Hello, nous revoilà aujourd'hui pour le septième os ! Et deux grandes nouvelles par rapport à ce dernier.
Première chose, félicitez-moi... Je ne suis pas en retard ! Vraiment ! Il me reste encore 2 heures pour publier ! :D
Et la deuxième chose, cet os est un peu spécial...
C'est une song-fic, ce qui signifie que ce texte est à lire en écoutant une musique (peut-être en boucle, aucune idée de la longueur) ; les paroles (écrites, si si :p) correspondent au texte, dans tous les cas ! (elles sont en italiques et en gras)
Musique que vous trouverez ici (remplacez les ' ' par des '.' ): www youtube com/watch?v=2X43XF8247E
Si ça ne fonctionne pas, recherchez "Human - Christina Perri" et vous trouverez :p
Ah, et j'allais oublié, troisième chose... Cet os est le plus long chapitre que je n'ai jamais écrit ! Sans rire ! Je suis choquée ! Mais il s'est écrit tout seul :') Et franchement, j'en suis plutôt fière !
Enfin voilà, n'hésitez pas à donner vos avis (hyper important !)
Pour finir, joyeux 7 décembre (à l'heure :p) et... Bonne lecture ! (et écoute :') :p)
7 décembre - Human
I can hold my breath
I can bite my tongue
I can stay awake for days
If that's what you want
Be your number one
Combien ? Combien de temps ? Depuis quand était-il enfermé ici, seul, livré à ses démons ? Il ne criait pas. Cela n'aurait servi à rien, si ce n'est plié face à l'adversaire. Il ne parlait pas non plus, d'ailleurs.
Il avait mal. Physiquement. Mentalement. Il souffrait tellement. Et durant ces minutes, ces heures où l'autre lui faisait du mal, il ne cillait pas. Il ne lui ferait pas ce plaisir, pas après tout ce qu'il lui avait fait subir.
Il ne dormait plus. Enfin, il n'en était pas certain. Depuis qu'il était là, il n'avait jamais fermé l'oeil. Pas volontairement, du moins.
Mais il tenait. Il tenait pour lui, pour Gibbs, pour eux. Il tenait pour ceux qui comptaient sur lui, malgré tout. Il n'abandonnerait pas. Jamais.
Après tout ce qu'il avait vécu, après tout ce qu'il lui avait fait, il tiendrait. Il resterait fier jusqu'au bout. Comme toujours. Comme Gibbs lui avait appris. Parce que c'était tout ce qui comptait, après tout. Que Gibbs soit fier.
I can fake a smile
I can force a laugh
I can dance and play the part
If that's what you ask
Give you all I am
Et comme à son habitude, les rares fois à présent où son geôlier venait le voir, il rigolait. Alors oui, la situation n'avait rien de drôle. Il allait certainement mourir très prochainement. Certes. Mais l'ironie l'aidait à tenir, un petit peu. Il faisait semblant de rire, oui, mais pas semblant de croire en ses mots. Et malgré tout, celui qui souffrait le plus, dans ces moments là, c'était bien l'autre. C'était peut-être pour ça qu'il avait arrêté de lui rendre visite. Peut-être.
I can do it
I can do it
I can do it
Il avait dû voir à quel point le simple fait de ne pas lui donner satisfaction lui redonnait espoir. Même si ce n'était que pour quelques secondes. Il n'avait besoin que de cela, de toute façon. De ces secondes de répit qui suffisaient à lui donner la force de se battre, encore un peu. Il n'abandonnerait pas. Il se l'était promis. Il survivrait, il surmonterait ça, comme il l'avait déjà fait.
Et il les reverrait.
But I'm only human
And I bleed when I fall down
I'm only human
And I crash and I break down
Your words in my head, knives in my heart
You build me up and then I fall apart
'Cause I'm only human
Mais parfois, rarement, il tombait. Il perdait pied et sombrait dans la folie. Temporaire. Pour l'instant. Il priait pour ne pas sombrer totalement, pour ne pas se laisser tomber si profondément qu'il ne pourrait plus remonter.
Après tout, il était humain. Pas incassable. Pas imbattable. Et certainement pas invincible. Il le paraissait, en surface. Mais aucun homme ne peut endurer un tel supplice indéfiniment. Même lui.
Il était seul, ici, il se perdait. Souvent. Dans ses pensées, lorsqu'il contemplait ces murs blancs, trop blancs. D'un blanc trop parfait pour être naturel. Un blanc chimique, industriel. Un blanc immortel. Son opposé, quoi.
Ouais, il en était venu à se comparer à une couleur. Etait-ce à cause de la folie qui s'imbriquait peu à peu en lui à force de ne parler à personne, même à lui-même, ou bien le fait qu'il perdait bien trop de sang pour que ses blessures physiques n'aient pas d'impact sur son mental ? Sûrement les deux. Ouais.
Ouais.
I can turn it on
Be a good machine
I can hold the weight of worlds
If that's what you need
Be your everything
Mais il ne lui obéirait jamais. Il ne ferait jamais ce que l'autre attendait de lui. Jamais. Il se battrait comme il l'avait toujours fait. Même si ça devait énerver d'avantage son geôlier. Surtout si ça le devait, en fait. Qu'il aille se faire foutre ! Il n'avait pas peur, pas plus qu'avant. Après tout, la seule chose qui donnait à l'autre son avantage était le fait qu'il ait attaqué en premier. En résumé, il l'avait pris en traître. Et jamais, ô grand jamais il ne donnerait satisfaction à un bâtard de son espèce.
I can do it
I can do it
I'll get through it
C'était pour ça qu'il se battait. Avant tout le reste. Avant même son envie de survivre. Non, il ne le laisserait juste pas gagner, ça ne marchait pas comme ça.
Il ne lâcherait pas. Après tout ce qu'il lui avait fait enduré, et malgré tout ce qu'il pourrait encore lui faire, il n'appréhendait pas. Parce que chaque nouvelle attaque lui prouvait la faiblesse de son ennemi. Ne rien obtenir d'un homme à terre et désarmé, voilà tout ce que l'autre réussissait à faire.
But I'm only human
And I bleed when I fall down
I'm only human
And I crash and I break down
Your words in my head, knives in my heart
You build me up and then I fall apart
'Cause I'm only human
Même si chaque attaque le faisait lui aussi se rapprocher dangereusement de la mort. De toute façon, il valait mieux être mort que de vivre comme ça, non ? Il ne lui montrerait jamais sa souffrance, c'était vrai, mais parfois, vraiment très rarement, un petit cri de douleur s'échappait d'entre sa mouchoir crispée. Parfois même un simple cri d'horreur à la vue de ce qui l'attendait. Ok, il avait peut-être un peu peur. C'était humain, après tout. Il était humain.
Mais il n'avait pas le moins du monde peur d'un « homme », si on pouvait encore le désigner comme tel, qui prenait plaisir à planter des couteaux dans le dos des autres. Seul le couteau l'effrayait. Juste à peine. Et encore... Il avait fini par s'y habituer, avec le temps...
I'm only human
I'm only human
Just a little human
Le temps. Depuis combien de temps était-il là, déjà ? Il perdait de plus en plus le fil, au cours des jours... Il se laissait, tomber, à présent. Se battre contre lui-même ne le mènerait nul part. Il n'était qu'un homme. Pas une machine, pas un robot. Juste un petit être humain, comme les autres.
I can take so much
'Til I've had enough
Alors il encaissait, il encaissait, encore et encore. Il avait encaissé.
Mais il en avait assez, à présent. Assez de se battre pour vivre alors que sa vie ressemblait à la pire des morts qu'on puisse imaginer. Assez de se battre pour qu'un malade continue encore et toujours de prendre plaisir à le regarder souffrir. Assez de se battre pour l'espoir, alors qu'il était parti depuis déjà bien longtemps.
Cause I'm only human
And I bleed when I fall down
I'm only human
And I crash and I break down
Your words in my head, knives in my heart
You build me up and then I fall apart
'Cause I'm only human
Il se voilait la face, tout simplement. Il faisait semblant. Pourtant au début, c'était sincère. Mais à vouloir trop jouer, à vouloir se battre coûte que coûte, il s'était perdu. Il était parti trop loin pour pouvoir un jour revenir. Il s'était lui-même assassiné sans s'en rendre compte.
Il était tombé. Il tombait encore. Mais cette fois pour de bon. Cette fois, il ne reculerait pas devant la fin de cette chute pourtant interminable. Il acceptait de tomber dans le noir, de partir sans un mot, sans un au revoir. Il acceptait d'avoir perdu, de renoncer.
Mais avait-il vraiment perdu ? Alors qu'il était parti sans douleur, sans souffrance, sans un regard pour son geôlier ? Alors qu'il n'avait pas abandonné devant l'autre, jamais. Il avait juste décidé que c'était terminé, à présent. Et l'autre n'y pourrait rien.
Il lui avait pris sa vie, oui. Mais sa mort, c'était lui et lui seul qui la décidait. Il avait le pouvoir.
Et malgré tout ce que l'autre lui avait fait subir, il avait réussi. Il l'avait privé de la seule chose qu'il pouvait encore lui prendre.
Il voulait le voir souffrir à mort ? Il l'avait vu vivre à en mourir.
Et ça, c'était tout ce qui comptait, à la fin.
Il avait gagné.
