Septième chapitre. Un peu tragique. En même temps, je me sentais obligée. C'est pas nouveau comme péripétie, mais Alfons étant le sosie d'Alphonse dans notre monde, je voulais qu'il lui arrive « la même chose ». Il est un peu plus jeune que le Elric, à ce moment, mais bon… C'est pas bien grave.

Merci pour les reviews, et le disclaimer est toujours le même. Quand je posséderai FMA, je vous préviendrai ! Mdr !


7/ Six ans

Il pleut. Les pieds foulant le sol trempé, marchant dans les flaques lisses qui éclatent sous mes semelles, tête nue, le front recevant les gouttes d'eau qui chutent avec férocité de la sombre voûte céleste en ce mois de juin, je suis le cortège, le regard perdu dans la robe noire de Tante Edeltraut qui sanglote devant moi.

Cela faisait plusieurs mois qu'elle était malade. J'ai oublié le nom de son microbe, mais c'était un nom compliqué. Le docteur nous avait prévenus. Et moi, je n'avais pas voulu écouter, ni comprendre, ni même y croire. On ne pouvait pas me l'enlever. On ne pouvait pas être si méchant.

Et pourtant… Maman est morte hier après-midi.

Ma Maman, ma pauvre petite Maman… Ma si jolie Maman qui s'était fanée comme une fleur. Je lui avais dit (par crainte de ne l'avoir pas encore dit assez pour qu'elle le sache vraiment et en soit sûre) que je l'aimais très fort. Elle m'avait répondu qu'elle m'aimait aussi et avant ensuite demandé à ce qu'on la laisse se reposer. Elle s'était endormie. Je n'aurais jamais pensé qu'elle ne se réveillerait plus. Ses paupières s'étaient fermées sur ses yeux. Sur ces magnifiques yeux bleus, tels deux perles du ciel.

J'espère que le Bon Dieu l'a accueillie chez lui. Ce qu'Il a certainement fait dans Son immense bonté. Après tout, ma mère était un Ange.

Elle va me manquer. Terriblement. Il va falloir que je me passe de ses baisers, de ses câlins, de ses caresses. Ça sera difficile mais je serais fort. Elle me voit sans nul doute de là où elle est. Alors je veux qu'elle soit fière de moi.

Je lis et relis inlassablement le nom de Maman gravé dans la pierre de marbre. Je voudrais tant la ramener près de nous. Toutefois, je n'ai le pouvoir que de pleurer toutes les larmes de mon corps jusqu'à en tomber d'épuisement. Moi qui désire être fort, je suis encore si faible.

Il pleut toujours. Les gouttes d'eau déchirent les bouquets donc les pétales s'effritent et sont emportés par les rigoles. Demain il n'y aura plus rien. Tous les cadeaux pour Maman auront disparu…

Une main presse tendrement mon épaule fragile. C'est Papa.

« Viens mon fils. Nous rentrons. »

La maison nous semblera bien vide, à tous les deux.