me laisse guider, victime consentante du halo hypnotique qu'il dégage…
Λ Le flash se déclenche à la seconde exacte où nous atteignons la bonne position, je ne peux qu'espérer que la photo ne sera pas floue.
Je chasse l'idée de mon esprit, me concentrant déjà sur le prochain cliché. L'avant dernier déjà. Depuis une demi-heure, il est obéissant contre moi, se laissant faire telle une poupée de chiffon. Et en cet instant, j'aimerais me faire petite fille, pour câliner ma si jolie poupée… Mais ce ne serait pas professionnel… Une énième claque mentale et je le guide pour le placer dans la position que je veux.
« Regardez en l'air… Plus à gauche… Voila. Attention, je vais me rapprocher de vous, et je voudrais que vous placiez votre bras gauche de manière à me toucher l'épaule ou la nuque… Voila. Je vais maintenant mettre ma main sur votre ventre… »
Alors que ma main droite glisse sur la soie de son ventre plat, il soupire doucement. J'arrête ma caresse à un centimètre de son pubis, je sais combien ce contact doit être dérangeant pour lui – en bien ou en mal, je n'arrive pas vraiment à deviner ce qu'il pense – mais pourtant pas une seule seconde il ne s'est plaint, ni ne m'a demandé d'arrêter. Je ne sais pas quoi penser, s'il aime ça, s'il en veut plus – et Dieu sait que je me fais violence pour ne pas lui en donner plus, glisser ma main plus bas sur sa peau, jusqu'à rencontrer la tiédeur de son sexe… – ou bien s'il s'en moque ou est dégouté par cette proximité. Son silence me rend dingue, je suis déchiré entre l'envie et la peur, entre le désir de gouter sa peau et ma conscience qui me répète qu'une muse, c'est sacré, on n'y touche pas ! Trop dangereux…
Le flash me tire de mes pensées et je réalise quelle est la dernière – et la plus ambitieuse – des photographies que je prévoyais de prendre. Celle-ci mérite, je pense, quelques explications, je préfère lui demander son accord. Je fais deux pas en arrière.
« Drago… »
Il se retourne, un peu surpris. Je rougis sous son regard un peu embrumé, comme si je venais de le réveiller…
« Voila, je préfère vous expliquer le cliché que je voudrais faire… C'est le dernier, et c'est celui qui est le plus… osé disons. Rien de bien choquant mais c'est… »
Le premier bip retentit. Je cherche mes mots. Je vais jusqu'au bureau, et fouille dans le tas de feuilles. Second bip. Enfin je trouve l'image. Bêtement, mon souffle se bloque quand je la regarde. S'il accepte… Je me mords la lèvre nerveusement et retourne vers lui. Il fixe ma bouche un instant et je jurerais qu'il a eu l'air exaspéré. Troisième bip, et le flash se déclenche. Une photo pour rien. Mais déjà, ses yeux plongent dans les miens, confiants. Il me tend maintenant tranquillement la main, l'air encore un peu engourdi, relaxé. C'est agréable de le voir comme ça après avoir affronté le Drago hyper tendu du début de la séance.
Il fixe le croquis et semble émerger, comme dégrisé soudainement. Ses joues rougissent, ses sourcils se froissent…
« Ecoutez, c'est pas grave, vous n'êtes pas forcé, j'ai déjà bien assez de photographies pour…
‒ Non. Arrêtez ça. Je veux le faire ! »
Ses yeux brillent de détermination. J'ai envie d'interpréter ce que je vois, mais c'est dangereux…
J'acquiesce et me rapproche à nouveau de lui pendant qu'il laisse tomber le papier et se replace face à l'objectif. Je reviens me mettre derrière lui, replace ma main autour de sa taille, et mon autre main vient enlacer la sienne. Premier bip. Il se retourne un peu pour que nos visages soient alignés, et il me fixe… Un frisson irrépressible remonte ma colonne vertébrale alors que je constate que ses pupilles sont légèrement dilatées. Mais déjà il ferme doucement les yeux, penchant la tête. Son souffle tiède caresse mes lèvres alors que je m'approche de lui. Je me penche, jusqu'à être tout proche de lui, ses lèvres entrouvertes à quelques millimètres des miennes. Je me mords la lèvre, je lutte de toutes mes forces. Il est abandonné contre mon torse et je dois absolument me calmer parce que si je continue à le désirer, il finira par le sentir. Et ça, ce sera vraiment embarrassant. Je n'ai pas envie de le faire fuir. Deuxième bip. Je me contrôle autant que possible, et me déplace légèrement pour ajuster l'angle de la prise de vue. Il a les yeux toujours fermés, quelques mèches de cheveux tombent sur son visage aussi neutre et détendu que celui d'un ange endormi, parfait. Si parfait… Le troisième bip. Tant pis pour le contrôle, je n'arrive pas à avoir l'air neutre comme prévu. Je suis trop grisé par la sensation de ses lèvres, si proches des miennes, offertes, m'appelant en silence… Son souffle qui se mêle au mien… Tellement plus frustrant et à la fois tellement plus électrisant qu'un vrai baiser… Ce frôlement aérien, pas vraiment un contact, juste le début d'une caresse, comme une promesse… Bien plus puissant que tous les premiers baisers du monde…
Le flash signe la fin de la séance. Mais l'instant s'étire, et ni lui ni moi ne bougeons. Il rouvre lentement les yeux, sans pour autant s'éloigner, me fixant. Sa main se crispe dans la mienne, et j'y vois le signe qu'il est mal à l'aise. Aussitôt, je me décolle de lui, lâche sa main, et recule de trois pas. Je me penche, ramasse le peignoir de satin et le lui tend.
« Voila… Merci… Merci beaucoup pour… Pour tout… »
Je ne sais pas quoi dire, je ne sais pas où me mettre, je suis juste… Ridicule. Il me détaille et je me mords violemment la lèvre : son regard est froid quand il court sur moi, il semble fâché, ses sourcils froncés.
« Alors c'est tout ? »
J'ai peur de suivre son regard, je sais que je n'ai pas su résister totalement, que mes pensées ont échappés à mon contrôle, et malgré mes efforts je sens mon sexe réagir enfin.
Rouge de honte, je balbutie :
« Désolé… Je suis… désolé… »
Incapable d'en dire plus, je baisse les yeux et passe à côté de lui. Il ne se retourne pas pour me suivre. Je récupère l'appareil photo, le détachant du trépied, et ramasse la serviette pour tenter de masquer mon état. Sans un regard en arrière, je file hors de l'atelier pour aller m'habiller. Quelle… pitié !
Pauvre con, je suis qu'un pauvre con… J'ai tout gâché. Le miroir de la salle de bain me renvoie l'image de mon sexe à demi érigé, de mes joues rouges, de mes pupilles dilatées… Je m'accroupis dans ma salle de bain, la tête entre les mains, l'envie de hurler. Je me relève presque immédiatement : il est à coté, je ne pourrais pas me rattraper mais j'aimerais au moins qu'on puisse se quitter la tête haute… Au moins se dire au revoir… J'ai une boule dans la gorge. Je dis au revoir parce que je n'arrive pas à envisager adieu. J'enfile un jean tout en tentant de me calmer, calmer mon désir, calmer ma panique aussi. Merde, pas de t-shirt dans le coin.
Je ressors de la salle de bain, torse nu, et il est debout dans le salon, habillé, les bras croisés, avec une expression indéchiffrable sur son visage parfait. On se fixe, et j'aimerais lui dire tellement de choses…
« Je suis infiniment désolé. Vous… Vous… »
Putain de merde… Il me regarde, comme statufié, les sourcils froncés, les traits durcis... Puis il ouvre enfin la bouche, mais son murmure est couvert par une sonnerie de téléphone. Sans même y penser, je me jette sur le combiné comme sur une bouée.
« Allo ?
‒ Harry c'est Hermione…
‒ Euh… Qu'est-ce qui t'arrive ? »
J'essaye de me concentrer sur sa voix, elle a l'air très nerveuse, presque paniquée, mais j'ai du mal à rassembler mes esprits…
« … plus qu'une semaine, je n'y arriverais jamais sans ca !
‒ Euh… Quoi ?
‒ Harry, tu m'écoutes ? J'ai plus de révélateur ! Comment je peux développer mes photographies si j'ai pas de révélateur ! Et je dois absolument le faire aujourd'hui ! J'ai besoin de les avoir pour demain, et pouvoir commencer la découpe ! »
J'ai un peu de mal à comprendre ce qu'elle veut, mais je tente de me souvenir de ce qu'elle m'a dit à propos de son projet… Un collage avec des photographies, du macro je crois, la spécialité d' Hermione. Je jette un coup d'œil à ma montre :
« Ecoute Mione, à cette heure là, il faudrait que tu traverses tout Paris pour aller jusqu'à Montmartre, c'est le seul endroit ou tu trouveras une boutique ouverte pour ca... En plus, là bas, ca coute la peau du cul, et si ca se trouve le temps que tu arrives ce sera fermé. Mais j'ai un bidon en rab si tu veux.
‒ Oh 'Ry tu me sauves la vie ! Mais fais vite d'accord ! »
Elle est au bord de l'hystérie, je l'imagine déjà, ébouriffée, les yeux cernés, une lueur folle dans le regard. Je raccroche. Ma muse me regarde, et cette fois il a l'air vraiment furieux.
« Je… Je suis désolé… J'aimerais… que ca se termine autrement, enfin je veux dire… Je…Mais… C'est une urgence… Et je… »
Il semble déçu. Il ne dit rien. Qu'est-ce que je peux faire… Qu'est-ce que je peux dire… Je me cherche des excuses parce que j'ai juste envie de fuir ce cauchemar dans lequel notre collaboration s'achèvera sur lui me toisant alors que je bande à cause de la douceur de sa peau.
J'enfile à la hâte un t-shirt froissé qui est posé sur le dossier d'un fauteuil puis vais jusqu'à ma chambre noire, et sort mon bidon de révélateur de sous l'établi. Je rejoins ensuite la porte d'entrée, et il me suit, résigné, les mâchoires serrées. Il semble ruminer quelque chose… Je ne sais pas si je veux qu'il parle ou qu'il se taise… Je lui ouvre la porte et il sort sur le palier. Il se fige quand il passe à ma hauteur et me fixe. Ses yeux argent vrillent les miens, et j'ai envie de mourir, de disparaitre. Je ne sais pas ce qu'il veut, je suis incapable de déchiffrer son regard tranchant, et je reste muet, statufié face à sa colère que je ne sais pas m'expliquer. L'instant semble durer une éternité…
Enfin, il sort et continue à me fixer, immobile, à deux pas de moi sur le palier. Je l'entends soupirer quand je lui tourne lâchement le dos pour fermer la porte à clé. Je sors la clé de la serrure. Ma main tremble. Une seconde de latence, je reste face à ma porte, pétrifié. L'air est suspendu…
« Je suis désolé Drago. J'aurais aimé ne pas … tout salir… »
Je ne me sens pas le courage de le regarder en face et, sans un mot de plus, le cœur au bord des lèvres, je me penche, ramasse mon bidon de révélateur et fuis à toute jambe, dévalant les escaliers comme si ma vie en dépendait… Je sens une larme sur ma joue, vite suivie d'une autre, mais je préfère occulter ce fait et continuer à courir…
Δ Rien. Rien de rien. Il ne s'est rien passé. Je me sens… vide. Anéanti. Je suis assis sur son paillasson depuis au moins un quart d'heure. Et je cherche l'erreur. Parce qu'il y en a forcément une. Je suis encore persuadé qu'il aurait dû se passer quelque chose.
Enfin, je suis injuste, il s'est passé quelque chose. J'ai cru qu'on allait s'embrasser. J'ai vraiment cru… Son souffle tremblant qui caressait mon visage. L'odeur de la lavande qui m'emplissait les narines. Ses yeux dans les miens, ce regard si intense. Ses pupilles dilatées. Son cœur qui battait si fort contre mon dos. Dans un mouvement inconscient d'impatience, j'ai serré sa main. Et j'ai brisé sans le vouloir cet instant… Il a bondit loin de moi comme si j'avais la peste. Je ne comprends pas ce geste. Je ne sais pas ce qui l'a retenu… Parce qu'il le voulait, j'en suis presque sur ! J'ai vu son sexe… oh mon dieu son sexe qui… gonflait… à cause de moi… Ce n'était pas un rêve, si ?
Je me prends la tête entre les mains. C'est fini. Terminé. Et il ne s'est rien passé.
Là, sur ce palier sombre et poussiéreux, le dos contre sa porte, je sanglote comme un idiot, pour la première fois depuis des siècles me semble-t-il. Fini. Tout est fini. Et je vais devoir recommencer à me satisfaire de ma vie d'avant. Sans lui. Sans ses yeux verts. Sans sa putain d'odeur de lavande…
NOTES
(0) Oh que voila un titre prometteur, pas vrai ? =P Le premier baiser est un (sublime) tableau de William Bouguereau, représentant deux petits angelots enlacés, le garçonnet déposant un tendre baiser sur la joue de son chéri.
Avant que vous hurliez à la révolte : non, ce chapitre n'est pas le dernier. Un peu de patience.
Et sinon, vous en avez pensé quoi ? =D
Avant que vous fonciez reviewer, deux messages : d'une part je vous rappelle que si vous voulez rejoindre le camp yaoi cet été, on attend d'urgence vos candidatures ! Et d'autre part, la COUILLE n'est pas morte (pour ceux qui s'y intéresse), c'est juste qu'avec la rentrée, j'ai déjà pas trouvé le temps d'écrire, alors ne parlons même pas de bétater les textes de la COUILLE ! Mais pour ceux qui seraient chaud pour se joindre à nous, on attend vos textes =)
Bise
Nella
PS: j'ai ajouté une gribouille illustrant le chapitre 5 sur DA.
PS': Une petite pub pour quelqu'un qui le mérite (même si je suis sure que vous le savez déja tous): la grande, génialissime, brillante, divine Pilgrim67 tente l'aventure de l'édition sur My Major Company, avec son roman "Mon Ciel Dans Ton Enfer" (qui est la version "dépotterisée" de la fanfiction du même nom), qui est bien évidemment fabuleux et mérite plus que bien d'autres torchons sa place sur les rayons des librairies. Pour la soutenir dans cette entreprise, il vous suffit de cinq minutes de votre temps: allez vous inscrire sur MMC (pour ca, allez dans mes auteurs favoris, profil de pilgrim, vous y trouverez le lien de MMC ) et devenez fan de son roman! Si chacun de vous fait cela, ca aidera quelqu'un qui le mérite à réaliser son rêve. Parce qu'il n'y a pas assez (pas du tout?) de bonne littérature yaoi dans l'édition papier et que très peu d'auteurs sont aussi talentueux qu'elles dans la fanfiction (et dans l'écriture actuelle en général je trouve). Parce que ca ne vous coute rien et que ca signifie énormément. Parce que je vous le demande gentiment avec mes petits yeux de chiens battus. Merci pour elle et merci pour tous les auteurs de fanfiction qui se prendront à espérer grace à vous quand Pilgrim parviendra à être publier et ainsi peut-être ouvrir la voie à d'autres.
