Bonjour tout le monde !

Voici le septième chapitre de cette histoire. Je ne sais pas trop si je l'aime bien ou pas. C'est souvent l'effet que me font mes chapitres ^^ Quand j'écris, j'adore... Juste après, je déteste, et puis finalement, je ne sais plus trop ! Alors n'hésitez pas à me donner votre avis, surtout !

En tous cas, même si je ne suis pas sûre de moi pour le chapitre 7, il est assez important pour introduire le huitième qui me plaît beaucoup. Mais vous devrez attendre un peu pour le découvrir !

Bises, et bonne lecture. Pensez aux reviews ! Même une toute petite phrase pour me donner votre avis me fera plaisir !

Aerann


Hermione avait passé une après-midi merveilleuse, dans les bras de Drago. Elle se sentait si bien, près de lui. Elle aurait aimé avoir le courage d'avouer à tout le monde cet amour, mais c'était, pour le moment, bien trop compliqué, comme il l'avait compris avant elle. Les amis de la jeune fille détestaient le Serpentard. Et les siens haïssaient sa maîtresse. Mieux valait donc, tant que les mentalités n'auraient pas évolué, taire cette folle passion.

Elle avait dîné dans la Grande Salle, ce samedi là, en compagnie de Harry et Ron. Drago et elle avaient bien pensé à passer la nuit ensemble, mais la jeune fille avait dit à ses deux meilleurs amis qu'elle les rejoindrait après avoir étudié à la bibliothèque. Ils s'étaient donc séparés, après de nombreux baisers et mots tendres, et avaient rejoint tour à tour la table correspondant à leur maison.

« Tu sais, Hermione... Ron et moi, on s'inquiète pour toi, lui annonça soudainement Harry, au cours du repas.

_ Ah bon ? Et pourquoi-ça ? » s'étonna-t-elle, inquiète, face à leurs visages soucieux. Le genre d'expression qu'elle pouvait s'attendre à ce qu'ils aient, si ils se doutaient de sa relation avec un certain Serpentard...

« On pense que tu travailles trop ! Continua-t-il, sans remarquer le trouble de son amie. Tu passes tous tes moments libres à la bibliothèque ! Je suis sûre que tu as deux ans d'avance sur tes devoirs ! Tu n'es pas obligée d'en faire autant, Hermione. Même si tu ne faisais rien, tu aurais Optimal à toutes tes épreuves.

_ C'est parce que je travaille tant que je peux espérer avoir des notes à peu près passables, Harry ! Lui répondit-elle sèchement. Je ne suis d'ailleurs absolument pas certaine de réussir partout... J'ai négligé la métamorphose, ces derniers temps, et je suis sûre d'avoir fait au moins deux oublis dans mon dernier devoir d'histoire de la magie...

_ Tu vois, c'est ça qu'on veut dire ! Tu es la meilleure élève de l'école, tu devrais prendre un peu plus de temps pour toi et moins penser à tes cours. »

La jeune fille faillit éclater de rire en songeant que ce que ses amis prenaient pour de l'acharnement au travail était en fait du temps passé auprès de son amant. Elle s'en voulait de leur mentir ainsi, puis se convainquit que c'était en partie pour eux. Ils ne réagiraient sans doute pas bien du tout, s'ils apprenaient ce qu'il se passait, dans une certaine salle vide qui semblait avoir disparu de l'école... Personne n'ayant jamais su à quoi elle servait, on ne s'était pas inquiété de la disparition de la fameuse porte. Même Harry, avec sa carte du Maraudeur, n'avait rien remarqué. La jeune fille avait d'ailleurs pris soin de jeter quelques puissants sortilèges afin d'être sûre que son nid d'amour n'y apparaîtrait plus. Elle ne tenait pas à être découverte ainsi !

« Bon, eh bien si ça peut vous rassurer, demain, on passera la journée tranquillement tous les trois... Ça vous va ?

_ Super, Hermione ! », lui répondit Ron, tandis que Harry, un sourire soulagé sur les lèvres, hochait vigoureusement la tête.

Elle dormit donc dans la tour Gryffondor et, le lendemain, resta avec Harry et Ron. Ils passèrent leur journée à discuter de tout et de rien, confortablement installés dans les moelleux fauteuils de leur salle commune. Les garçons jouèrent aux échecs et Hermione tricota quelques chapeaux et chaussettes pour les elfes de maison. Puis, pour terminer leur soirée, la jeune préfète réussit à convaincre les deux garçons de faire quelques exercices et révisions pour la semaine qui arrivait.

La lionne réalisa alors que, si elle se sentait merveilleusement bien aux côtés de Drago, elle était également très heureuse auprès de ses amis, partageant avec eux des moments simples autant que précieux.


Le lendemain matin, Harry eut la surprise d'être assailli par plusieurs dizaines de hiboux, et Hermione comprit aussitôt ce qu'il se passait : son interview pour le Chicaneur avait enfin été publiée ! Leurs projets évoluaient de plus en plus, commençaient à aboutir : d'abord, les membres de l'AD faisaient tous des progrès admirables, et ensuite le nombre de réactions à cet article indiquait que beaucoup de sorciers avaient pu découvrir la vérité telle que le Survivant l'avait vécue...

En fin de matinée, cependant, son euphorie retomba d'un coup lorsque Drago, au détour d'un couloir, saisit brusquement son épaule et l'entraîna dans un couloir désert.

« Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?

_ Tu me fais mal, et je ne vois pas de quoi tu parles !

_ Cette stupide interview de ton copain, Saint Potter ! De quel droit est-ce qu'il dit de telles horreurs sur mon père, hein ? S'énerva le jeune homme, sans lâcher l'épaule d'Hermione.

_ Il n'a fait que dire la vérité !

_ Qu'est-ce que vous en savez ? Vous pourriez pas vous mêler un peu de vos oignons, merde ? Vous le connaissez pas, vous savez rien, et vous vous permettez quand même de ruiner la réputation de toute notre famille ! »

Il commença à s'éloigner, mais Hermione le retint à son tour par le bras.

« Drago... Je suis désolée si ça te touche... Mais...

_ Bien sûr que ça me touche ! T'as pas idée de la façon dont on me regarde, depuis ce matin ! Je passe pour un monstre fils de monstre, et tout ça c'est entièrement votre faute !

_ Je suis vraiment désolée...

_ Ca me fait une belle jambe, que tu sois désolée ! Fiche-moi la paix, maintenant ! » lui cracha-t-il au visage avant de s'éloiner à grands pas furieux, la laissant seule, les larmes aux yeux.

Bien sûr, ils s'étaient déjà disputés, et violemment puisqu'Hermione avait, deux ans plus tôt, envoyé un coup de poing dans le visage de Drago. Mais leur relation lui semblait tellement idyllique, jusqu'à maintenant... Découvrir qu'ils n'étaient peut-être pas si soudés que ça lui faisait vraiment mal. Elle sentait à quel point elle aimait son amant, et elle regrettait que ça soit en de telles circonstances.

Ils ne se revirent pas de la semaine. Hermione n'osait pas aborder le Serpentard qui lui jetait un regard glacial chaque fois que leurs regards se croisaient. L'interview de Harry avait, à part sa nouvelle semaine de retenue et la réaction de Drago, eu d'excellent retentissement. Tout le monde en avait entendu parler ou l'avait lue, et le Survivant n'était plus considéré par tous comme fou. Les enfants des Mangemorts dénoncés se faisaient plutôt discrets, et la jeune fille ne pouvait s'empêcher de se dire que c'était une bonne chose, si elle oubliait que c'était justement à cause de ça que son amant ne voulait plus la voir.

Finalement, elle n'y tint plus. Drago lui manquait et elle était inquiète pour lui. Elle s'en voulait d'être à l'origine de sa tristesse. Elle monta donc à la volière ce samedi matin, afin de lui envoyer une lettre.

Cher Drago,

Je tiens à ce que tu saches que je suis vraiment désolée pour ce qu'il s'est passé. Je ne pensais pas que tu en souffrirais tant, et je m'en excuse sincèrement. Tu as le droit de m'en vouloir, Drago... Mais tu me manques. J'ai besoin de toi, j'ai besoin de ta tendresse, de tes baisers, de ta peau contre la mienne. Je ne vis plus, sans toi.

Je t'aime.

Hermione

Elle n'obtint une réponse que le soir, alors qu'elle s'apprêtait à se coucher.

Hermione,

Je m'excuse de m'être emporté. J'espère ne pas t'avoir fait trop mal.

On pourrait peut-être se voir, demain après-midi ?

D.M.

La jeune Gryffondor s'endormit, un peu apaisée, serrant contre elle le bref mot de celui qu'elle aimait. Elle avait hâte de le retrouver.


Elle rejoignit Drago un peu après avoir mangé, tandis que Harry et Ron imaginaient ce qu'ils allaient mettre dans leurs devoirs de divination. Il était assis dans un nouveau fauteuil et lisait son manuel de Sortilèges. Il semblait très absorbé par sa lecture et ne sembla pas s'apercevoir qu'Hermione était entrée. Elle le regarda un moment, avant de s'approcher de lui et de s'asseoir sur l'accoudoir.

« Encore une nouveauté dans cette salle ? Demanda-t-elle en montrant le fauteuil sur lequel ils étaient assis.

_ Je passe tellement de temps à t'attendre... T'es vraiment pas ponctuelle ! »

Ils rirent doucement, puis le jeune homme ferma son livre et caressa la main de sa compagne.

« Je suis désolée, Drago...

_ Chut, ne parle plus de ça. »

Un nouveau silence. La jeune fille songea qu'il y en avait beaucoup, entre eux, mais qu'ils communiquaient peut être plus encore ainsi qu'en se parlant. Songea, quand Drago reprit la parole, qu'elle préférait de loin qu'il se taise.

« Peut être qu'on devrait arrêter un peu, tous les deux...

_ Quoi ? Non ! Pourquoi ? S'exclama-t-elle, tout en se redressant d'un seul coup. »

Drago hésita. Bien sûr, il aurait put lui dire la vérité. Lui avouer qu'il était fou d'elle, qu'il ne pouvait plus se passer de sa présence et que cela l'effrayait. Que, malgré sa peur, il souhaitait demeurer à ses côtés, mais qu'entre sa famille et ses amis, c'était impossible. Qu'il ne supportait plus de vivre leur amour caché, et qu'il commençait à croire qu'il valait mieux pour eux qu'il n'y ait plus rien du tout, si c'était pour souffrir de cette étrange liaison qui les forçait à vivre dans le mensonge. Que, surtout, il n'avait jamais rien ressenti d'aussi fort et qu'il commençait à craindre de perdre pied.

Mais il se sentait incapable de lui avouer tous ces sentiments qui le rongeaient. La blesser serait bien sûr une solution parfaite. Elle souffrirait un peu, sur le coup. Puis elle pourrait le haïr et passer à autre chose. Mais, même si c'était égoïste, il ne supporterait pas d'être haï par celle qu'il aimait.

Il ne lui restait plus qu'à mentir. Encore. Une dernière fois. Ensuite, il retournerait à son ancienne vie, celle dans laquelle il était paisible, ignorant tout de la passion.

« On a été beaucoup trop loin, Hermione... »

Les mots qu'ils prononçait lui brûlaient les lèvres. Mais il devait se forcer à les prononcer. Pour eux deux. Ne devait surtout pas la regarder dans les yeux, ses beaux yeux bruns baignés de larmes qui ne tarderaient pas à inonder son visage.

« On devait juste coucher ensemble de temps en temps... Et regarde où on en est ! Je t'avais dit qu'il fallait pas compter sur moi pour les mots d'amour...

_ Alors arrête et puis c'est tout ! On peut encore faire marche arrière ! S'il te plaît, Drago... Je ne veux pas te perdre.

_ Tu vois, c'est bien ça le problème ! Et c'est pour ça qu'on ne doit plus se voir. Je ne veux plus te voir, Hermione.

_ Je... je croyais que tu m'aimais...

_ Ce n'est pas le cas. »

Il recula d'un pas, la forçant à lâcher sa main à laquelle elle s'agrippait, comme à ses derniers espoirs. Puis il lui lança le regard le plus froid possible. Maintenant, elle allait sortir de la pièce, sans doute en pleurant, le laissant seul. Seul, et vide.

Ce fut bien ce qu'il se passa. Sauf qu'avant de partir, Hermione mit à Drago une gifle à laquelle il ne s'attendait pas. Et le laissa seul, vide et honteux. Il passa la nuit seul dans le lit de leurs ébats, convaincu que ce qu'il avait fait était sans doute la meilleure solution. Il n'était décidément pas fait pour l'amour, surtout avec Hermione. Ils étaient si différents... Il ne pourrait jamais rien faire d'autre que la blesser.