Bonjour! Je suis désolée, j'ai mis beaucoup de temps avant de poster ce chapitre! C'est que mes études me prennent tout mon temps. Mais bonne nouvelle, je termine le 21 mai :) Je vais essayer de poster avant, mais sinon, rassurez-vous, je suis toujours en vie, seulement entrain de crouler sous les travaux!

Merci beaucoup à tous ceux qui m'ont laissés une review, j'adore avoir votre avis! Et un gros merci à ma beta!


-Mione ! Je... Je crois que je suis amoureuse !

Un cri de joie m'échappa des lèvres quand l'information parvint à mes oreilles, tandis qu'elle m'imitait. Enjouées, nous nous serrâmes dans nos bras, avant de redevenir sérieuses. Dans ma tête, les mots que j'avais prononcés à Harry quelques semaines plus tôt se mélangeaient à ceux de Ginny, suivis des paroles qu'Harry m'avaient dites par la suite. Elles étaient empreintes de tellement de vérité que je ne pouvais pas ne pas l'imiter.

-Mais Ginny... Tu crois ou tu en es sûre ?

-Je... C'est compliqué...

-En quoi ?

-C'est... C'est parce que c'est...

Le silence s'éternisait. Ginny était visiblement mal à l'aise. Qui cela pouvait-il être pour la mettre dans l'embarras ainsi avec moi ? Oh, non ! Faites que ce ne soit pas Malefoy ! Mais pourtant, cela expliquerait quelques petites choses... Mais... Non ! Mon visage du devenir blanc, car Ginny me regarda étrangement.

-Mione ? Ça va ?

J'eus du mal à lui répondre, des images, des sensations s'imposaient à mon esprit. Une soirée...

-Ou...Oui, ça va.

-T'es devenue toute pâle tout à coup !

Face à mon silence, Ginny blêmit à son tour.

-Oh, non ! Ne me dis pas que... Tu l'aimes toi aussi c'est ça ? J'étais pourtant sûre que Ron et toi...

-Oui ! Oui, Ginny. Ron et moi. Rien d'autre.

Comme ces mots m'en coûtaient à prononcer. Ma gorge s'était nouée à les dire. Mais pourquoi donc ? Il était vrai que j'aimais Ron. J'étais bien avec lui, je pensais presque tout le temps à lui, je l'aimais. Même si les choses n'étaient pas encore mises au clair et que tout n'était pas parfait. Alors pourquoi ? Je ne pus obtenir ma réponse, car Ginny enchaînait, rassurée.

-Oh ! Fiou ! Je m'en serais tellement voulu sinon !

Elle me souriait, alors je me forçai pour lui retourner la pareille. C'était sûrement un croisement entre une grimace et un sourire, mais je ne pouvais faire mieux. Allons, elle n'avait pas encore dit à haute voix que c'était lui, je pouvais me tromper.

-Alors, c'est qui ?

Ses joues rougirent, ses mains se joignirent dans un geste nerveux tandis qu'elle se mettait à se dandiner légèrement.

-C'est... C'est Harry...

Le soulagement m'étreignit. Car c'était bien du soulagement, même si je n'avais pas le droit de l'éprouver. Oh ! Ginny et Harry ! Ils iraient tellement bien ensemble. La perspective de ces deux là ensemble me redonna toute ma joie, et je pris la rousse dans mes bras pour une deuxième fois.

-Mais... Il y a un problème... Tu connais Ron, il est surprotecteur !

-Oui mais Harry... C'est son meilleur ami, il devrait être d'accord, non ?

-J'ai peur que ce soit encore pire à cause de ça ! Je ne voudrais pas briser leur amitié ! Et je ne suis même pas sûre s'il m'aime !

-Je pourrais me renseigner si tu veux ?

Je lui fis un clin d'œil complice, elle me fit un grand sourire en retour. Pourtant, le doute se lisait encore dans ses yeux... Ron.

-Compte sur moi Ginny, tout va bien aller.

-Merci, Mione. J'espère vraiment que tu as raison.

-J'en suis convaincue !

Mon regard se tourna alors vers l'heure. Il était tard et le couvre-feu était déjà passé.

-Ginny ?

-Oui ?

-Qu'est-ce que tu dirais de rester ici cette nuit, on a encore pleins de choses à se dire et ce serait une bonne façon de fêter ça non ?

-Oh, oui ! Youpi !

Nous nous regardâmes, nous étions sur la même longueur d'ondes, c'est pourquoi nous nous écrièrent en chœur :

-Soirée pyjama !

Me levant d'un bond, je pris deux pyjamas en flanelle semblables l'un à l'autre (avec Winnie the Pooh comme dessin dessus) et en prêtai un à Ginny. Nous avions l'air de deux petites filles, ce qui nous fit bien rigoler. Pendant une bonne partie de la nuit, nous parlâmes de tout et de rien en mangeant pleins de grignotines que j'avais fait venir par les elfes (un grand merci aux avantages d'être préfète en chef). Malheureusement, j'oubliai de la questionner à propos de la scène de camaraderie que j'avais surprise entre elle et Malefoy. C'est que nous étions trop occupées à nous parler de son amour pour Harry et de ma relation avec Ron.

Vers les petites heures du matin, nous nous endormîmes, épuisées.


Le lendemain matin, Ginny et moi nous préparâmes pour en vitesse notre journée. Puisqu'elle n'avait pas de vêtements de rechange, je lui prêtai un de mes uniformes. Nous faisions environ la même taille, ça devrait passer inaperçu.

Quelle ne fut pas la surprise des garçons, quand j'ouvris la porte de mon dortoir pour les rejoindre, Ginny sur mes talons. Les joues d'Harry prirent une teinte rosée tandis que Ron s'interrogeait visiblement sur les raisons qui avaient amené sa sœur à passer la nuit avec moi. Comme personne ne faisait mine de bouger, je me sentis obligée d'intervenir.

-Ben quoi ? On n'a plus le droit de faire des soirées pyjama ?

Vu le silence éloquent qui me répondit et les bouches ouvertes des deux garçons (il était encore tôt, fallait leur pardonner leur lenteur d'esprit) je compris que ce n'était pas assez pour les faire s'activer.

-On y va, si on veut déjeuner ?

Là j'avais frappé dans le mile. Comme un jouet qu'on vient de mettre sur on, Ron commença à se diriger vers la grande salle, à mon grand soulagement. Nous lui emboîtèrent tous le pas. La journée, quoiqu'elle eu commencée étrangement, se déroula le plus banalement possible. Manger, aller aux cours, prendre des notes (pour moi uniquement), le quotidien quoi ! Quand enfin les cours prirent fin, je n'avais qu'une idée en tête, que j'avais murie durant les cours. Parler à Harry. Il aimait Ginny et c'était réciproque, alors il était temps de les réunir !

Il n'y avait qu'un seul problème, Ron. Il fallait que je me retrouve seule avec Harry pour le mettre au courant. Puis ensuite, je devrais occuper mon cher rouquin pendant que sa sœur et son meilleur ami vivraient un des plus beaux moments de leur vie.

Confortablement installée dans un divan entre Harry et Ron pour faire nos devoirs, je cherchais une excuse pour l'éloigner. Au moment où je me décourageais, n'ayant aucune solution en tête, Ron referma ses livres et se leva.

-Je vais prendre une douche, faut que je me change les idées avant de devenir fou !

Et pour cause, il fixait son devoir de potion depuis vingt bonnes minutes sans trouver les réponses.

Dès que la porte de son dortoir se referma sur lui et que je fus convaincue qu'il ne reviendrait pas, je me tournai vers Harry, un grand sourire aux lèvres. Celui-ci, des points d'interrogation dans les yeux, me regardait.

-Ginny est venue me voir dans mon dortoir, hier... Et on a beaucoup parlé...

Soudain, ses yeux s'illuminèrent d'espoir.

-Et...?

Sa voix trahissait son impatience. Je rigolai un peu, sous son regard mécontent.

-Et je crois bien que tu peux aller la voir et te dévoiler sans problème.

Son sourire, à l'identique du mien, s'élargit considérablement, jusqu'à ce qu'il se rappelle son meilleur ami et frère de son aimée. Je compris immédiatement et tentai de le rassurer.

-Vas-y, je vais m'occuper de lui, promis.

Il n'était pas très convaincu, mais comme je me levais et le tirais déjà vers Ginny, assise avec quelques autres filles de son année dans un coin de la salle commune, il ne put pas me contredire. Je retournai doucement m'asseoir et le regardai se diriger d'un pas incertain vers sa jolie rouquine. Je l'entendis lui demander si elle voulait bien le suivre, qu'il aimerait lui parler. Je devinais sans mal la rougeur sur ses joues et son regard un peu fuyant de gêne, même si je ne pouvais le voir (il était dos à moi). Par contre, je pus voir le rose monter rapidement aux joues de ma meilleure amie, tandis que ses amies poussaient des petits sifflements. Finalement, je la vis se lever et suivre Harry d'un pas timide. Ils sortirent tous deux la salle commune, si bien que je ne pouvais plus savoir ce qui se tramait, quoique j'en avais une idée très claire.

Comme je me retrouvais seule, je me replongeai dans mes devoirs. Cinq minutes plus tard, une masse se déposait à mes côtés sur le divan. Je levai les yeux, plongeant dans le regard vert de Ron.

-Harry est parti où ?

C'était la partie la plus délicate. Je n'avais aucune marge de manœuvre. J'aurais pu lui dire qu'il avait une retenue, mais Harry lui en aurait déjà parlé si ça avait été le cas. Je ne pouvais pas dire non plus qu'il avait eu une faim subite, puisqu'il nous attendait toujours dans ces cas là. La seule solution qui m'était apparue, c'était de profiter de cette occasion pour faire avancer ma relation avec Ron. Faire d'une pierre deux coups comme on dit dans le monde moldu.

-Je lui ai demandé de partir...

Je baissai les yeux, laissant toute la timidité de la miss-je-sais-tout que j'étais m'envahir. Mes joues rougirent peu à peu, comme celles de Ginny et de Harry un peu plus tôt.

-Pour... Pourquoi ?

Je relevai doucement les yeux vers lui, jusqu'à plonger dans le vert scintillant des siens. J'y lu de la surprise, et un mélange de compréhension-incompréhension. Il ne voyait qu'une raison, mais il doutait que ce soit cela.

-Pour te parler...

Ma voix était incertaine, mais je continuai néanmoins. Il était temps de mettre les points sur les i et les barres sur les t.

-De nous.

-Tu... Je... Euh...

Pas très clair. Il ne m'aidait visiblement pas. Quoique venant de Ron, ce n'était pas surprenant. J'avais plus d'expertise dans ce domaine, même s'il l'ignorait.

-Je t'aime, Ron.

Voilà, c'était fait. Ne restait plus qu'à voir ce qu'il en pensait et où tout ça allait nous mener.

-Viens.

Il se leva et me prit la main, m'entraînant en dehors de la salle commune. Un bref instant, j'eus une pensée pour mes meilleurs amis et espérai qu'ils soient partis parler assez loin. Puis je me reconnectai sur l'instant présent. Bon, il fallait avouer que ce n'était pas le plus réussi des scénarios. Subitement, je fus prise d'un doute. Et si, finalement, ce n'était pas réciproque. Étrangement, sottement, l'hypothèse ne m'avait jamais traversé l'esprit. Perdue dans mes sombres pensées, je n'avais pas remarqué qu'on s'était arrêtés de marcher et que Ron m'appelait.

-Mione ? ... Mione, pourquoi tu pleures ?

Sa voix était tendue et je pus déceler un soupçon de peur dans sa phrase. Phrase qui m'avait ramenée brusquement à la réalité. Surprise, je passai ma main sur ma joue. Elle était mouillée de mes larmes. Je restai bouche-bée face à cette découverte. De toute façon, je n'aurais pas su quoi lui répondre.

J'aurais voulu partir, et il dut le sentir, car il raffermit sa prise sur ma main. Je relevai des yeux suppliants vers lui et j'eus l'impression qu'un déclic venait de se faire dans sa tête.

-Par Merlin Mione ! Je suis désolé...

Les larmes embuèrent mes yeux, troublant ma vision.

-Je... Tu m'as pris par surprise

Pitié ! Pas ça ! Je ne voulais pas de ses excuses.

-Et j'ai oublié de te répondre...

Quoi ? Je relevai mes yeux, qui étaient retournés fixer le sol entre temps, vers lui. Il était visiblement mal-à-l'aise.

-Je t'aime aussi Mione.

Il me souriait timidement et je fis de même, avant de l'enlacer étroitement.

-Est-ce que... Qu'on est un couple ?

-Je crois bien que oui.

Je lui offris mon plus beau sourire et, pour lui prouver notre nouveau statut, je me penchai vers lui, rapprochant et soudant nos lèvres en un baiser des plus délicats. Pourtant, Ron le coupa rapidement. Mes doutes remontèrent à la surface, mais furent chassés aussi vite qu'ils étaient apparus quand les pouces de Ron se déposèrent sur mes joues pour essuyer mes larmes des dernières minutes. En m'embrassant, il avait du remarquer ma peau humide et, mignon comme il l'était, il avait décidé de sécher mes larmes avec délicatesse. Une fois sa tâche effectuée, il reprit amoureusement mes lèvres des siennes.


Ron et moi avions passé le reste de la soirée enlacés dans le corridor jusqu'à ce que le couvre-feu nous force à nous séparer. Il avait alors tenu à me reconduire à mon dortoir, où nous avions échangé un baiser passionné avant de nous quitter.

Alors que je rêvais déjà éveillée aux bras de Morphée, la voix de Malefoy avait retenti dans notre salle commune, coupant court mon ensommeillement.

-Elle est encore là.

Je me retournai vers lui, surprise, et aperçut une Ginny rayonnante de bonheur assise sur le divan.

-Je t'avertis, ce n'est pas parce que je laisse passer pour la deuxième fois que ça doit devenir une habitude ! Puis, tu vas m'en devoir deux plutôt qu'une !

Il parlait dans le vide, le pauvre. J'espérais au moins qu'il s'en était rendu compte, parce que dès que j'avais aperçu la rouquine, je m'étais précipitée vers elle. D'ailleurs on était presque rendues dans ma chambre quand Malefoy avait achevé son monologue. J'avais tellement hâte de savoir le fin mot de l'histoire entre mes deux meilleurs amis ! La curiosité me taraudait.

À peine avais-je refermé la porte que je me tournai vers Ginny, les yeux pleins de questions. Je résumai.

-Alors ?

Cette dernière éclata de rire devant mon empressement. Je l'imitai aussitôt. Dès qu'elle fut calmée, elle s'installa confortablement sur mon lit et commença son histoire sans se faire prier outre mesure. Elle avait tout aussi hâte de m'en parler que moi de savoir.

-Alors... Je l'ai suivi. Il m'a amenée dans la salle sur demande, en disant qu'il ne voulait pas se faire surprendre. J'ai croisé les doigts intérieurement à ce moment là pour que ce soit à Ron qu'il pense en faisant tout ça... Et que ce soit parce que... Tu sais !

Elle m'adressa un clin d'œil complice et enchaîna.

-Oh ! C'était tout mignon comme salle. Il y avait un feu et un petit divan. C'était tout petit, tout intime. Il m'a invitée à m'asseoir, ce que j'ai fait bien entendu. Sauf que lui est resté debout, à tourner en rond comme un lion en cage.

À cette pensée, le sourire déjà grand de Ginny s'intensifia et elle rit doucement.

-C'était tellement silencieux et on était vraiment mal-à-l'aise. Je ne savais pas trop s'il attendait de moi que je dise quelque chose. Finalement, il a prit une grande respiration et il m'a lâché : Je t'aime. Je suis sortie du divan et je lui ai sauté dans les bras, en me penchant à son oreille pour lui murmurer que je l'aimais.

À ces mots, Ginny rougit. Je lui fis une accolade chaleureuse, puis me retournai vers elle, attendant la suite.

-On s'est embrassés et on s'est collés le plus longtemps possible. On a un peu parlé de mon frère, décidé de la marche à suivre. On pense que ce serait préférable de lui cacher la vérité, du moins, au début.

En disant cela, elle cherchait dans mes yeux mon approbation. Mentir à son frère ne l'enchantait guère mais, connaissant son tempérament surprotecteur, elle ne voulait pas prendre de chance. Je pouvais le voir dans ses yeux, elle avait peur. Elle ne voulait pas que son frère brise son petit nuage d'amour et de bonheur. Je ne pouvais pas contredire son choix, et je lui fis comprendre d'un hochement de tête, accompagné d'un sourire avenant.

-Après, on est passé chercher des vêtements pour que je puisse rester dormir sans t'emprunter du linge. Puis Harry est venu me reconduire à ton appartement un peu avant le couvre-feu. On ne voulait pas prendre le risque de rencontrer Ron. D'ailleurs, on vous a vu vous embrasser dans le corridor proche de la salle commune ! T'as des choses à me raconter, toi aussi, Mione !

C'est avec plaisir que je lui racontai ma soirée. Comme la nuit précédente, nous parlâmes de Ron et Harry, à la seule différence que maintenant, ils étaient nos petits copains !


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