Bonjour à tout le monde, Kisara Hamagasaki revient à la vitesse de la lumière!

Vous vous demandez sûrement pourquoi je publie maintenant aussi vite? Et bien, c'est grâce à mes fabuleuses correctrices: Midori et Yume qui m'encouragent très fort depuis le début. Et aussi un peu parce que je me suis blessée à la jambe le mois dernier, alors coincée dans mon coin perdu, j'ai eu tout le temps pour écrire.

Bon, assez parlé de moi. Je vous laisse maintenant avec le dernier chapitre. Eh oui, c'est bel et bien le dernier chapitre de cette fic. T-T

Pour ceux et celles qui suivent cette fic, ne soyez pas trop triste, il y aura encore un épilogue.

Je vous souhaite maintenant une très bonne lecture.


Chapitre 6: Contact perdu

Yûki sortit brusquement de la chambre de Zero. Elle courut jusqu'à la salle de bain tout en versant des larmes. Tout était perdu. Tous les efforts faits pour lui redonner confiance étaient réduits à néant. La petite fille s'autorisa quelques minutes pour verser toutes les larmes dont elle était capable.

Dès qu'elle fut calmée, elle fit quelques grimaces devant le miroir pour se redonner du courage. Elle devait être forte pour Zero. Yûki prit des compresses et une bande de rechange et se dirigea à nouveau vers la chambre de Zero.

-oOo-

Ce n'était pas bon, pas bon du tout. Trop tôt! Trop rapide, trop rapide!

Zero regardait avec effroi dans le miroir les plaies de sa gorge se refermer doucement sans laisser une cicatrice. Il était un descendant de Hunters, donc il guérissait plus vite que la moyenne humaine, mais cela, c'était vraiment trop rapide. Il n'y avait qu'une seule explication. Au début, il n'avait sentit aucun changement, aucun des symptômes annoncés. Mais c'était bien là. Il se transformait lentement et sûrement en vampire. Il était dégoûté, il était en train de devenir ce qu'il haïssait le plus au monde. Rageur, il envoya son poing dans la glace du miroir qui se brisa en mille morceaux. Il regarda les blessures sur ses jointures se refermer tranquillement. Comme si elles lui montraient quelle serait maintenant sa vie.

- Zero, je peux entrer ? demanda Yûki en passant la tête à travers la porte.

Décidément, celle-là tombait toujours au plus mauvais moment. Le jeune garçon allait lui lancer une réplique très cruelle pour la faire partir. Il ne fallait pas qu'elle reste ici et qu'elle le voie. Mais avant qu'il n'ait pu répondre quoi que ce soit, elle entra dans la chambre et déposa les compresses sur le bord de son lit.

- Je te les laisse là, dit-elle d'un regard triste. Tu peux les changer tout seul.

Elle allait faire demi-tour quand Zero lui attrapa la main pour la retenir.

- Attends ! s'écria-t-il.

Pourquoi, pourquoi l'avait-il retenue alors que toute sa raison lui criait de lâcher sa main? Soudain, une douce odeur monta à son nez. Tellement douce et tellement sucrée qu'il en eut la gorge sèche et l'envie irrésistible de boire.

Il baissa les yeux vers la source. C'est là qu'il comprit. Il avait encore un bout de glace entaillé dans le bras. Le jeune garçon ne l'avait pas sentit et en attrapant la main de Yûki, il avait légèrement entaillé la main de la petite fille. Ce n'était que quelques gouttes qui tombaient sur le sol, mais cela avait autant d'effet sur Zero que la plus puissante des drogues. Il était attiré par le sang. Le sang de Yûki.

- Va me chercher le directeur ! s'écria Zero en faisant tous les efforts pour ne pas se jeter sur elle et la vider de son sang jusqu'à la dernière goutte.

- Zero, tu ne te sens pas bien ? demanda-t-elle l'air effrayée sans bouger.

- Va le chercher vite.

Yûki courut aussitôt chercher le directeur. Pendant ce temps, Zero s'assit contre le mur et enleva avec les dents le bout de verre entre ses phalanges. Ensuite, il sera fort son bras en espérant que la douleur l'aidera à garder les idées en place. Heureusement, le directeur arriva rapidement. Il le regarda un moment, puis il dit:

- Alors ça a commencé?

-oOo-

Le lendemain, Yûki se surprit à se réveiller seule dans la maison. Il n'y avait aucune trace de Zero ou du directeur. Elle repensa à ce qui c'était passé la veille. Après avoir appelé le directeur, celui-ci lui avait demandé de se tenir à l'écart en attendant qu'il lui parle. Ils avaient fini tellement tard que Yûki s'était endormie dans le salon. Quelqu'un l'avait ensuite portée dans son lit.

La petite fille s'habilla et descendit préparer son petit-déjeuner quand elle vit Madame Momoyama la gouvernante.

- Bonjour Yûki, dit-elle. Le directeur m'a appelé de bonne heure ce matin. Lui et Zero avaient une histoire importante à régler ce matin, concernant ses papiers. Ils ne seront probablement pas de retour avant ce soir. Je vais rester avec toi aujourd'hui.

Yûki soupira. La journée serait longue et ennuyeuse sans Zero et le directeur. Heureusement, ils ne firent pas long car les deux garçons rentrèrent juste avant le souper du soir.

En entendant le directeur l'appeler, Yûki descendit quatre à quatre les marches d'escalier. Mais elle s'arrêta net en voyant Zero. À première vue, il était resté le même, mais il y avait un détail qui la dérangeait. C'est alors qu'elle le vit.

-oOo-

Quand Zero vit Yûki qui l'examinait de tous les côtés, il se tendit. Elle remarquerait sûrement son cou intact de toute blessure. Soudain, elle se mit à avoir les larmes aux yeux.

« Oh non, elle a remarqué, pensa Zero. Comment lui expliquer? »

- Il a un tatouage ! s'écria-t-elle. Zero est devenu un délinquant!

Zero se relâcha. Parfois, ça avait du bon qu'elle n'ait pas grand-chose dans le crâne.

- Ne t'inquiète pas Yûki. Ce n'est pas parce que Zero a un tatouage qu'il est devenu un délinquant. Il reste tout de même le Zero que nous connaissons.

- Zero a un tatouage, répéta la petite fille.

- Ça y est, son cerveau à buggé, dit le jeune garçon. Et elle va rester comme ça toute sa vie.

- Mais non, ce n'est pas vrai ! s'écria la jeune fille.

Soudain, sans qu'il ne se soit rien passé, elle se mit à sourire. Décidément, Zero ne la comprendrait jamais. Un jour, elle s'énerve contre lui, mais l'instant d'après, elle se met à sourire comme une idiote. Machinalement, il passa ses doigts sur la marque de son cou. Il était parti à la guilde tôt le matin se faire apposer ce sceau qui ralentira sa transformation en vampire et le protégera de la fin. La guilde, c'était la première fois qu'il y allait. Il avait été à la fois impressionné et effrayé par la puissance de la guilde entière. Il avait même rencontré brièvement le chef des Hunters qui bien qu'il avait l'air fort, lui donnait l'impression d'être encore moins fiable que le directeur.

En parlant du directeur, celui-ci avait été insupportable dans la voiture. Déjà que Zero n'était pas un lève tôt et qu'il avait encore sommeil, il avait dût supporter blagues, chansons et devinettes débiles durant tout le voyage. Et cela le fatiguait encore plus d'y repenser.

Tandis que le directeur et Yûki parlaient ensemble, Zero s'éclipsa dans un endroit calme pour dormir : les écuries.

Il trouva White Lily réveillée et dans son box pour une fois. Il vit sur la porte du box l'horaire pour les repas. Ils s'étaient un peu espacés depuis sa naissance, mais les quantités étaient plus grandes.

Zero allait entrer pour la caresser quand soudain, elle s'enfuit au fond. Elle avait dût avoir peur pensa Zero. Il refit une tentative qui eut le même résultat sauf qu'en plus elle se cabrait. C'est alors qu'il comprit. La petite pouliche était sensible à l'aura des vampires. Même si ce n'était que durant un bref moment, Zero avait failli céder à des pulsions vampiriques. Il devait en rester une légère trace.

- Eh oh, dit-il. Ce n'est que moi.

En regardant Lily, Zero comprit que plus rien ne serait comme avant. Bien qu'il ait eu de la peine à l'admettre au début, il aimait bien la petite pouliche et tous les chevaux. Yûki et son imbécile de père toujours scotchés à lui n'étaient au fond pas si désagréables. Il s'était toujours donné l'air de ne pas s'attacher, mais au fond, il ne voulait pas les quitter. Ils l'avaient sortit des ténèbres dans lesquelles il s'était enfoncé. Mais la transformation avait commencé. Un beau jour, il deviendrait un vampire et ce jour-là, il devrait quitter tout le monde, il serait de nouveau seul.

- Zero?

Le jeune garçon se retourna et vit Yûki à la porte du box. Comme d'habitude, elle arrivait sans qu'il ait pu l'entendre.

- Est-ce que tout va bien Zero ? demanda-t-elle en posant doucement sa main sur son épaule.

Ce contact était de trop pour le jeune garçon. Il prit Yûki dans ses bras et la serra contre lui. Il en avait besoin. Il avait besoin de sentir la chaleur du corps de Yûki pour se rassurer. Ils restèrent comme ça un long moment sans bouger avant que Yûki ne murmure :

- Eh … Zero? … Tu me fais mal. Je n'arrive plus à respirer.

Zero la relâcha et la regarda dans les yeux. Ils étaient d'un beau brun chocolat et reflétaient l'inquiétude de la jeune fille.

- Que se passe-t-il Zero ? demanda-t-elle. Il y a quelque chose qui a changé en toi, mais je ne sais pas quoi.

Zero baissa les yeux sur Lily qui les regardaient depuis le fond du box.

- Et je crois qu'elle aussi s'en est rendue compte, ajouta la jeune fille. Mais tu sais ce que je pense ? Je me dis : Zero restera toujours Zero, qu'il ait un tatouage ou non. Zero aimera toujours se lever tard, nous embêter moi et le directeur. Il aimera toujours monter à cheval et faire la cuisine.

Zero reporta son regard sur Lily. Elle s'était calmée, mais restait collée contre la paroi du fond de son box. Après tout, se demanda le jeune garçon. Elle a peut-être raison. Je n'ai qu'à rester tel que j'ai toujours été : un humain, un chasseur de vampire et pas un suceur de sang. Je m'étais fait une idée : un jour, je deviendrai un vampire. Je n'avais pas cherché à me battre contre ce que je deviendrai. Mais cela n'arrivera plus. Ce ne sera pas le sang qui coule dans mes veines qui décidera de ma fin, mais moi et moi seul.

Le moral remonté à bloc, il refit une tentative. Il tendit sa main avec une friandise bien en évidence. D'abord suspicieuse, Lily renifla sa main longuement avant de prendre la friandise du bout des lèvres. Puis la gourmandise l'emporta et se mit à renifler toutes les poches pour vérifier, s'il n'y avait pas autre chose qu'il avait caché.

Pendant que la petite jument fouillait ses poches, Zero la caressait doucement sur le front, la gratouillait derrière les oreilles. Elle se laissait faire. Il tourna les yeux vers Yûki qui lui sourit chaleureusement.

- Je vais te laisser, dit-elle. J'imagine que tu es venu ici pour dormir en paix.

- Oui, dit Zero alors que ses joues commençaient à rougir. Mais tu n'es pas obligée de partir. Tu n'es pas si collante que ça.

- C'est vrai ? demanda-t-elle. Tu m'autorises vraiment à rester avec toi?

- Ne te fais pas d'illusions. Ce n'est que pour cette fois.

-oOo-

Kaien commençait à être inquiet. Le repas était en train de refroidir et ses enfants adoptifs ne venaient toujours pas. Il prit son manteau et se dirigea vers les écuries. Au moins ici, il devrait en trouver un sur deux. Il tomba à l'entrée sur Steve qui était en train de nettoyer du matériel.

- Dis, tu n'as pas vu Yûki et Zero, je les cherche depuis tout à l'heure?

- Venez avec moi, dit-il. Je vais vous montrer quelque chose.

Il prit ses béquilles et conduisit le directeur au box de White Lily.

- Oh mon Dieu ! s'écria-t-il. C'est tellement beau.

Il sortit d'un geste théâtrale un petit appareil photo de sa poche et le braqua sur l'intérieur du box. Avec aisance, il prit le cliché à la vitesse de l'éclair.

- C'est pour ma collection, dit-il. On va les laisser encore un moment. Ils ont vécu pas mal d'épreuves ces derniers temps.

Kaien et Steve s'en allèrent, laissant White Lily, Yûki et Zero endormis et collés les uns aux autres.


Et voilà, je vous donne rendez-vous pour l'épilogue qui viendra... quand il viendra!

Mais ça ne devrait pas prendre trop de temps.

Merci à tous mes lecteurs de m'avoir lue et à Midori pour avoir corrigé ce chapitre.

Kisara Hamagasaki