Bon voilà une courte suite. Et je suis désolée si certains s'ennuient mais j'avais prévenu que je réécrirais les episodes en rajoutant des choses donc on ne pourra pas dire que c'était évident et je doute que vous auriez apprécier si j'avais sauté tous les passages la, c'est important pour la suite que je passe par la. Enfin, c'est presque terminé de toute façon pour la partie réécriture, la dernière scene de la saison ayant été complètement changée donc voilà, ensuite tout sera inédit, vous n'aurez plus à vous inquiéter.

Bonne lecture


Quand son amie lui demanda contre qui ils étaient, ce fut d'une voix déchirée, l'impression qu'on lui arrachait tout son corps, qu'elle répondit "Henry".

Une nouvelle fois, les larmes coulèrent le long des joues de Jo.. Elle allait le perdre.. Si elle ne l'avait pas déjà perdu.. Mais la, plus rien ne pouvait se passer ainsi.. Elle devait l'arrêter.

Elle se rendit alors chez Monsieur Griffith, la où la dague se trouvait d'après ce que le garde avait dit, car malgré le peu de son, Jo était parvenu à lire sur les lèvres de l'homme, ce n'était pas bien compliqué à deviner.

Henry écoutait les histoires de l'homme, qui parlait d'un immortel qui revenait dans l'eau et qui avait été torturé par les nazis. Henry savait qu'il parlait d'Adam mais fit comme ci, son histoire n'était qu'un simple conte.. Dans le même temps, l'homme avait avoué qu'il était bien le responsable de la mort de la jeune femme mais que ça n'avait jamais été ses intentions et que cette dague était dangereuse, que l'homme qui la recherchait allait forcément venir pour lui, pour la récupérer et le tuer.

Henry le pensait bien également.. Adam avait forcément déjà remonter la piste et devait débarquer d'une minute à l'autre.. Ce pourquoi quand ils entendirent des pas derrière la porte, Griffith donna à Henry le pugio pour qu'il soit celui qui tue Adam, avant qu'il n'ait le temps de faire un pas.. Son coeur battait à 100 à l'heure de pouvoir enfin l'arrêter, mais il était quelque peu effrayé de se retrouver face à lui et quand la porte s'ouvrit, il fut prêt à attaquer en levant le pugio mais quand ce fut Jo qui se retrouva face à lui, avec une expression choquée.. Il baissa immédiatement le couteau, alors que la jeune femme était plus blanche qu'un linge, ayant crut en l'espace d'un instant qu'Henry allait la poignarder.

- oh merci.. C'est toi.

Elle resta à une certaine distance de lui, les mains tremblantes

- donne moi la dague !

Il secoua la tête

- non Jo.. Je ne peux pas.. Tu dois me faire confiance.

Alors la, il était bien gonflé.. Il parlait de confiance alors qu'il n'avait fait que constamment lui mentir. Tout le long de l'enquête, de l'année.. Au final, elle se disait qu'elle ne connaissait pas son collègue.. Soudainement ses rêves de s'envoler à Paris avec lui, semblaient lointain. Comment ils avaient pu en arriver la ? Alors qu'à l'heure qu'il était, ils auraient pu profiter d'une étreinte romantique, sans rien, ni personne pour entraver leur route.. Ça c'était le plan qu'elle s'était imaginé dés le départ.. Et à vrai dire, Henry aussi.. Mais maintenant ? Elle n'était plus sûre de rien.. À part d'une chose.. Mais pour l'instant, elle avait vraiment plus important à faire.

- plus maintenant Henry - les mots se forcèrent de sa bouche mais elle doutait vraiment de lui, elle ne le cernait plus

En la regardant dans les yeux, il vit la peine qu'il lui avait infligé.. Celle qu'elle cachait depuis ces douze derniers jours.. Le tourment dans lequel lui même vivait.. Elle était brisée.. Jamais il n'avait pensé qu'il lui ferait tant de mal.

Il lui donna alors la dague lentement.. Elle n'avançait pas, seulement son bras et le jugea du regard.

...

Jo avait ramené Henry à la boutique et se sentait vraiment mal.. Qu'Henry fasse des caprices, ça elle pouvait le supporter, mais de la à être obsédé par une dague, entraver l'affaire et voir presque tuer.. Elle avait du mal à s'y faire.

Elle ne le reconnaissait tout simplement pas.. Elle se sentait désolée pour lui.. Il fallait qu'il s'ouvre à elle, même si son coeur devait partir en miettes. Elle mit la main dans sa poche et serra fort un objet pointu

- qu'est ce que tu as fait à cet agent de sécurité ? - demanda t-elle après mûre réflexion

- j'ai simplement augmenté son niveau de magnésium.. Je lui ai donné un anti-acide.

Elle ne croyait pas un mot de ce qu'il disait. Depuis quand était-il devenu un si mauvais menteur ?

- non Henry.. C'est moi qui lui a donné le café et tu as mis ça sur mon dos.

Il n'avait pas pensé à ça de cette façon mais elle avait raison. Il baissa les yeux

- je suis désolé !

Elle tourna le regard.. Être désolé ne risquait pas de suffire dans les prochaines semaines à venir.. Elle secoua la tête et osa lui poser la question qui lui brulait tant les lèvres depuis cette nuit, depuis même des semaines.

- je suis quoi pour toi ? En oubliant notre nuit de passion..

Il se sentit devenir nerveux et bougea légèrement sur son siège, se rapprochant presque un peu volontairement. Il avait tant de choses à lui dire.. C'était le moment et sans doute la dernière fois aussi

- tu es mon amie..Ma partenaire et quelqu'un que j'ai… - elle l'observa, elle pouvait lire sur ses lèvres ce qu'il allait dire mais il ne le dit pas - tu es quelqu'un qui compte énormément pour moi.

Elle ne put s'empêcher de pouffer, toujours en tenant l'objet au fond de sa poche

- mais apparemment pas assez pour me faire confiance, n'est ce pas ?

Il n'osa pas répondre et trouva ses pieds bien plus intéressants, dans le moment

- Henry.. On a fait l'amour toi et moi.. Et c'était intense, très intense.. Depuis ça, tu n'as fait que m'envoyer sur les roses

Il allait dire quelque chose mais elle l'en empêcha en levant une main

- mais ça ne m'empêchera de te dire ce que tu représentes pour moi… Tu es quelqu'un qui m'a frustrée, quelqu'un qui m'a confuse et aussi m'a fait voir la vie d'un autre côté..

Elle se pinça les lèvres, se sentant devenir vraiment faible, bientôt elle ne pourrait plus contrôler une seule de ses émotions, elle atteignait presque le point de non retour

- mais le plus important…Tu.. Tu m'as fait éprouver des sentiments que je pensais morts.. - sa voix s'abaissa - et pour ça, je te serais à jamais reconnaissante.

Henry réalisa alors que l'un comme l'autre, ils venaient indirectement de s'avouer leurs sentiments, et pas des sentiments uniquement d'amitié.. C'était de l'amour et ils le savaient mais la situation était vraiment critique et mal choisie.

Resserrant d'avantage l'objet contre elle, à même de le briser, elle lui dit d'une voix calme

- sors Henry !

Il ne s'attendait pas à ce qu'elle le fiche à la porte… Quoique peut être un petit peu.. Après tout, il le méritait bien. Il tenta de la raisonner

- Jo.. On peut arranger ça

Elle secoua la tête négativement

- pas pour l'instant. C'est moi qui a besoin d'être un peu seule la. Sors s'il te plait, il faut que je rentre.

Il se rendit alors compte qu'elle avait l'air un peu pâle. Il ne sortit pas encore et posa sa main sur son front

- tu es sûre que tout va bien ? On dirait que tu es malade ?

Elle leva les yeux au ciel

- d'après toi ? Je ne dors pas beaucoup avec toute cette histoire. Alors c'est probable.. Et vu comment je mange mal ces temps ci... Bon arrête de tergiverser la, sors s'il te plait, ne me m'oblige pas à me servir de mon arme.. Ma patience finit par atteindre ses limites avec toi.

Il finit alors par obéir et sortit en la regardant s'éloigner. Décidément, plus rien n'allait.. Son seul espoir maintenant était de pouvoir mettre fin à son petit jeu avec Adam.

En arrivant chez elle, Jo se laissa tomber dans le canapé et sortit l'objet qu'elle avait faillit briser dans son emportement contre Henry… Elle l'observa longuement.. Trop longuement et finit par le balancer sur la table basse, en poussant un soupir interminable. Elle mit ses deux bras en croix sur son visage et murmura "c'est vraiment le moment"

Henry était retourné chez lui et descendait dans son labo, d'un air penaud.. Il avait été un pur idiot et en plus il n'avait pas été capable d'avouer à Jo ce qu'il ressentait vraiment pour elle. En allumant la lumière, ce fut Abe qui l'accueillit avec un fusil, en se réveillant

- qu'est ce qui se passe ? Hey, les mains en l'air !

Henry sursauta et par réflexe, s'exécuta

- mais qu'est ce que tu fous avec ça ?

- je monte la garde - répondit-il fièrement en rangeant le fusil - on a un psychopathe immortel dehors.

Henry le regarda d'un air blasé

- est ce que tu es resté la toute la journée ?

- Oui quasiment.. J'ai fait quelques pauses pipi et j'ai déjeuné avec Myron, en dehors de ça, j'étais paré à toute attaque.

Henry fit un petit sourire. Son fils ne changerait jamais, ça c'était certain.

- tu as trouvé ce pugio ?

Henry acquiesça

- oui.. Mais le problème c'est qu'il est maintenant avec Jo et la police..

Abe ne voyait pas en quoi ceci était un problème

- cool.. Peut-être qu'il est plus en sécurité comme ça.

Henry commença à faire les cents pas et se plaça au centre du labo

- mais personne n'est en sécurité avec Adam… Il va venir le chercher ce pugio.. Et c'est à elle qu'il va faire du mal.

Il soupira, pensant à ce qui le ralentissait dans cette affaire et évidemment, Adam savait tout de lui et de ses sentiments.. Et Henry était bien trop impliqué avec Jo

- tout serait tellement plus facile si je n'étais pas..

Abe allait réussir à lui faire cracher le morceau. Il savait parfaitement bien ce que son père voulait dire, il suffisait de suivre la conversation et n'importe qui pourrait le comprendre.. Inclure Jo avec sa phrase, il n'y avait rien de plus évident.

- tu t'ouvres enfin.. Continue s'il te plait.

Henry savait bien qu'Abe l'encouragerait toujours lorsqu'il s'agissait de Jo mais c'était actuellement la première fois qu'il allait faire ses concessions de vive voix

- les sentiments que j'éprouve pour Jo.. ne doivent pas entraver.. Je dois la protéger d'Adam.. Je sais ce que je dois faire.. Abe acquiesça.. Cette fois ci il n'avait pas grand chose à dire - même si elle doit me détester pour ça.

Abe se leva et posa ses mains sur les épaules de son père

- alors fais ce que tu as à faire.. Je serais la pour t'attendre

- je te remercie Abe.. Je sais que je peux compter sur toi

Il fut sur le point de remonter quand son fils l'interpella

- elle le supportera Henry

Il pivota sur lui même et le questionna du regard

- Jo.. Si tu lui dis la vérité.. Elle le supportera, j'en suis certain. C'est une femme forte et très ouverte d'esprit et je pense que tu lui as déjà laissé pas mal d'indices.. Elle est adorable et tu sais que tu auras besoin d'elle.. Et bon, je n'ai pas prononcé tes mots.. Tu l'aimes Henry et je suis content que tu en aies prit enfin conscience.

Henry sourit, se sentant émotif. Bien sûr qu'il aimait Jo, n'importe quel idiot pourrait le voir.. Mais l'idiot en question, il savait que c'était lui, puisqu'elle ne le savait pas.. Ou pas directement.. Il ne pouvait nier que ses sentiments étaient partagés, ils avaient fait leurs confessions pas plus tard que quelques minutes auparavant.. Il se promit de vraiment mettre les choses au clair quand toute cette affaire serait terminée, si elle voulait encore de lui dans sa vie.